Les Lapins « incognitos » à la Nike Women’s race de Paris (15 km)

11082166_10204955190734117_1724441988242711772_oSalut les amis !

Ce matin, nous étions à la Nike Women’s race pour un 15 km à Paris ! Si on me l’avait annoncé il y a deux mois, je n’aurais pas cru cela possible ! En effet, participer à une course féminine n’est pas franchement ma tasse de DuoTonic dans le sens où je n’adhère pas au concept. Pour faire bref, j’accepterai les courses féminines quand j’assisterai à la naissance d’une course 100 % hommes, ce qui n’est à mon avis, pas prêt d’arriver !

2015-06-07 08.38.05redim1En revanche, si ma boîte m’invite gracieusement à intégrer le team Fitness, avoir un joli t-shirt saumon de qualité et participer à un 15 km à l’Est de Paris, j’ai beaucoup de mal à décliner la proposition.

Passons maintenant aux faits et pour changer, voici mon debrief de course :

Les points positifs 

  • La qualité du t-shirt Nike (non finisher) au tissu très doux et à la couleur corail originale et de bon goût.
  • Le choix du parcours empruntant de grandes avenues, pas le plus facile avec ses longues montées/descentes.
  • L’enthousiasme des supporters : ça crie, ça encourage dans tous les sens presque comme au marathon de Paris.
  • Les animations et moyens déployés sur place : le nombre de cabines WC impressionnant, les confettis dès le départ, la musique à fond, l’énergie du speaker, le kilométrage indiqué par des panneaux très visibles tous les kilomètres, les arches de départ et d’arrivée très imposantes.2015-06-07 08.37.49redim2
  • La qualité du ravitaillement final composé d’eau, de barres de céréales Fitness, de fruits secs (figues, raisins) et frais (abricots, bananes, pommes). Mention très bien à l’unanimité avec félicitations du jury Lapins pour les bananes extrêmement goûteuses.
  • Enfin, le très beau tableau qu’offrait ce rassemblement de jeunes femmes toutes de corail vêtues. A noter que la couleur du t-shirt nous a valu l’encouragement suivant : « Allez les saumons ! ».

Les axes d’amélioration

  • L’accès au sas à l’arrache. Les sas de départ étant cloisonnés sur les côtés, il n’était possible de s’insérer uniquement par « la fin ». Un choix qui dessert les retardataires du jour que nous sommes. Et nous en avons payé les frais : la course a été pendant les 10 premiers kilomètres qu’une alternance de ralentissements +/- brutales et d’accélérations.
  • J’étais assez troublée par l’absence de dossard et me suis même posée la question s’il n’avait pas été oublié dans mon enveloppe. L’absence de dossard, c’est pas mal dans le sens où ça fait 0 t-shirt abîmé à cause des épingles. En revanche, ça implique l’absence de photos et l’absence d’encouragements personnalisés (dans le cas où le
    P1040623

    Le collier finisher

    prénom aurai été indiqué sur le dossard)

  • La médaille façon cadeau Yves Rocher : Pour certaines femmes dont c’était la première course, une médaille plus traditionnelle aurait été peut-être un meilleur choix. Personnellement, je ne verrai jamais arborer un collier-médaille, quelle que soit la distance. Ca fait un peu :  » Regarde-moi bien ce collier : j’ai couru 15 km, je suis une femme exceptionnelle »

Quant au prix du dossard, je ne me prononcerai pas car je n’ai pas assisté aux entraînements pré-course. Mais 30 € le dossard est loin d’être le tarif le plus déconnant pour une course de 15 km dans Paris.

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Cité de la mode et du design

#Bonus : Le reportage ! 

 

Les amis, nous vous remercions pour vos gentils mots d’encouragement pendant et après la course et vous disons à la semaine prochaine pour le marathon du Lac du Der, pour la seconde fois en meneurs d’allure !

Carole,

Des Lapins Runners.

carottes petit

 

 

Trackbacks Commentaires
  • Chantaki dit :

    Tous ces T-shirts devaient en effet produire un joli tableau 😉 Bravo à toi pour ton chrono 🙂

    • Carole dit :

      Merci Chantal 🙂 C’est l’avantage de fournir les t-shirts avant la course. Les coureurs les portent pour la plupart et ça fait joli. En revanche, c’est compliqué de retrouver quelqu’un !

  • MissMath dit :

    La course réservée exclusivement aux hommes existe « presque » en Bretagne. A Saint Grégoire le 10km est ouvert aux hommes et seulement aux femmes ayant une licence FFA. Le même jour, une course est réservée aux femmes (7km). Personnellement, je ne suis pas contre les courses féminines dans le sens où cela permet à certaines femmes d’oser mettre un dossard pour la première fois. A Caen, par exemple, il y a un 5km (marche et course) réservé aux femmes (plus de 20 000 cette année) et je connais pas mal de personnes qui après cette première expérience ont pris un dossard pour le 10km qui a lieu le dimanche l’année d’après. D’ailleurs, quand est-ce qu’on vous voit aux courants de la liberté à Caen les lapins? C’est fichu pour cette année puisuqe c’est le we prochain mais on vous attend l’année prochaine! Un petit marathon au départ des plages du débarquement, ça ne se refuse pas!

    • Carole dit :

      Salut MissMath, merci d’être passée par là ! 🙂 Si elles existent, les courses réservées aux hommes sont quand même ultra minoritaires comparées aux courses féminines. Peut-être que les hommes aussi apprécieraient de courir entre hommes et se sentiraient plus à l’aise qu’entourés de femmes ?
      Je connais cette course, c’est la Rochambelle ! Nous y étions il y a deux ans (en plus du marathon). Mais cette course, c’est un peu une autre histoire car il y a une cause derrière (à l’inverse de la course Nike) : la lutte contre le cancer du sein. Emir s’est d’ailleurs fait remettre à sa place gentiment car sa présence n’était pas appréciée de tous. Pourquoi limiter une course qui combat le cancer du sein uniquement aux femmes ? Les hommes ne peuvent-ils pas être impliqués dans cette cause ?
      Il se peut qu’on soit recrutés à nouveau au lac du Der l’année prochaine. Nous verrons bien 🙂

      • MissMath dit :

        Merci pour ta réponse. C’est un vrai débat cette histoire Hommes/femmes sur les courses. C’est vrai que j’avais pas précisé pour la cause de la rochambelle et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle a tant de succès. Le concept de Nike pour des courses de 10 /15 km, c’est vrai que je comprends moins. Je vois plus les courses féminines comme un rassemblement pour une cause et comme l’opportuinté pour les femmes d’oser se lancer dans la course à pied. Après, je suis aussi d’accord avec toi, pourquoi les hommes ne pourraient pas être solidaires? Mais bon, la Rochambelle a un tel succès et surtout tant de répercussions pour la lutte contre le cancer du sein que j’arrive pas à être contre les courses féminines. D’ailleurs, sur les 4000 participants au 10km cette année,plus de la moitié sont des femmes et je pense que c’est un effet Rochambelle!

        • Carole dit :

          Je suis entièrement d’accord avec toi MissMath. Je ne peux que saluer les courses qui semblent être réellement engagées contre la maladie telle que la Rochambelle et qui apportent un soutien financier pour la recherche. Je déplore simplement l’impossibilité aux hommes d’y participer. Odyssea le permet par exemple et c’est aussi un succès.

  • Mélissa94 dit :

    « [J]’accepterai les courses féminines quand j’assisterai à la naissance d’une course 100 % hommes, ce qui n’est à mon avis, pas prêt d’arriver! »: je comprends ton argument et y suis aussi sensible.

    Il faut pas oublier qu’historiquement, les courses pédestres étaient souvent réservées aux hommes et que les femmes en étaient « chassées » (cf. Kathrine Switzer au marathon de Boston en 1967). Ces temps-là sont heureusement révolus et les courses devenues mixtes. Ensuite, on a assisté au l’émergence de courses féminines, notamment pour encourager la pratique de la course à pied parmi les femmes ou pour mettre en avant des valeurs tels que la solidarité plutôt que la compétition, à commencer par La Parisienne.

    Par contre, maintenant que les courses féminines ont essaimé un peu partout, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas y avoir également des courses réservées aux hommes. La course à pied est, heureusement, devenue un sport mixte, mais ce n’est pas pour autant que toutes les courses doivent l’être!

    En fait, les courses 100% hommes existent déjà, même si elles sont souvent apparues récemment! Ce dimanche il y a la première édition de « La Moustache » à Nevers, dont le 14 km est réservée aux hommes. Dans le cadre des « Foulées d’Acigné », il y a aussi une course réservée aux hommes (depuis plusieurs années déjà). Les foulées de la plage à Pontivy proposent aussi une course résevée aux hommes (http://www.calendrier.dusportif.fr/foulees-plage-pontivy-08276), la course des Marcels à Plescop (http://www.courirmarcherpourdonner.fr/) ou bien encore les « 10 km du Casino » à Forges-les-Eaux. Sans compter les courses avec un départ hommes / femmes séparé (par les Foulées du Gois: http://www.lesfouleesdugois.com/les-foulees/les-courses/).

    Bref, les courses réservées aux hommes font peu à peu leur chemin! Suffisamment j’espère pour que cela ne vous empêche pas de refaire le Nike Women’s l’année prochaine 😉

    • Carole dit :

      Merci Mélissa pour ton argumentation très intéressante.
      Effectivement, le fait que les femmes puissent participer au course est finalement plutôt récent et c’est bien entendu un progrès formidable.
      Après, je ne suis pas certaine que l’objectif de la Parisienne soit en premier lieu de faire courir les femmes mais plutôt de s’enrichir sur leur dos dans la mesure où elles représentent un marché lucratif. Mais je suis peut-être mauvaise langue. En tout cas, j’ai l’impression que le prix du dossard parle de lui-même.

      Je ne suis pas contre les courses unisexes. Je reconnais qu’elles peuvent être utiles pour les femmes qui se sentiraient plus à l’aise à courir entre elles et idem pour les hommes.

      Je te remercie pour toutes ces courses citées que je ne connaissais pas. Ce qu’on peut constater dans ce listing, c’est que ces courses masculines existent car la version féminine existe. En revanche, je pense que ce n’est pas le cas des courses masculines « isolées ».

      Ce que je reproche à ce système, c’est que pour faire plaisir aux femmes, on leur crée leur propre course. Mais si on créait une course masculine pour faire plaisir aux hommes sans équivalent féminin, les associations féministes bondiraient et l’opinion publique regarderait cela dans un mauvais œil.

      J’ai participé 3 fois à la Parisienne et à mon avis, ce ne sera pas la dernière ! 😀 J’y ai participé car c’est la course qui m’a lancée dans ma modeste carrière de running et je lui en suis reconnaissante malgré tout. Pour le Nike Women’s, mmhm, nous verrons bien 😉

      Au plaisir de te lire 🙂

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