Dans 15 jours, je serai un ironman ?

doigtpiedPeut-être que toi aussi t’as vécu ça. Laisse-moi te dire : t’étais pas mauvais à l’école. Tu t’en sortais toujours plus ou moins avec des bonnes notes, alors que tu bossais le minimum vital et tu faisais tes devoirs en dix minutes pour aller jouer le plus vite possible. T’étais pas confronté à la difficulté. Tu te forçais pas et ça passait. Y’en avait bien qui trimaient un peu plus dans la classe et qui n’arrivaient pas à accrocher de bonnes notes malgré le boulot. Toi tu les regardais et tu comprenais pas trop, tu te disais que t’avais peut-être de la chance. Eux te regardaient et se disaient « P****, la vie est injuste ».

remisequestionLes années sont passées et un beau jour, t’es arrivé devant ta copie le jour de l’exam et tu t’es dit : « Quoi ? Je suis incapable de répondre ? Je vais vraiment prendre le mur ? ». Et la réponse était oui. Ce jour-là t’as compris que t’avais eu de la chance, mais qu’un beau jour tu as vu que toi aussi tu avais tes limites. T’as compris que toi aussi, maintenant il te faudrait bosser pour t’en sortir, car te reposer sur tes facilités et tes acquis ne suffisaient plus. Ce jour-là t’avais pas l’avantage, tu faisais pas le malin. Ce jour-là tes petits copains qui cravachaient depuis des années, ils avaient déjà compris qu’il fallait faire des efforts pour avoir ce qu’ils voulaient, et que tout ne te tombait pas tout cuit dans le bec sans faire d’efforts. Mais toi qui avait toujours vécu dans l’aisance, il te fallait apprendre à te violenter un peu, et ça, c’est sacrément compliqué. Comme un gosse de riche quoi doit apprendre à vivre seul et gérer un smic du jour au lendemain. T’avais pas de contraintes et maintenant, t’en as.

L’euphorie

Pourquoi est-ce que je te raconte tout ça cher ami ? Tu vas comprendre dans peu de temps. La course à pied, depuis 2012, ça a été une ascension fulgurante. Je pesais 89 kilos fin 2011, puis en 2012 j’ai rencontré la course à pied qui a eu l’idée merveilleuse de déposer Carole sur mon chemin. Carole m’a pris par la main et a tiré avec une énergie débordante, une énergie et une folie telles que je n’avais qu’une envie : me laisser porter. Je me dis qu’après tout, si ce n’était pas maintenant qu’on vivait des choses folles, ce sera jamais, alors pourquoi se brider ! Mi-2013, c’était 63 kilos avec quelques semi-marathons, quelques 10 Km et deux ou trois marathons dans les pattes. Et tout ça, c’était plutôt fluide. Ça ne faisait que commencer. Le corps, quelle merveilleuse machine à s’adapter. Tu lui infliges un truc, il se répare, et la fois d’après, il est bien meilleur ! Une telle euphorie que ça a continué encore et encore, jusqu’à rapidement aller chercher ce qui se trouvait « après » le marathon. La même année, tout juste 25 ans et notre premier 100 Km. Si tu m’avais dit quelques années auparavant que ça existait, je t’aurais pas cru. En 14 heures il était bouclé, et en quelques jours, le corps l’avait digéré. Incroyable machine que le corps humain.

2014-04-06 12.23.24Autour de nous, de l’étonnement dans tous les sens. Nos proches, familles et amis regardaient cette progression d’un œil ébahi et admiratif. Nos premiers lecteurs nous demandaient comment nous faisons pour récupérer aussi vite, quel est l’entraînement miraculeux que nous faisons subir à nos corps pour arriver à enchaîner autant. Et nous ne pouvions donner que des réponses qu’on peut qualifier de tout, sauf de scolaires : « nous préparons nos courses avec les précédentes, et le corps suit bien ». Alors certes, la performance n’était plus en progression constante, mais nous estimions cela normal et privilégiions la quantité à la qualité. Une euphorie toujours bien présente nous conduit à nous lancer dans le trail puis dans l’ultra. En 2014, nous partions pour le Marathon des Sables qui, bien que très difficile et non sans quelques doutes, a été couronné de succès. « L’une des épreuves les plus dures au monde » en disait-on. Cela nous excitait complètement de réussir une course avec une telle réputation. Puis la même année, je partais pour la TDS avec une préparation digne d’un vrai tocard inconscient à coup de sortie de 5 Km. Pourquoi une prépa aussi légère ? Pour une raison des plus puériles qui soit : la flemme de m’entraîner, c’était une période sans. Mais mon corps a encaissé, et je bouclais la bête en 32h après, certes, avoir morflé comme rarement dans ma vie.

Retour à la raison … ?

Tout ça s’est fait sans vraiment sentir le poids du travail nécessaire pour réussir ces épreuves. Alors que certains se tuaient aux plans d’entraînements hyper stricts pour courir un marathon, nous n’avons même pas lutté assez pour terminer notre première séance correctement car en EF, il faut le dire, on se fait carrément ch***. Qu’est-ce que tout ça a fait de moi ? Qu’est-ce que je suis ? Un enfant gâté de la course à pied ? Un gars qui fait pas d’efforts et qui s’aperçoit que ça passe quand même. Tu comprends maintenant le sens de mon introduction ? Mais un beau jour, que va-t-il se passer ? Un beau jour comme le 28 juin 2015, serai-je capable de répondre ? Vais-je prendre le mur ?

Bon, c’est pas comme si je ne m’entraînais pas du tout, hein. Y’a bien un mois que j’ai commencé sérieusement. Un mois que j’ai commencé à comprendre que si je montais pas sur le vélo que mon ami Pierre m’a prêté, ça allait commencer à sentir sérieusement le roussi pour mes cuisseaux. Un mois aussi que j’ai vraiment réalisé que si je commençais pas à aller sérieusement à la piscine au lieu d’écouter la flemme, j’allais lamentablement couler le jour J, dès la première épreuve. Mais mon ami, Un mois pour préparer un Ironman ? Je pense que je peux demander à à peu près n’importe quel triathlète sain d’esprit si j’ai une seule chance d’aller au bout, et qu’il me rira au nez en pensant que je lui raconte une blague.

Pourquoi t’as pas commencé avant me diras-tu à juste titre. J’ai identifié deux raisons :

  1. je n’ai toujours vraiment travaillé que quand je pouvais palper la pression. Je suis comme ça, c’est mon moteur.
  2. je n’ai toujours pas pris de mur suffisamment gros dans la face et toujours pas compris qu’il fallait parfois bosser sérieusement pour avoir ce qu’on veut. Et que si on ne le fait pas avec un minimum de sérieux, on échoue.

… ce serait du gâchis !

Non vraiment, c’est moi qui ait écrit tout ça ? Je serai raisonnable quand je serai vieux et fatigué. Cet ironman ? Je vais morfler c’est clair car faut bien assumer quelque part la préparation freestyle, mais ça va le faire bien sûr 😉

 

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Les amis, un grand merci d’être de plus en plus nombreux à nous soutenir, cela nous procure beaucoup de joie et d’émotions. Je vais avoir particulièrement besoin de vous pour cette fois. N’hésitez pas à vous lâcher sur les commentaires et remplir mon cerveau d’encouragements, car, vous l’avez perçu, au fond j’ai les chocottes. Mon mental va prendre un coup tellement sévère, qu’il aura besoin de penser à tout ce que vous lui avez écrit pour le réalimenter, quand je serai qu 140e kilomètre de vélo et qu’il me restera une heure à tenir sur une selle qui aura eu raison de mon derrière, en pensant qu’un marathon m’attend. Alors s’il vous plaît les amis, lâchez-vous dans les commentaires, vraiment !

Des bisous et à très bientôt !

carottes petit

Commentaires
  • Caro dit :

    Quand je pense que j’ai mal au cul meme avec ma sur scelle rembourrée au bout d’1h de vélo mdr je te souhaite bien du courage Emir! Maîs si tu y penses bien tu es fidèle au personnage, Ironman soit Tony Stark c est quand même un des plus gros branleurs de Marvel hein concrètement à part le cerveau pour inventer une nouvelle combi toujours plus stylée c est pas le mec qui se butte au sport et pourtant c’est souvent celui qui sauve le cul a tout le monde donc garde l’espoir ya que ça de vrai! Si tu veux tu peux j en suis sûre!

    • Emir dit :

      Hello Caro et merci pour ton commentaire ! T’as raison, le mec qui à l’air en dilettante mais qui a pourtant des capacités certaines, c’est ce qui caractérise Tony Stark. J’aime à penser que c’est aussi une caractéristique des Lapins : créer un contraste entre le fun et la légereté du déguisement, et les défis parfois très sérieux que nous abordons :). J’espère de tout coeur pouvoir continuer d’être à la hauteur sur ce type de défis ! Je vais tout donner, même si je dois laisser sur le vélo la peau de mon derrière :p. La volonté est bel et bien là et l’objectif est ancré on ne peut plus solidement.
      Encore merci Caro !

  • Thepinkrunner dit :

    Tu vas le faire comme tous les défis que tu t’es mis et que tu as réussi avec plus ou moins de souffrance comme tu le dis si bien!

    GO GO GO!!!

    • Emir dit :

      Merci Philippe ! Tous réussis, ou presque ! Mais j’ai appris de chacun d’entre eux quoiqu’il en soit. Je pense avoir un mental assez solide et prêt pour surmonter le truc, un mental muni de volonté qui saura pallier aux éventuels imprévus à affronter sur place. Maintenant, il ne reste plus qu’à régler les derniers détails (non des moindres) : rassembler les dernières infos pratiques, rassembler les derniers conseils en masse, et peaufiner la préparation mentale (ce que je suis en train de faire grace à vous) !
      Merci encore et à bientôt Philippe. Et félicitations pour ton 10 km de l’équipe en 42 ! Quel classement !

  • Runner.fou dit :

    Oui tu es fou, mais c’est ce qui vous fais avancer donc continue, cela sera peut être dur mais pense que l’on est derrière toi.
    Je suis moins fou que toi l’Ironman est programmé dans deux ans, je commence par des petits. Vas y lâche toi, et fais nous rêver ensuite avec ton récit .

    • Emir dit :

      Merci à toi ! Effectivement la folie c’est un bon carburant pour avancer et se lancer, parfois prendre des raccourcis et peu rapide (autrement dit des risques), voir si ça passe, expérimenter. C’est une belle façon de pratiquer. J’espère qu’elle me mènera au bout, et que je pourrai vous dire dans 15 jours que je l’ai fait, et comment je l’ai fait.
      Encore merci pour ton message et à très bientôt 😉

  • Allann dit :

    Frand, c’est franchement incroyable tout ce que tu as réalisé en si peu de temps. Cet évènement, si tu as choisis d’y participer c’est que tu as encore envie de te surpasser, de repousser tes limites physiques et aussi mentales. Je n’ai pas assez de connaissances pour cet évènement quant à la préparation à faire pour espérer terminer l’épreuve. Mais une chose est sûr c’est que tu en es capable. À toi de te demander qu’est ce que tu recherches, quel objectif souhaites tu atteindre pour cette course, quelles places etc… ? Le plus important est de se faire plaisir. On est d’accord, on ne vise pas le podium 1 mois avant la course 😉 mais pourquoi pas ? Dans l’effort, tu sais très bien que le mental a le dessus par rapport au corps et que ce dernier peut encaisser sèvère et longtemps.
    Je pense que pour toi il est grand temps de te prouver ce que vaut ton corps. Jusqu’à l’épuisement. Je me trompe ? 😉 Bien sûr il faut aussi penser à sa santé, l’excès comme dans toute autre chose, peut vite déraper.
    Si tu échoues, si tu n’es pas satisfait de ta performance, tu auras forcément appris quelque chose. Et ce quelque chose va te faire grandir pour les prochaines fois, t’inculquer comment te préparer. Certes ça peut être une grande claque dans la gueule mais ça te fera toujours avancer.
    Bref, je pense à toi pour cette préparation et cette course et je suis là (même à des milliers de kilomètres) si tu as besoin de parler et d’échanger. Je suis très joignable donc n’hésites pas (bon penses que jai +6h avec le décalage lol).
    Prends soin de toi bro et ne perds pas confiance en toi 😉
    Allann

    • Emir dit :

      Merci pour ton message bro ! Oui c’est un parcours rapide effectivement. Le corps a encaissé, nous avons vécu de belles choses, nous avons voulu aller toujours plus loin, et voilà où on en est :). L’objectif c’est toujours de me surpasser, de me montrer jusqu’où je peux aller.

      « Mais une chose est sûr c’est que tu en es capable » -> c’est vraiment la question qui est au centre de mes doutes. Ma préparation mentale va consister à m’en convaincre, m’en imprégner, et pouvoir être certain le jour J que c’est le cas, que j’en suis capable et que je vais le faire.

      Je ferai tout ce que je peux pour aller au bout, je suis près à rencontrer mes limites physiques et les surpasser. Je veux me montrer jusqu’où je peux aller parce que c’est pas dans le confort que je me sens accompli. Je veux réussir et je garderai ça en tête par dessus tout, surtout quand ce sera difficile. Je m’armerai de tout ce que j’ai, dont ton messages et les autres. Je veux pas prendre la claque dans la face, pas sur cette épreuve. C’est tellement important pour moi que je serai chargé à bloc !

      Encore merci pour ton message bro, et à très bientôt !

  • Karine dit :

    Tu penseras à ce que tu as fait, je suis sûre qu’ avec ça tu ne pourra qu’ avancer !

    • Emir dit :

      Oui je pense, les expériences et le passif sont un outil mental très important, je ne le négligerai pas. Ca couplé à la volonté et au soutien de tous, et voilà qui devrait parer mon mental a subir lourdement pour accomplir 🙂 Merci Karine d’être passée et à bientôt 😀

  • Adrien dit :

    Hello les lapins. J’espère de tout cœur que ce n’était pas un cadeau empoisonné, j’espère que tout se passera bien. Crois en toi, crois en tes capacités et donne toi à fond. J’ai hâte de te suivre sur le tracker. Tu vas sans doute réussir a démystifier complètement cette distance pour tous les gens qui comme moi n’osent pas franchir le pas pour aller prendre une énorme montée d’adrénaline sur la promenade des anglais. Tu as 16heures environ pour venir à bout de ce nouveau défis ! Courage Emir !! Adrien

    • Emir dit :

      Merci pour ton message Adrien. Dans tous les cas ça ne peut pas être un cadeau empoisonné car il me vient de Carole, qu’il m’aura amené vers une nouvelle expérience à découvrir : à préparer (certes à l’arrache), à vivre, et à partager. Je donnerai tout ce que j’ai le jour J pour arriver dans les 16h !
      A très bientôt et encore merci 🙂

  • Alex dit :

    Je rejoins Adrien ! On parlait de cette épreuve pas plus tard que jeudi soir. Comme dit Mike Horn 90% c’est du mental. On dirait que t’as ce qu’il faut à ce niveau la. Bon courage ! On te suivra !
    Alex

    • Emir dit :

      Hello Alex et merci pour ton commentaire.

      Certes le mental est là est bien là, mais il a besoin d’être aidé en amont. L’aider, c’est lui permettre d’être rassurer sur sa capacité à faire, d’anticiper ce qui va lui arriver, et d’être certain qu’il va y arriver. C’est là-dessus que je dois concentrer mon travail et j’espère que le jour J, cela paiera !

      Encore merci, et à bientôt pour les résultats !

  • Olivier dit :

    Vous avez l’habitude d’enchaîner des grosses course toutes les semaines. Là il va falloir que tu enchaînes 3 gros trucs à la suite. C’est un pari énorme mais je pense que tu as le mental pour réussir. Tu vas sans doute boire plusieurs fois la tasse, tu vas avoir sacrément mal aux fesses, tu finiras peut-être en rampant mais tu vas y arriver. Tous les 2 vous êtes de grands malades mais on aime bien votre maladie, elle nous permet de lire vos récits, de découvrir de nouvelles courses et de se dire que nous aussi on peut être capable de tenter des trucs de dingue ( RDV à la 6000D ) Entraîne-toi bien ! ( essaies)

    • Emir dit :

      Salut Olivier,

      Merci beaucoup pour ton commentaire. Effectivement le mental en a déjà vu des vertes et des pas mûres et c’est important de capitaliser dessus 🙂
      Physiquement je vais prendre un sacré coup mais je garderai en tête tous ces beaux message, toute cette envie de vous ramener une victoire, et toute cette détermination à l’idée de boucler cette coûte que coûte quitte à hiberner pendant 1 an ensuite (bon j’exagère, 1 semaine ce sera déjà bien).

      Rendez-vous à la 6000D ! Et si tu aperçois nos oreilles, n’hésite pas à nous faire un petit coucou.

      Encore merci et à très vite 🙂

  • Il y a ceux qui réussissent à décrocher des notes honorables pendant leurs études sans travail acharné, il y a ceux qui obtiennent des résultats honorables en course à pied sans plan d’entraînement spécifique, il y en a même qui peuvent faire les 2 … Les mystères de l’être humain !
    Loin de moi l’idée d’entrer dans des considérations du type « il faut », je ne peux que t’apporter mon soutien dans ce nouveau défi. Tu as conscience de ce à quoi tu t’attaques, respecte cela, respecte toi !

    • Emir dit :

      Hello Marylin et merci pour ton message.

      Ca fait du bien de lire ces choses-là. Oui j’ai un bagage et je vais devoir l’utiliser à fond, l’emmener faire ce qu’il n’aura jamais fait avant.

      Un grand merci pour ton soutien, tous ces messages sont très précieux pour moi et seront utilisés le jour J !

      A très bientôt !

  • Laflecheblonde dit :

    C’est beau d’avoir 25 ans.

    Bah tu procrastines! Comme moi avec cette fuite d’eau dans ma salle de bain!

    Bon ben t’y arriveras (ou pas) mais ce n’est pas
    Grave parce que tu as l’amour. Si tu t arrivés lapine Era encore plus fière de toi, et si tu n’y arrives pas ben t’en sortiras plus fort et tu retenteras.

    Sinon moi aussi j’ai fait un jour 89kilos.

    • Emir dit :

      Hello Mike et merci de passer par là,

      Tout d’abord, je suis ravi que de partager avec toi le point commun des 89 kilos vécus :p Cela dit, je suis bien plus petit que toi, donc au niveau silhouette cela devait être bien différent. Bref, ce n’est pas le sujet du jour.

      Oui j’ai l’amour effectivement et il est très important. Cependant, je ne pense que je serai capable, dans le cas où j’échoue, de relativiser rapidement en me disant : ce n’est pas grave, j’ai l’amour. Je trouverai ça grave d’avoir échoué. Et j’ai besoin de trouver ça grave, car si l’échec est une porte de sortie, alors je serai susceptible de l’utiliser dans la difficulté. J’estime donc que l’échec n’existe pas, que je n’ai pas d’autre option que d’avancer et tout donner, car la seule façon de sortir de l’épreuve, ce sera par la ligne d’arrivée. Je ne veux donc pas retenter plus tard, mais bien réussir du premier coup 🙂 J’espère que ce que je vise est à peu près réaliste, et si ça ne l’est pas, j’improviserai 🙂

      A bientôt Mike et encore merci pour ton message !

  • Raphynisher dit :

    Salut Emir,

    Bien sur, tu n’es pas fou sinon tu mènerais pas cette réflexion et cette angoisse qui te rendent humain. Je rejoins ce qui a déjà été dis et que tu sais déjà, le mental est la clé dans ce genre d’effort mais il ne faut pas oublier qu’on travaille son mental aussi à l’entrainement (car on dissipe les doutes et on se rassure sur les allures, le matos, etc…) Il faut arriver le 28/06 avec un max de confiance comme quand tu n’avais pas besoin de réviser et que tout te souriait ! En tout cas, une chose est sure malgré ce que tu écris tu bosses ton endurance pas mal avec vos nombreuses courses et ton optimisme de faire tes 40derniers km de vélo en 1h me font sourire car je pense que tu as du regarder un peu le dénivelé sur ton parcours qui sera bien loin d’être plat ! Malgré tout çà, l’important est la prise de conscience, tu as encore une semaine de préparation physique et 2 pour la prépa mentale (tu es large ! mdr) J’ai confiance en tes possibilités et en ta capacité incroyable à repousser tes limites (même en percutant un mur, on se relève et on avance en passant au dessus) On te suivra ma femme, mes enfants et moi !

    • Emir dit :

      Salut Raphy,

      Tout d’abord merci car c’est toujours un réel plaisir de découvrir tes messages, toujours de qualité.
      Je suis totalement en ligne avec toi sur le rôle du mental, et la préparation de celui-ci qui se fait dès l’entraînement, bien en amont de l’épreuve. Le mental a beau être fort, il a ses limites et l’entraînement permet également de les repousser le plus loin possible.
      Rassure-toi, je suis bien conscient que les derniers 40 bornes ne se feront pas en une heure (j’ai écrit cette phrase un peu à la va-vite sans chercher à être précis). Je pense viser une moyenne de 24 km à l’heure de manière réaliste (j’espère) sur le vélo.
      Ma préparation physique est sur le point de se terminer. J’ai prévu encore trois séance de course à pied, une séance de vélo à l’arrache, et trois séances de natation. Le tout se terminera jeudi 25 et les dés seront jetés pour la préparation à ce moment-là. Il me restera à soigner l’alimentation, et faire de mon mental une machine de guerre qui passe au dessus des murs.

      Merci pour ton soutien constant Raphy, merci pour le soutien de ta famille. Ce sont des mots qui m’aident et qui seront, sans nul doute, utilisés à bon escient le jour J. Quand je franchirai la ligne, l’émotion sera forte et je te / vous la ramènerai, aussi intacte que possible.

      A très bientôt Raphy et bonne fin de prépa pour le Mont Blanc, moi aussi j’ai vraiment confiance en toi 😉

  • Carole dit :

    Même si ta prépa a été courte pour une épreuve de cette envergure, je crois très fort en toi, en tes capacités physiques et en ton mental.
    Tu es capable de grandes choses, tu nous l’a montré à maintes reprises.
    Ne doute plus. Ca ne peut être que néfaste. Ne te pose plus la question et rentre-toi dans la tête la phrase suivante : le 28 juin, je serai Ironman.
    Je suis de tout coeur avec toi !!!! Tu vas y arriver !!!!

    • Emir dit :

      Ma femme,
      Je suis très heureux et fier que tu me soutiennes dans tout ce que je fais. Que tu assures aussi bien le service après vente de l’aventure dans laquelle tu m’as embarquée. Tout ce chemin que nous avons fait ensemble sur tout type de routes, sentiers, forêts, marécages, déserts, montagnes, c’est une bagage qui est gravé en moi à jamais et qui m’emmènera au plus loin lorsque j’en aurai besoin.

      Le 28 juin ma femme, je serai un ironman. Je te retrouverai sur la ligne en petits morceaux en train de nager dans mes larmes pour te l’annoncer.

      Merci ma femme pour tout ce que l’on a vécu, que l’on vit et qu’on vivra car vraiment, c’est un épanouissement que je n’aurais jamais espéré il n’y a de cela que quelques années.

  • Cédric V dit :

    Salut beauté,
    pas de tralala, que du résultat. Penses à carole, penses au désert, penses aux autres courses que tu as déjà fait, penses à ce que tu es, penses à rien et fonces !
    De toutes forces avec toi.

    • Emir dit :

      Salut ma poule,

      merci pour ton message et ton style direct que je ne comprends qu’à moitié mais qui a tout de même un fort potentiel boostant pour moi ! Je suis ravi que tu sois passé là Cédric pour me laisser un petit message. Ca peut te paraître bizarre, mais je l’espérais vraiment.

      Merci à toi Cédric et à bientôt pour l’annonce des résultats !

  • Gilles dit :

    Bonjour Emir,
    Tu as déja gagné: le fait de se rendre sur la ligne de départ est une victoire.
    Tu penses que ta prépa est courte, mais c’est toute ta vie qui est une prépa: tu l’as dis chaque course est la préparation de la suivante.
    Après, devant l’évènement que l’on imagine (car pour l’instant, ce n’est pas encore concret), on se dit que l’on aurait pu faire plus: mais bon, pas de mauvaise conscience: vis le déja en tant que Emir version 2015 qui n’est plus le même que Emir 2011…

  • manu dit :

    mon très cher Émir…tu me remets ? 2011, ton stage dans une boite du cac, dans un bureau avec un mec un peu névrosé (moi ;-)), les sorties 10 km au bois de Boulogne entre midi et deux ? Les courbatures ?;-) Je ne me suis pas manifesté ne serait-ce qu’une fois depuis…et pourtant j’ai suivi ton ascension, avec beaucoup d’admiration.
    Demain tu seras un ironman, parce-que tu l’as décidé, et continuera comme ça jusqu’à ce que tu passes à autre chose, avec la même désinvolture et détermination…tu es une machine, ton mental ne fais que son travail, il cogite, remet tout en cause, il aura du pain sur la planche demain, mais en attendant, on ne lui a rien demandé 😉
    Je te souhaite une belle course, beaucoup de plaisir, de douleur, de soulagement et de fierté ( normalement c’est dans cet ordre la non ?).
    Je t’envois tout mon soutien, pour cette belle aventure que tu vas vivre demain.
    Au plaisir de te revoir.
    Manu

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