Allons gambader au marathon de Cernay 2015 !

teaserbox_377399734 Janvier 2015. Commencer l’année par un marathon et retrouver toute une communauté de Runners motivés ? Voici l’excellente idée des organisateurs du marathon de Cernay. Nous sommes convaincus. Pour nous, ce sera aussi l’occasion de faire le point sur nos performances respectives afin de caler les objectifs 2015. C’est parti pour le récit.

Dimanche. 5h20. En cette veille de rentrée après la tant aimée période de fêtes, nous nous levons avant le soleil pour un très bon petit déjeuner qui se révélera décisif pour le marathon. En tenue, direction le RER pour rejoindre notre covoiturage du jour, l’ami Jérôme autrement connu sous le nom de Fire Rasta. Ensemble, nous arrivons sur le parking dédié aux covoiturages, puis dossards, consigne, échanges entre runners et ligne de départ.

Avant de commencer le récit, rendons hommage à nos copains du running présents ce jour pour partager l’aventure. La liste est longue : les kékés du bocage (dont Pascal, Chantal et leur fiston, Jean, Pierre, Jean-Michel, Marc et plus encore), KarineSébastienDavidThandoNicolasGui en photographe du jour, Frank, FannyEricPink PhilippeIsabelle (ou presque), Mickael, Francine … et nos excuses à ceux qui ne figurent pas dans cette liste (la faute à nos cerveaux faillibles, veuillez les pardonner).

Au départ, prêts à partir !

Crédit photo : Guillaume Fave

Récit du Lapin

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Crédit Photo : Guillaume Fave

Début de marathon, je pars tranquillement à 12 km/h le temps de me chauffer, de prendre un Selfie avec Fire Rasta, de saluer David déguisé en lapin géant et de souhaiter bonne course à ma femme. Je profite de ce début de billet pour remercier Thando, qui m’a complètement chauffé en me lançant : « j’essaie de le courir avec toi, on se cale à 13km / h ? » avant de disparaître faire ses lacets quelques secondes plus tard et ne plus revenir. Thando si tu me lis, merci à toi (je suis sérieux) !

Je gambade avec aisance. Les premiers kilomètres passent vite, même sans musique. Je double du monde et me demande quand je vais terminer par croiser Isabelle ou Pink Runner comme l’année passée. Les kilomètres défilent plus ou moins vite, rythmés par la voix de robot féminin de mon mobile qui m’annonce mes temps de passage. Je vagabonde dans ma tête avec légèreté, laissant les sujets défiler et m’occuper l’esprit. Tout y passe, de l’introspection au passage en revue des objectifs de l’année, passant par les spéculations sur mon chrono du jour. J’ignore si je suis capable de réaliser le chrono de l’année passée mais je suis malheureusement assez convaincu de ne pas en être capable. Les ultras de l’année 2014 on eu leur « petit effet » sur mon corps.

L’idée folle de parvenir à réaliser un chrono approchant les 3h15 se précise au fur et à mesure que les kilomètres passent. Comme l’année passée, je fais n’importe quoi: je ne m’hydrate pas.

Je profite de ce passage pour faire un clin d’œil à Frank avec qui j’ai échangé quelques foulées, réflexions, rires, et gorgés d’eau.

Au 30e, je me décide à prendre mon premier petit gobelet d’eau, en veillant bien à ce que cela ne me retienne guère plus de 10 secondes. J’ai toujours l’espoir en tête de poursuivre sur cette lancée, bien que des signes de fatigue physique se présentent. Mes cervicales deviennent douloureuses mais, porté par la dynamique du moment, j’ignore leur message.

Alors que je passe le 33e km en 2h34, c’est le drame. Les montées successives vont littéralement me brûler les jambes. Plus précisément, mes ischios qui ne supportent vraiment pas ce que le profil de course leur inflige. La belle montée au 35e km visible ci-dessous va mettre un terme à mes espoirs fou de Record Personnel sur marathon.

... Et là, c'est le drame !

… Et là, c’est le drame !

J’entame une lutte au mental contre la douleur, persistant à courir et m’interdisant de marcher … « Allez, tu maintiens la foulée jusqu’au poteau là-bas, non jusque l’arbre là-bas »… Et ce jusqu’au moment où je réalise qu’il reste 9 km à parcourir et que je ne peux pas risquer de perdre mes jambes, déjà brûlantes, ici. L’idée d’égaler mon score de l’année passée est déjà bien loin. Je parviens tant bien que mal en haut de la montée après avoir marché sur les kilomètres 35 et 36. Je me remémore l’année dernière au même endroit: je n’avais pas éprouvé autant de difficulté, loin de là. Cette année, mes jambes sont dans un état difficilement supportable, entraînant un déclin de mon mental. Arrivé au ravitaillement du 37e, je suis exténué. J’ai peur de ne pouvoir courir jusqu’au bout. Je fais donc une halte pour me remettre les jambes et les idées en place, et faire le plein de glucides. Je repars un peu lourd avec l’idée ferme de boucler les 5 derniers kilomètres au mental. Ce qui sera fait.

Une fois la ligne franchie, je vais beaucoup mieux. Je croise Francine et je dévalise son ravito tel un Lapin morfal. Je poursuis vers les sandwichs puis vers les douches froides, et fais demi-tour vers la ligne d’arrivée pour retrouver ma femme.

Avant de vous laisser, je me dois de vous informer de mes conclusions. Les erreurs sont des opportunités que j’aime saisir.

Ma leçon en quelques mots :

  • Pas de travail de vitesse = pas de miracle
  • Alimentation insuffisante les jours précédant le marathon, contrairement à l’année passée
  • Alimentation et hydratation en course catastrophique

Ma conclusion :

  • I’ll be back. Avec une préparation (plus) travaillée, j’aurais le RP sur marathon en 2015.

Récit de la Lapine

Voilà, c’est maintenant. Je m’apprête à courir mon deuxième marathon sans mon lapin à mes côtés. Je ne me mets pas la pression, je vois cette course comme une sortie longue. Je ne m’attends ni à faire un temps exceptionnel, ni même à battre mon record sur cette épreuve. Pourtant, j’ai comme l’impression que ça va bien se passer. En effet, j’ai effectué récemment plusieurs sorties à allure soutenue, je ne suis pas blessée (hormis quelques petits soucis mécaniques) et la veille au soir, nous avons mitonné un dîner digne du coureur modèle des magazines.

Km 0, j’ai de bonnes sensations. Je me rends compte encore une fois à quel point la présence de coureurs environnants booste ma vitesse. Je discute quelques kilomètres avec Pascal qui m’informe de son agenda des courses de l’année.

Les vaux de Cernay me donnent du fil à retordre. Les montées coriaces me coupent les jambes. Heureusement, je récupère vite dans les descentes. Je réfléchis sur la théorie très controversée selon laquelle en course à pied, les descentes donnent de l’élan pour les montées. J’ai l’impression que ça marche comme ça chez moi !

La Lapine Solitaire

Crédit photo : Guillaume Favelin

Le semi vient de passer en 1h58 environ. Je suis très contente mais j’ai l’impression de m’être brûlée plus qu’il n’en fallait pour finir la course confortablement.

Cela fait quelques kilomètre que me suis trouvée un lièvre. Nous commençons à sympathiser en grognant contre une camionnette qui nous fait respirer ses pots d’échappement en pleine montée. Alors, chauffeur de la camionnette, si tu me lis, explique-moi : à quoi tu t’amusais en roulant à 10 km/h en pleine montée ?

Je cours maintenant seule, je m’ennuie. J’ai lâché mon lièvre au kilomètre 22. J’aperçois un peloton de coureurs à 50 mètres de moi. Je regarde autour de moi. Pas de coureurs. Je ne comprends pas pourquoi je n’arrive pas à faire pas partie d’un peloton.

Comme l’an dernier, les groupes de cyclistes sont très présents sur la course et m’inondent d’encouragements. A ce stade de l’épreuve où je commence à fatiguer et où ma bouche a été figée par le froid polaire, je ne peux que leur répondre par des sourires niais.

Sur ce second semi, je me vois ralentir. Mais les jambes suivent et malgré les méchantes côtes, je m’efforce de courir. Je surveille de près ma TomTom qui me laisse rêver d’un RP sur cette course !

Au ravito du 36e, une bénévole m’annonce avoir vu mon lapin : « oh, il est passé il y a un bout de temps, il faisait partie des premiers ! Qu’est-ce qu’il a pu manger… Puis il est reparti comme une flèche ! ». J’imagine alors mon lapin accéder au podium. Ce serait commencer l’année en beauté !

Lors des ravitos, je me sustente de morceaux de sucre et Coca glacé. Je constate avec étonnement que l’absorption de sucre améliore nettement ma vue de manière quasi instantanée et me donne du peps (presque) jusqu’au ravitaillement suivant. A chaque pause, je suis prise de quintes de toux insupportables, ce qui m’encourage à ne pas m’éterniser et reprendre la route rapidement. Comme quoi, être malade a des points positifs.

Les derniers kilomètres défilent. Je me rappelle de cette fin de parcours. J’aperçois l’arche d’arrivée. Je tente une accélération…

4h13m03s, c’est ce qu’affiche ma montre, soit un record riquiqui (mais record quand même) de quelques secondes. Je suis ravie, je ne pouvais pas rêver mieux !

Un tout jeune bénévole me décore d’une jolie médaille jaune, nettement plus belle que celle de l’an dernier.

Je retrouve mon lapin, qui est arrivé depuis un moment déjà. Je le sens déçue par son chrono. Je reste admirative devant une telle prouesse mais comprends son ressenti : il ne faut pas se mentir, à sa place j’aurais aussi été déçue. Nous regagnons le gymnase et assistons à la remise des récompenses.

J’ai un peu d’espoir de figurer sur le podium des séniors féminines mais je suis finalement classée à la 5e place… Le podium, ça sera pour une prochaine fois !

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Un grand merci à l’organisation du marathon de Cernay qui a fourni un travail de qualité, aux bénévoles aussi sympas les uns que les autres, à nos lecteurs dont nous avons fait la connaissance à cette occasion, aux amis avec qui il est toujours aussi plaisant de discuter et à Jérôme the Rasta pour le covoiturage on ne peut plus sympathique. Jérôme, un grand merci pour les techniques secrètes de fabrication de locks et autres théories de l’écartement de lobes.

Attachant, champêtre, méditatif : voilà comment nous pourrions qualifier le marathon de Cernay en trois mots. Alors, amis de région Parisienne, n’hésitez plus, faites un petit crochet par les Yvelines en janvier prochain. Vous ne serez certainement pas déçus du détour !

Quelques beaux événements à venir en Janvier :

  • Le trail des 25 Bosses le 11/01 organisé par l’ami Ali de la communauté Runhappy (gratuit et ouvert à tous) !
  • La 80e édition de Paris-Mantes à la marche, pendant la nuit du 24/01, à laquelle nous sommes particulièrement attachés.

En attendant, portez-vous bien et à très bientôt pour de nouvelles aventures runnesques,

Les Lapins Runners.

carottes petit

Commentaires
  • Thando dube dit :

    Bravo les deux! Ca a été un plaisir de vous voir!Désolé Emir on s’est perdu tu étais trop rapide je n’ai pad pu te rattraper….rendez vous a Reims comme convenu! Reposez vous et a très bientôt!

  • FireRasta dit :

    Bravo a vous les Lapins. Très sympa d’avoir pu échanger un peu avec vous, même si le covoiturage était très déséquilibré.
    Bon courage pour vos prochaines (et nombreuses) aventures.
    A très bientôt les zamis

    • Carole dit :

      Bravo à toi aussi Jérôme ! Il a fallu qu’Emir m’explique en quoi le covoit avait été déséquilibré car je n’avais pas compris.^^ Nous ne pouvons que t’être reconnaissants de nous avoir emmenés à Cernay, nous n’allions pas non plus te demander d’aller nous chercher dans le 93 ! 😀
      A très vite à Vincennes Jérôme !!

  • Karine dit :

    Un spécial bravo à Carole pour ce RP sur ce marathon !!! Classe Pour Emir, çà viendra plus tard, pour le suspense. On compte sur toi de toute façon

    A bientôt

  • Raphynisher dit :

    Bravo les lapins,
    Toujours aussi agréable et divertissant de vous lire. Bravo à Carole pour son record et Emir (ne relache pas, tu as le bon diagnostic => Vitesse !! il faut developper sa VMA 😉 mais bravo quand meme on parle d’un marathon le 04 janvier quand même avec froid et lendemain de fête. Je serais à nouveau à Senart cette année mais son mon yoyo qui a le genou en vrac … On pourra peut être s’y retrouver et partager un morceau de bitume ensemble !

    • Carole dit :

      Salut Raphy ! Merci pour ton commentaire.
      Nous ne serons pas cette année au marathon de Sénart car nous participons à the trail Yonne le lendemain. Ca aurait été un peu compliqué d’enchaîner les deux 🙂
      Ceci dit, si tu vois que nous avons des courses en commun (en regardant sur notre planning des courses), n’hésite pas à venir nous voir pour partager ce morceau de bitume !

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