Véganes depuis 6 mois : faisons le point !

Hello les amis,

En mai dernier, nous vous avions présenté notre mode d’alimentation riche en produits « simples » et non transformés dans notre article l’alimentation minimaliste en course à pied. Cet article avait été bien accueilli par les commentaires qui ont suivi, ce qui nous a fait très plaisir d’une part, et d’autre, traduit une certaine tendance à faire évoluer un petit peu la dictature du turbo-gel dans notre sport.

Abordons aujourd’hui une autre « particularité » de notre alimentation que nous n’avons pour le moment jamais développée en détail sur notre blog : nous sommes végétaliens, et plus encore, véganes. Si vous vous demandiez ce que pouvait bien signifier l’inscription « Vegan Runner » sur nos t-shirts fétiches, ce qui va suivre vous donnera tous les détails. Retour d’expérience au cœur de la vie des Lapins Runners (#TeasingBasDeGammeFaçonTéléRéalité, mais il parait que ça marche. #OnVaSeFaireDesPotes).

 

« Véganes », qu’est-ce que c’est ?

Reprenons la définition de Wikipédia : Le véganisme est une prise de position politique ou un mode de vie consistant à ne consommer aucun produit ou service issu des animaux ou de leur exploitation.

Le végétalisme est le régime alimentaire du végane.

Le végane est donc végétalien, mais la réciproque n’est pas forcément vraie (un végétalien n’est pas nécessairement végane). Au-delà de son régime alimentaire, un végane :

  • ne vêtit pas de tissus animaux (fourrures, cuirs, soie …),
  • n’utilise pas de cosmétiques testés sur les animaux,
  • ne cautionne aucun spectacle mettant en scène des animaux conditionnés (cirques, zoos, aquariums), ou pire encore, leur mort (corrida),
  • … vous avez compris l’idée

Le végane est donc compatissant des animaux, qui comme nous sont des êtres sentients, pourvus d’une conscience de soi, et d’une envie de vivre. Le végane estime que les animaux ont droit de jouir de leur existence comme bon leur semble autant que nous avons ce droit, et ne devrait en aucun cas subir l’une des pires formes d’oppression qui soit : l’élevage intensif.

Intéressons-nous ici uniquement à notre alimentation végétalienne, en lien direct, vous en conviendrez, avec notre pratique sportive.

Depuis mars dernier, nous avons donc cessé de consommer tout aliment d’origine animale : viande, poisson, volaille, « fruits » de mer, produits laitiers et dérivés (beurre, lait), oeufs et miel… mais également tout produit contenant de l’huile de palme dont la production industrielle fait également des ravages sur le vivant.

Posons les bases avant de passer à notre retour d’expérience personnel : l’avantage est qu’il n’y a pas de choix à faire entre éthique et santé, ni entre éthique et plaisir gustatif. Notre santé et nos palais se portent très bien, et la seule chose dont nous nous sommes passés dans cette transition guidée par l’éthique, sont des plaisirs gustatifs désormais révolus :

 

Ce changement alimentaire a-t-il eu des conséquences sur notre pratique sportive ? C’est ce que vous allez savoir en lisant ce qui suit.

 

Sur les épreuves longues

sprintAux ravitos :  

Il faut le reconnaître, nous sommes aujourd’hui bien plus limités qu’avant notre transition en termes de choix d’aliments sur les ravitos. Fini la charcut’ (pour Carole), le fromage, les TUC (contenant des oeufs) et les barres dont nous n’avons pas connaissance des ingrédients. En ce qui concerne le choix des boissons, cela n’a (presque) rien changé. Nous devons uniquement éviter la boisson de la marque Meltonic contenant du miel.

Précisons que nous ne lorgnons jamais sur les aliments que nous nous interdisons et que notre degré de frustration est nul.

Lorsque je pratique le jeûne du ramadan chaque année, je ne lorgne jamais sur les repas d’autrui. D’une part parce que c’est mon choix, et d’autre parce que ma démarche est consciente et que j’en vois l’intérêt. En effet, lorsque l’on est dans une démarche sincère et en accord avec ses valeurs, on n’envie pas les produits dont on se passe.

Nous nous contentons sans mal des fruits frais et secs, de pain, de pâtes (sans beurre) et des barres végétales mis à disposition.

Enfin, nous chargeons davantage notre réserve alimentaire sur les ultras. Dernièrement (sur l’UTMB et le trail du Haut-Koenigsbourg), nous avons opté pour des confiseries à base de cacahuètes et graines de sésame achetées chez Tang Frères (magasin d’alimentation asiatique).

 

 

Nos sensations en course :

Depuis ma transition, je suis de moins en moins sujette à des maux de ventre, ce qui est fort appréciable. Ces derniers apparaissent uniquement lorque je mange trop la veille. Comme mon corps prend (beaucoup) son temps à digérer, mon organisme n’a pas le temps de tout assimiler en une nuit.

 

Je ne note pas de différence notable entre mon alimentation avant et maintenant. J’étais et je suis toujours (osons même : j’ai la chance d’être) très peu sujet aux problèmes digestifs, qu’importe ce que je consomme.

Je ne constate pas non plus de différences concernant ma longévité, « l’heure » d’apparition de ma fatigue, ou encore mes performances. En effet, ces variables sont surtout influencées par la volume de kilomètres parcourus sur la saison, et non sur mon alimentation.

 

 

Les effets sur nos performances sportivestimer

Précisons avant tout que notre décision de devenir véganes se base sur des raisons d’éthique, de compassion envers les animaux. Pour nous, peu importe les effets sur nos performances sportives, car, qu’ils aient été positifs ou négatifs, il n’était plus question pour nous de consommer des POA (produits d’origine animale). Mais ce qui va suivre devrait rassurer ceux qui tiennent particulièrement à leur performance, tout en voulant s’inscrire dans une démarche plus éthique de consommation.

Pour être très honnêtes, nous n’avons constaté aucun changement sur nos performances sportives, que ce soit en termes d’endurance à l’effort, de récupération et de vitesse. Cette absence de changement est dans un certain sens logique : notre manière « particulière » de nous entraîner n’a pas évolué, ne s’est pas intensifiée. N’oublions pas que, bien qu’une alimentation bien menée soit essentielle pour progresser, l’entraînement (ou l’absence d’entraînement) est bel et bien le facteur le plus déterminant pour faire évoluer ses performances.

Bien que nous n’ayons bouclé avec succès qu’un seul défi sur les 4 que nous nous étions fixés cette année, notre volume kilométrique et nos enchaînements d’ultras, parfois d’une semaine sur l’autre, sont restés les mêmes. Faisons un rapide bilan de ces défis :

  • La Transkarukéra : le niveau technique de cette épreuve était trop élevé pour nous (je vous invite à voir la vidéo qui en dit vraiment long sur la particularité de cette épreuve)
  • L’Ironcorsair : nous n’avons pas tenu les barrières horaires par manque de préparation pour la partie vélo
  • L’UTMB : vous connaissez l’histoire 😉
  • L’Ultramarin : finishers des 177 Km en environ 27 heures

Un bilan plus poussé reviendra sur ces points en fin d’année, mais nous sommes forcés de constater que nos points forts sont la longévité et la récup, et non la vitesse. Mais ne nous écartons pas du sujet.

 

Au quotidien

old-scaleNotre poids :

Je n’aurais pas été contre perdre quelques kilos, mais malheureusement (et contrairement à certaines idées reçues !), le végétalisme ne protège pas du surpoids, bien que statistiquement, j’imagine que le taux de personnes en surpoids est plus élevé chez les carnistes que chez les végétaliens. Bref, mon poids continue de fluctuer de plus ou moins 3 kg, comme c’était le cas avant ma transition.

Pour reprendre les termes de Carole, le végétalisme ne protège pas du surpoids. Je compléterai en disant que très souvent, la démarche éthique dans laquelle on s’inscrit en devenant végane conduit à une réflexion personnelle quant à sa manière de s’alimenter. Cela se traduit certes souvent par une perte de poids, ce qui a été mon cas dans les premières semaines / mois. Cette perte de poids était principalement dûe au fait que je soignais mon alimentation (quantité et qualité), et non à la nature des aliments qui la composait. Cela dit et pour revenir dans le sens de Carole, rien n’empêche un végétalien de se nourrir de chips, cacahuètes et autres apéritifs gras salés, ou encore de grandes portions de riz, pâtes, frites ketchup moutarde ou autres veggie-kebab et veggie-burger, biscuits et bonbons véganes.

Tout comme pour les performances, le végétalisme n’est pas une recette miracle pour maigrir. Cela dit, en étant bien mené, il vous donne la maîtrise de votre poids, et la garantie d’avoir un corps qui carbure à plein régime et évidemment sans carences. T’as tout de même pas cru que nous n’allions caser nul part le mot « carence » dans un billet véganisme :p ?

En cuisine :

restaurant-eating-tools-set-of-three-piecesDepuis que nous sommes véganes, nous avons découvert de nombreux aliments, prenons très souvent le temps de cuisiner. Nous nous sommes procurés quelques livres de recettes végétaliennes et suivons des Youtubeurs véganes pour nous donner des idées.

Notre alimentation est beaucoup plus variée qu’auparavant. Notre végétalisme nous a conduit a sortir du schéma classique de l’assiette « équilibrée » avec viande au milieu et le reste étant des « accompagnements ». En repensant ce schéma et dans nos recherches pour un végétalisme bien mené, nous nous sommes ouverts à beaucoup de variétés de légumes, légumineuses, laits végétaux, épices, céréales, graines, oléagineux et féculents que nous ne regardions même pas avant. Au-delà des aliments eux-mêmes, nous nous sommes ouverts à de nouvelles associations entre ces aliments.

Quelques exemples parmi tant d’autres, que l’on trouve dans toutes les grandes surfaces :

  • Lait végétaux que nous consommons quotidiennement en smoothie : soja, soja chocolat, riz, avoine (qui sont souvent les moins chers), mais aussi plus rarement amande, épeautre, noisette, chataigne (cher !), …
  • variétés de légumineuses : pois chiches, lentilles vertes / corail, haricots rouges/noirs, pois cassés, …
  • Céréales et féculents : pâtes, riz, quinoa, avoine, nouilles de riz (sans gluten), pain, pommes de terres et patates douces,
  • Graines : chia, lin, sésame, tournesol, courge, …
  • Oléagineux : arachides, beurre de cacahuète, divers types de noix, …

Et voici ce que l’on peut en faire :

Si vous en voulez davantage, notre instagram est notamment là pour ça 🙂

En supermarché / à l’extérieur :

shopping-cartNous avons rapidement décelé en supermarché les aliments que nous ne nous autorisions plus : crèmes glacées (contenant du lait, y compris certains sorbets), biscuits sucrées (oeufs et/ou lait), paquets de céréales (lait et/ou miel). Une fois les produits mémorisés, le temps que nous passons à faire les courses est bien plus court, dans la mesure où nous évitons désormais les rayons viande, produits laitiers (à l’exclusion des yaourt Sojasun où ils ont été rangés par défaut), biscuits sucrées/confiseries.

Finalement, ce qui reste le plus difficile avec le végétalisme, c’est de devoir s’adapter à l’extérieur : au resto / aux anniversaires / soirées. Au resto, il arrive souvent qu’aucun plat végétalien ne soit proposé. Quant à la carte des desserts, nous devons nous satisfaire des compotes de fruits (à préciser sans chantilly).

 

iconNotre budget alimentation : 

On se rend compte très rapidement que ce qui coûte le plus cher dans un caddie moyen, ce n’est pas les fruits et légumes ou légumineuses, les pâtes ou le riz, mais bien la viande et le fromage. Mis à part le lait végétal (1,20€/L) plus cher que le lait de vache (0,60€/L), cela ne revient pas plus cher d’avoir une alimentation végétale, au contraire ! … A condition tout de même de ne pas forcer sur les similis carné ou « fauxmages » ou bien de faire la totalité de ses emplettes chez Naturalia ou en magasin bio.

 

Notre starter kit

Comment clôturer cet article sans parler de ce qui nous a conduit au véganisme ?

  • Tout a commencé par des vidéos virales sur les réseaux sociaux par l’association L214 éthique & animaux. Attention, les images sont choquantes, n’ouvrez cette vidéo que si vous n’avez pas peur de voir la réalité de l’abattage industriel tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Ce n’est pas notre genre de fermer les yeux sur la réalité, même si ça fait mal. Alors nous avons creusé.
  • S’en est suivi l’achat par Carole du livre No Steak, d’Aymeric Caron qui ouvre les yeux et l’esprit sur les pratiques de notre société à l’égard des animaux.
  • Une fois lancé, c’est cette vidéo me concernant (Emir) qui a achevé le travail « le discours le plus important de votre vie par Gary Yourofsky ». Bien que ce discours soit très controversé, il comporte un fond de vérité que je n’ai pas pu négliger.
  • Pour connaître les impacts (les désastres) écologiques causés par l’élevage intensif, ce documentaire en dit très long : Cowspiracy.
  • Pour connaître les désastres que la malbouffe crée aux Etats Unis, et notamment les lobbies de la viande et du fromage qui n’ont aucun scrupule et dont le seul but est de générer du profit : Fed Up.
  • Les Youtubeurs véganes que nous suivons régulièrement : Gurren Vegan, Jihem Doe, Las Végane Parano, Lloyd Lang. Bien que leur approche a tendance à en offusquer certains, il est pour nous important de garder à l’esprit que ceux qui souffrent vraiment dans notre société sont les animaux qui sont tués au quotidien, et non nous les humains parce que quelqu’un a « osé nous dire » d’un « ton supérieur » qu’il n’était pas éthique de manger du steak. Ces militants qui agissent n’ont aucun intérêt personnel à nous convaincre, mais ils font le don de leur temps par compassion, et dans l’espoir de voir émerger des pratiques plus éthiques à l’égard des animaux.

 

Le mot de la fin

Qu’on le veuille ou non, en achetant un BigMac, des chicken wings au paprika, ou n’importe quel produit industriel issu d’animaux, on vote expressément pour la pérénité des pratiques industrielles cruelles à l’égard des animaux. Devenir végane, c’est avoir le courage de prendre position et de se dissocier de ces pratiques, que personne ne souhaite consciemment encourager.

Evidemment les amis et comme toujours, même lorsque l’on aborde des sujets bien moins profonds (du genre, faut-il passer au minimalisme en course à pied), je vous invite à ne pas nous croire sur parole et vous faire votre propre opinion. Par compassion, je vous invite vraiment à prendre le temps de vous renseigner, en ayant l’esprit ouvert. D’ici-là, nous sommes bien évidemment ouverts à toutes vos questions.

 

A très bientôt les amis et d’ici-là, KIFFEZ la vie, avec compassion !

Les Lapins Runners.

carottes

Commentaires
  • Agathe Oie dit :

    Un bel article les amis.
    L’oie n’est pas végane, en revanche elle ne mange que peu de viande et se prend continuellement des remarques « eh mais tu manges de moins en moins » « t’es au régime ?! » voire pire … « eh ton régime il marche pas t’es toujours grosse ».

    Alors d’oie à lapins, continuez d’en parler, ça rendra les gens moins bêtes (en plus les pois-chiches c’est la vie).

  • Clement dit :

    Bonjour
    Belle demarche personnel
    Vous etes vegan avant tout pour le coté maltraitance sur les animaux à l-origine.
    Sans etes vegan j’aimerais bien sur qu’il y ait moins d’abus.

    Imaginons maintenant les animaux ne soient pas mal traités. Donc on ne les tue pas, on ne mange pas de viande.
    Mais pourquoi rejeter tous les dérivés? (Oeuf, lait …)

    • Marilyn dit :

      Bonjour Clement,

      Tout dabord merci pour votre intérêt concernant ce mode de vie. Je m’excuse par avance de la longueur de ma réponse et vous invite à le lire tout de même en entier 🙂

      Dans l’état actuel des choses, les animaux utilisés pour produire les dérivés ne sont absolument pas bien traités. En effet, nous pouvons prendre l’exemple du lait de vache. Il s’avère que les vaches ne sont productives (et donc intéressantes d’un point de vue financier) que lorsqu’elles viennent d’accoucher ; autrement, elle ne produisent du lait qu’en quantité infime (comme pour les femmes humaines d’ailleurs).
      De plus le lait qu’elles fabriquent est destiné au veau qu’elles viennent d’accoucher, donc pour pouvoir traire le lait et le vendre il est nécessaire de séparer la mère et son petit. Le petit en question sera nourri avec des ersatz de lait; s’il s’agit d’une femelle, on la laissera grandir pour qu’elle devienne à son tour une vache laitière. Si c’est un mâle, il sera envoyé à l’abattoir et tué au bout de quelques semaines, puis vendu au rayon viande.
      Les femelles sont enfermées à vie. Elles sont inséminées à répétition puis séparées à chaque fois de leur petit, pour maintenir un haut taux de production de lait.

      De plus baser un commerce sur le principe de la production d’oeufs ou de lait suppose, comme vous vous en doutez, que ce sont les femelles qui sont intéressantes (poules et vaches par exemple). Les mâles, qui sont donc majoritairement inutiles, sont alors tués à la naissance, quelle que soit l’industrie en question (les poussins mâles sont tués par milliers au sortir de l’oeuf, les agneaux et chevreaux sont séparés de leur mère et envoyés à l’abattoir comme pour les veaux).

      Dans le cas où vous vous poseriez la question, c’est aussi le cas pour les petites exploitations. En effet, un agriculteur n’a pas les moyens de continuer à nourrir des animaux mâles qui n’ont pas de place dans son commerce. Il faudra donc forcément les tuer à un moment donné.

      D’autre part, ces animaux qu’on utilise dans le circuit de production des dérivés finissent tout de même par être tués au bout de quelques années, lorsque leur productivité commence à baisser, et ils finissent donc leur vie dans les mêmes abattoirs que les animaux destinés de base à la viande. Je précise qu’ils sont tués bien plus tôt que ne leur permettrait leur espérance de vie : les vaches laitères sont tuées vers 4 ou 5 ans (alors qu’elles vivent 20 ans), les poules pondeuses sont tuées au bout d’un an.

      Je passe ici sur les conditions dans lesquelles se trouvent ces animaux (vous pouvez visionner les vidéos de l’association L214 à ce sujet) car le principe en lui-même est extrêmement cruel, puisque dans tous les cas la vie de ces animaux se solde par leur mort lorsqu’ils ne sont plus assez productifs (même dans les petits élevages).

      En résumé, acheter et manger des dérivés revient à cautionner la mort d’animaux puisque celle-ci fait partie intégrante du système. Les végétaliens cherchent donc à boycotter celui-ci un maximum.

      • clement dit :

        Bonjour,

        votre réponse est très politisée à mon gout.
        Mes grands parents ont toujours eu, poule, lapin, canard. Certes pour les lapins et canards ils finissaient par être tués, mais pour les poules et les coqs c’étaient pas forcément le cas avant de nombreuses années. Je n’ai le souvenir que d’une fois où ma grand mère à tué une poule.

        Tout ca pour dire que je pense qu’il est possible de bien traiter certains animaux, tout en ayant une consommation modérés des dérivés.

        Vous prenez comme exemple la vache qui pour moi est le plus mauvais exemple. Beaucoup d’animaux produisent du lait et voir de la laine. Voir même avant on se servait des bouses pour se chauffer.

        Vous parlez de productivisme comme si nous n’étions pas capable de se dire qu’on pourrait payer plus cher pour s’assurer du bon traitement.

  • Bourri dit :

    J’avoue que écarter le miel et les fruits de mer ca tient un peu du fanatisme extrémiste et j’ai toujours un peu de mal avec les extrêmes… Mais bon ca n’enlève rien à vos exploits !

    • Emir dit :

      Je pense que c’est parce que notre société est très à l’aise avec le fait de penser que s’approprier et exploiter les ressources naturelles (que sont notamment le miel et les fruits de mer) est normal. En revanche, la compassion envers le vivant et le fait de la respecter apparaît comme du fanatisme ou de l’extrémisme. Notre société est comme ça. Mais à titre de comparaison, certaines population croyant en la réincarnation et donc au fait que toutes les vies se valent, elles préfèrent manger peu de bêtes et être bien nourris (tuer une vache = un « mort ») que plusieurs (une assiette de fruits de mer = x dizaines de morts) pour être moins nourris.
      Question de point de vue 🙂 Nous avons dû désapprendre beaucoup de ce que notre société consumériste nous enseigne, et nous ouvrir l’esprit.
      Merci pour ton commentaire Didier 🙂

  • Blobby dit :

    Un autre Youtubeur, sur lequel j’étais tombé en cherchant des essais de Five Fingers: Kalclash Fitness.
    Si j’ai bien compris, il est Vegan.

  • damien dit :

    Bonjour,

    Article intéressant, bravo pour votre changement d’alimentation, cela ne doit pas être si simple dans un pays comme la France ou les tentations sont à tous les coins de boutiques ( boucherie, boulangerie etc … ).
    Je respect les choix de tous le monde du moment que l’on ne me l’impose pas, ce que vous ne faites pas envers vos videos et articles donc c’est cool.
    Habitant à la campagne, je mange ce que j’élève, je ne tue pas pour le plaisir mais pour me nourrir ( poulet, canard, pintades, lapins, agneau etc ) sachant que l’animal est élevé sans maltraitance ou autre cela ne me pose pas de problêmes.

    Ma question :

    Si vous aviez habitez en campagne et non dans une grande metropole, et de pouvoir suivre le processus « naissance, développement, abbatage » ( donc produit sain et bien traité (bien qu’il soit destiné à assouvir notre instinct primale de prot … )) auriez-vous quand même fait le choix d’être Vegan ?

    A+ et continuez vos vids avec les mêmes traits d’humours.

    • Emir dit :

      Hello Damien, merci pour ton commentaire.

      Alors disons que ça devient simple dès lors que c’est fait par conviction, puisqu’on n’éprouve plus du tout l’envie de consommer ces produits, une fois que le chemin vers le véganisme est fait dans nos têtes. Ce chemin ressemble à ceci :
      1 – J’achète de la viande en supermarché / des bigmac / des produits industriels d’origine animale (appelons-les POA)
      2 – Donc j’alimente avec mon argent, la demande en POA. Et je sais que dans notre société l’argent est un moyen de vote.
      3 – Donc je finance avec mon argent, l’abattage d’animaux à la chaîne et leur exploitation
      4 – Donc je suis responsable de l’abattage et l’exploitation d’animaux
      5 – Donc je tue et j’oppresse des animaux, pour plaisir gustatif égoïste de quelques minutes
      6 – J’arrête parce que, par éthique, je suis pas à l’aise avec ce que je fais.

      En ce qui te concerne, cela ne s’applique pas du tout, car comme tu le dis, tu vis à la campagne. Si je comprends bien, tu es autosuffisant et tu n’encourages pas une industrie qui n’a d’autre soucis que sa rentabilité et ne s’embarrasse pas de questions d’ordre éthique. Tu es dans une démarche qui est tellement plus respectueuse que l’écrasante majorité de la production de viande, que je ne peux la blâmer.

      Cela dit, je suis de ceux qui pensent que nous ne devrions pas disposer du droit de vie ou de mort sur l’animal. C’est là où nous divergeons.

      Enfin, pour répondre à ta question très honnêtement : dans ton cas, je pense clairement que je ne me serais pas posé la question de l’éthique car comme indiqué dans mon cheminement plus haut, je n’aurais probablement pas ressenti le besoin de modifier mon mode de vie et de consommation.

      Je termine par un grand merci pour tes encouragements concernant nos vidéos 🙂

  • Manon dit :

    Bonjour les lapins!

    J’ai lu avec attention votre article et j’ai une question : quelle est votre position par rapport aux médicaments et aux traitements des maladies comme le cancer ou encore Parkinson qui utilisent des animaux pour la recherche?

    Et sinon je suis fan de vos vidéos, j’ai commencé à vous suivre sur l’UT4M l’année dernière (je connaissais quelqu’un qui y participait aussi et je vérifiais que vous passiez bien les barrières horaire 😉 ) et bravo pour votre parcours! Et puis j’espère que vous aurez votre revanche sur l’UTMB!

    • Emir dit :

      Hello Manon !!

      C’est une excellente question ! Je pense que pour y répondre, il faut d’abord élucider une question, que je n’ai pas étudié à ce jour : pourquoi utilise-t-on aujourd’hui des animaux pour la recherche ? Y’a-t-il une réelle nécessité ?
      Je n’en ai aucune idée et ne peut donc pas répondre. Si il y a une nécessité absolue (je ne vois pas trop comment ce serait possible, mais admettons) alors si le prix à payer pour sauver l’homme est de tuer des animaux, alors ce serait un mal nécessaire pour notre espèce. Si en revanche, nous les tuons par « confort », un peu comme c’est le cas en vivisection pour les cosmétiques ou la vivisection, alors je pense que c’est à proscrire.

      Grand merci à toi pour ton soutien et ton compliment concernant nos vidéos, ça me fait toujours très plaisir et c’est très encourageant ^^.

      A bientôt Manon, j’espère avoir répondu à ta question.

  • Garance dit :

    Bonsoir les Lapins, j’aime beaucoup votre blog et votre façon d’aborder la course à pied et le trail, sans prétention mais avec passion et humour. Je pratique la CAP depuis un an mais à un niveau beaucoup moins impressionnant. Bravo et merci de nous montrer que ce sport est accessible à tous ceux qui veulent bien s’en donner la peine. En ce qui concerne le véganisme, je me permets de vous faire part de mon expérience. J’ai beaucoup lu sur le sujet, notamment le livre de Jonathan Safran Foer « Faut-il manger des animaux? » qui m’avait conduit à me tourner vers le véganisme il y a deux ans de cela, je précise que je suis maman d’une petite fille de 4 ans et que je n’ai pas voulu supprimer les protéines animales de son alimentation. Après 3 mois à ce régime et en suivant les recommandations du type repas féculent et protéines végétales plus jus de citron pour l’assimilation etc… j’ai ressenti une très forte fatigue accompagnée d’un début de dépression qui s’est immédiatement arrêtée lorsque j’ai recommencé à manger du fromage et des oeufs. Un livre m’a vraiment conforté dans l’idée que je me trompais sans doute de voie avec le véganisme, c’est « Le mythe végétarien » de Lierre Keith. Elle y explique entre autre que l’agriculture durable ne peut être envisagée sans élevage ne serait-ce que pour l’engrais naturel qu’il implique. Elle rappelle également que le fait de mettre en culture les millions d’ha nécessaires à produire des céréales conduit à la destruction d’écosystèmes et à l’extermination d’un grand nombre d’animaux et que la mort fait partie de la vie, autrement dit, que l’on ne peut espérer vivre et se nourrir sans causer la mort d’animaux à un moment ou un autre. Bref, que c’est idéaliste de croire que l’on peut se nourrir sans que personne n’en pâtisse. Autant je vous suis à 100% sur les ravages et l’horreur de l’agriculture intensive, autant je suis sceptique sur la possibilité d’organiser des sociétés durables autour du véganisme, d’autant plus qu’il faut prendre en compte la production de déchets que cela engendre, acheter son steack de soja sous plastique c’est tout sauf durable. De mon côté, je ne consomme plus que très rarement de la viande (seulement lors de repas à l’extérieur lorsque je suis invitée) et j’achète des oeufs et du fromage dont je connais la provenance. Je fais la chasse au suremballage et au plastique, le plastique tout aussi mortifère pour la faune et la flore que l’élevage intensif.
    Quand on voit à quelle vitesse l’industrie agro-alimentaire (surtout aux Etats-Unis ou le véganisme se développe très vite) s’est engoufrée dans la brèche du véganisme, je ne suis pas vraiment sûre que ce soit tant que ça une démarche anti-société de consommation, c’est plutôt une grosse tendance de consommation actuellement. En espérant que mes questionnements vous interpellent, bonne route et surtout bonnes courses!

    • Emir dit :

      Hello Garance et merci pour ton commentaire 😀
      Je suis ravi que tu apprécies notre vision de la course et notre manière de la partager.

      Concernant le véganisme, effectivement tes questionnements m’ont beaucoup interpellé car je suis passé par là moi aussi. Je vais pouvoir te faire également mon retour d’expérience 🙂
      Je pense tout d’abord que tu t’es tournée vers le végétalisme, et non le véganisme à la suite de ta lecture. En effet, le végétalisme est le régime alimentaire du végane, mais n’intègre pas les composantes qui ne sont pas lier à l’alimentation (à savoir le boycott des fourrures, des cosmétiques ou des loisirs impliquant l’exploitation animale). Lorsque tu deviens végane, tu ne changes pas seulement ton alimentation, tu réalises un cheminement éthique et éprouves de la compassion pour les animaux. Tu les considères alors comme des individus qui ont le droit de vivre.

      Je comprends que par prudence et scepticisme, tu n’aies pas voulu « expérimenter » une alimentation végétalienne sur ton enfant et que par conséquent, tu lui aies donné une alimentation incluant des produits animaux. Cela dit, de nombreuses études scientifiques indépendantes montrent qu’une alimentation végétalienne bien menée convient à tous les stades de la vie : de la petite enfance à l’age avancé, en passant par la femme enceinte.
      Un petit lien ici : https://vegan-pratique.fr/nutrition/positions-medicales-et-scientifiques/
      Et un autre en français là : http://www.alimentation-responsable.com/sites/alimentation-responsable.com/files/Position_VG_ADA2009_VF1.00.pdf

      J’aurais quelques questions à propos de ton expérience :
      – te supplémentais-tu en vitamine B12, comme il est recommandé pour toute personne qui adopte une alimentation végétale ?
      – mangeais-tu suffisamment de calories ou étais-tu restreinte ?
      – as-tu « fait les niveaux » par une analyse sanguine chez le médecin afin de savoir ce qui clochait lorsque tu étais fatiguée ? Il aurait été intéressant de voir ton niveau de fer, entre autres.

      Concernant le livre de Lierre Keith, celui-ci ainsi que son auteur est controversé, et n’est en aucun cas reconnu universellement comme la vérité. Son livre fait évidemment beaucoup de bruit car c’est toujours « rigolo » de « détruire des mythes », et qu’elle est forcément « crédible » puisqu’elle a 20 ans de véganisme à son actif. Ca fait toujours beaucoup de bruit d’aller à contre-courant, surtout lorsque l’on parle de véganisme et végétarisme, sujet d’actualité. A mon sens, il est toujours possible, quand on croit fortement à quelque chose, de trouver un livre qui va nous conforter dans ce sens et croire dur comme fer à ce qu’on y trouve. On peut également croire dur comme fer à ce que dit le célèbre Jean-Michel Cohen, bien connu professionnel de la nutrition qui est pourtant l’auteur de belles énormités et non sens, dites à la TV à des heures de grande écoute. En ce qui me concerne, pour « valider » ma connaissance sur un sujet, je m’appuie sur des lectures qui proviennent de plusieurs sources différentes, dans l’idéal appuyées par des études scientifiques indépendantes. Il n’est effectivement pas facile de démêler le vrai du faux, mais c’est faisable. En aucun cas il ne faut jurer que par une seule source, sous peine d’être dans l’erreur.

      Pour revenir sur le livre, un exemple de controverse orientée :
      http://www.vegactu.com/actualite/le-mythe-vegetarien-un-livre-incroyablement-stupide-7429/

      Quelques exemples que j’estime fiables (scientifiques indépendants) qui parlent de la viabilité pour la santé du régime végétalien :
      https://www.youtube.com/watch?v=YDYIpHXK08A
      https://www.youtube.com/user/NutritionFactsOrg
      https://www.youtube.com/watch?v=_zVsE9ljd78
      https://vegan-pratique.fr/nutrition/positions-medicales-et-scientifiques/

      Malgré de longues recherches, il m’a été impossible de trouver autant de sources aussi fiables et récente qui démontrent les bienfaits d’un régime carné.

      Pour reprendre quelques-unes de tes phrases et apporter mon point de vue :

      « Elle rappelle également que le fait de mettre en culture les millions d’ha nécessaires à produire des céréales conduit à la destruction d’écosystèmes et à l’extermination d’un grand nombre d’animaux » -> 85 à 90% du soja produit dans le monde (pour ne parler que du soja), est produit pour nourrir non pas l’homme, mais les animaux d’élevage que nous consommons pas la suite sous forme de steak. Si l’homme consommait directement les céréales au lieu de les utiliser pour nourrir des millions de bovins, Il n’aurait pas besoin d’essayer d’agrandir les surfaces agricoles, et donc, de détruire des écosystèmes. Ce n’est pas « un rappel », mais plutôt une affirmation fausse.

      « La mort fait partie de la vie, autrement dit, que l’on ne peut espérer vivre et se nourrir sans causer la mort d’animaux à un moment ou un autre » -> De mon point de vue, c’est une énormité. En effet, avec ce genre d’argument, autant continuer de faire la guerre car « la mort fait partie de la vie ». Et il y a une énorme différence entre « causer la mort d’animaux à un moment ou un autre » et « les inséminer, les élever, les exploiter et les tuer jusqu’à ce que les ressources planétaires s’épuisent ».

      « Bref, que c’est idéaliste de croire que l’on peut se nourrir sans que personne n’en pâtisse. » -> Ici également, la seule raison pour laquelle c’est idéaliste, c’est parce que l’homme est content de croire qu’il a besoin de viande pour survivre, et qu’il aime trop le fromage et le steak. Et il y un différence entre « personne n’en pâtisse » et « tuer des dizaines de milliards d’animaux chaque année ».

      « je suis sceptique sur la possibilité d’organiser des sociétés durables autour du véganisme, d’autant plus qu’il faut prendre en compte la production de déchets que cela engendre, acheter son steack de soja sous plastique c’est tout sauf durable » -> Cela ne produit pas plus de déchets qu’un régime alimentaire carné. En effet, acheter son steak de vache sous plastique, c’est tout sauf durable (et c’est ce que font tous les jours des millions de consommateurs).

      « Je fais la chasse au suremballage et au plastique » -> Grand bravo pour cette initiative, vraiment pas facile dans notre société.

      « Le plastique tout aussi mortifère pour la faune et la flore que l’élevage intensif » -> Tu as une source pour cela ? A ma connaissance, le plastique est plusieurs dizaines de millier de fois moins mortifère pour les animaux que l’élevage intensif (environ 110 milliards d’animaux abattus chaque année, je vois mal comment faire autant avec du plastique).

      « je ne suis pas vraiment sûre que ce soit tant que ça une démarche anti-société de consommation » -> peu importe si ce n’en est pas une, du moment que l’on avance vers un monde qui soit plus juste et plus éthique à l’égard des animaux.

      « c’est plutôt une grosse tendance de consommation actuellement » -> aaaaah ce serait tellement beau si c’était le cas. On sauverait tellement de vies animales. Je qualifierai plutôt cela d’une prise de conscience lente mais grandissante dans les esprits, de moins en moins fermés sur des croyances aussi obsolètes qu’inertes, et de plus en plus ouvert à ce que démontre la science. Mais pas d’une tendance, et encore moins d’une « grosse » (ce que je trouve malheureux d’un point de vue éthique).

    • Emir dit :

      Voilà un pavé énorme ^^ En espérant qu’il puisse alimenter une réflexion commune. Encore merci d’avoir pris le temps de nous partager ton expérience, et n’hésite pas si tu souhaites poursuivre cet échange 🙂 Je me rendrai disponible. A bientôt 🙂

  • Bernabeu Yoan dit :

    Salut les Lapins,

    Article extrêmement intéressant, qui aborde une question éthique essentielle que nous ne pouvons plus occulter.

    Notre mode de consommation à un impact sur ce qui nous entourent, les animaux, l’environnement, mais aussi les humains qui participent, parfois sous une forme moderne d’esclavagisme, à la fabrication des produits.

    En ce sens, nous somme en tant que consommateur, responsable de cet impact sur le vivant. Dans votre démarche j’y vois le signe d’une prise de conscience profonde, et je ne peux que vous féliciter pour ce choix honnête envers vous-mêmes.

    A titre personnel, je tente d’être dans une démarche respectueuse du vivant (humains, animaux, environnement). J’ai vu et lu certain des films ou livres de votre article, de cette prise de conscience j’ai modifier mon mode de vie, pas avec la même trajectoire que la vôtre, mais un changement quand même :

    -Je ne consomme de la viande ou du poisson qu’une 10 de fois chaque année, avec, le plus souvent possible, un regard exigeant sur la provenance, l’élevage et l’abattage.

    -Je ne consomme -presque- que du BIO, local le plus possible, et le moins raffiner possible.

    -Pour l’habillement du quotidien, les autres domaines de consommations, nous essayons le plus souvent possible de rester sobre, de choisir les marques les plus respectueuses vis à vis des humains qui travaillent pour elles.

    Je respecte le choix de ceux qui deviennent Vegan, bien qu’il arrive parfois que dans le discours le sort de l’Homme ne soit pas toujours mis dans l’équation. J’entends par là, qu’il est de mon point de vue, inaudible de défendre la cause animale sans porter le même niveau de défense pour l’Homme.

    Par exemple, il me semble contradictoire d’acheter du fauxmage ou de la simili carne industrielle, certe compatible avec le régime végétalien, mais qui très clairement exploite les ouvriers, les producteurs.

    Emir, tu sembles faire le Ramadan chaque année, moi aussi, et je partage ta conception de ce jeûne. Peut-être partageons nous la même croyance religieuse ?
    Aussi, voici une vidéo passionnante du Cheick Hamza Yusuf (j’invite nos amis non musulmans a aussi regarder cette vidéo passionnante): https://www.youtube.com/watch?v=GBTst9tWmCQ

    En guise de conclusion, voici ce une histoire tirée du Sahih Al-Boukhari (livre de Haddith, écrit majeur pour les musulmans) :
    La miséricorde, en islam, s’étend à toutes les créatures de Dieu et pas uniquement aux êtres humains. L’islam interdit formellement toute forme de cruauté envers les animaux. Il y a de cela mille quatre cent ans, longtemps avant l’émergence du mouvement de défense des droits des animaux, qui a débuté avec la publication du livre de Peter Singer « Animal Liberation » (1975), l’islam exigeait que les animaux soient traités avec bonté et affirmait que la cruauté envers eux constituait une raison suffisante pour qu’une personne soit jetée dans le feu de l’Enfer!
    Une fois, le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) parla de gens à qui Dieu a pardonné les péchés pour avoir bien traité un animal. Il raconta à ses compagnons l’histoire d’un homme qui, alors qu’il marchait, eut soudain très soif. Ayant trouvé un puits, il descendit à l’intérieur pour étancher sa soif. En remontant, il aperçut un chien qui était si assoiffé qu’il léchait la boue, par terre. L’homme se dit en lui-même : « Ce chien est aussi assoiffé que je l’étais il y a un instant. » Alors il descendit à nouveau au fond du puits et ramena de l’eau pour le chien. Dieu apprécia tant sa bonne action qu’Il lui pardonna ses péchés. Les compagnons demandèrent : « Ô prophète de Dieu : sommes-nous récompensés pour nos bonnes actions envers les animaux? » Il répondit : « Pour toute créature vivante, il y a une récompense à qui lui fait du bien. »

    • Emir dit :

      Hello Yoan,

      Merci beaucoup pour ton commentaire qui est lui aussi très intéressant, et enrichis beaucoup cet article.

      Notre mode de consommation a un impact sur ce qui nous entoure, les animaux, l’environnement, mais aussi les humains qui participent (…) nous sommes en tant que consommateurs, responsables de cet impact sur le vivant. -> pleinement d’accord, aucun débat là-dessus.

      Je ne consomme de la viande ou du poisson qu’une 10 de fois chaque année, avec un regard exigeant sur la provenance, l’élevage et l’abattage. -> purement à titre informatif : pour quelle raison consommes-tu cette viande ou ce poisson ?

      -Pour l’habillement du quotidien, les autres domaines de consommations, nous essayons de choisir les marques les plus respectueuses vis à vis des humains qui travaillent pour elles -> je serai preneur de documentation sur le sujet si tu en possèdes. Je n’ai pas cette préoccupation à ce jour, et je l’aurais si je mettais la main sur un recueil d’infos fiables. J’admets que je n’ai pas cherché.

      Je respecte le choix de ceux qui deviennent Vegan, bien qu’il arrive parfois que dans le discours le sort de l’Homme ne soit pas toujours mis dans l’équation. -> pleinement d’accord, et je pense que c’est un tort. L’Homme, tout comme l’animal non humain, mérite le respect de son existence et de son libre arbitre. En aucun cas un individu ne devrait en servir un autre à cause d’un système profondément pervers et injuste.

      J’entends par là, qu’il est de mon point de vue, inaudible de défendre la cause animale sans porter le même niveau de défense pour l’Homme. -> Je comprends parfaitement. Cela dit, je peux agir de manière nette en faveur de la cause animale quotidiennement, en boycottant les produits issus de leur exploitation. Comment agir aussi efficacement au quotidien pour limiter l’exploitation de l’Homme par l’Homme ? As-tu trouvé quelque chose à faire dans ce sens en ce qui te concerne ?

      Par exemple, il me semble contradictoire d’acheter du fauxmage ou de la simili carne industrielle, certe compatible avec le régime végétalien, mais qui très clairement exploite les ouvriers, les producteurs. -> Je l’ignorais complètement. As-tu des sources à me communiquer afin que je puisse me renseigner ?

      Emir, tu sembles faire le Ramadan chaque année, moi aussi, et je partage ta conception de ce jeûne. Peut-être partageons nous la même croyance religieuse ? -> Oui, bien que ma pratique soit très limitée.
      Merci pour ta vidéo qui est très instructive. J’approuve énormément le discours, tu t’en doutes.

      L’islam interdit formellement toute forme de cruauté envers les animaux. -> Je pense que ceci est très méconnu de tout le monde (moi le premier), y compris des musulmans. L’image qu’on a souvent en tête concernant l’Islam, c’est celle d’une religion qui indique à l’homme qu’il peut se servir de toute ressource que Dieu a placé sur Terre pour lui, de l’Aïd el Kebir et du sacrifice des moutons, et de la viande Halal… Merci de m’avoir appris ces haddiths.

      A bientôt Yoan et merci encore.

  • ptiswitz dit :

    Super article et terriblement instructif, grâce à vous, j’ai appris que je devais me passer des TUC. :’)

    J’ai une question pour vous, les lapins.

    Est-ce que le véganisme doit s’arrêter uniquement à la compassion envers les animaux ?

    Je veux dire par là, que les êtres humains sont également des animaux, et qu’ils sont également exploités par l’industrie de consommation pour faire nos portables, nos chaussures de trail, nos vêtements de sports.

    J’ai souvent l’impression lorsque je discute avec des vegans qu’il n’y a pas que l’aspect souffrance animale qui est prioritaire.

    Qu’en pensez-vous ?

    • Emir dit :

      Un plaisir, merci pour ton commentaire !

      Est-ce que le véganisme doit s’arrêter uniquement à la compassion envers les animaux ? Je pense que dans l’idéal, il ne doit s’arrêter nulle part. De manière plus réaliste, il s’arrête là où tu mets le curseur, là où tu estimes que tu fais de ton mieux et que tu es juste sans te voiler la face. Je pense que la compassion doit être la même pour animaux humains et non humains, et qu’on devrait se mettre à la place de tout individu auquel on fait directement ou indirectement du mal.

      Concernant nos fringues et notre matos :
      100% d’accord avec toi, il est très probable que nous exploitions égoïstement des humains à l’autre bout du monde en achetant des fringues de course à pied. Et étant très mal renseigné sur le sujet, je ne sais même pas te citer une seule marque « éthique ». Pour autant, je me dis que ces « achats » sont rares, et leurs impacts sur le vivant relativement faibles. En effet, alors que tu achètes des pompes 2 fois par an, tu manges trois fois par jour. Tu es donc plus efficace dans ta lutte pour plus de justice, en boycottant quotidiennement (la bouffe), qu’en boycottant ponctuellement (un sac de trail).

      Quand on discute avec les véganes, on aborde très souvent le sujet des animaux (non humains) car ils subissent les oppressions les plus colossales du globe à ce jour. On parle de plusieurs dizaines de milliard par ans d’exploités et tués. Certes, ce ne sont pas des hommes, mais ce sont des individus, que l’occident riche et puissant se croit en droit d’exploiter comme bon lui semble. On peut imaginer qu’en agissant quotidiennement pour abolir une forme d’exploitation (celle des animaux non humains), on agisse pour un monde plus éthique. En effet, si un jour le monde devient végane, alors par définition l’exploitation de l’homme vers l’homme aura aussi cessée.

      Je me suis senti capable en devenant végane d’agir quotidiennement pour une cause qui me tient à cœur. Je n’ai à ma connaissance pas beaucoup de leviers (à part le chemin de l’anticapitalisme, qui marginalise puissance 1000) pour agir au quotidien pour le bon traitement des travailleurs en usine en Asie, alors que j’en ai pour faire cesser un massacre des animaux.

      C’est ma vision, elle est évidement discutable 🙂 Et toi, qu’en penses-tu ?

  • Anais dit :

    Merci pour ce témoignage très instructif et bravo pour votre démarche. Bien que très touché par la cause animal, je ne partage pas forcément toutes vos convictions. En tout cas, je n’ai jamais réussi à pousser le concept aussi loin que vous l’avez fait. Bravo pour votre détermination !

  • Raphaelle dit :

    Jvous aimes ! Wouah votre discours est tellement sensé, argumenté, ouvert ! Je suis végétarienne depuis 4 ans soit depuis mes 13 ans, pour des raisons éthiques, j’ai beaucoup de mal à en discuter avec les gens car ils se sentent de suite comme « agressés » comme si je les forçais à changer leur alimentation, donc de croiser des végétariens/végétaliens/végan c’est top ! Surtout venant de sportifs comme vous qui m’inspirent et m’impressionent !

    • Carole dit :

      Merci Raphaelle ! Si tu as l’occasion, viens faire un tour au salon veggie world ce week-end (à Paris). Tu recontreras des végétariens/véganes à la pelle avec qui tu pourras discuter. 🙂
      En tout cas, chapeau pour ta prise de conscience à un âge si précoce.

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