Les Lapins se jettent à l’eau à l’Ultramarin – partie 2

Lien vers la Partie 1

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Hello les amis,

Voici la seconde partie du récit vidéo des Lapins Runners à l’Ultramarin. Vous y découvrirez la conclusion de cette course particulièrement longue (177km) !

Cette course fut riche aussi dépaysante que riche en émotions. Venez découvrir ce que nous y avons appris, des enseignements qui pourront être utiles à ceux qui veulent s’essayer à l’ultratrail.

Bon visionnage les amis, et à bientôt pour de nouvelles aventures !

Prochainement, dans la série Mudrun,  la Got Ball’s avec l’ami Djodei !

carottes petit

Commentaires
  • Cyliah dit :

    Ca fait juste rêver !

  • Jacky dit :

    Emir bonsoir,
    Tout à fait d’accord avec toi. Dès que la douleur arrive il faut s’arrêter. C’est la leçon n°1 à retenir en priorité.
    Je ne l’ai pas appliqué en 1999. A cette époque j’avais accomplie une préparation de 8 semaines pour participé au premier marathon de Manois (52). et 10 jours avant le jour « j » je m’étais blessé en chutant dans un « nid de poule » durant une grosse séance de 3h15 le dimanche matin. Le médecin et le kiné m’avaient dis d’abandonner mais comme j’avais 34 ans et une pêche d’enfer et que c’était mon premier marathon, etc. j’ai dis « non » j’y vais quand même. J’ai finis mon marathon en marchant pour un temps de 4h00’59 » alors que j’aurais voulu 3h25′. Mais le pire arriva après avec les effets secondaires : mal au dos, mal à la hanche droite, problèmes aux genoux avec impossibilité de courir plus de 10 minutes. La catastrophe. J’ai été obligé d’arrêté une dizaine d’année jusqu’à 2010. 2010 où je me suis acheté une montre GPS et de nouvelles asics avec gel avant et arrière. ce qui n’existait pas avant 2000. miraculeusement la machine est repartie tout doucement. pour mon chrono du 15 juin 2014.
    Mais revenons à nos moutons : maintenat tout est basé sur le plaisir. Dès qu’une douleur apparaît je baisse d’abord d’1 km/h puis si elle persiste alors je ralenti encore plus. Si les conditions météos ne sont pas bonnes alors je décale ma séance. Je fais tout en fait pour ne pas réanimer les vieilles blessures et vieux démons. Pour les fractionnés également je fais très attention car mes muscles se tendent rapidement après l’effort intensif et j’ai peur que la courroie casse. Je privilégie les côtes et les escaliers. l’endurance ou le fartleck. Je privilégie 4 ou 5 courses sur une année. et j’apprécie autant toutes les séances passées en solitaire à préparer l’objectif définit qu’autant les courses auquelles j’ai participé.
    Mais en fait, tout est dans la tête. Lorsque je vois aussi toutes ses belles courses, je me dis aussi que si je pouvais je les feraient toutes.
    En fait, on peut beaucoup mais avec « modération ».
    salutations sportives à tous deux. et bon rétablissement.
    Jacky

    • Emir dit :

      Salut Jacky et merci pour ton commentaire pour le moins complet !
      C’est bien là une leçon qui y’a coûté très cher en effet. À ta place, je pense vraiment que j’aurais fait la même chose. Quand on a une idée en tête, qu’on se prépare depuis longtemps, on a pas du tout la lucidité ni l’envie de renoncer au dernier moment. 10 ans d’arrêt c’est énorme. Comment l’as-tu vécu ?
      Ravi que tu te sois rétabli et que la machine doit de nouveau en marche. Encore bravo pour ton retour sur le bitume ce 15 juin dernier !
      Merci pour tes conseils sur la gestion de la douleur et tes retours d’expérience Jacky. Pour ce qui est de la modération, comme tu l’as vu ce n’est pas ce que nous faisons. Mais notre rythme comporte des risques évidents, aussi bien au niveau physique que mental, dont il faudra sur nous tenions compte de plus en plus. Après, je tiens ce discours parce que je trimballe une douleur au dos depuis des mois mais, lorsque je serai de nouveau tout neuf, il se peut que mon discours changé du tout au tout !
      À bientôt Jacky pour de nouvelles aventures 😉

  • Long dit :

    En tout cas, je tiens à saluer votre courage à vous 2. La prochaine sera une réussite, j’en suis sûr ! 😉

    Keep going ! J’en prends une grande inspiration de tout ça !

    • Emir dit :

      Merci Long pour ton commentaire et ravi que tu fasses un détour par notre blog. Effectivement la prochaine sera une réussite. Cela dit, je vois aussi celle ci comme une réussite car même si nous n’avons pas franchis la ligne, j’y ai beaucoup appris.
      À bientôt pour de nouvelles aventures 😀

  • laflecheblonde dit :

    Dis moi, mais t’es humain pour finir mon lapin !!

    Plus sérieusement, je me demandais; vous n’aviez pas déjà abandonné sur une des courses de l’UTMB l’année passée???

    En tout cas, moi qui voulais faire le 76 ou un truc du genre cela aurait tendance à me conforter même si j’en connais un de fantastic qui l’ayant déjà faite se laisserait bien tenter par le raid dans son ensemble.

    • Emir dit :

      Hello Mike !
      Nous n’avons encore jamais tenté de course de l’UTMB jusqu’à présent. En revanche, nous avons été stoppés à la 6000D en juillet (article dispo sur le blog, mot clé 6000D) dernier à cause d’une barrière horaire dont nous ignorions l’existence. C’était notre premier ultra trail et nous n’avions pas d’expérience. Mais tout se passait très bien et nous aurions volontiers continué. Les paysages étaient vraiment magnifique.
      Franchement, je pense que la version courte est « suffisante » pour passer un bon moment et profiter des paysages qui s’offrent à nous pendant le jour. Le long est pour les avides les plus aguerris je pense.
      Merci pour ton retour et à bientôt 🙂

  • Peachoune dit :

    C’est déja énorme ce que vous avez fait!! félicitation =Xx

  • FireRasta dit :

    Bonjour les Lapins. C’est une sage décision. Je n’ai connu qu’un seul abandon mais j’y pense encore pas mal aujourd’hui (et j’ai pourtant refais et finis cette course l’année suivante…). Donc il est possible Emir que tu ressasses cette frustration un petit moment…
    Je veux surtout pas faire le donneur de leçon mais de ma petite et modeste expérience de l’ultra, j’ai appris qu’il était important de prendre le départ avec une certaine stratégie de course dans laquelle il faut se prevoir quelques pauses. Ca n’y paraît pas comme ça mais s’arrêter 5 ou 10 minutes quand on est encore frais (si on attend d’être mort pour faire une pause ça marche pas 🙂 ) permet de recharger les batteries et repousser le stade de fatigue ou on avance plus. Pour ma part j’ai mis du temps a l’admettre (mon idée de départ est de courir le plus longtemps possible et de ne pas marcher) mais ça s’est avéré payant pour moi
    Voilà je voulais juste donner mon ressenti sur ce que j’ai constaté pour moi, ça veut pas dire que c’est la vérité absolu bien sûr (Kilian Jornet aurait sûrement d’autres conseils a vous donner 🙂 ) mais si ça peut aider ou inspirer.
    A bientôt pour de nouvelles aventures!!
    PS: coup de chapeau a Carole qui a abandonnée par solidarité alors qu’elle était disposée physiquement a continuer

    • Emir dit :

      Hello Jérôme !
      Je pense que je ne vis pas l’abandon de cette façon. Je le prends comme une opportunité. J’attendais ce moment où je serai rappelé à l’ordre, je me disais bien qu’il viendrait un jour. Je trouve que ça fait du bien.
      Ne t’en fais surtout pas, je ne prends pas ça comme « des leçons » mais comme un bon conseil issu de tes retours d’expérience de l’ultra ! C’est d’ailleurs un très bon conseil qui n’est pas du tout intuitif. Evidemment, on a plutôt tendance à se dire, tant que ça va, on profite ! Mais au final c’est comme ça qu’on abrège aussi … Une erreur à ne pas commettre donc sur ce type de distances.

      Kilian Jornet m’aurait sûrement vendu un compex, mais je cours davantage dans ton monde que dans le sien 😉

      Je confirme le coup de chapeau à Carole auprès de qui j’ai insisté pour qu’elle règle son compte à cet ultra. Mais je n’ai pas été assez convainquant, visiblement.

      A bientôt pour de loooongues aventures 😉

  • freerunner dit :

    hello les lapinous
    super vos reportages et je crois que l’analyse post course montre votre lucidité
    la gestion de course et la logistique sur ce type de course sont primordiales.
    je vais essayer de m’en rappeler pour mon prochain ultra

    • Emir dit :

      Hello Didier,

      Je te remercie pour ton retour positif sur nos reportages. C’est très encourageant. Je pense que c’est bien ce qu’il faut en retenir, particulièrement pour nous qui prenons parfois (souvent, en fait) les choses à la légère.

      A bientôt

  • Gwendoline dit :

    Super reportage!!!!! J’ai de la chance j’habite dans le Morbihan et je ne me lasse pas des paysages
    Je n’ai encore jamais tenté cette course, mais je pense essayer le raid de 56 km l’année prochaine…. Je vais y aller mollo pour commencer!
    Le plus important c’est d’avoir réussi à dire STOP quand ton corps le réclamé même si on a des regrets, il vaut mieux rater une course plutôt que de subir pendant des mois ou des années après.
    En tout cas bonne continuation à tout les deux.

  • christ ophe dit :

    Emir et Carole ,encore bravo pour votre performance malgré l’abandon. Ce n’est déjà par rien .
    Je pense qu’il faut parfois écouter son corps car celui ci vieilli plus vite qu’on ne croit et s’use surtout au niveau des os . Pour ma part j’ai déjà de l’ostéoporose sur tout le bas de la colonne vertebrale a cause du travail et des positions penché vers l’avant pour faire des soins (dos courbé)et ce depuis l’age de 40 ans.
    Je n’ai pas fait gaffe et c’est lors d’un accident du travail ou je suis resté bloqué que j’ai pris conscience des dégâts.
    Maintenant je gére et j’evite de me pencher longtemps pour ne pas me bloquer . la course m’a fait du bien en musclant mon dos et en me faisant fondre (- 5kg)mais j’avoue que sur le marathon ca tirait grave dans le bas du dos et j’ai du mettre des contensions aux chevilles 2 jours car j’avais l’impression d’avoir les chevilles foulées.
    Je pense que même avec des bonnes chaussures les chocs consécutifs se font tout de même ressentir et que des pauses peuvent réduire cet etat .
    Parfois j’ai des douleurs aux chevilles et sous la voute plantaire (aponevrose) et lorsque c’est trop raide je coupe mes entrainements jusqu’à l’absence de gêne.
    Bon j’ai 42 ans ,t’es plus jeune mais j’aurai tendance a dire de faire gaffe et penser au futur .Se preserver pour courir longtemps.
    Mais tout de même chapeau pour vos perfs en général !! c’est pas donné a tout le monde de faire ce que vous faite !!

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