Trail des villes royales 2016 : le bilan !

trail des villes royales

Hello les amis ! Fraîchement de retour du Trail des villes royales, il est l’heure de vous faire le debrief de cette première édition. Voici ce que nous en avons retenu en 6 points :

 

1. Un concept bien pensé

Le Trail des villes royales consiste à rallier Versailles et Rambouillet en (théoriquement) 51 km et 675 D+ en un temps maximum de 7h15, ce qui correspond à une allure moyenne de 7km/h. L’organisation propose de parcourir la distance en solo ou bien en relais par équipe de trois, ce qui la rend accessible pour tous les niveaux. Enfin, positionné fin février sur le calendrier, il est le premier Trail long de l’année en Ile-de-France.

Bien que les châteaux de Versailles et Rambouillet apparaissent sur le flyer de la course, ils ne font pas partie du parcours. Le seul château à proximité duquel nous foulons est en fait le château de la Madeleine situé à Chartreuse (au 21e km).

 

foule sas 2_trail des villes royales

Au départ, 600 coureurs

2. Un village de départ en toute intimité mais complet

Le village de départ offrait la possibilité de retirer son dossard le jour-même, ce qui est un avantage pour les coureurs qui viennent de loin pour la course (comme nous !).

5-6 toilettes en compost étaient prévus, évitant ainsi les odeurs nauséabondes et pour le petit côté écolo, bien ancré dans l’esprit Trail. Egalement prévu, du gel hydroalcoolique pour se nettoyer les mains.

Le célébrissime speaker Harry Bignon était présent pour ambiancer le village sur un fond musical des tubes des années 80. « ♫ Toi, toi mon tout mon roi ♫ ».

 

3. Un package coureur original

Une micro-polaire noire douce, manches-longues est remise à chaque participant lors du retrait des dossards. La taille que nous avions demandée lors de l’inscription a été respectée (amis organisateurs de la Saintélyon, prenez-en de la graîne) : très bon point !

[Mis à jour le 08.03.2016] Ce matin, nous avons eu la joie et la surprise de découvrir dans notre boîte au lettre une enveloppe contenant deux photos de nous deux en train de franchir la ligne d’arrivée de la course ! Merci pour cette sympathique attention !

 

4. Un parcours forestier agréable, et bien gras !

boue2_trail des villes royalesUn parcours très forestier comprenant des passages assez techniques : chemins de forêt, parfois jonchés de racines ou de pierres, portions bien grasses (gadoueuses) et de rares portions de bitume.

Avec un dénivelé positif de 850m (en pratique), cette course s’apparente davantage à une « course nature » qu’à un trail.

Au lieu des 51,9 km attendus, l’organisation nous a fait « cadeau » de 2 km supplémentaires. Cela peut sembler peu (« sur 51, nous ne sommes plus à 2 km près ») mais le temps semble très long en fin de course et il est un peu pénible de ne pas savoir où l’arrivée d’une course se situe.

Le Trail des villes royales s’inscrit idéalement dans le cadre d’une préparation à l’Eco-trail de Paris 80 km dans la mesure où :

  • il a lieu un mois avant, ce qui laisse le temps pour récupérer
  • il permet de faire une reco car l’on y retrouve certaines portions de l’Eco-trail

Rien à redire concernant le balisage : le parcours était indiqué par le biais de pancartes accrochées aux arbres et de rubalises. Nous n’avons pas eu la moindre hésitation pendant la course.

 

5. Les ravitos du parcours : aie, aie, aie !

Surprise, arrivés au 1er ravitaillement à Chartreuse (21e km), il ne reste plus une seule goutte d’eau ! Le Coca Cola fait seul office de ravitaillement liquide. En conséquence, nous sommes amenés à demander de l’eau à des promeneurs 4 km avant le 2e ravitaillement, situé au 39e km. Cette pénurie d’eau est difficile à vivre et nous gâche malheureusement une portion de la course. Nous attendons donc avec impatience le second ravito pour nous ressourcer.

« Et là, c’est le drame » ! Au second ravitaillement, il ne reste qu’un triste fond de bouteille d’eau sur la table ! Les coureurs sont contraints de recharger leurs gourdes et Camelbak en Coca Cola. C’est vraiment très décevant… Un seul bénévole est chargé de la gestion du ravito et semble complètement débordé, au point de s’irriter lorsqu’un coureur décide d’ouvrir un pack de Coca Cola pour réapprovisionner la table.

Côté solide, le ravitaillement est limité : raisins secs, quelques bananes et pain d’épice… La table semble avoir été dévalisée. Pourtant, nous ne sommes pas situés en fin de peloton (disons plutôt, « pas en toute fin » :)).

ravito bordel_trail des villes royales

Ravitaillement à Chartreuse : on dirait mon bureau !

6. Un petit couac à l’arrivée

Il ne reste plus de sandwichs finishers : ceci est malheureusement du au fait que certains coureurs ont décidé d’emmener du rab … Dommage.

Pour éviter ce type de désagrément, il est souvent fait un petit marquage sur les dossards des coureurs lors de la remise d’un ravitaillement en quantité limitée (ou tout autre récompense finisher : t-shirt, médaille, …).

Notre Bilan

 

Le prix de la course (47€ pour les organisés ou 59€ pour les retardataires que nous sommes) n’est malheureusement pas à la hauteur du service fourni. Nous n’espérions ni de médaille bling bling, ni de tapis rouge à l’arrivée, mais une fourniture d’eau constante sur les ravitaillements qui est indispensable, particulièrement quand les stands de ravitaillements sont aussi éloignés les uns des autres (0 – 21 km – 39 km – arrivée).

Le parcours Versailles-Rambouillet passant par la vallée de Chevreuse, spot connu des traileurs d’Ile-de-France, est doté d’un fort potentiel. Il est très agréable (particulièrement si l’on aime la forêt) et ne comprend que de très faibles portions de bitume. Le dénivelé étant bien réparti sur le parcours, nous avons là un trail rapide sur lequel les passages à la marche sont peu nombreux.

En bref, le Trail des Villes Royales dispose de qualités indéniables, ainsi que d’une belle marge de progression. Souhaitons-lui de tirer des leçons de cette première édition pour que la prochaine soit une réussite totale !

Notre note : 6,5/10

Allez Patrick, sans rancune :p On revient l'année prochaine !

Allez Patrick, sans rancune :p On revient l’année prochaine !

 

La vidéo


Les amis, la semaine prochaine, pas de course officielle de prévue ! Notre prochain rendez-vous sera donc le semi-marathon de Paris ! Au plaisir de vous y retrouver !

Les Lapins Runners

carottes

Commentaires
  • Philippe dit :

    Hello,
    J’étais un peu plus à l’avant de la course et c’est pas de ma faute si les tables des ravito étaient presque vides parce que je m’y suis pas arrêté 🙂 cela dit c’était une erreur de pas recharger en flotte au 40ème puisque comme vous j’ai trouvé la fin très longue, même si je connais bien le coin. Bonne fin de récup’

    • Carole dit :

      Salut Philippe !
      On ne peut absolument pas en vouloir aux coureurs plus rapides qui se seraient « jetés » sur les ravitos. Il y a eu une mauvaise gestion des ravitos, et Patrick l’a bien compris 🙂
      Bonne fin de récup à toi aussi et bravo !

  • très beau récit, bien écrit, et critique, avec raison … j’ai regretté de ne pas y être, mais le 15km de Charenton mon ancien club, m’attirais plus … l’an prochain peut-être … ce CR donne envie, en espérant de meilleurs ravitos … quoique personnellement je ne les utilisent que rarement !
    bonne récupération … bravo à tous les deux … à vous lire !

    • Carole dit :

      Bonjour François ! Nous avions aussi hésité avec les foulées Charentonnaises mais nous commençons à connaître le parcours par cœur. C’est bien de changer aussi.
      J’espère qu’une deuxième édition aura lieu, et si oui, on ne devrait pas trop s’inquiéter sur la question des ravitos. L’orga a du retenir la leçon 🙂
      A bientôt !

  • Fitz dit :

    Sympa le parcours par contre pas glop pour les ravitos et la flotte…
    Sinon, Émir, tu as vu, tout du long de ta vidéo y a une fille avec des oreilles de lapin qui s’incruste…

  • Nicolas dit :

    Salut Emir, c’est quoi ton sac stp ?
    Beau récit comme d’hab 🙂

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