A l’assaut des 100 km de Millau !

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Plus d’un an après notre premier 100 km au bois de Vincennes, nous voici de retour sur cette distance à l’occasion de la 43e édition des 100 km de Millau. Cette fois-ci, nous ne parcourrons pas 63 boucles d’un mile tels des hamsters en cages, mais les magnifiques paysages des Midi-Pyrénées. Et c’est aux côtés de notre ami Vincent Dogna, qui s’apprête à courir son tout premier 100 km que nous allons vivre cette grande aventure. Pour aborder cette distance en toute sérénité, nous avons essayé de nous mettre quelques kilomètres dans les pattes, notamment en participant au marathon Touraine la semaine précédente à une allure « modeste ». (chrono : 4:44:55) Ma cuisse me donnant du fil à retordre, c’est avec pour objectif de finir que nous abordons la course.

Au petit matin du jour J (8h00), Vincent nous offre gracieusement une généreuse part de gatosport au chocolat, sans quoi nous serions certainement partis à jeun. Les moules-frites et mousse au chocolat de la veille semblent avoir été digérées. Pour moi, c’est un énorme soulagement de courir dans de telles conditions.

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C’est parti pour 100 bornes !

10h00 : le départ est lancé ! Les centbornards sont mêlés aux marathoniens, repérables grâce à leur t-shirt bordeaux.

Km 0 : A peine partis, ma cuisse droite est déjà bien douloureuse. J’ai l’impression de boiter. Je me dis que les 13 à 15 prochaines heures vont être rudes.  Du coup, je suis de mauvaise humeur et je cours « dans mon coin ». Toutes mes excuses au clown de Courir le Monde qui doit me prendre pour une sauvageonne. J’essaye de me concentrer pour adopter une foulée moins traumatisante pour ma cuisse.

Nous avons de la chance, le beau temps est au rendez-vous et le parcours magnifique. Nous en prenons plein les yeux. Il y a de l’ambiance dans les petits villages. J’entends un petit garçon défier son copain : « allez viens, on court aussi ! ».

Nous adoptons la stratégie du lapin ravitailleur : Emir recharge mes gourdes aux stands de ravitaillement tandis que je poursuis ma route.  J’effectue mon premier arrêt au 30kilomètre, où un jeune bénévole me conseille de boire un verre de bière : « c’est bon pour éviter les crampes ! ». Sans être totalement convaincue, j’en prendrai à presque à chaque ravito.

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C’est beau les Midi-Pyrénées !

Il fait décidément très chaud, les passages dans les prairies nous le font bien sentir.

Km 42,195 : nous arrivons à la salle des fêtes de Millau. Tandis que les marathoniens célèbrent leur victoire, les centbornards doivent poursuivre leur route. Nous nous arrêtons une quinzaine de minutes  pour nous sustenter. Tartines de roquefort, tartines de fromage frais, bananes séchées, petits pains sportifs, œufs durs, fromage, pâté, boissons en tout genre : ça c’est du ravitaillement consistant !

Je remarque qu’Emir commence à montrer des signes de fatigue. « On est bien là, non ? J’aime bien cet endroit, on s’arrête là ? » dit-il amusé. C’est vrai que c’est tentant…  Mais nous n’avons pas fait tant de trajet pour un marathon ! Nous poursuivons donc notre chemin.

Nous ne repartons pas dans des conditions idéales. Mêlés à la circulation, nous devons courir près de deux kilomètres à proximité des voitures.

Ravitaillement du 45e km : nous retrouvons Pascal et Chantal, nos amis rencontrés une semaine plus tôt sur le marathon de Tours.

Emir éprouve des douleurs au niveau des chevilles. Il ne sait pas dans quel état il va finir la course. Il me confie courir sur des lames de rasoir. Nous décidons donc de marcher pour atténuer ses souffrances. Quant à moi, mes douleurs à la cuisse sont parties, très certainement oubliées par la lourdeur des jambes.

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Km 50, devant le viaduc

Km 50 : nous venons de finir l’ascension du viaduc de Millau. A ce moment-là, Emir ignore s’il va continuer l’aventure et m’encourage à poursuivre sans lui. Je suis partagée : je suis décidée à terminer coûte que coûte et intéressée de savoir ce que je peux valoir sur un 100 km un an après Vincennes, mais l’idée d’abandonner mon lapin sur le bord de la route est difficile…  C’est finalement à contrecœur que nous prenons la décision de poursuivre la route séparément.

Je commence à galoper dans la descente, j’effectue mes kilomètres les plus rapides (5:15 / km au 52e km). Je suis stoppée net par une montée dans les bois que j’effectue en marchant afin de ne pas perdre de l’énergie inutilement.

Enfin, c’est la redescente jusqu’à Saint-Affrique ! Je croise Bruno en tenue high tech, surpris de ne pas me voir accompagnée d’Emir puis Samuel, incarnation-même de la zénitude. Ce dernier en est à son 73e km environ et sa voix est d’une tranquillité déconcertante !!

Emir me donne de ses nouvelles par sms. Il n’a pas abandonné et se sent mieux. Je suis ravie !

Km 71 : Arrivée à Saint-Affrique, je suis accueillie par un animateur qui, armé d’un micro, me demande mon âge et s’extasie devant le fait qu’il n’y en a pas pour courir un 100 km. « Tout à l’heure, on a vu un coureur âgé de 74 ans, maintenant une jeune femme de 24 ans. C’est ça la beauté du sport ».

Après un arrêt ravitaillement, c’est parti pour le demi-tour avec au programme, une belle ascension. Ca promet d’être costaud. En échangeant avec Emir, nous comprenons bien assez tôt que nous allons nous croiser.

Je croise Vincent, que je pensais être devant moi. Vincent m’explique qu’il est contraint de marcher, qu’il a du s’arrêter à cause de crampes dont il souffre depuis le 43e kilomètre.

Je retrouve mon Lapin. Ca me fait énormément de bien. J’ai hâte d’en finir pour qu’on soit enfin réunis.  Il a l’air épuisé, on se rebooste et hop ! C’est reparti.

Km 75 : Petit arrêt ravito où est diffusé Alejando de Lady Gaga. La chanson me donne le bourdon. Je m’en veux d’avoir laissé Emir. Vite, je m’enfuis.

Km 78-79 : j’ai un étonnant regain d’énergie, peut-être lié au froid et à l’envie d’en finir vite.

Km 80 : j’encourage deux hommes que je suis en train de doubler. Puis je sens la présence de l’un d’eux à mes côtés. J’ai l’impression qu’il m’accroche. Je maintiens l’allure. Je comprends que je me suis trouvée un compagnon de route, j’en suis ravie. On s’accroche mutuellement. Mon compagnon de route, Luc, dossard 330, court son deuxième 100 km après celui de Royan. Nous formons un bon binôme et avons l’impression d’être super rapides (dans les faits, nous ne l’étions pas tant que ça !). Nous décidons de faire la route ensemble jusqu’à Millau. Les arrêts aux ravitos sont brefs, nous repartons rapidement pour ne pas nous refroidir. Hormis aux ravitos, nous ne cessons de courir.

Luc s’arrête au km 97 pour attendre ses copains et finir avec eux. Je le remercie : grâce à lui, je vais me payer le luxe d’atteindre mon record personnel sur un 100 kilomètres.

Plus que 3 petits kilomètres !!

Je regagne la ville de Millau. Il y a encore beaucoup de monde sur les terrasses de cafés, dans les rues. Enormément d’encouragements aussi.

J’atteins la salle des fêtes, je monte sur l’estrade. Quelle superbe arrivée !!

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Les dotations

Un diplôme papier est décerné dans la seconde qui suit l’arrivée des centbornards. Il affiche 13:16:56 : je l’ai mon RP !!

Et puis le cadeau surprise : une jolie montre bleue.

Après avoir discuté ça et là, je m’installe dans les gradins, impatiente de retrouver Emir qui me signale sa position régulièrement.

Plus qu’un kilomètre, le voilà qui arrive. Vite, je me précipite sur l’estrade pour l’accueillir. Et le voici, le plus beau moment de la course : nos retrouvailles. Le prendre dans ses bras, j’attends ça depuis 50 kilomètres. C’est un puzzle qui est enfin assemblé.

Nous reprenons des forces au buffet, discutons, attendons notre ami Vincent qui ne va pas tarder à arriver.

 

Et pendant ce temps du côté d’Emir…

 

Au 50e, je vois Carole partir. C’est difficile. Se quitter en pleine course, c’est presque du jamais vu. Cela dit, cet envol, c’est moi qui l’ai voulu. Le plus important pour moi reste de ne pas brider sa performance. Je sais qu’elle a le bagage pour faire un bien meilleur temps que moi. Moi, j’ai besoin de repos immédiat car même marcher me fait mal. Je me pose sur le bord de la route quelques minutes, assis sur le béton, à quelques centaines de mètres du viaduc. Je regarde les coureurs me doubler et je doute…

Une dizaine de minutes plus tard, je reprends le trajet en marchant. Je me rends jusqu’au ravitaillement de Saint-George au 53e km. Je croise Jean-Michel à qui j’explique ma détresse. « N’hésite pas à te reposer me dit-il, tu verras tu repartiras bien mieux après ». C’est ainsi que je prends une vingtaine de minutes de repos supplémentaires dans un petit lit de camp. Je repars ensuite vers la fameuse ville de Saint-Affrique pour la seconde moitié de ce périple. Je suis en train de démarrer une cinquante de bornes, sans mes chevilles… Bon, n’exagérons rien, j’ai récupéré un peu. A mesure que j’avance, je m’aperçois bien vite que des coureurs en avance de 20 km sur moi arrivent en face. Je me dis bien assez tôt que je vais croiser Carole, ce qui me met dans un état de joie. Je me mets à scruter chaque arrivant en face à la recherche de ma femme. C’est ainsi que je me remets à courir avec l’idée que j’arriverai plus vite vers elle. Je commence doucement car j’ai mal : « allez, jusqu’au poteau là », « allez, jusque l’arbre là-bas loin », « allez, je compte jusque 100 ». A force de faire ces petits jeux, les kilomètres passent. Mes chevilles sont encore fortement endommagées.

Je finis par arriver tant bien que mal au 60e. Je croise un ami des Ajités : « Oh la t’as vraiment une sale tête, va te faire masser ! ». Devant tant de tendresse, je m’exécute. J’explique aux podologues ce qui m’arrive. Mes pieds son scrutés par quatre yeux puis le verdict tombe : « on va vous soulager pour le moment mais il faudra vous faire faire des semelles si vous voulez continuer à courir ». Oui ! Soulagez-moi pour l’instant, je ferai le nécessaire plus tard. J’ai une mission à terminer aujourd’hui. Et là, la magie opère. Je suis de nouveau capable de courir ! Alors je cours sans m’arrêter. Je croise Bruno, puis Samuel qui semblent tout deux en bon état et m’expliquent que ma femme est loin devant. Je double tout le monde sur ma route pour enfin croiser ma femme au 65e ! Nous courons l’un vers l’autre et nous prenons dans nos bras. C’est beau ce moment, très beau. Ça fait un bien fou. Le revers de ces retrouvailles, c’est que celles-ci sont éphémères. Au bout de quelques minutes, nous reprenons notre chemin, en sens inverse.

Six kilomètres plus loin, j’arrive à Saint-Affrique. La nuit est tombée. Je retrouve Vincent qui ne peut plus courir depuis le 43e à cause de crampes insoutenables. Nous faisons un bout de chemin ensemble. Je parle beaucoup, il écoute. Nous essayons de courir mais nous apercevons vite que c’est difficile pour lui. Au 80, nous nous donnons rendez-vous dans « au pire quatre heures » sur la ligne d’arrivée. Je repars en courant. J’ai l’impression d’avoir de l’énergie après ces quelques kilomètres de marche. J’ai la partie inférieure du corps en vrac et mes vertèbres me font mal, mais c’est un détail. Il ne me reste plus grand chose avant d’en finir. Je commence par un duo avec Christophe qui me permet d’enchaîner quatre kilomètre d’un coup. Puis je croise Damien et son suiveur dans la montée vers le viaduc. Il me fait une démo de sa frontale hongkongaise haut de gamme, nous échangeons, puis je décide de repartir en courant.

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Les finishers !

Allez, plus que quelques kilomètres et c’est gagné. J’arrive en ville, je donne tout ce qu’il me reste car je sais que ce sont mes derniers instants sur cette épreuve … et qu’à quelques minutes je retrouverai enfin Carole sur la ligne d’arrivée ! 98 … 99 … ça y est, voici l’arrivée. Et dire que quelques 8 heures plus tôt j’étais à ce même endroit … Je m’approche de l’arche. Je sais que l’arrivée est dans ce bâtiment à quelques centaines de mètres devant moi. J’accélère … ça y est, je tourne à gauche ! Tout est flou mais je sais que Carole m’attend … je fonce vers la ligne, je la franchis et … moment tant attendu … je me retrouve dans ses bras… L’émotion est immense … C’est un puzzle qui est enfin assemblé.

 

Le bilan de Carole :

 

Mon 100 km de Millau, un condensé d’émotions ! Je suis passée par tous les stades : le doute, l’anxiété, la tristesse, la sensation de bien-être et de plaisir. J’ai été émerveillée par la beauté et l’immensité des paysages, bien loin de ceux que j’avais connus un an plus tôt. Mis à part les premiers kilomètres, j’ai vraiment bien vécu l’épreuve. 100 km, c’est une distance qui, je pense, me correspond bien et que j’apprécie beaucoup. Plus que jamais, j’ai envie d’en faire d’autres. Je scrute déjà les prochains…

Un grand merci à tous les bénévoles, supporters, organisateurs de la course.

Un grand bravo à Vincent, Bruno, Samuel, Luc, Jean-Michel, Pascal et Chantal, les kékés du Bocage, Christophe, Greg et tous les autres.

Merci à Emir de me donner tant d’émotions.

Et merci à la course à pied de nous faire vivre des aventures de folie.

 

Les Lapins Runners.

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Commentaires
  • moulenat christophe dit :

    Bravo a vous 2 .Je lis vos récit et je comprends toujours pas comment vous faites pour durer si longtemps. (peut être comme dans la pub , les lapins ont des Duracell !! )
    Bye !!
    Chris Tophe.

  • damien dit :

    Merci pour la petite dédicace d’ailleurs faut que je t’envoie le lien de cette frontale 😉 Et encore bravo à vous

  • Christophe 77 dit :

    Bravo à toi et à Emir pour cette balade qui m’a permis de vous revoir après les Sables! Bonne récup et à très vite pour une sortie trail dans notre Seine et Marne (il y a des belles côtes du côté de Crécy la Chapelle ou de Chessy 😉

    • Carole dit :

      Merci Christophe et bravo à toi aussi !
      Avec plaisir pour le trail de Seine et Marne. D’ailleurs, j’espère qu’on te verra au trail du four à Chaux ce week-end !

  • Daddy dit :

    Bravo pour ce CR, pour ce nouvel exploit et bravo spécialement à Carole qui a été super courageuse en se passant d’Emir. Soignez-vous bien.

    • Carole dit :

      Merci David ! C’est surtout Emir qui a été courageux de ne pas avoir abandonné malgré ses douleurs aux chevilles. La prochaine fois, on le fera ensemble de bout en bout. 🙂

  • Dom kdo dit :

    Bravo les lapins …..

  • Nico Suzuki dit :

    Salut les lapins. Formidable compte rendu à l’image de votre performance de samedi. Faire « Millau » me trotte dans la tête depuis pas mal de mois. J’ai décidé de participer à « l’Everest de ma vie de runner » en 2017 pour mes 40 ans (il y a pire comme cadeau d’anniversaire). Au plaisir de vous voir un jour sur une course, je le dis souvent sur Twitter, vous êtes source de motivation pour moi. MERCI !!!

    • Carole dit :

      Salut Nico ! Ca en jette comme cadeau d’anniversaire ! Tu peux être sûr que tu t’en souviendras !
      C’est un honneur d’être une source d’inspiration pour toi et d’autres coureurs. C’est nous qui te remercions 🙂

      • Nico Suzuki dit :

        Bonsoir les lapins. Finalement, je ne vais pas attendre 2017 (et mes 40 ans) pour participer aux « 100 kilomètres de Millau ». Je serai dans l’Aveyron le 26 septembre 2015 ! Pourrais je vous poser quelques questions (niveau organisation) sur cette course mythique afin que ma « première » soit une réussite ? Merci d’avance.

  • nixul dit :

    Ouahhhhh vous me faites rêver tous les 2 !!! Ce que c’est beau et ce que c’est dur… purée 100 bornes quoi. Quand je me fais des SL j’ai l’impression d’en c… mais par rapport à cet exploit je confirme ça n’est qu’une impression… quel chemin parcouru, des kilomètres merveilleux à profusion depuis notre rencontre au 24h du téléthon. Vraiment trop fier de vous connaître 🙂

    • Carole dit :

      Salut Nixul, merci pour ton commentaire ! Je t’avouerais qu’on ne ferait jamais une SL de 100 km en entraînement. :p ( ça fait un bout de temps qu’on n’a pas fait d’entraînement > 15 km !! ) L’ambiance d’une course, le parcours, le dépaysement, ça change tout !!
      On ne peut que te souhaiter de te tester sur cette distance, tu ne le regretteras pas ! Le corps est capable de faire des choses de fous !
      A très vite !

  • Bourda dit :

    Bravo à vous deux, je suis tout ému en vous lisant.
    « Réussir à se quitter pour mieux se retrouver ! »

  • montaine33 dit :

    Bravo à tous les deux pour avoir fini votre deuxième 100km ensemble!
    Je rêve un jour d’être capable de faire de telles distances. Mais je commencerai par le marathon, ce sera déjà bien.

    • Carole dit :

      Merci beaucoup montaine33 🙂 Tu as de beaux projets en vue. Je te souhaite de te lancer dans le marathon, de connaître cette joie et fierté immenses qui s’emparent de toi à l’arrivée. Une fois que tu te sentiras bien sur marathon, tu pourras te tester sur le 100 km. Je pense que ce rêve est accessible à tous : nous en sommes la preuve vivante. A bientôt !

  • FireRasta dit :

    Bravo les lapins et particulièrement a Carole! C’est un super chrono avec pourtant des douleurs a la cuisse…
    vous etes vraiment impressionnant!!
    Chapeau !!

  • Gilles (le clown) dit :

    Magnifiques récits croisés qui se rejoignent.
    Ne t’en fais pas Carole, je ne te prends pas une sauvageonne: je t’avais entendu dire dès le 3ieme km que tu avais mal à la jambe, ce n’étais même pas de la mauvaise humeur mais de l’inquiètude et de la concentration. Ta performance est peut être la plus impressionante que j’ai vu sur ce week end: partie blessé puis seule (sans vélo ni Emir), sauté des ravitos, toujours y croire et au final 13h16 ! BRAVO.
    Bravo aussi Emir car tu ne devais pas être bien pour avoir laissé Carole et tu es très blanc à l’arrivée, même 2h après !
    Votre site est magnifique, je regarderais votre calendrier pour que nos futures rencontres ne soit plus le hasard.

    • Carole dit :

      Merci Gilles pour ton commentaire (ça y est, nous avons ton prénom ! 😀 )
      Très bien, je suis rassurée. Tu auras l’occasion de me voir un peu moins concentrée que je ne l’étais à Millau. 🙂
      Bravo également à toi, merci pour tous ces petits mots gentils.
      Je suis d’accord, Emir a assuré pour la partie développement de notre site.
      Au plaisir de se revoir très vite Gilles !

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