Retour à la nature : courons le marathon Vert de Rennes !

Ce week-end du 2 novembre, c’est avec joie que nous mettons l’accent sur une valeur qui nous est chère : la nature. C’est bien connu, les lapins évoluent dans la verdure et sont attachés à ce que cet environnement de prédilection soit respecté. Les Lapins Runners n’échappent pas à la règle : nous jouons le jeu du marathon vert de Rennes

Le marathon Vert se nomme ainsi de par son souhait de s’inscrire dans le mouvement éco responsable. Figure dans les premières lignes du règlement :

Le sport, la solidarité et le développement durable en sont les axes principaux, associant à la course la plantation d’arbres en Ethiopie, avec la Fondation Yves Rocher : 1km parcouru = 1 arbre planté en Ethiopie.

Nous sommes ravis de contribuer à tout ça en pratiquant notre passion !

Pour ce marathon, nous avons du nous confronter au choix de la raison ou celui de l’action. D’un côté, laisser le mollet récalcitrant de Carole se reposer et de l’autre, traiter « le mal par le mal »* et nous inscrire quand même.

*comme dirait Pascal, confrère marathonien qui en est à plus de 20 cette année.

Le 29 octobre, dernier jour possible pour les inscriptions. C’est fait, nous serons de la partie !

Nouvel extrait du règlement du marathon vert :

Logo marathon verty

En tant que marathonien, vos 8 engagements se déclinent notamment autour des actes suivants : (…)

Privilégier lors de votre déplacement à l’événement le covoiturage, les transports en commun et les voies ferroviaires.

Nous respectons ce premier engagement : nous serons les conducteurs d’un covoiturage avec Blablacar pour nous rendre à Rennes à Rennes.

Pour notre premier voyage en Bretagne, nous prenons bien soin de nous renseigner sur les spécialités locales. C’est donc décidé, nous nous nourrirons de crêpes bien que nos nutritionnistes du jour, Buge et Laurent, semblent plutôt contre 😉

Samedi 02/11 à 10h15, départ de Porte de Bagnolet (Paris) avec nos deux covoiturages. En voiture, nous discutons naturellement course à pieds et apprenons l’existence de « Tout Rennes Court ».

Nous arrivons sur place aux alentours de 14h00. Nous y rencontrons Nicolas (à Venise la semaine dernière), venu courir le marathon relais. Nous faisons ensemble le tour du village et retirons nos dossards.

Les bénévoles sont très enthousiastes à l’idée de nous remettre nos précieux numéros. Une pensée pour une gentille dame qui me tend un stylo et me dit : « tenez, signez ici votre arrêt de mort »… Humm … merci madame ! Nous poursuivons l’échange : « pas de t-shirt dans le package ? », « non, pour ça il va falloir finir !! », « pas de problème, à demain sur la ligne d’arrivée ».

Nous poursuivons par la visite de la place Saint Anne où nous prenons un chocolat en terrasse. Nicolas nous fait visiter Rennes et nous indique les bonnes adresses pour se ravitailler en crêpes. Demain étant un jour de marathon, nous nous permettons de petites folies. Les bonnes habitudes alimentaires et les carottes ne seront pas de la partie aujourd’hui.

Bon ... demain marathon quand même !

Bon … demain marathon quand même !

21h30, nous rentrons à l’hôtel dormir. Notons que l’hôtel libère exceptionnellement les chambres à 16h30 afin de permettre aux marathoniens de se doucher après la course ! Le lendemain, nous nous levons aux aurores pour prendre les navettes direction Cap Malo, lieu de départ du marathon.

Jour J : le 03.XI.2013

Lever avant le soleil et petit déjeuner très léger (les crêpes de la veille font encore effet). Plus de 1100 coureurs au départ et 6 meneurs : 3h, 3h15, 3h30, 3h45, 4h00, 4h15.

Fait appréciable de l’organisation : des toilettes à foison disponibles sans attente !

Au départ, nous nous positionnons au niveau du meneur 4h, nostalgiques de notre chrono sur le marathon de Paris et de Prague. Nous plaçons beaucoup de confiance en la résistance du mollet de Carole, celui-ci s’étant calmé la semaine dernière au Semi de Vincennes.

7h45 : déjà sur place sous la tente à Cap Malo. Il fait nuit et un froid de canard nous gèle sur place.
8h30 : Il fait toujours un froid de canard mais le ciel est bleu. A ce qu’on nous a dit « en Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour ». Peut-être aurons-nous la chance que ce soit le cas tout au long du marathon !
9h00 : direction les sas de départ dans un décor déjà très vert ! Les Lapins sont dans leur élément.

Au départ des les champs

Au départ, dans les champs

9h15 tapantes : départ ! Les premiers kilomètres se passent bien, aucune douleur au mollet en vue.

Il fait tellement froid que je ne sens même plus mes pieds. Le froid a également anesthésié mon mollet gauche. Pourvu que ça dure !

Nous accrochons le premier meneur 4h00 (ils sont deux). Les coureurs du peloton sont indignés : « maaais il est trop rapide pour son temps !! S’il y a des meneurs, ce n’est pas pour se brûler dès le début ! Nous devrions être ici dans 3 minutes ! ». C’est rassurant pour nous, tant que nous pouvons le suivre, c’est du bonus ! Clin d’œil à Pascal le pirate qui nous passe devant très tôt.

Suivons la flamme verte

Suivons la flamme verte

Le premier meneur 4h00 nous passe petit à petit devant au 12ème. Ce dernier s’arrêtant « longtemps aux ravitaillements », nous parvenons à nous positionner entre les deux flammes vertes entre le 12 et le semi. Nous ralentissons. La seconde flamme verte approche. C’était presque inéluctable, nous acceptons notre sort.

Nous parvenons à suivre la seconde flamme 4h00 jusqu’au semi, où nous la voyons s’éloigner petit à petit. 10 Km plus tard, c’est au tour de la flamme rose des 4h15 de nous passer devant alors que nous nous ravitaillons. Nous la regardons partir sans regret, nous faisons toujours de notre mieux. Il nous faut reconnaître que nous sommes vraiment dans le dur et nos kilomètres sont plus longs.

Toujours aucune douleur significative au mollet en vue, mais une au niveau du dessus de mes pieds. De plus, mon legging blanc troué au niveau des cuisses provoque de grosses brûlures. Allez, plus que 20 Km à tenir !

Sur cette seconde partie, nous croisons Chantal la Pirate à plusieurs reprises qui alterne course et marche, subissant une forte douleur aux pieds. Nous nous encourageons mutuellement.

Les ravitaillements très bien organisés sont présents tous les 5 Km : de petites pancartes munis du logo marathon vert nous indiquent où se trouve les « quatre quarts » et les « fruits secs ». Au menu, des abricots secs de qualité, sucre, raisins secs, bananes, oranges, pain d’épices, quatre quart sec. En termes de boissons : eau, jus d’orange, boisson énergisante servis dans des gobelets en papier fournis par Veolia. La plupart des bénévoles postés sur les stands de ravitaillement sont déguisés en animaux. Une initiative qui donne le sourire aux marathoniens, d’autant plus que les bénévoles sont particulièrement chaleureux.

Des bénévoles pour le moins … colorés

Au ravitaillement du 5ème Kilomètre, une bénévole déguisée en lapine m’interpelle : « Oh ma sœur, viens prendre un verre d’eau ! ».
Puis au ravitaillement du 25ème Kilomètre, c’est au tour d’une bénévole très amusante qui me demande : « Tu as fait la fête hier soir ? », avant d’ajouter : « Allez avoue ! Pour te déguiser en lapin, tu as du perdre un pari ! ».

picouseAu cours de la course, nous avons le regret de constater que beaucoup de coureurs ne suivent pas l’un des principaux « commandements » du marathon vert ! Ce que nous appelons familièrement « piquouze » jonchent le sol comme rarement lors de nos courses… . Ceci est certainement en lien direct avec la recherche de performance de la part des coureurs évoquée plus haut. Ceux-ci sont plus enclins ici qu’ailleurs à s’injecter allègrement du sucre dans les veines dans le but de gagner des secondes.

Les supporters sont très actifs et particulièrement enclins à nous maintenir en vie : « Attention ! la chasse est ouverte », « les chasseurs sont derrière », « Vite les lapins, les chasseurs sont de sortie ». Habitués des boutades diverses et variées concernant les lapins, nous avons constaté que l’utilisation du thème du chasseur a augmenté de 200% au cours de ce marathon. Les Bretons sont-ils de fervents passionnés de tir au lapin ? Nous avons également reçu un encouragement inédit, qui plus est très original : « Ne vous arrêtez pas pour faire des petits, les lapins ! ». De plus, certains coureurs veulent toucher nos queues de lapin, dans l’espoir que ça leur porte-chance.

Parlons parcours : le marathon vert porte très bien son nom ! Celui-ci est très champêtre et verdoyant : nous longeons les exploitations agricoles, croisons vaches et chevaux, et traversons de petits villages campagnards tout au long du parcours. Nous traversons également de longues lignes droites sur des routes que nous partageons avec les véhicules motorisés. Le second semi est plus urbain, avec seulement les tous derniers kilomètres au cœur de Rennes.

En ville, bien que le ciel soit d’un bleu magnifique, le vent est bien présent et tente de s’emparer de mes oreilles à maintes reprises. Je finis par courir avec les mains sur la tête pendant plusieurs minutes.

Ce marathon vert n’est donc pas un marathon que l’on court pour la beauté du parcours.

Les organisateurs semblent vouloir rendre celui-ci la plus roulant possible, et ainsi attirer la performance. Ce but est très certainement atteint. Tout d’abord, nous constatons sous la tente avant départ un grand nombre de coureurs suréquipés : vêtements de compressions $$$, pommades chauffantes, cakes de l’effort, boissons et barres en tout genres, ceintures de munitions, …
D’autre part, le marathon est le deuxième français en termes de pourcentage sous les 4h avec 71% des coureurs en 2012. Nous terminons 1070 et 1071 sur 1209 coureurs soit dans le dernier 7ème du classement général ! C’est vérifié, ce marathon est donc bel et bien d’un certain niveau ! A titre de comparaison, au marathon de Budapest nous étions dans le dernier quart un temps de course supérieur : 04:39:19.

Comme nous le voyons, ce sera finalement un bon gros positive split (comme à nos habitudes) pour les Lapins : nous terminons le second semi en 2h27, temps officiel.

Revenons à la course.

Notre passage de la ligne d’arrivée sous l’acclamation des supporters est toujours aussi magnifique. Quelques secondes de magie où l’on ne sent plus rien de la douleur de nos membres inférieurs. Nous sommes portés par les encouragements, les acclamations, les yeux rivés sur l’inscription arrivée de l’arche finale.

Le package final de ravitaillement est très copieux : compote pomme-fraises, lait, jus de fruits et gâteaux aux sésames offerts par les magasins Super U (de la gamme bio, bien entendu), sans oublier l’inconditionnelle bouteille d’eau.
Malheureusement, il ne reste plus de T-shirt finisher en taille S et la taille M est plutôt large, mais nous ferons avec.
La médaille est jolie, mais moins originale que lors des précédentes éditions (les médailles semblaient taillées dans une feuille d’arbre).

Médailles vertes des Lapins

Médailles vertes des Lapins

Nous nous faisons photographier puis interviewer par un journaliste du quotidien Ouest-France Rennes. Il y a de fortes chances que nous ne voyons jamais le résultat, mais nous sommes toujours ravis de raconter notre histoire. Nous terminons l’événement par une nouvelle visite du village, plus particulièrement dans les loges VIP pour le petit cocktail. Pas de champagne, mais le plein de ces excellents petits palais Bretons pour nous. Nous restons sur le village le temps d’assister au tirage au sort pour remporter une voiture… mais ce ne sera pas notre jour de chance.

Finishers du marathon vert !

Finishers du marathon vert !

Ce marathon vert était une belle opportunité de découvrir Rennes, pour la bonne cause qui plus est. Un parcours roulant et agréable sans être exceptionnel en termes de paysages. L’organisation était idéale et les bénévoles très accueillants. Le marathon Vert, peut-être pas à refaire mais ravis de l’avoir fait. Et pour finir, ce n’est pas un mythe, les crêpes Bretonnes sont excellentes ;).

La semaine prochaine, nous aurons le plaisir de courir le marathon06 avec la Team Tomtom !

A très vite,

Les Lapins Runners.

carottes petit

 

Commentaires
  • Gagner un gros 4×4 Diesel, c’était ça ? 😉
    Merci pour ce CR, il me donne quand même envie ce marathon même s’il semble tourné un max vers la perf.
    Impressionné par la coupe d’Emir qui ne bouge pas après 4h d’efforts (faudrait que tu fasses de la pub pour du gel bio pour cheveux) et en espérant que Carole soigne cette douleur au mollet.
    Faudra que vous pensiez à récupérer un peu, hein !

    • Emir dit :

      Même pas, ils ne sont pas joueurs ces orgas… c’était une 107.
      Le marathon a ses qualités, nous te le recommandons, surtout si tu as l’occasion de voyager en groupe.

      Pour ce qui est du gel, c’est un véritable gel de runner spécial marathon :
      Gel d'Emir

      Carole a finalement eu raison de sa douleur au mollet ! Après quatre marathon (Lyon, Budapest, Rennes, Nice-Cannes), elle a enfin vaincu le « mal par le mal », pour notre plus grande joie.

      Nos corps ont vraiment l’air de gérer le rythme. Nous avons eu vents de personnes qui avaient fait 300 x cent bornes dans leur vie et qui aujourd’hui courent encore. Ça nous rassure pas mal.

      A très vite !

      • Daddy The Beat dit :

        Rassurez-moi, le but c’est pas de mettre à tout prix vos corps à l’épreuve ? 😉
        C’est sûr qu’il faut dépasser sa peur et ne pas toujours trop s’écouter et on est capable d’aller plus loin que ce que l’on croit.
        Merci pour le conseil beauté. Running Esthétique.

        • Emir dit :

          Bien entendu Daddy, le but premier n’est pas de maltraiter nos corps pour voir s’ils tiennent la route :p. Nos « drivers » sont la découverte, le partage, et le dépassement de soi. Nous constatons que nos corps nous laissent faire et ça nous ravi !

  • Rwani dit :

    Salut les lapins, je suis votre blog depuis qqjours et j’ai commencé à lire chaque récit de vos courses.
    Habitant le 77 et breton à la base, je peux vous confirmer effectivement que le niveau breton est bien supérieur qualitativement que le niveau parisien ou national en général.
    J’ai fait le trail du bout du monde (29) début juillet et j’ai fini en queue de classement alors que je me situe normalement en milieu de paquet sur les autres courses.
    Il est vrai que chez nous, on aime le sport…sûrement pour compenser les calories engrangées avec nos crêpes, kouign aman et autres spécialités culinaires 100% pur beurre.
    A+

    • Carole dit :

      Salut Rwani !
      Tu t’es carrément attaqué à la lecture de nos récits de course ?! C’est très courageux de ta part car cela nécessite un paquet d’heures. Quel honneur également, ça nous fait très plaisir !
      Si les Bretons aiment le sport, ca doit être aussi beaucoup lié aux paysages qu’ils ont sous le pied. Quand nous sommes allés en Bretagne pour l’ultra marin (je redécouvrais la région), j’ai réalisé : il y a vraiment des gens qui vivent ici et qui peuvent profiter de paysages aussi beaux toute l’année !!! J’espère qu’ils se rendent compte de la chance qu’ils ont 🙂
      A bientôt Rwani, au plaisir de te lire à nouveau !

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