J’ai testé le collant DNAmic de SKINS !

SKINS est une marque de vêtements de compression née en 1996 et imaginée par un skieur australien en quête d’une nouvelle jeunesse. Il souhaitait en effet pouvoir à nouveau enchaîner entraînements de ski et soirées arrosées. Il conçoit alors des vêtements ayant pour objectif d’aider les muscles à travailler plus fort, plus longtemps et à récupérer plus rapidement. Rien que ça.

Une dizaine d’études publiées dans des revues médicales indépendantes ont notamment prouvé que la gamme SKINS améliorait l’endurance, le contrôle de la température du corps et accélérait le processus de récupération.

Contactée par SKINS pour tester le collant DNAmic Living lines, j’ai mis le vêtement à rude épreuve pour vérifier tout cela !

 

Les conditions de test

Vêtement testé en taille S (ce détail a son importance, vous le verrez par la suite)

 

Le test

J’ai dans un premier temps testé le modèle Living Lines de la gamme DNAmic sur le grand défi des Vosges des Vosgirunners. J’en tire alors un bilan très satisfaisant :

 

vosgirunners skins

Crédit Photo : Jipi

L’évacuation de la transpiration est bonne : après plus de 8 heures d’effort, je n’ai ni la sensation d’être mouillée, ni la sensation d’avoir trop chaud. Et ce malgré des températures faibles le matin et très chaude l’après midi.

Le confort : Je me sens libre de mes mouvements. L’élastique au niveau de la taille reste bien place, empêchant le collant de tomber ou même de bouger. A condition bien sûr de l’enfiler avec soin.

La rapidité d’enfillage n’est cependant pas le point fort de ce collant : il faut prendre soin de bien tirer le collant de manière à ne laisser aucun pli, sans quoi c’est disgracieux et désagréable.

La solidité du tissu : A l’issue du Grand Défi des Vosges, le collant n’a pas subi la moindre dégradation. Une fois lavé, il est comme neuf.

L’effet de la compression : J’ai la vague impression que la sensation de lourdeur de mes jambes est retardée (d’une dizaine de km) par rapport à mes habitudes. Cela dit, cet aspect reste très compliqué à évaluer. En effet, de nombreuses variables liées notamment à l’entraînement et l’alimentation avant course peuvent expliquer des hausses ou des baisses de performance le jour J. Ce retour d’expérience est donc indicatif.

 

usure SkinsLes ennuis ont pointé le bout de leur nez sur le marathon de Sénart, où j’ai constaté de grosses usures liées aux frottements au niveau de l’intérieur des cuisses.

S’agissant d’un éventuel défaut de fabrication, SKINS m’a renvoyé un second modèle que j’ai alors porté sur les 100 km de Cléder : même constat, le collant est usé après 20 km de course seulement. Précisons néanmoins qu’après le Grand Défi des Vosges, j’ai pris quelques kg et mon tour de cuisses a augmenté en conséquence (bien que je continue de porter un taille 36 au quotidien). De plus, je me rends compte que du fait de ma légère prise de poids, le collant a tendance à être transparent et à laisser entrevoir mes sous-vêtements, ce qui me déplaît assez. Il est important de noter que la couture épaisse qui traverse l’entrejambe, visible sur la photo, est en contact constant de l’autre jambe, ce qui, en cas de pression intérieure (si le collant est trop serré) accentue l’usure.

cléder original - Copy

 

A la suite de mon feedback, SKINS m’a envoyé à tester la version Midnight Sage du collant DNAmic, réputé plus solide. D’après l’équipe de développement et en raison des nombreux motifs sur le Living Lines, la friction abîme davantage le tissu du Living Lines par rapport aux autres versions Black/Limoncello/Midnight Sage, ces derniers possédant des panels uniformes. Voici quelles ont été mes impressions sur ce modèle :

La solidité du tissu : Le collant Midnight Sage s’est avéré plus solide que la version Living Lines. Du fait des coutures volumineuses et après plus de 40 heures d’effort, celui-ci ne s’est que légèrement endommagé au niveau de l’intérieur des cuisses.

Crédit Photo J-P Allaire

Crédit Photo J-P Allaire

La capacité d’évacuation de la transpiration  : Ayant couru sous de fortes chaleurs pouvant atteindre 35°C, je reconnais avoir eu chaud au niveau des jambes, mais c’est resté tout de même très supportable. Notons néanmoins que le tissu situé à l’intérieur de mes cuisses était humide.

L’effet de la compression : Par rapport au Grand Raid du Morbihan (177 km) où mes jambes étaient lourdes dès le 30e km, cette sensation est intervenue plus tard sur l’UTMB, aux environs du 50e km. Notons tout de même que le profil de course est très différent, ce qui peut aussi expliquer cette sensation. Je pense cependant que le collant retarde ma fatigue musculaire.

Il est difficile d’évaluer l’effet du collant sur ma vitesse de récupération sachant que je récupère rapidement de manière générale. J’ai tout de même eu la capacité d’enchaîner à une semaine d’intervalle les 130 km de l’UTMB avec le trail du Haut-Koenigsbourg (54 km).

 

 

Le Bilan

 

J’ai adopté le collant DNAmic Midnight Sage que je continuerai à porter sur mes ultras. Ce collant peut également convenir sur des courses de plus petites distances, ainsi qu’en entraînement.

Si tu es à la recherche d’un vêtement stylé, respirant, qui te maintient bien et que tu pourras porter la quasi totalité de l’année (petite réserve en été par temps chaud), alors le collant DNAmic pourrra t’intéresser.

Les points positifs

  • Le confort avéré : l’élastique qui tient bien, l’évacuation de la transpiration, permettant de rester au sec.
  • La respirabilité des matières : sur les courses auxquelles j’ai participées, je n’ai jamais eu ni trop chaud, ni trop froid et ce, malgré un panel large de températures.
  • Le design : les motifs très sympas du modèle living lines qui m’ont valu de nombreux compliments

Le point en suspens

  • l’effet de la compression : ce paramètre est très difficile à mesurer sachant qu’il est impossible de savoir comment se seraient passées mes épreuves avec un collant non compressif. Notons toutefois la capacité que j’ai eu à enchaîner différentes épreuves : le Grand Défi des Vosges/Marathon de Sénart et l’UTMB/le trai du Haut-Koenisgbourg et l’impression que la sensation de lourdeur de mes jambes est survenue plus tardivement qu’habituellement.

Les axes d’amélioration

  • Le tarif : même si la qualité est au rendez-vous, sortir 95 € du porte-monnaie peut en dissuader plus d’uns.
  • L’usure constatée au niveau de l’intérieur des cuisses sur la version Living Lines et à degré moindre sur le Midnight Sage.
  • Pour avoir testé le collant avec des variations de poids entre chaque course, j’ai constaté que le collant commençait à devenir transparent lors de ma prise de poids, laissant entrevoir mes sous-vêtements

Ma note : 8/10

trail hk

Crédit Photo : Pierre Bernard

 

A très bientôt !

Les Lapins Runners.

carottes

 

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