100 Km de Millau 2015 : récit d’un Abandon

afficheCe récit aura une teinte particulière car il relate celui de notre abandon aux 100 km de Millau. Nous étions partis sans avoir vraiment d’objectif en vue. Un RP sur la distance ? Nous n’y croyions pas beaucoup à vrai dire. Finishers de l’an passé, nous étions conscients de la difficulté de l’épreuve qui nous attendait. La seule chose à laquelle j’étais attachée, c’était de ne pas me séparer de mon Lapin comme en 2014. Je voulais vivre Millau de bout en bout à ses côtés.

Le vif du sujet : la course !

Non, pas tout de suite. Avant toute chose, un petit mot sur la nuit de la veille ! L’organisation des 100 km de Millau a mis à disposition des coureurs une salle à proximité du départ, permettant de dormir à titre gratuit les nuits du 26 et 27 septembre. Fidèles à nos habitudes, nous optons pour le scénario financièrement le plus « affûté ». Cela nous conduit parfois à des situations relativement insolites où « confort » n’est pas le maître mot, comme ce fut le cas lors de cette nuit pour le moins atypique. Avec notre maîtrise de l’organisation freestyle, nous sommes arrivés dépourvus de matelas pneumatiques et contraints de passer la nuit à même le sol de béton. Inutile de vous dire qu’il était fortement déconseillé de se réveiller en pleine nuit sous peine de ne plus pouvoir se rendormir du fait des ronflements environnants en tout genre. Petite note aux ronfleurs chevronnés : à l’avenir, n’hésitez pas à indiquer par le biais d’une affiche posée sur votre duvet, votre statut de fauteur de troubles sonores de manière à ce que les oreilles sensibles aient conscience du risque encouru à vous approcher.

Au matin du 26 septembre, nous sommes soumis à un réveil forcé à 6h00 pétante par nos confrères adeptes du petit déj avant l’aube (pour un départ à 10h00). Allumage des néons, bruits de casseroles, bavardages, chasses d’eau : tous les éléments sont réunis pour débuter cette journée en douceur. Nous qui voulions nous reposer jusqu’à 7h30, c’est raté !

départAprès avoir retrouvé nos copains de l’AS Nandy et de la team TomTom, nous nous alignons sur le départ, sereins.

Les premiers kilomètres se passent bien. Malgré le fait que je me sens un peu lourde, les jambes répondent bien. Nous maintenons une allure régulière autour des 6 min/km (10 km/h).

J’ai un souvenir assez précis du parcours. Les paysages me sont familiers. Je revois les deux enfants du 6e km qui couraient quelques mètres à nos côtés en 2014, l’un proposant à l’autre : « viens, on court avec eux ! ».

Les conditions météorologiques sont appréciables. Il fait un peu chaud mais c’est supportable. Plus supportable que l’année passée.

A partir du km 15, nous commençons à nous hydrater sur les ravitos. Jusqu’ici, le scénario est classique. Les beaux paysages s’enchaînent et la forme semble toujours présente.

Au km 30, notre allure commence légèrement à décliner et nos arrêts aux ravitos se font de plus en plus longs. Ce premier déclin survient plus tôt qu’à Cléder, quelques mois plus tôt.

Quand le doute s’installe

J’ai l’impression qu’Emir n’est pas en grande forme, ce qu’il me confirme par un « Ma femme, cela va être très compliqué pour moi ».

Pour ma part, les jambes commencent à être vraiment lourdes. Je n’ai pas le souvenir qu’elles l’étaient déjà sur nos précédents 100 kilomètres. Pour maintenir l’allure, je ne pense qu’à une chose : le câlin qu’Emir m’a promis quand nous atteindrons le marathon. Il n’y a rien de plus ressourçant.

Nous parvenons à atteindre le parc de la Victoire en environ 4h17, non sans avoir entamé sérieusement notre capital jambes. Après une halte d’environ 10 minutes composée de petits pains sportifs, d’hydratation et de pause technique, nous reprenons la route, hésitants. Nous retrouvons Nadia et Stéphanie aka Lapinou. Emir est recouvert de sel sur son visage, sac et vêtements, ce qui semble inquiéter Nadia.

Nous poursuivons notre chemin en marchant en faisant le triste constat que nos jambes ne répondent pas convenablement à cette sollicitation. Si nous continuons, il faut se rendre à l’évidence, « ça va piquer ».

Km 43, nous nous asseyons sur le rebord d’une fenêtre et regardons les coureurs passer. Nous nous plaisons à encourager les Kékés du Bocage et les copains de l’AS Nandy. Et puis nous voyons défiler les meneurs d’allure. Le 12h, le 12h30, les 13h… Plus nous attendons, moins nous sommes motivés à repartir.

Ma position est très claire : je me place en suiveuse. « Si tu veux continuer la course, je continue. Si tu veux t’arrêter, je te préviens que je m’arrête aussi. Je n’ai pas envie de faire 60 km sans toi. Je n’y vois aucun intérêt ».

Le dilemme : rendre le dossard ou poursuivre dans la douleur ?

Nous posons le pour et le contre car nous avons besoin d’être très clairs avant de trancher d’un côté ou de l’autre. Voici les éléments que nous avons retenu pour/contre la décision d’abandonner.

Le Pour :

  • Nous sommes déjà très entamés à ce stade de l’épreuve. Or, il nous reste minimum 8 heures de course, ce qui est long et particulièrement dans la douleur. Notons également que la deuxième partie de course est plus difficile que la première. Il va nous falloir gérer le dénivelé, la nuit, le froid, la fatigue physique et mentale.
  • Si nous poursuivons, nous aurons besoin de plus de temps pour récupérer et nous encourons la blessure. Si notre récup se fait lente ou que nous nous blessons, nous aurons moins de temps pour nous « préparer » pour les prochaines courses.
  • Nous n’avons plus réellement d’objectif en vue : le RP est désormais hors d’atteinte.
  • Enfin et surtout : l’envie n’est plus là. Le plaisir de courir n’est plus là, le sentiment d’accomplissement qui nous mène à la ligne d’arrivée ne nous attire plus.

Le Contre :

  • Nous n’avons pas fait toute cette route pour courir un marathon. Nous nous sommes engagés sur le 100 bornes afin de le courir à deux et dans de meilleures conditions que l’année passée.
  • Nous ne pouvons pas abandonner dans la mesure où nous avons la capacité de finir. Autrement dit, abandonner « par flemme », juste parce que l’envie est partie.
  • Nous avons terminé des épreuves bien plus éprouvantes, et dans des états bien plus lamentables qu’aujourd’hui. Nous ne sommes pas excusables et nous en remettons à la facilité.

Nous marquons une pause au niveau d’un pont où nous admirons le viaduc. Avec le Soleil qui tape, je suis sujette à des étourdissements. Je m’assois le temps que ça passe. J’ai probablement trop bu et j’ai envie de vomir…

Je rassure Emir sur le fait que s’il choisit d’arrêter là, je ne serai pas déçue. Nous avons déjà été finishers des 100 km de Millau. Nous savons que nous sommes en capacité de le terminer, mais ne sommes pas motivés à l’idée de le terminer dans ces conditions.

Cette année, nous n’avons pas chômé sur le plan sportif. D’un autre côté, nous décidons que nous avons le droit de nous arrêter là, de nous reposer un peu. Nous l’avons mérité. Nous décidons de nous rappeler que nous courons par plaisir, ou pour aller chercher une satisfaction.

Bien que les douleurs soient supportables si nous n’avons ni l’un ni l’autre, le moment n’a plus de raison de durer. Nous savons ce que c’est qu’être finisher des 100 km de Millau. Nous nous rappelons du parcours, rien n’est vraiment inédit. Bref, il n’y a pas de carotte à la clé !

Si Emir choisit de continuer, je le suivrai même dans la douleur. Mais je dois avouer que s’il choisit d’abandonner, je serai soulagée.

Arrive la fameuse question : « On va où ? ». « Par là », me dit Emir en indiquant le chemin qui mène à l’abandon.

papy bénévoleNotre décision est prise. Nous rebroussons chemin jusqu’au parc de la Victoire. Nous croisons les copains que nous plaisons à encourager. Eux nous motivent à poursuivre, en vain.

Arrivés au gymnase, nous rendons notre dossard à Papy bénévole qui nous regarde l’air blasé, concluant : « Ben voilà ! ». Nous pensons qu’il voulait dire ceci : « Ah ces jeunes ! Ils croyaient vraiment qu’ils allaient pouvoir finir les 100 km de Millau ! ». Nous retrouvons Nadia et Stéphanie et troquons donc notre place de coureur pour celle de spectateur.

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L’après-course

Le point très positif d’abandonner est le fait que nous assistons à l’arrivée des premiers du 100 km.

Hervé Seitz, pour la première fois grand gagnant de l’épreuve en 7h27, nous fait le cadeau d’un superbe discours très émouvant et souligne le fait qu' »une victoire se mesure à la qualité des vaincus ». Celui-ci accueillera le second de la course (et premier des précédentes éditions) par une magnifique embrassade. Un très beau moment de sport, un respect mutuel palpable entre ces athlètes de très haut niveau.

La vidéo !

 
Un grand bravo aux finishers des 100 km. Bravo pour votre persévérance et votre courage.

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Les amis, vous avez été très extrêmement nombreux à nous soutenir sur les réseaux sociaux, et pour cela comme toujours, un grand merci !

Dimanche prochain, ce sont des Lapins ressourcés et en pleine forme que vous retrouverez au trail du four à Chaux !

A très vite !

Les Lapins Runners.

carottes petit

 

Commentaires
  • Bacchus dit :

    Bravo pour votre course, un marathon c’est déjà pas si mal après tous les exploits que vous avez enchainés cette année.
    La prochaine fois ça passera, et bonne course sur le trail du four à chaux

    • Carole dit :

      Merci Basil, c’est aussi notre point de vue. Nous avons beaucoup donné cet été. Le corps et le mental ont dit « stop » tout simplement. 🙂
      A très bientôt et merci pour ton suivi.

  • Vincent dit :

    Difficile décision les lapins… Revenez-nous vite en pleine forme !

  • Morgane dit :

    C’est une décision pas facile, mais elle réfléchie il semblerai.
    Dans tout les cas, il est vrai que vous n’arrêtez jamais! (Cf. Le planning de course ;))

    Et puis, c’est une raison de plus de revenir l’an prochain… Avec un matelas!

    Merci pour ce récit! Beaucoup (nous y compris!) montrent des victoires, mais le sport c’est aussi ça : savoir écouter son corps et dire stop quand c’est nécessaire.

    Bravo les lapins!

    • Carole dit :

      Salut Morgane ! Merci d’être passé par là.

      Je ne pense vraiment pas que cette nuit par terre ait joué sur notre forme du lendemain. Si on retourne à Millau, ça sera dans quelques années, histoire que le parcours devienne un peu plus flou dans nos mémoires, et d’avoir l’impression de redécourvir la course.

      Nous sommes plus chauds pour faire des courses de longues distances « inédites » 🙂

      A très vite !

  • FireRasta dit :

    Pas facile de decider d’abandonner, mais je crois que quand on fait de l’ultra, c’est une question qui se pose forcément à un moment. Je me faos aucun soucis pour vous, vous allez remporter rapidement de nouveaux défis. Biz a vous deux

    • Carole dit :

      Salut Jérôme,
      L’abandon fait partie intégrante de la carrière d’un ultra traileur, j’en suis sûre.
      Nous le prenons avec avec « philosophie ». Nous reviendrons plus forts ! lol
      A très vite.

  • Runner Life dit :

    Bon courage les lapins j’espère que vous vous êtes remis de cette épreuve. Pas simple le choix que vous avez fait mais vous avez eu raison de vous écouter il vous reste encore plein de belle course avant la fin de l’année pour revenir plus fort.

    Bisous à vous deux les lapinous

    • Carole dit :

      Salut Damien,
      Mentalement, nous sommes remis (mais à vrai dire, nous ne sommes pas sûrs d’avoir été atteints). Physiquement, tout va bien pour nous deux (mis à part une douleur à l’arrière de la jambe, mais absolument pas liée à Millau).
      Exact, il nous reste encore plein de belles courses à profiter 🙂
      A bientôt Damien !! Merci d’être passé par là !
      Bisous

  • Bourda dit :

    Ne soyez pas déçu les amis, avec la quantité folle d’épreuves aux quelles vous participé, un petit abandons de temps en temps ne peut être que bénéfique pour la suite.
    Bonne récup’ à vous

  • Jacky MALNAR dit :

    Hello les lapins,
    Une défaillance qui ne fait pas oublier Sens ou Grenoble ou les 100 km qu’il y avait eu dans le nord, je crois.
    On peut pas toujours être au top. c’est évident.
    Peut-être qu’une nuit dans un lit aurait modifier la donne. Il faudra y songer lorsque que vous aurez au « grand rendez-vous » ou bien lorsque vous aurez 20 ans de plus.
    Pour éviter la fatigue il faudra, du repos (par cycles de 3 semaines environ)enfin facile à dire.
    Actuellement je lis « La bible du Running » 736 pages écritent par Jérôme SORDELLO. Cela occupe mes nuits.

    • Carole dit :

      Hello Jacky !
      Nous constatons une fois de plus que tu connaîs notre parcours presque sur le bout des doigts !
      Les 100 km dans le Nord, c’était la course que j’avais courue pendant qu’Emir m’accompagnait à vélo. Ce n’avait pas été facile (comme tout 100 km) mais je l’avais terminée dans de bonnes conditions en 12h05 il me semble.
      Nous ne pensons vraiment pas que notre nuit par terre ait altéré notre forme du jour. Ca serait trop facile de jeter la faute sur cette nuit où nous avons tout de même réussi à dormir ! Nous sommes jeunes, nous pouvons supporter les conditions précaires. Après oui, dans 20 ans, je pense que nous aurons au moins le tapis de sol 🙂
      Merci pour tes conseils de récup et bonne lecture de ta bible !

  • λ dit :

    Je ne suis pas d’accord avec toi, Carole, quand tu suggères que ce serait condamnable (honteux ?) d’abandonner simplement parce qu’on n’a plus envie.
    L’envie est quand même notre principale source de motivation, non ?
    On peut être dans le dur et avoir envie d’y aller, de donner son maximum pour finir. Mais on peut aussi n’y prendre aucune plaisir, ne pas avoir envie de continuer, et arrêter me paraît alors une décision tout à fait respectable.
    En plus, ça nous montre à nous autres que vous n’êtes pas surhumains mais humains (même si à tendance lagomorphe).

    • λ dit :

      Ah, et c’est dommage que vous aimiez dormir sur le béton au milieu des ronflements. À une demie heure d’autoroute au nord de Millau, à cent mètres de l’échangeur il y a un petit hôtel tranquille dont les chambres donnent sur le jardin et sur le Lot qui coule là. Étrangement le lieu est très calme malgré l’autoroute si proche.

    • Carole dit :

      Hello Runner Lambda ! 🙂
      Oui, enfin, disons que cela m’a traversé l’esprit. Perso, sur un ultra trail ou un ultra marathon, je ne prends pas mon pied du début à la fin. La souffrance, ça fait aussi partie du jeu quand on cherche à le dépassement de soi.
      Abandonner, c’est la solution de facilité.
      Honteux non, mais pas fiers non plus ! Si tu avais vu certains coureurs qui avaient l’air KO après le marathon mais qui poursuivent, tu te dis un peu que tu es un petit joueur.
      Bien sûr, c’est sur le moment. Car le fait est qu’on a à notre actif pas mal de grosses courses et qu’on ne se qualifie pas comme tels. 🙂

  • 2ni dit :

    Salut les Lapins,
    C’est sûr, c’est jamais évident d’abandonner une course au long cours, comme celle-là… Surtout quand on est deux à devoir prendre la décision. Mais vous avez su écouter votre corps, et faire le bon choix… Mais c’est jamais simple !
    Ca me fait penser à mon 1er abandon à une course (après 425 premières courses… pourtant toutes réussies !) à un « bon » trail, pour moi (un 32 km à Revin, en juin dernier), un peu trop long pour moi, pas assez préparé, aussi, un peu trop chaud, en même temps… On se trouve toujours des tas de bonnes raisons de valider le choix de dire « stop », à un certain moment. Mais c’est normal, quoi.
    Moi aussi, j’ai ressenti cette étange sensation de dire « C’est trop facile d’arrêter, quoi ! De baisser les bras, juste parce que ça ne va plus, là, tout d’un coup… et qu’on a la possibilité de le faire ! ». Mais bon, quand il n’y a plus vraiment de plaisir, que ce n’est plus que de la « galère » à venir, et qu’on sait qu’on pourrait, éventuellement, essayer de terminer quand même… Mais pour qui, pour quoi ? Et pourquoi tant de haine pour ce corps qui n’y est pour rien, ou pas forcément pour grand chose…
    C’est vrai que ce fut dur, sur le moment, que j’en aurais presque « chialé », quand on m’a demandé de rendre mon dossard, avant de rentrer dans la fourgonnette, qui devait me ramener au point de départ (ou d’arrivée !). J’ai compris, à ce moment-là, toute le détresse que devaient ressntir, les coureurs du Tour de France, quand cela leur arrivait…
    Aussi, je comprends, un peu, votre déception… tout comme votre choix vite assumé, après coup, et ai eu une petite pensée pour vous deux, au moment de votre annonce d’arrêter au marathon…
    Sur le coup, c’est pas génial, c’est vrai, mais très rapidement, on est drôlement contents d’avoir fait « le » bon choix ! Tout simplement. Et puis, ce qu’on a déjà couru avant… c’est pas rien, non plus !
    Allez, la vie (et la course) continue ! Et il y a encore tant de belles choses à faire et à découvrir, dans notre sport…
    Savoir s’arrêter… pour mieux repartir ! Ca marche aussi.
    Bonne récup’, les Lapins, et au plaisir de vous lire (ou écouter) très vite, à nouveau, avec toute la fraicheur et l’envie qui vous caractérise !
    2ni

    • Carole dit :

      Hello Denis ! Merci pour ton commentaire qui se hisse directement n°1 dans la catégorie « commentaire le plus long » du blog, bravo ! 🙂 Plus sérieusement, c’est très sympa de prendre ce temps pour nous écrire.
      Effectivement, la décision d’abandonner à été très dure à prendre mais elle aurait pu l’être encore plus si l’un de nous deux avait été en pleine forme. Ce qui a été bien, c’est que la décision a été commune. Aucun n’en a voulu à l’autre.
      Nous avons du être déçus sur le coup (et peut-être encore maintenant ?) mais il n’y a franchement pas morts d’hommes.
      Dans ces moments là, il faut toujours relativiser et garder en tête que la course à pied reste une passion et qu’il n’est pas question qu’elle nous triture le corps et l’esprit.
      Finir ces 100 bornes, c’était prendre le risque d’aller trop loin et de se dégoûter de la course à pied, ce que l’on veut éviter à tout prix bien sûr !!
      Merci pour ton suivi Denis, et on te dit à très vite !!!

  • Robert dit :

    Très sage décision les lapins! Vous avez su écouter votre corps, il vous remerciera plus tard…Avec le recul, je pense que c’est ni plus ni moins « normal » compte tenu des dernières épreuves que vous avez accompli ! (à peine un mois après l’UT4M !!!)
    @+ 🙂

    • Carole dit :

      Merci Robert, nous pensons aussi avoir pris la bonne décision. Inutile de courir si c’est sans y éprouver un quelconque plaisir, au risque de se dégoûter de la course à pied.
      A bientôt !

  • Jacky MALNAR dit :

    Une course râtée en 2016, c’est 10 de gagnées en 2016 ! ! !

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