Cardio-fréquencemètre : poignet ou thoracique ?

Hello à tous chers amis lecteurs coureurs et amateurs d’équipements accompagnant votre pratique du running. Je souhaite aujourd’hui vous faire part d’une vision concernant l’évolution d’équipement historique et cher au coureur en quête de statistiques et d’outils : j’ai nommé, le cardio-fréquencemètre.

 

poignetvsceinture

 

Le cardio, un équipement historique

Dans la famille du wearable technology (technologie portable) adapté aux coureurs, cet outil a été adopté par les coureurs bien avant que le running ne devienne à la mode, bien avant même que nous entrions dans l’ère des objets connectés. En un mot, il vous permet de mesurer vos pulsations cardiaques à l’effort et ainsi vous entraîner à intensité spécifique, en fonction de vos objectifs.

A qui s’adresse le cardio ?

histoireducardioLe « cardio » pour les intimes est notamment cher à ceux qui pratiquent les plans d’entraînement à intensité chiffrées, exprimée en VMA ou FCM (autrement dit qui savent précisément ce que veut dire le code suivant 3 * 7′ à 80-85%FCM avec R=2′). Le cardio correspond également à ceux qui souhaitent être « assistés » pour bien gérer leur effort.

A l’inverse et schématiquement, les coureurs « à la sensation », plus à l’écoute de leur corps pour mesure l’intensité de leur effort, estiment que cet outil est superflu.

Comment fonctionne le cardio ?

Classiquement, il est constitué d’une montre servant « d’écran de contrôle », reliée à un capteur sous forme d’une ceinture elastique positionnée sous les pectoraux. La ceinture est chargée de capter des signaux biométriques et de les transmettre à la montre.

Vers une évolution de « format » ?

Les puristes et coureurs de longue date ne jurent toujours probablement que par la ceinture thoracique et crient à l’hérésie à la seule idée de mesure de fréquence cardiaque au poignet. Mais est-ce vraiment fondé ? Malgré des débuts balbutiant, les capteurs alternatifs (poignet, ou encore oreille) à la ceinture thoraciques ne viendraient-ils modifier sous peu les usages ? Creusons la question !

 

Cardio intégré au poignet ? Simplicity rules the world !

Les amis, faisons un brin de théorie de l’innovation. En 2015, comment fait-on adopter un nouvel usage au grand public ? Voici quelques principes qui jouent en défaveur de la ceinture thoracique :

  • Simplicité : La simplicité est le maître mot pour l’adoption d’une technologie par le grand public. Aujourd’hui, le consommateur veut commencer à utiliser sans lire de mode d’emploi. Alors que le cardio poignet nécessite simplement de porter sa montre, la ceinture thoracique est plus complexe.
  • Surf sur la vague : Le running est un sport à la mode et doit en grande partie cela à sa simplicité d’accès (« une paire de baskets et hop, c’est parti »). Le phénomène touchait 8,5 millions de français en 2014 (marché en croissance à deux chiffres) qui ne sont pas tous passionnés. Ces derniers n’iraient naturellement pas vers un cardiofréquencemètre thoracique qui reste un outil « avancé » auquel on s’intéresse lorsque l’on a des objectifs sportifs bien particuliers. Ajoutez à cela un marché de la santé connectée et de la technologie portable en croissance et vous obtenez une magnifique vague sur laquelle surfer pour populariser le cardio. Un cardio au poignet n’effraie pas et pourrait s’imposer sans problèmes aux nouveaux (connected-)coureurs, dont le nombre croit de jours en jours.

semi-marathon

  • vers l’omniprésence : Le consommateur utilise ce qui lui est « imposé« . A titre d’exemple, si l’iPhone a autant de succès aujourd’hui, c’est parce qu’il s’impose comme une évidence par son omniprésence. Si le Wi-Fi est aujourd’hui universellement utilisé, c’est parce que n’importe quel appareil aujourd’hui en est muni. Si les montres embarquaient un cardio assez discret pour ne pas nécessiter d’effort d’enfilage et sans supplément de coût (ce qui est le cas des ceintures thoraciques souvent vendues en option), il y a fort à parier que le coureur s’en serve sans même y faire attention. Avec le running 2.0 et les partages à tout va sur les medias sociaux, l’information de pulsation cardiaque deviendrait « commune », hissée au rang pérenne de « fonctionnalité de base ».

Alors que les actualités n’ont pas forcément fait la promotion des capteurs de pulsations cardiaque au poignet (bad buzz de l’Apple Watch chez les tatoués, ou encore de la TomTom Runner Cardio qui nécessite un positionnement bien adapté du bracelet sous peine de « décrocher »), comme toute technologie innovante nous avons besoin de retours d’expériences pour la fiabiliser et la rendre exploitable et efficace. Et il y a fort à parier que les géants du marché et leurs armées de visionnaires soient sur le coup.

 

Capteur poignet : gadget pour débutant ou véritable outil ?

epson cardioIntéressons-nous à la précision, qui notons-le, reste un élément indispensable pour l’adoption de ce type de capteur ? L’université de Maastricht a réalisé en 2014 une étude comparant une ceinture thoracique Polar, un capteur poignet développé par Mio et un ECG professionnel. Les résultats sur la mesure de fréquence cardiaque sont très similaires, avec un niveau d’imprécision extêmement faible sur la Polar et très faible sur le capteur Mio. Ce dernier a par ailleurs été selectionné par le géant Garmin pour le capteur poignet de sa Forerunner 225. Nous pouvons penser Garmin n’aurait pas « tenté le coup » sans un minimum de vision d’avenir.

A précision égale, la simplicité de l’usage pourrait être un facteur décisif signant le déclin de la ceinture thoracique, le temps que celle-ci se fasse gentiment expulser des moeurs par la nouvelle génération de coureurs.

 

Le cardio de demain ?

En parallèle évolue une technologie qui semble également prometteuse, celle de la captation de signaux biométriques à l’oreille. Ce dernier se présente sous forme d’écouteurs sans fils permettant musiques et mesures biométriques. Vous y croyez ?

De son côté, le capteur au poignet se démocratise rapidement notamment par le biais des bracelets trackers d’activité qui l’intègrent pour afin de vous fournir des statistiques intéressantes à tout instant de la journée, et sans même que vous n’y fassiez attention.

Polar, constructeur et leader historique du cardio va-t-il devoir vivre le même virage que Kodak (ce qui est déjà amorcé avec le A360) ? L’avenir proche nous le dira !

Et vous les amis, quels sont vos pronostics sur l’issue de ce match ? Feriez-vous confiance à un cardio au poignet ?

Ci-dessous les amis, l’interview de Jérôme, spécialiste des montres connectées et fondateur du site montre-cardio-gps.fr ! Alors oui, c’est long mais j’ai pensé à vous ! Vous trouverez un sommaire dans les premières secondes de la vidéo afin d’aller directement au thème qui vous intéresse :).

 

 

A très vite les amis !

carottes petit

Trackbacks Commentaires
  • reveurdetrail dit :

    Salut Emir.
    Super cet article sur un sujet qui m’intéresse beaucoup.
    Je suis un utilisateur ponctuel du cardio de ma suunto pour les séances de seuil. ça me permet d’optimiser mes séances car ma vie de jeune papa me laisse parfois peu de temps libre 😉
    Mais je trouve ça quand même pénible de le porter sur la cage thoracique c’est pour ça que je ne l’utilise pas tout le temps.
    ça me paraît inéluctable que ça passe au poignet même pour les initiés! Par contre, je veux être sûr de la fiabilité avant de l’adopter!

    • Emir dit :

      Hey Jérôme !
      Je suis complètement d’accord avec toi, la ceinture, ben ça nous les casse pour faire simple :p
      Je suis convaincu que le capteur cardio optique au poignet a de l’avenir.

      J’en ai testé trois à ce jour :
      – le Mio Fuse qui fonctionne très bien (plutôt un usage trackeur d’activité et travail en zones cardio spécifiques)
      – La EPSON SF-810 qui n’est pas forcément parfaite mais une fois le bon réglage trouvé sur le poignet, donne des informations vraiment fiables
      – La TomTom Cardio que j’ai testé vraiment pas longtemps et avec laquelle il ne m’a pas semblé évident d’obtenir des valeur fiables.

      Je pense vraiment qu’il y a déjà à ce jour des produits matures. Et le marché étant encore jeune, cela promet donc à l’avenir de bon progrès et des produits encore meilleurs.

      L’avenir proche à la réponse et je suivrai le sujet avec intérêt 🙂 A ta dispo pour en discuter si tu le souhaites 😉

  • Mazouth dit :

    J’ai toujours bien aimé le cardiologie,je le porte à chaque sortie. Avant j’ai eu des ceintures pas très confortables et qui parfois perdaient un peu la boule, d’abord Sigma, puis Garmin. Ma dernière Garmin est plus souple, plus confortable, et bien fiable. Je pense que je vais attendre quelques années encore avant de passer au capteur poignet qui a incontestablement de l’avenir. Par contre il reste un souci l’hiver quand je porte ma montre par dessus la manche de ma veste.
    Très bon sujet en tout cas. a+

    • Emir dit :

      Hello Sylvain !

      Je suis d’accord avec toi, le capteur poignet est un outsider qui a de l’avenir. Un peu comme un jeune insolent qui vient bousculer le vielles valeurs sûres tellement ancrées dans les moeurs qu’on ne pense même plus à les remettre en question. S’en est presque poétique.

      Concernant la montre par dessus la manche, j’ai trouvé des petites solutions :
      – Il y a des vestes qui comportent une petite « fenêtre » transparente au niveau du poignet (mais cela nécessite investissement)
      – Il y a des sous couches / t-shirt / tout type de vêtement qui possèdent une ouverture au niveau du poignet pour avoir accès à la montre

      Dans ces deux cas, la montre est en contact de la peau et également en contact avec les yeux, tout en n’ayant pas froid 🙂

      Content que ce sujet t’ait intéressé en tout cas !

      Merci pour ton retour et à bientôt Sylvain !

  • Nicolas dit :

    Salut !
    Très intéressant comme article. Pour ma part, je ne suis pas contre telle ou telle technologie si elle est fiable. Je pense que le cardio au poignet ou à l’oreille ont un bel avenir s’ils s’améliorent dans la fiabilité. Et je parle bien de fiabilité et pas de précision. En effet, pas besoin d’une précision extrême des relevés cardio, nous ne sommes pas des athlètes de haut niveau. Il faut seulement une bonne fiabilité sans décrochage pour me convaincre. Hors, ce n’est pour l’instant pas le cas pour ces montres à cardio au poignet. Voilà mon avis 🙂

    J’ai une question qui me taraude. J’ai fais récemment l’acquisition d’une Polar M400 HR. J’en suis très satisfait. Elle comble tous mes besoins. Sauf l’autonomie sur très longue distance. En effet, sur des distances supérieures au marathon, la montre s’éteint faute de batterie puissante. J’envisage la saintélyon cette année et la montre va forcément tomber en rade.
    Alors ma question est la suivante :
    – dois-je vendre cette montre (que j’adore !), pour en prendre une avec une autonomie plus élevée ?
    – dois-je la garder ? après tout ce ne sont que des chiffres et sur cette distance on écoute avant tout son corps
    – dois-je acheter une batterie externe en micro USB pour envisager la charger pendant la course ? car c’est là un gros avantage de cette montre : on peut recharger la montre en micro USB tout en l’utilisant ! sauf qu’il est impossible de la mettre au poignet dans ce cas. Pensez-vous que c’est viable ? brancher la batterie externe et accrocher la montre quelque part sur soi autre qu’au poignet. Vos avis ?

    Allez salut !

    • Emir dit :

      Hello Nicolas !
      Content que cet article t’ait intéressé :).
      Je note ton avis et je le comprends bien, mais j’ai peut-être de quoi le nuancer. J’ai eu l’occasion de porter maintenant 3 cardios et à première vue, j’avais exactement le même avis. En effet, lorsque l’on porte le cardio sans faire attention au réglage (serrage, position du capteur sur l’avant-bras), les décrochages sont fréquents. En revanche, lorsque l’on prend le temps de bien comprendre comment positionner le cardio et surtout, bien le connaître, la fiabiltié est bien présente. Il faut aujouter à cela que la technologie est relativement naissante et que beaucoup de progrès sont à faire pour obtenir des produits fiables 🙂

      Voici mes réponses à tes questions 🙂

      – dois-je vendre cette montre (que j’adore !), pour en prendre une avec une autonomie plus élevée ?

      En aucun cas, si cette montre te plaît et comble tes besoins, je ne te conseille pas de la vendre pour un ultra annuel, ce serait dommage.

      – dois-je la garder ? après tout ce ne sont que des chiffres et sur cette distance on écoute avant tout son corps

      Je pense que oui, cela dit et comme tu l’as vu, tu ne pourra pas couvrir toute une Saintélyon avec.

      – dois-je acheter une batterie externe en micro USB pour envisager la charger pendant la course ?
      Très gros avantage de ta montre dont tu peux tirer partie : elle est utilisable en charge ! Tu peux donc utiliser une batterie portable pour la charger dans ton sac pendant que tu cours, c’est une très bonne solution et tu ne perds aucune donnée (si ce n’est l’affichage). J’ai procédé comme cela pour couvrir tout l’ecotrail 80 avec un Iphone (en charge dans mon sac). Si tu n’as pas de sac, ça devrait pouvoir se coincer dans une poche et une ceinture, surtout si ta batterie externe est un « stick » petit format.

      J’espère avoir répondu à tes questions et si tu en as d’autres, surtout n’hésite pas 🙂

      A bientôt !

  • François dit :

    La grosse différence actuellement, en plus de la précision qui est quand même encore largement à l’avantage des capteurs ceinture, c’est que les capteurs poignet ne permettent pas d’utiliser les fonctions avancées de récupération (ni probablement d’autres calculs comme les évaluations de VO2Max). Pour 95% des coureurs (ou même 99%), aucune importance, un cardio à peu près juste suffit. Je suis d’ailleurs persuadé que la grande majorité des coureurs ne connaissent pas leur vrai max et ont donc une utilisation du cardio assez limitée. Pour ceux qui veulent vraiment l’utiliser avec précision, la ceinture n’a hélas pas de rival. Un capteur poignet ne fait pas de mesure R-R, ce qui permet aux montres de calculer des temps de recup ou des états de fatigue (voir les Ambit, les dernières Garmin, probablement la V800 chez Polar). Pour une personne en entrainement intensif et qui aime tout comprendre, c’est un outil sympa. Mais à nouveau, c’est pour une minorité. Ça revient exactement à se demander si l’avenir de la photo c’est le reflex ou l’iPhone. Tout le monde se fout de savoir que le reflex fait des meilleurs photos, celles de l’iPhone sont bien assez bonnes pour la majorité des gens. Je garde quand même mon Ambit et mon Canon (mais j’ai un smartphone et un fitbit HR…)

    • Emir dit :

      Hello François 🙂 Merci à toi pour ces précisions très intéressantes.
      Concernant la précision je ne suis plus aussi convaincu dans la mesure ou s’il y a un écart, il est de quelques pulses soit 2% maximum. Et je ne suis pas convaincu qu’une ceinture fournisse un résultat qui soit exact à 100 % non plus.
      Concernant les fonctions avancées de récupération (et même toute info avancée), je pense que tu as raison. Sur une prise poignet l’information devient difficile à obtenir en raison du « faible potentiel » de lecture biométrique de la zone. En d’autres termes, c’est pratique fonctionnellement mais il semble que ce ne soit pas le meilleur endroit du corps pour lire les informations internes.
      Je pense que la question n’est pas la même en revanche. Un iPhone n’aura jamais le potentiel photo d’un reflex mais contente bien la majorité des gens. En revanche un capteur cardiaque et un un autre, c’est davantage comparable et on peut penser que les progrès en la matière vont amener à disposer des mêmes informations que ce que font les ceintures aujourd’hui. Après tu me diras, le mec qui fait un entraînement du futur et qui est investi à plus de 100%, ça le dérange pas beaucoup d’acheter une montre à 400 et porter systématiquement une ceinture … Peut être que les deux vivront donc en parallèle, l’un pour le commun des gens, l’autre pour les « élites ».
      Encore merci pour ton oeil avisé qui vient enrichir cet article 😀

  • Matmat dit :

    Salut Emir!

    Merci pour cette vidéo et toutes ces informations très utiles pour y voir plus clair dans l’univers de la nouvelle aire du cardio!

    Pour ma part je suis très intéressé par ce nouveau système de mesure au poignet car la ceinture cardio a ses limites.

    Je suis éducateur sportif, AEM, et j’enseigne la marche nordique. Je construis des séances sportives, rythmées, type fartleck + des exercices techniques grâce à l’usage des bâtons.

    Or, j’aimerais
    – connaître réellement la portée de ce type de séance, le volume / intensité de travail que je peux réaliser et faire réaliser à mes élèves
    – mesurer leurs performances de plus près sur une séance pour mieux apprécier les effets sur eux, améliorer le suivi de mes élèves, adapter les contenus etc.
    – pouvoir archiver des données chiffrées pour évaluer les progrès (ex : même élève, même séance, même parcours 1 an après)
    – je m’intéresse donc surtout aux données cardio mais j’ai tout de même de l’intérêt aussi pour le GPS, pour calculer les distances parcourues, la vmoy, vmax etc et archiver idem les données.

    Petit complément, je souhaiterais signaler un autre point très positif du cardio – poignet pour les coachs, c’est justement qu’il est beaucoup plus commode à utiliser quand on s’adresse à des élèves ou des clients.

    Pour conclure cette longue prose, ma question est : parmi les montres cardio-poignet actuelle, quel modèle me conseillerais – tu qui soit adapté à l’usage que je souhaite en faire ?

    Merci beaucoup pour tes conseils

    Mathieu

    • Emir dit :

      Salut Mathieu !

      Merci à toi pour ton retour, je suis content que tu aies apprécié cet article. Et vraiment désolé pour mon délai de réponse !

      Si je comprends bien, tu souhaites « professionnaliser » le suivi de tes élèves et aller plus loin dans ton suivi grace à des métriques.

      Je suis complètement d’accord avec toi sur le fait que c’est bien moins « intrusif » comme accessoire de mesure à faire porter qu’une ceinture cardio à placer sous les vêtements ^^. En revanche, il faut faire attention car la précision de l’outil peut fortement varier selon les personnes (niveau de serrage, pilosité, couleur de peau, tout autre paramètre qui puisse nuire à la lecture de la fréquence cardiaque par le capteur). Il pourrait donc résulter des petits soucis de fiabilité.

      Pour répondre à ta question Mathieu, je m’assure d’abord d’avoir compris l’usage que tu souhaites en faire : la faire porter à tes élèves pendant les cours ?

      Je n’ai testé que 3 modèles de cardio optique : le MIO FUSE. Tracker d’activité qui vaut moins d’une centaine d’euros, mais sans GPS. Très précis, jamais de décrochage en ce qui me concerne, mais historisation des séances trop légère (seulement via l’application MIO, et non sur une plateforme en ligne type STRAVA ou endomondo).

      La Tomtom runner cardio : je ne saurais te la recommander. Elle a le GPS et n’est plus trop chère et je n’ai pas réussi à obtenir de données fiables lorsque je l’ai testée.

      La EPSON Runsense SF-810. GPS et grosse autonomie mais prix > 200€. J’ai du étudier le bon réglage sur mon poignet à de nombreuses reprises avant d’obtenir des données fiables. Et c’est le cas maintenant. En revanche, elle est aussi assez capricieuse et il faut prendre le temps de trouver la bonne position sur le poignet.

      Je n’ai pas testé mais je connais la réputation des GARMIN Forerunner 225 (moins chère) et 235 (plus récente), et il semble qu’ils s’agissent de très bons outils, précis, mais ici encore, pas exempts de décrochages.

      En bref, le seul qui a toujours fonctionné pour moi et de manière fiable est le MIO FUSE. Si je ne l’avais pas testé, j’aurais estimé que le cardio optique au poignet n’est pas un outil suffisamment fiable pour l’utilisation que tu souhaites en faire.

      J’espère avoir répondu à ta question Mathieu et n’hésite pas à me recontacter en cas de besoin, je serai beaucoup plus réactif à l’avenir.

      ++ 😀

      • BRETON dit :

        Salut Emir,

        Merci pour ta réponse, même tardive 😉
        Je continue de tester le forerunner 225, avec du recul et quand je l’aurais testé sur un assez grand nombre de clients et dans de nombreuses situations je ferais un topo. Jusque là c’est satisfaisant malgré quelques décrochages effectivement et il faut bien le serrer au poignet. J’ai l’impression que des fois avec la sueur il décroche aussi mais c’est arrivé rarement.

        Je prends note de la fiabilité du MIO FUSE car à terme il me faudra plusieurs appareils et pas nécessairement avec GPS mais surtout pour enregistrer la FC. Cependant, le tracker d’activité est-il fiable dans des conditions de course à pied ? Un vendeur m’a indiqué que les trackeurs était limité aux mouvements basiques de déplacements quotidiens ?

        Merci encore pour tes conseils et à bientôt!

        Matmat

        • Emir dit :

          Un plaisir Mat 🙂

          Serrer fort au poignet est une solution pour augmenter la fiabilité, mais de mon expérience, cela ne marche pas sur tout le monde. Pour certains, il faudrait placer la montre plus haut sur le poignet (avant l’os du cubitus), pour d’autre il faudra … se raser un peu les poils au niveau de l’avant bras si c’est très fourni (et c’est même pas une blague :p). La sueur peut aussi gêner le capteur optique (je parle sous contrôle d’huissier :p), l’eau peut dévier les rayons du capteur et diminuer sa fiabilité. C’est la raison pour laquelle les marques essaient autant que possible de l’isoler (c’est le cas sur la forerunner 225, avec le petit contour noir).

          Concernant la fiabilité du MIO Fuse, elle est très bonne en ce qui me concerne, mais je n’ai de retour d’expérience que sur moi-même. Et comme on se le dit depuis le début, ces outils ont pour l’instant l’air de varier de comportement d’une personne à l’autre. Je t’invite donc à tenter de récolter d’autres avis si possible (pas évident car peu développé en France). De plus, le FUSE n’est pas un produit récent, il se pourrait que MIO ait sorti de meilleurs capteurs depuis, mais je n’ai pas pris le temps de me renseigner.

          Concernant la fiabilité du tracker d’activité, le vendeur a raison et pas raison à la fois. En effet, les trackers « entrée de gamme du quotidien » qui n’ont pas de fonction sport, sont effectivement limités au déplacements du quotidien, voire ont du mal à fonctionner en présence de sueur. Cela dit, je n’en connais pas beaucoup. La plupart des fitbit, des polar, des garmin et des mio qui sont équipés de capteur optique ont une fonction sport à ma connaissance. Ils sont donc censés bien gérer les séances.

          J’espère avoir pu t’aider et à bientôt Mat 🙂

  • Hugo dit :

    Salut !

    J’étais un peu sceptique au sujet des capteurs cardio au poignet mais la ceinture cardio commençait vraiment à m’embêter, je n’ai jamais réussis à vraiment m’y faire. Du coup, je me suis acheté une Forrunner 225 justement et j’ai été agréablement surpris par la qualité du capteur ! Si il y en a comme moi qui hésite à passer sur une montre avec capteur intégré, je vous le conseille vraiment.

    Hugo.

  • BRETON dit :

    Salut!

    Merci Hugo pour ton commentaire 😉
    Quel hasard…Depuis mon dernier post j’ai fait mon choix et j’ai opté pour le forerunner 225! Je suis en train de le tester depuis 2 jours seulement mais pour l’instant je suis assez satisfait. La mesure cardio me parait fiable, au repos comme à l’exercice. Les fonctionnalités sont variées, bonne ergonomie, outil confortable à porter. L’autonomie sera – t – elle suffisante pour un usage très régulier ? A mon avis non si on veut s’en servir aussi de bracelet d’activité mais ce n’est pas sa fonction première à mon sens (pourtant toutes les fonctionnalités de l’interface en ligne nous y invitent…). Ce portail en ligne est d’ailleurs de qualité.
    Ce n’est qu’une première impression mais je ne manquerais de poster un futur commentaire après en avoir fait un usage plus intensif, pour ma pratique perso et professionnelle.

    @ bientôt

    Mathieu

  • Merci pour l’interview vraiment tres informa… bon contin

  • Me dit :

    Bonjour,

    Dans le cadre de la réforme du collège, nous devons participer en 3e à des EPI(enseignements pratiques interdisciplinaires): nous devons répondre à des problématiques imposées lors d’un oral devant un jury. Pour répondre au problématiques nous devons bien sûr nous documenter et j’effectue un EPI sur la relation entre le monde du sport et du numérique.Je dois traiter une problématique dans le cadre de l’EPI techno-EPS qui dit : « Comment obtenir des données (avec une montre connectée) » et je dois expliquer comment fonctionne le capteur cardiaque optique (photo transistor) et l’accéléromètre de montres connectés utilisées en sport (Garmin Vivosmart Hr et Fitbit Charge Hr). Je me demande donc si vous savez comment fonctionnent ces capteurs et si vous pourriez essayer de l’expliquer ?
    Merci d’avance rien que si vous avez réussi à lire ce roman pas très clair ;-D,
    @ bientôt :).

  • Satriani dit :

    Bonjour,
    ces cardio optique-laser au poignet (bien qu’ils ne remplacent pas la fiabilité des ceintures pectorales pour les efforts de type fractionné) semblent être une bonne alternative, surtout pour les trackers d’activité tout au long de la journée (je ne me vois pas porter une ceinture pectorale du matin au soir).
    Par contre, je ne trouve nulle part sur le net une étude scientifique qui confirmerait ou infirmerait la non nocivité de cette technologie laser sur la peau ? Est-ce volontairement omis par les constructeurs ? Ou ne s’est-on pas encore posé la question ?
    Merci
    Cordialement

  • frederic dit :

    Debutant en course a pied , je vais me prendre une ceinture car bien plus utile car je peut changer d’appli sur mon smartphone ou acheter une montre plus tard qui sera connectée a la ceinture . pour le smartphone j’ai un crosscall donc étanche et anti choc le top pour le trail sous la pluie 😉 l’avantage de la ceinture c’est que je peut utiliser strava , decathlon coach , runtastic …..il y a du choix

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