Les Courants de la Liberté, un week-end sportif !

Amis runners, nous vous présentons là un récit très spécial. Il s’agit des mails originaux de communication vers nos famille au cours de notre week-end à Caen (25 et 26 Juin 2013) pour les Courants de La Liberté. Nous avons participé à 3 des 6 épreuves sportives proposées (nous aurions bien fait les autres mais elles avaient lieu en même temps) :

  • La Rochambelle : 18 000 Femmes toutes de roses vêtues courent ou marchent dans la ville de Caen en faveur de la lutte contre le cancer du sein.
  • Les Rollers de La Liberté : un maximum de tours de 2 Km en 2h de course pour participants de tous niveaux.
  • Le Marathon de La Liberté : épreuve reine du week-end, il s’agit du marathon longeant les plages du débarquement de 1944.

Nous espérons que vous apprécierez ce récit d’un format très spécial ! Bonne lecture !

 

Les Rollers de la liberté et la Rochambelle

Hello la famille !

C’était une superbe journée à Caen ! Ça a commencé à 7h30 avec un petit dej léger à base de pain et de de thé.

Ensuite, on enfile les combinaisons de roller, et direction le mémorial de Caen pour 2h de roller de 10h30 à 12h30. Nous sommes parvenus à faire 16 tours de 2Km soit 32 Km en 2h et des poussières. Tout ça, sous un beau ciel bleu ! En repartant, nous pensons à piller un petit peu le ravitaillement en récupérant 7 berlingots lait vanillé Sojasun.

Ensuite, direction le « village » de l’événement avec les stands et animations. Nous prenons nos dossards pour demain, puis nous attendons la tombola de l’épreuve des rollers. Bien entendu, après plus de 30 minutes d’attente, nous ne gagnons rien et repartons les mains vides. Ah si en fait, nous gagnons des coups de soleil très bizarres sur les mains et avant bras.

Avant de repartir nous sustenter, nous nous apercevons qu’une course féminine de 5Km est organisée à 19h00 pour la lutte contre le cancer du sein : la Rochambelle. Nous avons trouvé comment passer notre soirée. Un petit tour à un stand de perruques pour nous équiper de la couleur emblématique de la course : le rose. Il n’est plus possible de s’inscrire mais comme nous sommes 18000 femmes, personne ne remarquera rien.

Nous repartons vers Carrefour pour nous chercher de quoi manger. Que du propre et du solide pour le marathon de demain ! Nous rentrons vers 15h à la maison et prenons un goûter énergétique à base de fromage blanc et de muesli de qualité. Par la fenêtre, nous apercevons un attroupement de personnes en rose qui semblent participer à la course. On aperçoit au loin des petits fours. Forcément, on descend voir. Nous nous inscrustons gentiment et nous faisons rapidement des amies qui nous proposent de goûter les macarons roses et autres petites verrines aux fruits rouges. Très sympa. Maintenant qu’on a testé le buffet, on rentre.

Une fois à la maison, on enfile nos perruques et on repart vers le mémorial de Caen pour le départ. Une fois sur place, des gens en rose partout. On se gare n’importe comment sur le bord d’une route et on poursuit à pieds. Une fois sur place, on prend quelques photos, puis on intègre un sas en escaladant une barrière. 19h00, c’est parti pour 5Km que nous tentons tant bien que mal de courir. Eh oui, les joies des courses de femmes. Je suis appelé de nombreuses fois « intrus » malgré ma perruque, à cause de mon bouc (probablement).

Une fois la course finie, nous récupérons une dotation à laquelle nous n’avions pas droit : un sac rose de la Rochambelle rempli de papiers inutiles et de deux échantillons de cosmétiques. Un peu nul. Mais course pleine d’ambiance et surtout, complètement clandestine pour nous, nous n’allons pas nous plaindre.

Nous rentrons ensuite à 20h40 et nous préparons un très bon dîner. Nous mangeons et s’en suit l’écriture de ce mail. Nous allons maintenant préparer le petit dej et packer nos affaire car demain nous quittons très tôt la chambre pour aller au marathon.

Sur ce, je vous souhaite une très bonne soirée / nuit. Quelques photos sont à venir dans un prochain mail (d’ici quelques minutes).

Les Rollers de la Liberté

A la Rochambelle

Bonne nuit et à bientôt pour de nouvelles aventures.

Carole et Emir

 

Le Marathon de la Liberté

Hello la famille,

Je vous remercie pour vos retours concernant notre récit du samedi, c’est un vrai plaisir de voir votre engouement à lire nos récits !
Quelques jours après, mais comme tard est meilleur que jamais, je vous livre le récit du dimanche.

Dimanche matin le réveil sonne avant 6h, ça pique mais nous sommes motivés. La dernière navette qui nous emmène sur le lieu de départ du marathon part du mémorial de Caen à 7h45, et il nous faut le temps de manger, se costumer, rendre les clés et charger la voiture. Après un copieux p’tit déj chargé en fromage blanc, fruits, œufs et crudités, nous enfilons nos accoutrement et parvenons à sortir à 7h15. Nous nous garons non loin du mémorial (l’arrivée du marathon), puis rejoignons à pieds le lieu de départ de la navette. 7h43, nous montons dans le bus et, 15 secondes après, il part. Je m’assois dans la navette …… je me réveille, on est arrivés. Il est environ 8h15.

Nous cherchons, comme très souvent avant un marathon, un lieu particulièrement prisé : les toilettes. Nous les repérons facilement car une file d’attente de 5654 personnes s’est construite juste devant. Pendant notre attente, je me rends sur le lieu de départ pour une photo facebook et là, je suis attrapé par un homme muni d’un grosse caméra. Je lui explique je ne suis pas seul et je rejoins Carole pour partager ma célébrité naissante. Il nous filme un petit peu et fait quelques blagues vaseuses puis s’en va. Qui sait, sa vidéo sera peut-être publiée un jour quelque part.
Je fais mes posts Facebook sur la page des lapins, puis retour dans notre file d’attente. Une fois terminée, il est 8h45. Il nous reste le temps de passer déposer nos sacs et aller dans les SAS de départs, dans lesquels nous prenons nos traditionnelles photos de départ, heureux d’être là.

D’un coup, sans qu’on s’y attende (il doit être 8h58), coup de feu et c’est parti ! Top départ avec pour objectif, un peu moins de 4h de course ! L’engouement de départ est présent sur les premiers kilomètres. Nous rattrapons rapidement et allègrement nos premiers meneurs d’allure, munis d’une casquette équipée d’un drapeau « 4h00 ». La foulée est légère. Nous longeons la mer et les plages chargées d’histoire de la seconde guerre mondiale (Juno Beach puis Sword Beach). Nous rattrapons alors avec courage et détermination les meneurs « 3h45 », sentant pourtant que nous ne pourrons malheureusement les suivre jusqu’au bout. Nous sommes contraints de les laisser s’éloigner quelque kilomètres avant le semi, mais gardons en visuel leur casquettes jaunes fluos. Nous sommes encore dans leur rétro, en ne ralentissant pas trop, on peut toujours s’accrocher à un bon chrono ! Pendant le marathon, nous sommes beaucoup encouragés ! Beaucoup de gens nous appellent « oreilles » ou encore « Mickey ». N’est-il pas très clair que nous sommes déguisés lapins ? Les gens de Caen doivent aimer Mickey.

C’est alors que les choses se corsent : le second semi prend un malin plaisir à nous faire grimper des côtes que nos jambes apprécient de moins en moins. Au début, elles trouvaient ça drôle, mais après 5 ou 6 côtes bien raides, elles apprécient moins la plaisanterie. Au 34ème, malgré notre volonté, nous passons sous la barre des 10 Km/h. C’est alors que nous sommes rattrapés par le peloton des meneurs 4h00. Nous nous rendons à l’évidence, nous faisons de notre mieux, nous ne pourrons pas les suivre. Nous n’avons encore jamais vécu un marathon avec autant de grimpe sur le second semi. Les derniers kilomètres sont douloureux, les jambes ont très mal pris ce que nous leur avons infligé. Nous ne sommes pour autant pas au bout de nos surprises : au 39 ème, la route bitumée laisse place à un chemin de terre puis de gravillons. Nos cerveaux appréhendent et nos chevilles pleurent la disparition du bitume. Au 40ème, alors que nos jambes sont réellement endommagées, nous décidons de marcher le 41ème pour être en mesure de terminer en courant. Nous sommes fiers de nous, nous y sommes presque et sommes à quelques instants d’accomplir une épreuve comportant des difficultés nouvelles. Nous apercevons au loin les ballons libérateurs, les arches colorés de l’arrivée ! Nous faisons appel à nos dernières réserves et reprenons au pas de course. L’arrivée est magique : les supporters sont au rendez-vous pour nous acclamer : « allez les lapins !! », « oh qu’ils sont beaux », « c’est miiiignooooon », « bravooooo les lapins ». Pour satisfaire la foule, nous parcourons les dernières dizaines de mètres main dans la main.

Le panneau 42 Km est passé, plus que 195 mètres à comprendre ce qu’est la vie de star. Nous franchissons enfin la ligne libératrice ! Les 42.195 Km du marathon de la liberté à Caen sont accomplis, nous sommes heureux et l’état de nos jambes n’est plus qu’un détail. A peine arrivés nous sommes interviewés par le commentateur qui nous demande comment nous allons et parle de notre page Facebook. C’est fait, c’est l’heure de gloire, la satisfaction de l’accomplissement. Nous sommes légitimement récompensés de la médaille de notre 6ème marathon après Vincennes, Paris, Vienne, Cracovie et Prague.

Finishers du marathon de la Liberté

C’était le récit du marathon de Caen ! A très bientôt pour de nouvelles aventures !

carottes petit

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