Amorcer une transition minimaliste avec des Five Fingers !

Vibram Bikila LS recadréHello les amis,

Aujourd’hui au programme, un billet qui s’est fait longuement attendre : le récit de ma découverte du minimalisme. En effet, il semble que le sujet vous intéresse : vous êtes très nombreux à nous poser des questions quant à l’usage de Five Fingers sur nos courses, leur intérêt, et notre temps de transition. Vous le savez les amis, c’est toujours un plaisir pour nous de répondre à vos questions :). Let’s go pour partager ce retour d’expérience !

Pour la petite histoire, ce billet a été rédigé en mars 2015 mais a été délaissé jusqu’à ce que nous nous apercevions qu’il intéresserait probablement. Ne vous étonnez donc pas de voir des dates en 2015, c’est normal 🙂

 

Préambule

Depuis la paire de Bikila Evo reçue pour son anniversaire (23 janvier 2015), Carole a une foulée bien plus dynamique et fait tomber ses chronos les uns après les autres. Précisons en passant que cela n’était pas arrivé depuis 2 ans. De plus, vous vous doutez bien que j’étais aux premières loges pour recueillir ses éloges envers ces chaussures :

  • ces chaussures améliorent la posture en rendant plus accessible l’adoption d’une foulée medio-pied,
  • elles améliorent voire permettent de découvrir ce qu’est la proprioception de la plante des pieds en procurant un meilleur contact le sol
  • la finesse de la semelle permet de sentir les irrégularités du sol jusqu’au moindre petit caillou,
  • d’avoir la satisfaction de pouvoir se passer des couches d’amortis toujours plus sophistiquées dans lesquelles nos marques de running préférées injectent des million $$$ de R&D…

Resistance is futile… Pour la science, il a fallu que je teste.

C’est ainsi qu’après m’être acheté une paire de Hoka Bondi pendant les soldes de janvier 2015, je me retrouve sur le bon coin à débourser 50€ pour une paire de Vibram Five Fingers modèle Bikila LS. Si ce n’est pas ça qu’on appelle passer du coq à l’âne, alors chers amis, c’est que je n’ai pas compris cette expression.

 

Ma transition minimaliste, le récit

Jour 1 – la remise en question : Tentative 1 d’enfiler les chaussures : 25 minutes. Après avoir réussi à rentrer trois doigts de pied, j’avais fait ma séance de sport pour la journée, je me suis donc arrêté là. Je suis passé par une phase de remise en question existentielle certainement connue des adeptes de Vibram : « peut-être mes doigts pieds ne sont-ils pas fait pour faire chambre à part ? ».

Jour 2 – le premier contact : Tentative 2 d’enfiler les chaussures : 30 secondes pour que tous les doigts rentrent dans leur compartiments respectifs. Je n’ai vraiment pas compris ce qu’il s’était passé entre la première et la seconde tentative. Pour vérifier, je les enlève et je réessaie. Tentative 3 : 30 secondes. Je cherche actuellement l’explication de ce phénomène. Mes doigts de pieds se sont tout simplement disciplinés.

Petit Selfie-chaussure au balcon

Petit Selfie-chaussure au balcon – modèle BIKILA LS

Jour 3 – le premier soir – 05/03/2015 : Enfiler les chaussures : 30 secondes. Sortie pour 5 km en ville. J’ai l’impression de sortir dans la rue pied nus, ce qui est plutôt amusant. Je commence à courir et là … wow, ça va vite ! Je sens bien qu’il n’y a pas d’amorti mais ça ne me dérange pas le moins du monde (pour l’instant). J’ai une foulée dynamique et c’est tout ce qui compte. Je vérifie mes sensations en interne : ma foulée n’est pas la même au niveau de la pose du pied au sol. Je ne talonne pas du tout. J’ai adopté une foulée médio-pied sans forcer quoique ce soit. Au bout de 3km, j’ai déjà les mollets en feu. Je sens que je vais avoir des courbatures ultra-sévères ! Superbe découverte !

En rentrant de ces 5km, réaction à chaud que j’ai essayé de modérer avec mon peu de lucidité lié à l’enthousiasme : « c’est ma paire de chaussure de course préférée ».

Conseil à ce stade : pensez à utiliser des produits de récup qui vont faciliter votre reconstruction musculaire, tels que des boissons ou de la Whey.

Jour 4 – attendre avant de recommencer : Le lendemain au soir, les courbatures se font ressentir, et elles sont loin d’être discrètes. En foulée médio-pied, le mollet travaille avec une intensité bien supérieure car va servir d’amortisseur naturel. Je dois être raisonnable et laisser reposer mes mollets pour ne pas trop forcer les choses.

Jour 5 – 07/03/2015 – pas aussi bon : Sortie de 5 km avec ma Lapine pour un défi sur Running Heroes. J’adapte la foulée car les courbatures m’empêchent de courir « naturellement ». Je me retrouve à talonner pour retrouver le mouvement auquel mon mollet est habitué, mais là, je sens vraiment que ce mouvement n’est pas naturel avec ces chaussures.

Jour 6 – 08/03/2015 : Semi de Paris  – la révélation. Je n’avais vraiment rien de plus drôle à faire que de le tenter en Vibram, par dessus mes courbatures of the death à peine apaisées ! Allez, c’est parti.

Note écrite avec du recul, en janvier 2016. Je m’aperçois que j’ai couru le Semi de Paris soit 21 km en VFF seulement trois jours après ma première sortie avec. Les amis, je ne vous recommande pas de faire ça, car c’est bien trop brutal pour vos mollets, qui risquent de ne pas du tout comprendre ce qui leur arrive. Je pense que je n’avais pas conscience du risque de blessures que j’encourais.

La foulée médio-pied s’enclenche naturellement et je m’aperçois rapidement que les courbatures liées à la sollicitation poussée de mes mollets se font ressentir. Ce jour, je ne parviendrais à tenir que 10 km avant de devoir artificiellement basculer sur une foulée plus proche de la foulée talon, bien plus apaisante pour mes muscles. Mise à part cette petite déconvenue directement liée à la transition très / trop rapide, les sensations ont été au rendez-vous. J’ai vraiment l’impression que mon corps préfère cette posture, ce mode de déplacement. Je ne sens aucune tension au niveau des pieds, des genoux, ou des chevilles, contrairement à ce qui pouvait m’arriver avec des chaussures classiques.

Seul léger bémol constaté, plus la sortie s’allonge, plus le pied s’échauffe et les chocs au sol se font ressentir.

3 jours après le semi, les courbatures ont quasiment disparu. Il va enfin être temps de retenter une sortie avec ma nouvelle foulée médio-pied !

Carole en five sur le semi de Paris

Carole en five sur le semi de Paris

Jour 7 – 14/03/2015 : Semi de Saint Witz.

La semaine qui suit, même test avec les chaussettes doigts de pieds (j’étais jusque-là pieds-nus dans les chaussures). Après quelques kilomètres de course, je m’aperçois que les sensations sont meilleures au niveau du pied. J’identifie deux raisons majeures à cela :

  • La chaussette vient combler l’espace (petit jeu) entre le pied et la chaussure, particulièrement au niveau des doigts de pied. Cela réduit le jeu du pied dans la chaussure, et par conséquent, les échauffements du pied liés au frottement. Cela a aussi pour effet de réduire les pertes d’efficacité lié au mouvement du pied dans la chaussure (particulièrement si celle-ci est légèrement grande)
  • Les chocs au sol subis par le pied sont légèrement amortis. Cela a pour effet de mieux supporter l’absence d’amorti sur les sorties longues.

Résultat des courses (jeu de mots de qualité), je trouve que l’utilisation sans chaussette est agréable, mais trouve rapidement sa limite dès que la sortie s’allonge. Ainsi, pour une sortie supérieure à 5km, je vais donc privilégier l’utilisation de chaussettes à doigt de pieds (de chez Injinji par exemple) pour un meilleur confort et prévenir les irritations.

Sur ce Semi, je suis parvenu à tenir une foulée avant pied plus longtemps que sur le Semi de Paris avant que celle-ci ne commence à se « dégrader » en raison de l’usure de mes mollets.

Jour N – utilisation régulière des chaussures

Ces chaussures me plaisent toujours autant. Avec le temps, les courbatures se sont faites de plus en plus rares, jusqu’à totalement disparaître. Je constate que les Five Fingers s’usent rapidement, ce qui est du à la semelle vraiment fine comparée aux chaussures classiques. Un point important est que je ne peux recommander ces chaussures (Bikila LS) que sur bitume, avec de faibles aspérités au sol. Je suis assez sensible des pieds, et le moindre petit caillou me procure une sensation désagréable de picotement (ce qui est beaucoup moins le cas pour Carole).  Il existe cependant des modèles plus adaptés au trail (tels que les Spyridon, Lontra ou Trek Ascent de chez Vibram) dont la semelle est renforcée afin de mieux supporter les aspérités du sol.

Carole en Spyridon sur le Mont Cenis

Carole en Spyridon sur le Mont Cenis

Enfin, si je dois courir du long (marathon et au delà), je privilégierai une paire « classique », telle que des Wave Rider de chez Mizuno que je trouvent très confortables.

 

Bilan

Je suis ravi d’avoir pu découvrir le minimalisme avec ces chaussures. La sensation que j’ai avec me plait vraiment, que ce soit pour courir ou même simplement marcher. Je peux dire à ce jour et avec davantage de conviction qu’au jour 3, que c’est effectivement ma paire de chaussures préférée pour l’entraînement au quotidien. Quand je les enfile, j’ai envie de marcher, courir, bouger. Quand je cours avec, je me sens rapide. Je crois bien que c’est vraiment ce que je demande à une paire de chaussure : m’amuser, dynamiser ma foulée et me donner envie de courir.

Ce que j’ai envie de vous dire pour terminer les amis :

  • Le modèle que j’ai testé (Bikila LS) est à privilégier pour le bitume (surtout si l’on a les pieds sensibles) sur une distance inférieure au marathon sous peine de fort échauffement des pieds. D’autres modèles existent pour le trail disposant d’une semelle renforcée.
  • Au vu des retours d’expérience et des nombreuses discussions avec d’autres coureurs, il vaut mieux essayer avant d’acheter (ou acheter d’occasion). Il semble que très souvent, le coureur est soit totalement convaincu, soit au contraire totalement réfractaire. Il est donc particulièrement intéressant de se faire son propre avis sur le sujet 🙂 mais de préférence sans débourser les 130 € (ça fait cher l’avis, tu en conviendras).

Les amis, nous sommes bien évidemment toujours disponibles pour répondre à vos questions sur le sujet, donc n’hésitez pas à vous lâcher et démystifier la transition minimaliste ou encore ces fameuses chaussures à doigt de pieds.

Les Lapins Runners.

carottes petit

Commentaires
  • Julien dit :

    Super article, depuis le temps que je voulais le ressenti des Lapins à ce sujet.

    Effectivement en terme de transition, ta période a été quasi-inexistante 🙂 d’où les mollets en feu. Une vrai brute! J’avais également forcer sur ma 1ere sortie, et je dois avouer que j’ai marché comme un canard pendant 2 jours.

    Mais on peut comprendre les runners expérimentes qui m’ont pas forcément envie de réduire leurs sorties ou bien de changer leurs habitudes de courses. La transition peut être décourageante.
    Je pense que cette transition est plus simple pour un débutant qui désire partir sur une bonne base.
    C’est mon cas! joggeur occasionnel en 2015, je me suis fixe des objectifs en 2016 où le running est beaucoup plus présent et du coup j’ai décidé de m’acheter ma 1ere paire de Fivefinger – KMD EVO – en décembre dernier.
    Je suis toujours dans ma phase de transition, commençant par des runs de 3KM (1ere semaine) et augmentant petit à petit la distances à chaque sortie. Résultat pour le moment? Le bonheur 🙂 – les sensations sont bonnes, ma technique de course se peaufine, et mes performances augmentent.

    Je suis complètement d’accord avec votre conseil – « Chaussette » – c’est plus confort et limitera la transpiration directement dans les chaussures (on ressemble déjà à des Hobbits en VFF, on va pas en plus y mettre les odeurs…)

    Concernant vos courses pour 2016, savez-vous déjà celles que vous réaliserez en FiveFingers ? Marathon, Ultra pour Emir et Carole en VFF ?

    A bientôt, et bon run !

    • Emir dit :

      Salut Julien et merci de passer lire cet article. Comme tu le sais certainement, c’est tout simplement ta sollicitation qui a déclenché sa sortie. Autrement, il serait resté éternellement en brouillon sur notre petit serveur WP de chez ovh. BREF, trêve de paroles inutiles 😀

      Je suis ravi que ta transition vers le minimalisme t’apporte du plaisir à courir ! Et c’est très bien que tu aies démarré cet « éveil » tôt, et non pas parce que tu as fait les frais d’un TFL ou autres blessures bien galère qui sont parfois les déclencheurs d’une sensibilisation à une foulée respectant mieux la biomécanique de nos corps (autrement dit, médio-pied) :). Je te souhaite de t’épanouir dans ta pratique de la course minimaliste, et de devenir un exemple pour ton entourage ! Le monde a besoin de coureurs plus conscients 🙂

      Pour les chaussettes, oui effectivement ça réduit les odeurs, et c’est déjà un bon avantage, mais en ce qui me concerne, c’est plutôt le fait de limiter les irritations et l’échauffement qui m’intéresse. Dans tous les cas aujourd’hui, je privilégie l’utilisation de chaussettes à doigt, même lorsque j’utilise des chaussures « normales » !

      Concernant 2016 nous ne savons pas encore où nous chausserons les minimalistes et où ce ne sera pas le cas. Carole est déjà très habituée et je pense qu’elle reproduira l’expérience. En ce qui me concerne, j’ai maintenant des lontra qui devraient me faciliter l’accès à du plus long et plus accidenté, mais je ne suis à ce jour pas très confiant. L’avenir nous en dira davantage.

      Et toi Julien, quelle future course en minimalistes ?

      Encore merci de passer par là et d’enrichir ce billet 🙂

  • Céline dit :

    Je suis ds la même situation que Jullien. Je suis débutante, j’ai acheté mes premières Bikila en novembre avec l’aide de Virginie.

    La transition est un pouille lente… À ma première sortie, j’ai fait 3km et j’ai marché en canard pendant quelques jours. Depuis, ce n’est plus le cas, mais j’ai une légère tendinite achilléenne.

    Par contre, elles ont du un effet fou sur ma foulée ! Medio pied, cadence de 165-170bpm et ça, sans forcer. Je cours plus vite etc.

    Mon objectif est de courir le semi de Paris en VFF. 🙂

    • Céline dit :

      Han, j’ai oublié de me relire… Il faut lire Julien et non Jullien… Et ppm et non bpm.

    • Julien dit :

      Super Celine! Bon courage pour ta prepa Semi de Paris.
      J’ai aussi un Semi prevu le 3 Avril

    • Emir dit :

      Hello Céline ! Ah Virginie est donc une amie commune (et minimaliste !) :). J’ai bien l’impression que nous faisons tous plus ou moins le même constat ! Porter ces chaussures nous permet d’adopter une meilleure posture et une course plus dynamique.

      Pour la tendinite, tu fais malheureusement peut-être les frais d’une transition peut-être un peu rapide. En effet, en foulée médio pied le mollet et le tendon d’Achille vont véritablement adopter le rôle d’amorti naturel, ce qui n’est pas avec une foulée / des chaussures classiques. La transition ne se fait parfois pas sans douleurs 🙁

      On te soutient très fort pour ton Semi de Paris, et également pour tes objectifs côté escalade 🙂 Ca avance la muscu ??

      A bientôt !

  • Laflecheblonde dit :

    Tu dis Émir que tu passes en gros assez régulièrement des FFV à tes chaussures classiques pour du plus long ou plus Trail; cela ne te pose pas de soucis?

    • Emir dit :

      Hello Mike ! En effet je change souvent et non cela ne me pose pas de soucis. J’ai l’impression d’être plus ou moins habitué au deux. Quand je rechausse mes minimalistes après un gros trail il peut arriver que je reprenne des petites courbatures après la reprise, mais la réadaptation se fait assez vite. Je pense cependant que ce n’est vraiment pas l’idéal, et je crois vraiment qu’en 2016 je vais tenter de basculer sur du full minimalisme parce que j’aime et je suis convaincu par cette façon de courir et également cette philosophie.

      Merci d’être passé par là et à très bientôt 🙂

  • Paul Matwinch dit :

    Super article, je vais me laisser tenter. Je rajouterai que je fus en admiration devant Carole qui a fait toute la SaintéLyon en Vibram 🙂

    • Emir dit :

      Hello Paul, content que tu aies apprécié cet article :). J’étais tout comme toi en admiration, même si je l’ai déjà vue faire encore plus impressionnant (EDF Cenis Tour en Spyridon !!).
      En revanche et comme indiqué dans l’article, si tu veux t’y mettre, je te recommande vraiment de tester avant d’acheter. Ca peut être un coup de foudre, ou tout l’inverse 🙂

      A bientôt Paul !

    • Carole dit :

      Merci Paul. Il n’y a pas de quoi être en admiration. 😉 J’ai la chance d’avoir des pieds qui supportent bien le fait de courir sur la caillasse avec des semelles aussi fines.
      A bientôt !

  • Jérémy dit :

    Bonjour, je suis de plus en plus intéressé par le minimaliste mais une question, et pas des moindres. J’ai un pied creux avec très peu de surface de contact et pour la peine ou ma peine, des semelles ortho.
    Puis je quand même m’essayer à cette discipline?

    • Emir dit :

      Hello Jeremy !
      C’est là une excellente question à laquelle je vais tenter de répondre. Si tu es coureur lourd, je pense qu’il faudrait poursuivre avec un amorti en passant par exemple sur une modèle de la marque Altra. Si tu veux en soir plus, voici un test que j’ai trouvé très bien fait chez Jean-Guillaume d’Endomorfun : http://www.endomorfun.fr/2016/01/test-altra-superior-2-0-lone-peak-2-0-neoshell/

      Si tu n’es pas coureur lourd, je pense que le mieux reste d’essayer de préférence avant d’acheter, ou à défaut en occasion afin que tu puisses voir si cela te convient ou non. Les semelles orthopédiques ne peuvent être insérées dans des chaussures telles que les fivefingers (c’est un peu un non-sens au minimalisme qui vise à retrouver un mouvement naturel sans correction artificielle). Il y a des coureurs à qui des minimalistes permet d’adopter une foulée différente, ce qui peut avoir un fort bénéfice en termes de postures et éventuellement corriger les problèmes que tu pourrais rencontrer avec des chaussures classiques sans semelles.

      Tout ça est un peu vague, mais je ne connais pas suffisamment ton « problème » de pied ainsi que le « pourquoi » de la nécessité d’une semelle orthopédique pour le corriger. Si tu as d’autres questions, n’hésite pas 🙂

  • EnzoMundo dit :

    Hello les lapins,

    Pour commencer, bon anniversaire à Carole!

    Je viens apporter ma petite pierre à l’édifice..
    Me concernant j’ai des Spyridon MR, donc taillées pour le trail.

    MA PROGRESSION :
    J’ai commencé à les utiliser après une pause running où j’avais l’impression de repartir de zéro (il y a 1an et demi).
    J’ai commencé avec plusieurs sorties de 3km environ, je me forçais à ne pas faire plus, et le lendemain je ne le regrettais pas au vu des courbatures que j’avais aux mollets!
    J’ai augmenté les kilomètres au fur et à mesure mais de façon très lente, puisque j’ai fini par revenir à ce que je savais faire au bout de 4 à 6mois, pour faire seulement une quinzaine de km.
    Mes distances plus longues je les faisais en baskets classiques (mizuno).
    Je ne les ai utilisé qu’une seule fois en course, pour le Lyon Urban Trail en novembre dernier.

    MON RESSENTI :
    On va faire simple, ce sont mes chaussures préférées!
    Quel plaisir de ne pas avoir le poids de « sabots » aux pieds, dur de revenir en arrière.
    Leur seul inconvénient c’est qu’elles ne sont pas adaptées pour les cailloux (on reçoit comme des coups dans la voûte plantaire et la douleur apparaît au bout d’un moment et s’accentue avec le temps).
    Un régal dans les chemins, la boue, l’herbe, etc on ressent la moindre brindille sous le pied 🙂

    ET MAINTENANT ?
    Blessé depuis la SaintéLyon le 5 décembre courue en brooks cascadia, tout comme toi Emir j’envisage le full minimalisme, mais je rajouterai « dans la mesure du possible », parce que certaines course trop accidentées ne me semblent (pour l’instant) pas adaptées aux 5fingers (avis personnel, je n’ai pas les pieds de Carole!)

    J’ai payé mes VFF plein pot, mais j’avais hâte de les essayer et j’étais plein d’espoir, car après je pense que c’est un état d’esprit, ça me semblait naturel de passer au minimalisme.
    C’est un état d’esprit, on pourra me dire tout le bien du monde de chaussures maximalistes type Hoka, je n’en achèterai jamais! (têtu le gars).

    Merci pour cet article, au plaisir 🙂

  • Blobby dit :

    Je suis passé progressivement aux chaussures minimalistes avec une paire de Saucony Hattori (celles avec des velcros, pas des lacets) achetées en promo sur un coup de tête (comme souvent).
    Ca n’a pas été évident: pas mal de contractures. Et enfin, j’ai trouvé quelques « pensées » qui m’ont permis de faire évoluer ma foulée: « augmente ta fréquence », « pousse derrière »…
    Maintenant, j’alterne l’utilisation de Salomon, VFF et Vivobarefoot.
    Et en chaussures « de ville », j’utilise essentiellement des Vivobarefoot.

    Cet hiver, alors que j’avais déjà quelques kilos à perdre, j’ai plutôt fait du gras (les « quelques » se sont transformés en « plusieurs »). Je pense que c’est la cause d’un problème que je n’avais jamais eu jusqu’à maintenant: des ampoules sous l’articulation des gros orteils à partir d’une dizaine de kms en VFF (quelle que soit les chaussettes utilisée).

  • Eric dit :

    Bonjour, après 400km en vff vrun, dont un semi marathon, j’achète une paire de KMd Evo plus adaptées au bitume. Au bout d’une dizaine de km, j’ai des ampoules sous les gros orteils … 🙁 jamais eu avec les VRUN. La semelle sous les gros orteils est plus épaisse, c’est normal ?
    @+
    Éric, convaincu au minimaliste depuis 6 mois et jamais remis de tennis classic 😉

  • teddy dit :

    bonjour les lapins,

    Toujours intéressè par le « courir naturel » cela fait 600km que je cours avec des saucony mirage5 (drop de 4mm) et j’hésite très sérieusement a passer aux five fingers, mais la transition m’effraie un peu car actuellement je suis un plan d’entrainement pour un semi marathon, et mon année 2017 sera dédié au marathons, donc plan d’entrainement et transition me paraisse compliqué,

    pensez-vous que passez de 4mm a des fivefingers sera difficile?

    Cordialement un Runner Végétarien

  • Yinn dit :

    Transition plutôt brutale 😉 Le danger n’est pas tant le mollet à mon sens que les métatarses ou le pied d’une manière générale qui est plutôt habitué à ne rien foutre dans une maximaliste lambda. Le tendon peut aussi être beaucoup plus sollicité (moins de drop et une foulée plus cadencée et plus médio-pied).

    J’ai aussi des Five Fingers mais pour mes séances minimalistes je leur préfère les sandales huaraches qui valent 100 euros de moins ou se fabriquent même carrément à la main ( le vrai avantage du minimalisme, c’est de ne pas forcément dépendre de chaussures à 100 euros pour exercer son sport ); voire tout simplement pieds nus, ce qui est beaucoup moins difficile qu’on imagine. Pour les courses, je continue à chausser des chaussures « normales », mais les séances minimalistes ou pieds nus ont un effet très positif sur ma foulée qui perdure une fois dans des chaussures plus classiques.

  • Guillaume dit :

    Bonjour,
    Ayant déjà une foulée mediopied, j’ai décidé de me mettre au minimaliste. De plus, les chaussures avec drop sont de plus en plus inconfortables avec des ongles noirs.. Et surtout des inconforts articulaires.

    J’ai donc achete des vff spyridon ls car j’adore le trail. J’ai attaqué la première semaine avec des séances de 3 semaines. Sachant que mes muscles allé être sollicité, je fais deux seances de ppg et pps ; et je vous avoue on prend confiance avec.
    Mercredi, j’ai fait une seance de 1h30 de course à pied ( 5 km dechauffement) + 2 series de 9x (20-20) + 15 min de recup.

    Dc j’adore !
    Prevu un trail de 15 km ou 25 km en fct de ma preparation.

  • JLB dit :

    Bonjour les Lapins Runners,
    Je réflêchis à modifier la foulée pour migrer vers une attaque mi-pied.
    Avec votre expérience de la foulée minimaliste, pourriez-vous m’indiquer la distance maximale que vous avez parcouru ainsi, avec sous sans Fixe Fingers ?
    Quelle plus longue distance énvisagez-vous à l’avenir, en augmentant progressivement votre charge d’entraînement ?
    Désolé si les questions ont déjà été posées.
    Merci beaucoup.

    • Carole dit :

      Salut JL,
      La distance maximale qu’Emir a parcouru en VFF jusqu’à présent est d’environ 70 km, et 110 km pour moi. (dans les deux cas, c’était au Trail Yonne en 2015).
      J’aimerais faire le GRP (220 km) en minimalistes, mais plutôt en Innov8 (modèle Terraclaw).
      A+ !

  • Ludo dit :

    Bonjour,
    J’ai des five fingers et pour la vie de tous les Jours des vivobarefoot aqua 2.
    Ma question est comment attaquer vous le sol lorsque vous marchez?
    Pose mediobpieds puis talon ou l’inverse?

    Merci

  • JLB dit :

    Effectivement, la marche s’effectue naturellement par une attaque talon. Par contre, si j’ai bien compris, il est conseillé de s’entraîner à marcher avec une attaque avant-pied (un peu comme marcherait une ballerine) pour se préparer à courir en descente par attaque avant-pied. La marche naturelle (par le talon) s’oppose donc, en quelque sorte, à la course medio-pied par laquelle nous essayons de ne pas attaquer par le talon. Dès qu’on court pieds nus, on délaisse l’attaque talon pour passer à un impact avant-pied. Finalement, marcher fait de nous de mauvais coureur si l’on n’y prend pas garde dans la mesure où on peut avoir tendance à rester en attaque talon aussi pour courir.

    • yinrun.fr dit :

      Hello
      Petite précision : à mon sens il faut faire attention à ne pas réduire la question de la biomécanique de course à l’attaque du pied : courir médio-pied est une biomécanique générale et pas juste une question de talon versus avant-pied. Donc se forcer à atterrir sur une partie ou l’autre du pied n’est que la partie émergée de l’iceberg.

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