Les Lapins des Sables, le préambule

Les Lapins des SablesLe Marathon des Sables, l’épreuve mythique

 

7 jours dans la peau d’un targui. 244 km de traversée du Sahara marocain. 1 029 aventuriers. Autosuffisance alimentaire et matérielle. Nuits en bivouac. Écocitoyenneté et solidarité.

Après un an et demi de carrière, les Lapins Runners ont vêtu leur tenues de traileurs-touaregs pour s’attaquer à cette 29e édition. Voici venir l’histoire des Lapins des Sables : l’expédition des Lapins Runners à l’extraordinaire Marathon des Sables.

Le programme

Du 04 au 14 avril 2014, le Marathon des Sables nous propose une programme chargé ! Le voici :

04/04 : Journée voyage. Le but de cette journée est de quitter le terrier pour se rendre jusqu’au bivouac au milieu du désert.

05/04 : Journée contrôle. Le programme est peu chargé avec deux seules exigences :

  • Assister au contrôle médical ainsi qu’au contrôle des sacs pour les calories et le matériel obligatoire.
  • Ecouter le discours de lancement de la 29e édition du marathon des Sables donné par Patrick Bauer en personne.

06/04 : Première étape du Marathon des Sables : 34km. L’autosuffisance débute. Temps limite : 10h00.

07/04 : Deuxième étape : 41 km. Temps limite : 11h.

08/04 : Troisième étape : 37km. Temps limite : 10h30.

09-10/04 : Quatrième étape, l’étape longue : 81,5km. Temps limite : 34h.

11/04 : Cinquième étape, l’étape marathon : 42,195km. Temps limite 12h. Au terme de cette étape, les concurrents sont médaillés.

12/04 : Sixième étape, l’étape solidarité UNICEF : 7,7km. Au terme de cette étape, nous sommes finishers. L’autosuffisance se termine. Les concurrents montent dans les bus pour regagner la ville de Ouarzazate et rejoindre leurs hôtels.

13/04 : Journée libre à Ouarzazate et remise des t-shirts finishers.

14/04 : Retour au terrier, à la réalité.

Les Lapins des Sables –  Chapitre 0 : la préparation

Comme à l’accoutumée, nous commencerons par un bref descriptifs des quelques jours précédents la merveilleuse date du 04/14. Comme vous le savez, la partie physique et mentale de notre préparation s’est faite au feeling. Cela dit, il nous a également fallu nous équiper, et préparer notre alimentation en vue de l’autosuffisance (décrite plus en détail ci-dessous). Nous avons jugé que ceci ne devait pas être (trop) pris à la légère, aussi nous avons commencé l’avant-veille. Vous vous en doutez, c’est donc devenu un rush en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire !

Notre ami Twitter Christophe, ayant déjà participé à l’épreuve il y a 10 ans, nous a consacré pas moins de 40 minutes au téléphone pour répondre à nos dernières interrogations et lever nos quelques craintes. A titre d’exemple : température la nuit ? Bâtons ou pas bâtons pour la marche ? Lunettes de soleil ? Tapis de sol pour dormir ? Comment chauffer l’eau ? On va survivre ou pas (Valmente nous a dit Adieu, on a un peu peur) ? Contrôle des calories, comment ça se passe ? Soin des pieds en cas de bobos ? Il y a des WC ? Christophe, si tu nous lis, un grand merci à toi pour ton aide !

En complément de Christophe, nous avons effectué des séances d’inspection intensive des blogs pour recueillir les bonnes pratiques et retours d’expériences, et fait l’usage de checklists pour ne rien oublier de crucial qui s’avérerait gênant voire fatal dans le désert (au hasard, le papier toilette). Pour terminer, nous avons lancé une task force propulsée par la pression de la dernière minute, notre meilleur moteur :

  • Carole :
    • Au vieux campeur pour faire le plein d’aliments du randonneur et les barres céréalières (repas lyophilisés, totalement déshydratés afin de réduire leur masse et encombrement).
    • Chez maman Elisabeth pour récupérer le matériel obligatoire disponible.
    • Une soirée de reconditionnement alimentaire et calcul de calories.
  • Emir :
    • 5 fois chez Auchan pour les en-cas très caloriques et autres courses diverses.
    • 4 fois chez Décathlon et pour le matériel obligatoire.
    • 1 fois chez le cardiologue le 03/04 (un jour avant le départ, en effet) pour un check-up complet, un eletro-cardiogramme de repos et un tampon sur le certificat médical officiel.

En résumé de cette préparation : beaucoup de questions, pas mal de réponses, un paquet de feeling, et surtout, un maximum d’espoir !

Revenons sur l’autosuffisance

C’est l’une des particularité du Marathon des Sables lui valant parfois la qualification « d’épreuve de gestion ».  Les concurrents du Marathon des Sables doivent emporter et transporter, la totalité de leur alimentation au long des 6 étapes. La seule denrée fournie par l’organisation au cours de cette période est l’eau, conditionnée en bouteilles plastiques de 1,5L (ce détail a son importance, vous saurez pourquoi au cours des prochains chapitres). Cette eau va servir à boire, ré-hydrater la nourriture lyophilisée, faire « les lessives » et se laver. Il est également à noter que cette autosuffisance est non seulement alimentaire, mais également matérielle. En effet, tout ce que le concurrent va utiliser pour courir, marcher, dormir, survivre, faire du feu, faire ses besoins, prendre des photos, arriver au bout du MDS en un seul morceau, doit être transporté au même titre que l’alimentation.

Focus sur le package du Lapin des Sables

 

Sac Quechua des Lapins

Sac Quechua des Lapins

Tout d’abord, le choix du sac s’est imposé. Le sac officiel du Marathon des Sables disponible pour la modique somme de 189,00 €, les Lapins ont préféré opter pour un sac d’une même contenance dorsale (20 L) de chez Quechua à 39,95 €. Pour compléter notre espace de stockage, nous nous sommes procurés deux sacoches ventrales, destinées aux bidons d’eau et aux objets d’accès rapide (pastilles de sels, fruits secs du jour, crème solaire,…).

L’organisation du Marathon des Sables demande aux concurrents d’apporter un minimum de 2000 kcal par jour. Avec 6,5 jours d’autosuffisance, il nous a donc fallu au minimum 13 000 kcal / Lapin. Nous ne sommes pas là pour jouer les diététiciens, le but avoué est donc de comptabiliser le maximum de calories, pour un encombrement minimum ! Nous trouvons les parfaits candidats : amandes, noisettes, noix de cajou avec des apports caloriques de plus de 600 kcal / 100g !

Afin de transporter nos aliments, le matériel obligatoire et le matériel indispensable sur 250km, les concurrents doivent étudier et optimiser l’agencement et la masse de nos sacs. Une pratique courante est de supprimer le conditionnement (l’emballage) d’origine des aliments lyophilisées et le remplacer par des sachets plastique type ziploc.

Optimisation des aliments

Optimisation des aliments

Dans le même sens, chaque objet transporté doit être le plus léger possible afin de faciliter le transport du sac. En un mot, le but recherché est l’efficacité. Le parfait ratio entre la fonction et la masse. Pour nous approcher de ce ratio, nous avons été minimalistes. Nous avons opté pour le compte exact de calories (voire moins) et sacrifié le confort au profit de la légèreté.

A l’issue de ces quelques jours de rush pré-MDS, les impétueux Lapins sont fins prêts à quitter le terrier pour affronter la rudesse du désert !

Les Lapins des Sables.

carottes petit

 

Trackbacks Commentaires
Réagissez