Les Lapins mènent l’allure au marathon du Lac du Der !

Hello les amis !

Le 15.VI.2014, les Lapins Runners se lancent un défi jusqu’alors inédit : mener l’allure sur un marathon. A l’occasion de la deuxième édition du marathon du Lac du Der, l’organisation a décidé de proposer aux coureurs trois meneurs d’allure : 3h30 – 4h00 – 4h30. C’est sur la page Facebook  du marathon que l’opportunité a été saisie par Carole ! Nous nous sommes désignés volontaires pour mener les allures de 3h30 pour Emir et 4h30 pour Carole. Notre amie Isabelle s’est jointe à l’aventure et a choisi d’endosser la flamme des 4h00.

A cette grande occasion, nous vous livrons le récit vidéo d’une expérience hors du commun, riche en émotions et en partage. La vidéo vous propose de découvrir le séjour des trois meneurs à Montier-en-Der et vivre de l’intérieur le marathon d’Emir, meneur 3h30 et porteur de la caméra.

Un grand merci à Daniel Conroy, directeur de course, pour nous avoir accordé sa confiance ! Et une fois de plus, merci à vous tous qui nous suivez et nous encouragez sans relâche, ça nous fait vraiment chaud au cœur !

Notre prochain grand défi aura lieu le 27 juin à l’occasion du grand raid du Golfe du Morbihan (177km). Nous aurons besoin de tout votre soutien pour ce trail d’une ampleur encore inconnue pour nous.

Les amis, à très bientôt pour de nouvelles aventures !

Les Lapins Runners

carottes petit

 

Commentaires
  • FireRasta dit :

    Génial!!! C’est trop bon de voir comment ça se passe pour les meneurs d’allure; les tests avec la flamme, les encouragements, puis les runners de moins en moins nombreux…comme tu le dis Emir, c’est une sacrée responsabilité, vous menez l’allure pour des runners qui s’entraînent depuis plusieurs mois et qui remettent entre vos mains (ou vos pieds 🙂 ) la reussite de leur epreuve.
    Gros coup de chapeau a vous 3!
    PS: en vous voyant dans la voiture, j’ai quand même été très triste de voir que vous ne portuez pas vos oreilles de lapin dans la vie de tous les jours 😉

    • Emir dit :

      Merci pour le commentaire Jérome !

      Nous avions l’habitude d’être les suiveurs de la flamme (chose que nous n’arrivions pas souvent à faire) et non d’être la flamme nous même.

      Partager cette expérience était pour nous une évidence :).

      PS : en effet pour conduire, mais dès qu’ils s’agit de courir, nous avons besoin de nos « super pouvoirs » contenus dans les oreilles 😉

  • Jacky MALNAR dit :

    Emir bonjour,
    encore une fois, un grand merci pour ta présence et l’ambiance créée.
    Durant 1 semaine (du lundi 16 au samedi 21 juin) j’ai été comme envahi d’une ivresse euphorique. due aux endorphines ?
    En effet, après avoir battu mon reccord perso de 20 minutes (grâce à toi et le groupe) j’ai été très « jouasse ».
    Maintenant je me suis remis de ma dernière place du « top 50 des marathoniens du der 2014 » et la reprise semble difficile, surtout spychologiquement. car je n’ai plus de motivation pour l’instant. J’ai l’impression de repartir à zéro.
    Je voulais te poser une question. Après les 30-31èmes kilomètres (à 12-12,5 km/h) j’ai été obligé de « lever le pied » pour terminer avec une moyenne de 11 km/h environ. Selon toi comment pourrais-je faire pour garder la même vitesse de croisière, lors d’un prochain marathon, après le 31ème kilomètre ? quels styles d’entrainements privilégié ?
    Merci pour la vidéo où j’apparaît au milieu et à la fin. c’est cool. J’aimerais bien avoir, également, les photos qui ont été prisent lorsque l’on courait tous ensemble. sur plusieur kilomètres.
    J’ai mis ton site dans mes marques pages pour suivre les exploits et aventures des « lapins runners ».
    mon mail est toutoune.malnar@free.fr
    bonne contiuation à tous deux et à la porteuse de la flamme des 4h.
    Jacky

    • Emir dit :

      Merci Jacky pour ce retour. Je suis ravi d’avoir pu créer une ambiance pour cette première expérience en tant que meneur d’allure. Bravo pour ton classement qui est honorable et pour ton record personnel sur la distance. Un RP, c’est toujours un très bel accomplissement !

      Mon conseil (très classique) pour tenir après le 30ème : habituer ton corps à l’effort long (sorties longues) et travailler la VMA (fractionné). Pour être encore plus précis, si c’est ton souffle qui t’a limité, privilégie la VMA. Si au contraire ce sont tes jambes, privilégie les sorties longues. Il faut également que tu trouves des ravitaillements qui te conviennent, qui sauront maintenir ta glycémie suffisante en cas de besoin.

      Concernant les photos Jacky, je n’ai pas pu en prendre (tu t’en doutes). Les photos de l’organisation sont à obtenir auprès du photographe officiel du marathon.

      Nous sommes ravis que tu suives nos aventures !

      A bientôt Jacky.

  • Daddy The Beat dit :

    Je l’ai déjà dit mais j’ai adoré. Les gars qui répondent quand Emir leur demande si ça va, c’est énorme. Ils sont en souffrance les pauvres. Je regrette de pas l’avoir fait ce marathon, les conditions avaient l’air sympas.

    • Emir dit :

      Merci M. The Beat, ça fait toujours plaisir même si c’est déjà dit.
      Je trouvais qu’on ne ressentais pas tellement leur souffrance justement et qu’il y avait pas mal d’énergie dans leur voix.

      C’est vrai que les conditions étaient très bonnes bien qu’il faisait assez chaud.
      Pas de regrets à avoir, ce marathon existera l’année prochaine aussi 🙂

  • Guillaume dit :

    Bonjour Emir,
    Félicitations et MERCI : tu as entretenu une super ambiance dans le groupe des 3h30. Je regrette de n’avoir pu te suivre jusqu’au bout mais ton récit du MDS a fini de me convaincre : je vais me lancer sur des trails longs dans les prochains mois.
    Ton programme de course est impressionnant : est-ce que tu penses que tu pourrais nous faire partager tes plans d’entrainement ?
    A bientôt !

    • Emir dit :

      Bonjour Guillaume,

      Je te remercie pour ton commentaire très encourageant ! Les trails long, c’est un autre univers non moins passionnant. Presque « un autre sport » car la préparation et la récupération sont assez différentes.

      Il est vrai que notre programme est très chargé car nous assouvissons notre passion sans demi-mesure ! Ceci dit, même si ça peut surprendre, notre entraînement est on ne peut plus empirique. Nous n’avons pas de méthode particulière et utilisons souvent des courses pour en préparer d’autres, elles-mêmes préparation des suivantes … Si je devais décrire notre entraînement, je parlerais de feeling et de quantité.

      A bientôt et n’hésite pas si nous pouvons t’apporter des conseils.

  • Jacky dit :

    Emir Bonjour,
    Je reviens vers toi ce dimanche 14 juillet 2014, soit déjà 1 mois après le marathon du Der pour te dire que j’ai écris un récit parlant de ma prestation ainsi que de ma rencontre avec le « lapin runner ». Mon récit est sur le site face book du marathon du lac du Der et sur Kikourou. Je te le présente, ci-dessous, en copier-coller.
    salutaions. Jacky
    « Objectif perso : 3h45’- 3h40’.
    Après un discours de Daniel CONROY (président de Capder) le départ est donné, aux 305 inscrits, par un tir de canon.
    Départ à Montier-en-Der à 8h30’.
    Juste après le premier virage nous prenons une côte d’environ 200 mètres pour nous mettre en jambes. Le premier kilomètre est bien maîtrisé en 4’59’’. Les 9 autres kilomètres seront, d’ailleurs, parsemés de côtes, de virages, de lignes droites, de descentes, de champs et de forêts.
    6ème kilomètre, traversée du village de Droyes avec un bel accueil des habitants et du comité des fêtes qui met l’ambiance à coup de percussions sur des outils en ferraille. A ma montre je comptabilise 4’59’’-4’59’’-4’42’’-4’39’’-4’48’’-4’39’’, tout se passe comme prévu et je reste cool.
    Passage au 10ème kilomètre en 0h49’59’’ à 12,00 km/h. Je me sens très bien et j’en suis même surpris.
    11ème kilomètre terminé je me retrouve sur la digue du lac du Der en compagnie d’un groupe composé d’une femme (Edith DOYEN dont le palmarès sportif est très « top ») et 6 hommes (7 avec moi). Selon les endroits et les moments, le vent souffle de face ou sur le côté droit. Mais il a le mérite de nous faire oublier le soleil qui commence à briller.
    La cadence du groupe est bonne car nous nous relayons chacun à son tour en tête du peloton, comme les coureurs cyclistes. Notre allure sera d’environ 12km/h jusqu’au 20ème kilomètre. Nous nous payons le luxe de regarder l’eau, les bateaux, les oiseaux, etc. quelques secondes de temps en temps. Mais sans conséquences. Je n’ose pas trop parler avec le groupe car 1°/ je suis timide et impressionné et 2°/ j’essaie de garder toute mon énergie et ma concentration.
    Passage au 20ème kilomètre en 1h38’50’’. Le groupe se désintègre et je me retrouve seul face au vent et le soleil.
    Passage au 21ème kilomètre en 1h43’53’’ à 12,18 km/h. Je respire bien et je n’ai mal nulle part. Pourtant quelques minutes après j’entends la voix du porteur de la flamme des 3h30’ et je suis toujours sur la digue. Emir BELKAHIA, alias « le lapin runner », me rejoint. Il met une ambiance du tonnerre en nous motivant et en haranguant les foules à notre passage. Notamment à Sainte-Marie-du-Lac au 24ème kilomètre.
    Au ravitaillement du 25ème kilomètre, toujours aucun signe de défaillance. « Tout va bien madame la marquise ». Je décide de coller notre ami « lapin » de très près, sans toutefois le gêner dans son rôle de leader. Il en profite pour me parler, m’encourager ainsi que les 10-15 autres suiveurs. Il nous filme aussi avec sa caméra comme Antoine de MAXIMY dans la série « j’irai dormir chez vous ».
    27ème kilomètre, nous quittons la digue pour retrouver la forêt.
    Passage aux 30ème kilomètre en 2h29’35’’ à 12 km/h. J’ai encore la pêche et cela m’inquiète.
    Passage au 31ème kilomètre. Ce qui devait arriver arrive : mes jambes deviennent lourdes. Je décide alors de « lever le pied » pour finir les 11 derniers kilomètres à 11-10,5 km/h. et c’est avec une petite tristesse que je vois le groupe et le lapin s’éloigner. Le doute m’envahit et ma montre affiche (des 32èmes aux 37èmes kilomètres) 5’16’’-5’18’’-5’10’’-5’11’’-5’23’’-5’20’’-5’31’’. Au 37ème kilomètre je suis absolument seul, j’ai très chaud et je viens de lire 5’31’’ sur ma montre qui est mon plus mauvais chrono depuis 8h30. Je regarde la route bien droite et je regarde mes pieds rasants le sol de très près. Puis je sens une main claquée sur ma fesse gauche, un peu comme les joueurs de football le font pour ce motiver. La main de dieu ? J’aperçois un coureur du style kényan courant à 15-19 km/h, une vraie fusée. Ce simple geste sonne ma révolte, ou plutôt mon réveil et ma montre affiche 5’19’’-5’09’’-5’19’’. Comme à Reims en 2014, je double plusieurs lièvres défaillants qui ont été surpris par le soleil de 11 heures.
    Passage sur un long pont métallique au 41ème kilomètre en solitaire. Je coure sur le lac et s’est super !
    Arrivée à Giffaumont-Champaubert au 42ème kilomètre en 5’03’’.
    Les derniers 500 mètres sont courus sur une route large de 3 mètres maximum. De chaque côté les gens applaudissent et je sprinte « comme un malade ». Je franchis la ligne d’arrivée en criant de joie et en levant les bras au ciel.
    Merci à monsieur CONROY pour cette belle journée. Merci aux bénévoles pour l’organisation. Merci au public pour son accueil. Merci aux 2 groupes de coureurs que j’ai côtoyé. Merci au « lapin runner » pour mon chrono en 3h34’14’’.

    « 

  • Mizun0 dit :

    Excellente vidéo, et félicitations à vous trois pour avoir réussi à mener l’allure!
    Je suis étonnée de voir l’ambiance au niveau des meneurs d’allures (sur les courses auxquelles j’ai participé, il n’y en avait pas, enfin du moins je n’ai jamais réussi à en coller un). J’espère que lorsque je tenterai mon premier marathon, les lièvres seront aussi sympas!

    Très drôle aussi de voir que tu te retrouves un peu tout seul à la fin!
    Merci pour vos compte-rendu live, ça redonne vie aux courses! 🙂

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