Marathon numéro 10 ! Le Nice-Cannes en « pas vraiment » Duo

 

Au moment de concevoir notre planning du mois de novembre, nous aimions l’idée de parcourir quatre marathons en quatre semaines. Nous avions pour cela positionné le marathon Vert le 03/11, sans savoir a priori si la douleur de Carole allait nous le permettre. Finalement, nous nous y sommes inscrits in extremis et y avons participé.  Le 17/11, nous courrons le marathon de Valence (Espagne) et la semaine suivante, celui de la Rochelle (cf. Le planning des Lapins).

Le 10/11 avait lieu le prestigieux Nice Cannes, deuxième marathon de France après Paris, avec 13 000 participants (Source : France 3 Provence Alpes Côte d’Azur). Or, nous nous étions résignés à opter pour une corrida locale pour des raisons budgétaires.

C’est alors que Carole découvre le concours Facebook TomTom le 23/10 (date butoir de participation) et tente notre chance. L’enjeu est justement de gagner une montre TomTomRunner ainsi que deux dossards pour le marathon Nice Cannes en Duo. Et bien devinez-quoi ? C’est pour qui le marathon sur la Côte d’Azur ? Bingo, pour les Lapins Runners !

 

MAM-AFFICHE-GDCommençons le récit la veille de la course, le 09/11. Lever à 5h00 pour prendre le TGV de 6h50 à Gare de Lyon. Montres TomTom Runner au poignet, oreilles et carottes  dans le sac : nous sommes prêts à partir !

Au programme dans le train : rattrapage de la nuit, lecture de Jogging International (merci Nicolas, si tu nous lis…), tweets à la communauté de runners, et photos de paysages de la côte d’Azur vus du TGV.

12h45 : arrivée à Nice. Nous trouvons sans problème notre hôtel à 300m de la gare. Dépôt des sacs en vitesse, puis direction le centre-ville pour un peu de tourisme juste avant de prendre la direction de la Promenade des Anglais, lieu de retrait des dossards. Nous découvrons la spacieuse place Masséna ainsi que le Vieux Nice.

Arrivés à la running expo, nous revêtons la partie haute de notre accoutrement de Lapins et rejoignons le stand TomTom afin de faire connaissance avec notre nouveau team.

Dossards en poche, nous faisons le tour complet du village. A présent, il est l’heure d’assister à la séance très officielle de remise des T-shirts TomTom. Sur la plage, Christophe Pinna, notre coach sportif, également champion du monde de karaté (et accessoirement ex-professeur de sport à la Star Ac’), nous remet notre uniforme sous l’œil des caméras.

Nous terminons cette belle après-midi par une interview des membres de l’équipe afin de recueillir nos ressentis avant course. Nous sommes impatients mais sereins.

Aux environs de 18h, il est temps de dire « à demain » à notre team. Place à la sustentation pré-marathon ! En effet, à part avoir grignoté une carotte à la running expo, nous n’avons pas grand-chose dans le ventre (pas très malin la veille d’un marathon !). Nous retournons au Vieux Nice chercher une bonne tourte aux blettes, spécialité de la région ayant attiré notre attention quelques heures plus tôt. Pour poursuivre, nous arrêtons notre choix sur un resto « niçois-italien » où nous dégustons gniocchi et tiramisu maison. Les portions sont très copieuses ! Comme à notre habitude, nous nous faisons plaisir la veille d’un marathon et ne lésinons pas sur la cuisine locale.

…à tort ! Car ces gniocchi au gorgonzola me donneront bien du fil à retordre le lendemain…

Jour J : lever (à nouveau très matinal) à 5h50. Le marathon commence bien plus tôt qu’à nos habitudes, à savoir à 8h00. Nous courrons à nouveau un marathon à jeun, car :

  • Primo, nous préférons dormir autant que possible.
  • Deuzio, nous voulons éviter tout mal de ventre dû à une digestion en cours.
  • Tertio, nous avons rempli nos panses la veille au soir.
  • Quarto, nous n’avons de toute façon rien à nous mettre sous les quenottes.

Sur le boulevard Jean Médecin, pas encore de soleil, mais tout plein de chaussures de couleurs vives arpentant les lieux. Place Masséna, les lieux sont envahis par les runners vêtus de ponchos déposant leurs sacs dans les consignes-camions à destination de Cannes.

A 7h15, nous rejoignons notre team à l’hôtel Beau rivage, où… surprise ! Dominique Chauvelier, Paula Radcliffe et une armada de Kenyans sont présents (parmi eux,  très certainement le futur number one du marathon) ! Nous profitons du fait que Paula et Dominique sont accessibles pour prendre une photo en leur compagnie. Plus qu’un grand moment pour nous, un moment historique !

Point de culture CAP : qui est donc ce beau monde ?

chauvelier

 

Dominique Chauvelier : quatre fois champion de France de marathon en 1981, 1990, 1991 et 1993 avec un record en 1989 de 2h11’24’’ (Milan, Italie). Aujourd’hui organisateur et animateur de stage de course à pieds, contributeur pour Jogging International dans ses heures libres et mascotte de la marque de picouses Overstim’s.

 

radcliffe

 

Paula Radcliffe : recordwoman du monde du marathon avec un temps de 2h15’25’’ établi à Berlin en 2003. Aujourd’hui, comme le suggère la photo, elle est membre du club des Champions de la Paix, collectif de 54 athlètes de haut niveau créé par Peace and Sport qui œuvre pour l’aboutissement d’une paix durable grâce au sport.

 

Nous réalisons : « Bon, c’est notre dixième marathon là. Faut le faire ensemble quand même !? Comment on fait ? OK on se fait les deux relais ensemble ! ».

Au programme du parcours : 95% sur la côte, vue sur la mer. Voilà de quoi nous en mettre plein les yeux. En conséquence, nous bénéficierons de routes spacieuses mais à partager avec les véhicules motorisés.

8h00 : top départ !

Nous partons sur les chapeaux de roues sans trop savoir pourquoi.

En fait si, je sais pourquoi. Nous sommes portés par l’ambiance et la vitesse des runners. De plus, l’idée de faire un bon chrono pour notre 10ème marathon me plait bien. Et ça tombe au poil car ma douleur au mollet gauche a enfin disparu !! La stratégie qu’il est préférable d’adopter pour ce marathon est la suivante : aller aussi vite que possible (dans la mesure du raisonnable) puis ralentir naturellement plutôt que tenter d’être réguliers. Car n’ayant jamais essayé la régularité, nous ne sommes pas certains de pouvoir nous y tenir.

Nous faisons donc les quatre kilomètres de la Promenade des Anglais en compagnie de la flamme violette des 3h45. Jusqu’ici tout va bien. Nous profitons de magnifiques paysages côtiers bien que la luminosité soit encore assez faible.

Nous longeons à présent l’aéroport de Nice où nous prendrons notre avion le soir-même. Pas si loin de notre hôtel, on pourra y aller à pied ?

Au 9ème Km, nous arrivons à Saint-Laurent-du-Var, premier paysage portuaire du parcours.

Petit à petit, ça se corse pour moi… Ma digestion de la veille n’est toujours pas terminée et je ressens de gros maux de ventre.  Petite halte technique forcée au 12ème kilomètre. Je suis dégoûtée de perdre du temps aussi bêtement !

A la Marina Baie des Anges

A la Marina Baie des Anges

Après une virée à la Marina Baie des Anges au 15ème Km, nous traversons un passage à vide. Il s’agit d’un couloir avec la voie ferrée à notre droite  et la Méditerranée à notre gauche. Une ligne droite quelque peu monotone qui s’étend du vide du 17ème au 21ème.

Mes maux de ventre persistent. Si j’avais su ! Quelle idée d’avoir commandé un plat aussi lourd la veille !! Je songe de plus en plus à m’arrêter au semi (comme il était prévu officiellement) afin qu’Emir puisse réaliser un bon temps sur marathon. Si je continue, c’est sûr, nous terminerons le marathon en 5h…  C’est bien la première fois que j’envisage d’abandonner sur un marathon. C’est dire ma douleur !

Au semi : il est temps de passer au stand de l’épreuve Duo. Le bénévole est très heureux : « c’est la première fois que je médaille des Lapins !! ». La médaille obtenue est une moitié du puzzle. Nous comprenons que la deuxième moitié s’obtient au terme du marathon.

Le gorgonzola ayant eu raison du ventre de Carole, deux options s’offrent à nous :

  • Continuer ce 10ème marathon dans la douleur et faire une croix sur un chrono
  • Repasser en mode « Duo » et laisser Emir terminer le second relais

C’est notre dixième marathon et ce symbole est plus important qu’un chrono. Nous poursuivrons à deux car la souffrance, ça nous connait, et ça ne nous effraie plus. Au passage, c’est quand même super beau ici, il nous faut une photo pour fêter le semi :

Petite pause photo au semi

ça méritait un arrêt, non ?

Notre halte dure tout de même plus de 8 minutes. Difficile à croire qu’on est en plein marathon ! Je prends le temps de boire un Coca (Sait-on jamais. Ce breuvage chimique est réputé pour faire quelques fois des miracles…).

Nous rangeons notre demi-médaille et redémarrons. Quelques minutes plus tard, nous arrivons à Antibes.

Je rate la quasi-totalité du spectacle ainsi qu’un des deux photographes de l’épreuve car il m’a pris l’envie de tweeter …

 

Du 25 au 30ème : nous devons faire face à un vent incroyable à contre-courant. Impossible de conserver les oreilles en place. Même les palmiers n’en peuvent plus :

Les palmiers n'en peuvent plus

Les palmiers n’en peuvent plus

34ème Km : la Baie de Golfe-Juan. La mer est agitée et le vent souffle très fort. Un magnifique arc-en-ciel se dessine en arrière-plan de ce paysage méditerranéen par excellence.

Panorama avec arc-en-ciel

Panorama avec arc-en-ciel

Au ravitaillement du 35ème, le vent est toujours bel et bien présent. Il profite d’un instant de dégustation d’abricots secs pour s’emparer de mes oreilles qu’il emporte loin derrière. Je fais appel aux bénévoles pour m’aider à les retrouver. Lorsque l’on m’indique leur emplacement, il est trop tard, les runners les ont piétinées dans leur lancée. Fort heureusement, elles survivent à cette mésaventure.

Nous sommes maintenant arrosés d’une pluie très fine, à tel point qu’on croirait presque qu’il s’agit d’embruns. Ça fait du bien !

S’en suit une petite halte au ravitaillement du 39ème Km.

Décidemment, le déguisement de lapin est in ! Je croise plusieurs bénévoles lapines. J’échange avec l’une d’elles.  « Alors comme ça, on copie mon déguisement ! » me lance la bénévole. « Pas vraiment ! En fait, ça fait presque un an que je cours comme ça ».

Des confrères bénévoles

Des confrères bénévoles

Lors du marathon Vert de Rennes, nous déplorions l’abondance de cadavres de picouses au sol. Au Nice-Cannes, c’est un véritable massacre ! Les tubes de plastiques décapités se retrouvent par dizaines sur le bord de la route, à tous les kilomètres !

Au 40ème kilomètre, le vent n’a toujours pas fini de nous embêter ! La situation en devient presque comique.

C’est fou ! J’ai beau fouler le bitume, j’arrive à peine à avancer tellement le vent fait pression ! Si vous avez envie de connaître les sensations du surplace, allez courir le marathon Nice-Cannes !

Ça y est, enfin le grand moment arrive, et il est mérité ! Nous arrivons enfin sur le boulevard de la Croisette à Cannes sous les acclamations du public.

A l’arrivée, nous sommes accueillis par le caméraman du team TomTom venu recueillir nos impressions à chaud. Nous lui expliquons que nous sommes heureux et fiers d’avoir terminé ensemble ce 10ème marathon, en 4h35m42s.

Les marathoniens solo poursuivent tout droit et bénéficient d’un merveilleux accueil avec package finisher et ravitaillement copieux. Citons le fascicule : « des petits pains sportifs » sont offerts à l’arrivée ! Nous avions hâte d’y goûter mais nous allons être déçus. Les Duo, quant à eux, sont routés sur la droite. Pour nous, c’est passage dans un sas étroit dans lequel les bénévoles récupèrent notre dossard et la ceinture qui va avec. Et non, les ceintures porte-dossards ne sont pas offertes. Après la remise de la médaille, nous sommes dirigés vers le (tout) petit ravitaillement final : oranges, bananes, Coca Cola et pas de petits pains sportifs !

C’est ainsi que nous sommes relâchés sur le boulevard de la Croisette. Une fin un poil amère. Nous allons nous consoler sur la plage située 300m plus loin, complètement envahie de runners. Nous profitons de ce décor magnifique de Côte d’Azur pour prendre une photo, brandissant nos deux médailles complémentaires.

Finishers du Nice Cannes, notre 10ème marathon !

Finishers du Nice Cannes, notre 10ème marathon !

Frédéric, community manager du team TomTom nous propose de nous restaurer autour d’un buffet chaud au Carlton. Convenons que c’est une offre qui ne se refuse pas. Un moment convivial au cours  duquel nous pouvons échanger avec Guillaume du team sur le déroulement du marathon.

Il va nous falloir récupérer vite : demain, c’est la Corrida d’Aulnay-sous-Bois.

 

Pour terminer ce compte-rendu, une rubrique remerciements s’impose.

Un grand merci au team TomTom pour cette aventure et à Frédéric en particulier pour avoir cadré l’équipe au cours de l’événement.

Un énorme merci à tous les supporters et runners qui nous encouragent, nous reconnaissent (« ah ce sont les Lapins de Rennes !! », « c’était vous dans Jogging Inter cet été ? ») et viennent échanger, tout ça nous fait énormément plaisir ! De tout cœur merci, et s’il vous plaît, continuez de nous faire vivre cette superbe aventure.

La médaille complémentaire

La médaille complémentaire

Les Lapins Runners.

carottes petit

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