SaintéLyon 2015 : la der des ders !

Saintélyon 2015Salut à tous ! Après une « victoire » commune l’an dernier en ayant franchi la ligne d’arrivée de la SaintéLyon en 10h22, nous nous étions fixés comme objectif cette année de passer sous la barre symbolique des 10 heures, et ainsi, d’obtenir la sympathique distinction de « SaintéLyon de Bronze ».

Néanmoins, avec quelques kilos de plus sur la balance, des entraînements quasi inexistants depuis septembre, nous réalisons non sans mal que cet objectif est très ambitieux. Mais sait-on jamais ! Nous ne sommes jamais à l’abri d’une bonne surprise.

saintélyon_départ_Carole_Emir_PaulSamedi 05/12, 00h09 : Après un hommage émouvant rendu aux victimes des attentats du 13/11, nous prenons le départ avec Djodei et Paul Matwinch. Nous faisons le choix de courir très tranquillement sur les 7 premiers kilomètres à une allure d’environ 6min30/km avant d’atteindre les chemins de sentier.

A l’inverse de l’an dernier, nous marchons sur les côtes et ne nous mettons absolument pas dans le dur. Chaussée de mes FiveFingers Spyridon, je suis très attentive aux aspérités du sol et cours de manière très précautionneuse de manière à éviter toute chute. Car, rappelons-le, ce furent les chutes qui avaient causé ma « perte » en 2013 et m’avaient notamment conduite à déclarer forfait.

Une fois n’est pas coutume, j’ai des maux d’estomac liés à une « crise alimentaire » datant de l’avant-veille. Décidément, mon système digestif est très paresseux. Cette déconvenue me contraint à me rendre aux commodités à chaque point de ravito.

saintélyon_nuit_trainée_frontalesCôté météo, il n’a jamais fait aussi beau sur la SaintéLyon depuis 2013, ce qui rend cette édition particulièrement propice aux RP. Nous n’avons pas froid et la nuit est belle et étoilée.

Arrivés au point de ravitaillement de Sainte Catherine (28e km), c’est désormais « seuls » sans Djo et Paul que nous poursuivons notre route.

Aux environs du km 30, Emir commence à ressentir des douleurs aux pieds, causées par ses chaussures trop petites.

Quelques heures plus tard, nous assistons au lever du Soleil, signe que la fin de course n’est plus trop loin. L’année dernière, celui-ci avait eu lieu alors que nous étions bien plus avancés. Il est évident que notre objectif -10h n’est plus du tout à portée de pattes.

Les douleurs aux pieds d’Emir se font de plus en plus vives. Dans l’espoir d’atténuer ses souffrances, le Lapin tente même de courir en chaussettes sur le bitume. Cette stratégie s’avère peu concluante du fait des petits gravillons qui lui picotent les pieds. Je lui propose de rabaisser le contrefort arrière de sa chaussure, ce qui se révèle inconfortable mais beaucoup moins douloureux.

Quant à moi, j’ai mal aux capitons plantaires et à l’arrière du mollet droit. La douleur reste toutefois supportable.

Histoire de progresser un peu plus rapidement, nous jouons à un petit jeu, consistant à simuler un départ de course. Nous marquons un arrêt, lançons un compte à rebours, nous efforçons d’imaginer un superbe décor de départ de course et courons aussi vite que cela nous est encore possible. Et cela fonctionne du feu de dieu ! Finalement, je prends conscience que nous en avons encore sous la patte et que nous n’exploitons pas nos réserves, par flemme sans doute.

Nous arrivons au ravito de Soucieu en Jarrest où un panneau nous indique qu’il ne nous reste plus que 20 km à parcourir.

A peine repartis du stand, nous retrouvons… Nasri ! Ca fait plaisir de le revoir. Nas nous fait part de ses douleurs aux genoux, lesquelles surviennent régulièrement après 30 km de course et ses difficultés à gravir les côtes. Etant quelque peu ric-rac pour arriver à l’heure pour son TGV, Nas nous fixe comme objectif d’arriver aux alentours de 12h15.

saintelyon_fin_decorA 4 km de l’arrivée, nous reconnaissons l’ultime côte du parcours surnommée affectueusement « côte de la mort ». Nous parvenons à atteindre les bords de Rhône aux odeurs pestilentielles et atteignons le hall Tony Garnier en 12h50 de course !

Nous sommes à mille lieux d’avoir atteint notre objectif sub 10 heures, mais peu nous importe ! Nous sommes une fois de plus finishers de la SaintéLyon et c’est bien là le plus important !

saintelyon arrivée 2

Finishers de la STL en 12h50 !

Nous réalisons une fois de plus de la difficulté que nous éprouvons à réitérer une même épreuve. Quand il n’y a plus de surprise à la clé, que le parcours est connu, et que nous savons exactement où est située l’arrivée, nous perdons considérablement en motivation. Cette année, nous avons franchi la ligne d’arrivée soulagé d’avoir bouclé la course, mais avec infiniment moins d’émotions.

Vous l’avez compris, vous aurez donc très peu de chances de nous retrouver l’année prochaine sur la ligne de départ de la SaintéLyon. Nous y retournerons très certainement dans quelques années lorsque nos souvenirs de course se seront estompés.

La vidéo !

  • Un grand bravo à tous les participants de la SaintéLyon : Virginie, Ali, Steve, Bachir, Jessy, Sophie, Daddy The Beat, Stéphane, PaulMatwinch.com, Djodei, Boub Ah, Mia, Stéphane, David, William, Marc, Mounir, Enzo, Fred, Fabrice, Marie, Corine, les copains de Kikourou et à tous les autres !
  • Merci à tous pour vos encouragements et votre suivi avec une mention spéciale à Marvin aka Captain Phoenix sur Twitter
  • Et pour la petite histoire, Nas a réussi à avoir son TGV 😉

Yeti-Race-logoLes amis, ce week-end et grâce à EPSON, nous prendrons le départ la Yeti Race, un raid multisports de 20 km (1000 m D+) à la Plagne ! De nombreuses épreuves nous attendent pour défier le Yéti, parmi lesquelles : du tir à la carabine, du sciage de bûches et encore plein d’autre surprises. Naturellement, nous ne manquerons pas de vous raconter cela 🙂

 

D’ici là les amis, portez-vous bien !

Les Lapins Runners.

carottes petit

 

 

Commentaires
  • dziri dit :

    Beau récit comme dab. Jai vraiment vécu une des plus dure course de mon parcours de coureur et cest grace a vous que j’ai réussi a avoir mon tgv .lol. En tout cas cette course restera dans ma mémoire a jamais je pense. Merci

    • Carole dit :

      Salut Nas ! Très heureuse que nous t’ayons retrouvé en fin de parcours, ce qui nous a permis de boucler ensemble cette belle épreuve. Au plaisir de te retrouver sur un prochain ultra 🙂

  • Alain dit :

    Bonjour,

    Nous nous sommes croisés à plusieurs reprises (les oreilles de lapin ne passent pas inaperçus ;-)) pendant cette course. Vous avez eu le courage de terminer malgré les problèmes physiques. Bravo !

    La « côte de la mort » à 4 km de l’arrivée, c’est juste sadique de mettre ça en fin de parcours.

    A bientôt.

    • Carole dit :

      Bonjour Alain,

      Bravo à toi également ! Notre volonté de ne pas finir sur un échec était tellement forte que même avec un chrono décevant, nous n’avions qu’une chose en tête : passer cette fichue ligne d’arrivée !
      Effectivement, cette année nous étions préparés à cette côte mais il est vrai que l’année dernière, nous étions pour le moins très étonnés !
      Au plaisir de se recroiser sur une course 🙂
      A bientôt !

  • Antoine dit :

    CR prenant! On s’y croirait presque.
    Je viens d’écrire un article sur la Saintélyon, n’hésitez pas à venir y jeter un coup d’oeil

    http://www.milepakr.com/blog/inspirations/saintelyon/

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