Six virgule sept kilomètres de plaisir à la Parisienne

affiche_course_la_parisienne_2014Hello à tous chers amis de la communauté du running.

Je sais qu’on m’attend sur la TDS et moi je sors un billet sur la Parisienne. Ce n’est pas une blague, j’aime le contre courant,  surprendre, c’est amusant. Plus sérieusement, le compte rendu de la TDS arrive dès demain, mais aujourd’hui, je voulais écrire ce billet de circonstance après avoir couru un bout la Parisienne en famille, sans dossard avec trois sacs sur le dos.

Flash info

Ce jour du 14 septembre 2014 et comme de nombreux dimanches, la communauté française des coureurs a sévi. Elle a, cette fois-ci, frappé particulièrement fort : 35 000 coureuses ont pris un malin plaisir à perturber la circulation automobile de 8h à 14h dans les rues de la capitale. Le fléau progresse chaque année.

Ce dont ce billet ne parle pas

Paradoxalement et dans le but de peupler cette partie, je vais parler de ce dont je ne vais pas parler. La Parisienne est abordée sans rentrer dans le débat du coût de la course, et sans évoquer sa cause qui est tout à fait louable mais qui, je vais l’avouer, n’est pas la raison première de notre participation à celle-ci. 

Qu’est-ce que la Parisienne ?

La Parisienne, c’est pour beaucoup de femmes un challenge sportif de taille. Pour illustrer la chose, je vais tenter une comparaison totalement biscornue : la Parisienne est à la femme sédentaire ce que l’UTMB est à l’ultra-traileur.  Cet événement est donc un beau tremplin vers notre sport de prédilection, dont le grand succès s’explique notamment par les facteurs suivants :

  • La cause ! Les participantes ont le sentiment de faire quelque chose de bien en plus de seulement du sport.
  • Les vêtements super Fashion de chez Reebok qui permettent de se motiver en s’équipant de beaux vêtements.
  • L’ambiance 100% femme (même si ce n’est pas la vérité, j’ai vérifié. Je dirais 99%).
  • C’est une « petite » course dont la distance n’effraie pas grand monde mais est suffisante pour représenter un challenge. Plus de cinq mais moins de dix. Astucieux.

La Parisienne, c’est donc tout plein de femmes qui viennent avant tout pour participer et accomplir un beau challenge en toute convivialité. C’est un moment partagé avec leur famille, conjoints, enfants, entre amis, entre ennemis, entre rivaux, entre collègues, le tout dans une ambiance qui booste. Pour certaines, la Parisienne sera le début d’une longue carrière. Pour d’autres, ce sera un événement annuel dont on est fier de parler.

C’est ma deuxième Parisienne

Moi ? Je porte les sacs et je fais du bruit

Moi ? Je porte les sacs et je fais du bruit

Ma parisienne, c’est un moment de course à pied en famille. C’est la course où la distance est suffisamment petite pour engrainer tout le monde possible qui serait habituellement réticent. Moi, je suis là pour les autres (à vrai dire, surtout mes proches). Pas pour me massacrer comme d’habitude mais plutôt pour coacher mes proches, crier partout, servir de vestiaire ambulant, prendre des photos, tweeter, encourager nominativement des inconnues grâce aux prénoms inscrits sur les dossards, le tout dans une ambiance vraiment sympathique et motivante. Du sport entre proches et de l’amusement, c’est ça ma parisienne. Et franchement, ça fait du bien de décrocher. Se dire une fois de temps en temps que cette fois-ci, je ne vais pas en baver !

Carole nous fait vivre sa troisième Parisienne

Rendre hommage à ma toute première course organisée, passer un très bon moment en famille parcourir une petite distance dans une ambiance très festive, et surtout assister à la première course de ma grande sœur Sabine : voilà pourquoi je me retrouve sur la ligne de départ de cette 18e édition de la Parisienne.

Pour ma troisième participation à la Parisienne, j’ai décidé de laisser de côté l’objectif d’un chrono pour courir aux côtés de ma mère et ma sœur. Munies d’un petit bracelet jaune nous donnant accès au sas VIP, nous sommes aux premières loges pour assister à l’échauffement Reebook et apercevoir Denis Brogniart et Anne Hidalgo, laquelle nous annonce qu’elle fera de son mieux pour que la 20e édition de la Parisienne traverse les Champs Elysées. Sur ces belles promesses, le départ est lancé. A peine l’arche de départ franchi, j’aperçois l’ami Atsushi. Quelle ne fut pas ma surprise de le retrouver sur le parcours entrain de nous filmer pendant environ 2 kilomètres.  Merci Atsushi pour ce super suivi !

Sport et complicité !

Sport et complicité !

Sur le pont Bir-Hakem (km 2,7), je retrouve Emir, portant 3-4 sacs et qui, couvert de sueur, semble épuisé ! Maman, dopée par l’ambiance nous a déjà distancées ma sœur et moi.

Le moment fort du parcours est sans aucun doute le passage au souterrain Branly (km 3,5) transformé pour l’occasion en boîte de nuit.

Sabine commence à montrer des signes de fatigue : « on en est à combien ? ». Je l’encourage et la prends par la main pour la tirer : « attends, ça va trop vite ! ». Sur les 300 derniers mètres, elle m’accorde le joli sprint qu’elle m’avait promis. Maman nous rejoint peu après sur la ligne d’arrivée. Elles sont toutes les deux ravies et très souriantes, malgré l’effort accompli. Je suis très fière.

Malgré le prix du dossard qui fait tourner la tête (jusqu’à 50€ le dossard, soit 7,5€/km) et l’ambiance un peu trop féministe à mon goût, courir la Parisienne est la garantie d’un très bon moment de convivialité et de plaisir.

C’est alors avec un brin d’émotions que je vous encourage, mesdames, quel que soit votre niveau, à devenir à votre tour une Parisienne !

Les Finisheuses !

Les Finisheuses !

 

Bonus – compil ambiance La Parisienne !


A bientôt !

carottes petit

Commentaires
  • Jacky dit :

    Bravo à Carole! Elle n’était pas habillée en lapin mais tant pis. Cela donne quand même envie de lire et regarder la Parisienne. D’ailleurs il est 18h30 avec encore 25 ° facile, je pars faire un petit jogging pour le fun moi aussi. au diable le chrono, cette fin de saison sera pluvieuse, je pense.

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