Quel équipement pour les sorties courtes ?

Yo à tous les amis,

Emir au clavier aujourd’hui, et un article qui coïncide avec ma reprise des sorties « courtes ». Je dis « reprise », car je reviens d’une période, de décembre 2017 à il y a environ une semaine, où mes entraînements hors courses ont été quelques peu vacants. J’ai maintenant décidé que cette période prenait fin afin de préparer à peu près convenablement les défis ultra de cet été. J’ai donc tout récemment repris les bonnes vieilles habitudes et j’ai rapidement dû me demander quels étaient les petits objets dont j’avais besoin lors de ces sorties, de 5 à 20 bornes (soit 25 minutes à 2 heures et quelques) , qui parfois font office de déplacements. Une étude d’une durée de 5 minutes m’a permis d’en arriver aux résultats suivants, qui m’ont quelque peu surpris. Ca fait toujours bizarre de se dire qu’on arrive à une liste de plus de 5 items juste pour une sortie running d’une heure. Un sport qui pourtant est à première vue l’un des plus simples à pratiquer, et moins exigent en termes de matériel.

Mon matériel, de 5 à 20 bornes

Sur sortie courte, j’ai besoin :

  • Toujours avec moi :
    • Mon téléphone, de taille assez costaud, à savoir 5,5 pouces comme la plupart en 2018
    • Mes clés de maison
    • Un peu à boire
  • Et optionnellement :
    • Une montre GPS
    • Une carte bleue / un billet
    • Une carte de transports en commun
    • Un peu à manger
    • Une veste, mais dans le mesure du possible, j’évite car c’est encombrant

Je pense ne pas être un extra-terrestre et ne rien emporter de particulièrement exotique. Mais à part pour la montre qui se fixe naturellement au poignet la veste qui peut tenir autour de la taille, la question suivante est de se demander où ranger tout ce petit monde.

 

Pourquoi je n’opte pas pour des ceintures type Flip Belt ?

Certains optent pour des ceintures de sport telles que les Fit Belts (peut-être que je devrais déposer ce nom, on sait jamais), mais personnellement ça ne me réussit pas, notamment pour ces quelques raisons:

  • elles sont complètement trempées en fin de sortie,
  • les poches sont ouvertes,
  • les grands smartphones les déforment et nuisent au confort,
  • les objets ne sont pas du tout organisés à l’intérieur et plutôt difficiles à extraire.

Elles ont tout de même deux avantages à mes yeux, à savoir leur tarif raisonnable et leur côté minimaliste, mais personnellement, leurs inconvénients me pèsent trop.

Pourquoi je n’utilise pas mon sac de trail ?

Comme vous l’aurez compris les amis, je suis donc plutôt un mec à sac à dos. Un truc qui fit bien au corps avec de la place, des rangements spécifiques, accessibles et pratiques. Le sac à dos n’est cependant pas exempt d’inconvénients:

  • il est grand car adapté aux courses longues
  • il a tendance à donner chaud au dos
  • il est relativement lourd (relativement, j’insiste, car personnellement je ne suis pas à ça près), ou en tout cas, il ne se fait pas totalement oublier
  • et à moins de préparer une course longue et de tester le matos, c’est un petit peu overkill pour une sortie courte. J’entends par là que ça donne un côté suréquipé qui nuit à la sensation de légèreté qu’on souhaite parfois avoir lors d’une petite sortie dynamique et virevoltante, telle Laura Ingals dans le générique qu’on connait tous.

Pour appuyer ce dernier propos, je vous laisse tout de même jeter un oeil à la différence d’encombrement entre un sac de trail de 20 litres de chez Raidlight (Ultra Vest Olmo 20L) ci-dessous.

Rappelons tout de même les avantages des sacs: il y’a de la place à foison, tout plein de réglages, ils sont multi-usages (ils peuvent servir dans de nombreuses situations), et il y en a pour tous les prix.

 

Et donc, on prend quoi finalement ?

Merci Eugène pour cette question très pertinente. Tu peux aller te rasseoir et écouter attentivement.

Les amis, je ne suis pas peu fier de vous présenter une petite trouvaille dont j’ai fait la découverte au Salon du Running, et qui m’a depuis accompagné sur moult sorties.

Cette découverte, c’est Fitly, une sorte de micro sac à dos pour coureur sur courte distance. Ce petit sac est issu d’une start-up française nommée Fitly fondée et développée par 4 types passionnés de course à pied, et il comporte tout un tas de choix de conception qui en font un sac qui me convient très bien, pour répondre à ce besoin basique de transport. Vous trouverez toutes les infos sur le site de Fitly, mais comme elles sont en anglais, je vais reprendre ici et en français celles qui me paraissent différenciantes et intéressantes pour nous, les coureurs (femmes et hommes):

Les poches horizontales thoraciques

Le sac comporte une ceinture de serrage thoracique qui vient se loger juste sous la poitrine, et qui comporte deux poches (une sous chaque pec) à fermeture horizontale. Ces poches sont accessibles sans le moindre effort. De plus, un détail mais pas des moindres: les fermetures sont assez fermes pour ne pas s’ouvrir toutes seules, mais suffisamment bien conçues pour pouvoir s’ouvrir à une seule main. Enfin, les poches ont une taille suffisamment petite pour que les objets que vous allez y loger dedans ne ballottent pas. Personnellement, j’y loge une flasque de 150 ml d’un côté, et mes clés de l’autre. Et les clés font pas cliclic quand on court. Je déteste ça. Vous aussi.

Le système de serrage de la ceinture thoracique est une jolie pièce aimantée qui se clipse sans effort sur 3 niveaux différents.

Un rangement pour smartphone étanche et plaqué

Le sac est imperméable et la poche principale contient un rangement pour smartphone plaqué contre le dos, qui permet d’éviter tout balancement possible de cet objet précieux, qui est l’un des plus lourds de la liste, et donc l’un des plus susceptible de nous embêter. Le sac permet de le loger efficacement et au sec et intègre même une petite languette pour le sortir facilement de son logement une fois rentré à la maison. Enfin, Fitly a pensé à laisser une petite ouverture discrète pour laisser ressortir le fil des écouteurs sans pour autant laisser entrer l’eau.

Digression: Sur ce point, si vous le pouvez, faites comme moi et beaucoup de coureurs, utilisez des écouteurs sans fil. Ils ne sont plus très cher en fonction des modèles et permettent un confort qui est 100 fois supérieur au filaire, en particulier pour nous les coureurs.

Fitly est fabriqué avec un tissu qui a l’air balèze

Quand on prend le sac en main, il inspire vraiment confiance. J’ai l’impression de porter une gilet pare-balle en Kevlar, ce qui est plutôt rassurant. Après avoir consulté un peu la documentation, le sac est fait d’un tissu qui s’appelle CORDURA, qui semble avoir la réputation d’être increvable. Je ne l’ai pas encore éprouvé à fond, mais je peux confirmer que qualité de l’objet est indéniable, que ce soit visuellement ou au toucher. Je vous mets quand même la phrase originale ci-dessous, qui est quand même très badass.

Constructed using high tenacity military-grade fiber technologies, the CORDURA® fabric is exceptionally durable and puncture resistant. 

Pas moins de 5 points de réglage pour adapter le sac à son corps

Pour adapter le confort, en plus de la pièce aimantée au niveau de la sangle thoracique évoquée plus haut:

  • on trouve des côtés gauche et droit deux sangles élastiques resserrables qui viennent plaquer le sac contre le dos et les côtes
  • on trouve sur les bretelles gauche et droite deux sangles élastiques resserrables qui viennent régler le serrage des bretelles, et la hauteur de la sangle thoracique

Pas moins de 7 poches et rangements pour s’organiser comme on le souhaite

Pour ranger son matériel, c’est tout simplement génial. C’est mon point préféré. Quand on cherche un truc dans ce sac, on le trouve. On ne cherche même pas en fait, on trouve tout de suite. Le sac comporte:

  • Deux poches pour cartes ou clés sur la partie extérieure
  • Une poche secrète de sécurité plaquée contre le dos
  • Une poche principale avec un rangement pour smartphone et un rangement pour carte (d’identité par exemple)
  • Deux poches thoraciques très accessibles en courant

Le soucis du détail

Pour terminer, voici quelques détails qui montrent selon moi le côté passionné de ses créateurs:

  • Les fermetures éclair qui restent à plat et ne ballottent pas. Pourquoi ? Pour éviter que la fermeture éclair ne fasse cliclic en tapotant sur le sac au gré des foulées. C’est fou ce niveau de détail, non ?
  • Le revêtement en contact avec le corps (intérieur des bretelles et arrière du sac) est fait d’un tissu respirant et anti-odeur conçu pour évacuer la sueur. Bon, comme toujours ici, vous lirez sur le site officiel que cette technologie vous permet « de rester au sec ». C’est évidemment un abus, vous ne resterez pas au sec, mais vous ne serez pas non plus trempé, et le séchage du sac après la sortie se fera rapidement. Ca reste tout à fait convenable. Je ne comprends cependant pas pourquoi toutes les marques ressentent le besoin de sur-vendre cette aspect… Peut-être est-ce justement parce que toutes les marques sur-vendent cet aspect.
  • Le sac Fitly comporte de base des bandes réfléchissantes (4 devant et 2 derrière) pour la sécurité de nuit, ainsi qu’une petite sangle à l’arrière pour ajouter une bande réfléchissante supplémentaire ou une accessoire clignotant
  • L’ouverture de la poche principale se fait sur toute la partie haute et tout le côté gauche. L’intérêt de cette grand ouverture est de pouvoir avoir une vue sur tout le contenu du sac sans effort. Avant, j’avais un sac qui ne s’ouvrait que sur le haut, et je peux vous dire que c’était une partie de motus à chaque fois que je cherchais quelque chose. Bon, il était plus grand c’est vrai, mais quand même.
  • Un petit sifflet est inclus dans la poche avant gauche pour appeler à l’aide en cas de situation extrême de survie (ça aussi c’est badass). Je pense que ma vie n’est pas encore assez stylée pour pouvoir m’en servir, mais c’est un détail attentionné. Seul point négatif, il est dommage que le sifflet ne soit pas attaché. En effet, il peut tomber par inadvertance lorsque vous insérez et ressortez vos clés de la poche.

Si je devais faire mes remarques et donner des axes d’amélioration, ce serait les suivants:

Attention les amis, bien que j’apprécie beaucoup ce sac, il faut être attentif avant de se lancer. En effet, voici quelques points à bien avoir en tête:

  • il faut avoir à l’esprit qu’il est vraiment petit. C’est un avantage car il est compact, léger et organisé, mais aussi pour certains un inconvénient, car hormis les objets cités plus haut, vous ne pourrez pas y mettre grand chose. Il faudra privilégier les objets carrés / rectangulaires et fins. On oublie tout ce qui est sphérique et épais.
  • le sac ne se fait pas à 100% oublier. Quand il est bien réglé, il est très confortable et ne gène pas, mais on sent sa présence. Personnellement, il m’est agréable car me donne une petite « armature », un peu comme un tissu compressif, qui aide à structurer la posture de course.
  • enfin, il faut bien veiller à faire un réglage ni trop laxe ni trop serré. Eviter de trop serrer en particulier car dans ce cas, les deux poches sous la poitrine peuvent, lorsqu’elles sont remplies, exercer une petite pression. Celle-ci peut s’avérer gênante, mais disparaît avec un bon réglage.

Pour les améliorations, voici ce que je suggère:

  • Intégrer un mécanisme optionnel de porte dossard (comme par exemple les petites pièces aimantées qu’on trouve notamment chez Oxsitis)
  • Proposer des accessoires d’hydratation compatibles directement depuis la boutique en ligne. De mon côté je peux vous dire que les flasques de 150 à 250 ml peuvent rentrer sans problème respectivement dans les poches thoraciques et dorsale.

Il vient le moment de parler de tarif les amis. On est là sur une produit créé par des passionnés qui n’ont pas lésiné sur le confort et l’aspect pratique, et qui ont du faire des choix de qualité sans concessions. Vous me voyez venir, vous sentez que ça va piquer un peu, et vous n’avez pas tort. Vous trouverez Fitly, disponible en 3 coloris  pour 79,00 € sur le site officiel.

Pour ceux d’entre vous les amis qui sont arrivés jusqu’ici et qui sont vraiment chauds, je vous invite à lire, si vous lisez un peu la langue de Shakespeare, les très intéressants articles du blog de Fitly, juste là. Il n’y en a pas beaucoup, ils ne sont pas très longs, mais je trouve qu’ils sont un complément très intéressant qui explique les études qui ont mené à la création de ce produit.

Voilà tout ce que j’avais à vous dire sur l’équipement pour les sorties courtes les amis, et je vous reviens très bientôt pour de nouvelles aventures et de nouvelles infos, car l’année ne fait que commencer !

Note: cet article n’est pas sponsorisé et ne fait pas l’objet d’un placement de produit rémunéré. Cet article est uniquement motivé par l’envie de vous proposer du contenu intéressant les amis, et il ne serait pas paru si ce n’était pas le cas.

Petit Bonus pour ceux qui sont arrivés jusque-là ! 

Emir des Lapins Runners,

carottes

Le Marathon de Paris 2018

Hello à tous les amis !

Pas plus tard qu’hier, le 08 avril 2018, nous avons couru pour la 4e fois le marathon de Paris ! La vidéo ci-dessous vous propose de revivre avec nous cette édition 2018 sous un soleil de plomb.

La amis, la prochaine course aura lieu fin avril et marquera notre « retour » sur la scène de l’ultratrail. Il ne s’agira ni plus ni moins que de notre retour sur l’ultra du pas du diable, après édition 2017 EPIQUE !

A très bientôt pour de nouvelles aventures les amis, et comme toujours d’ici-là, KIFFEZ la vie !

carottes

Le Grand Raid des Pyrénées 2017, le défi d’une vie ! (en attendant le prochain)

Hello à tous les amis,

Je viens aujourd’hui vers vous pour refermer l’aventure GRP – Grand Raid des Pyrénées. Je pensais ce petit billet nécessaire pour centraliser ce que nous avons produit au sujet de cette aventure qui nous a profondément marqué. Ah ce fameux GRP … Il m’aura fallu exactement 64 jours pour venir à bout du récit de cette aventure, c’est dire à quel point cela nous a travaillé !

Reprenons donc. Les amis, vous le savez peut-être si vous nous suivez sur nos autres plateformes sociales, nous avons pris part cette année au plus grand défi Ultra Trail de notre courte vie de traileurs : le Grand Raid des Pyrénées dans sa version Ultra Tour.

Comme à nos habitudes, nous nous sommes lancés dans cette aventure sans trop nous poser de questions. Alors que nous cherchions un défi de taille à relever afin de combler nos pulsions kilométriques, nous sommes tombés sur cette version anniversaire du fameux GRP : un trail dans les pyrénées de 220 kilomètres et 13 000 D+. A priori, de quoi nous remettre les idées en place. Ni une, ni deux, nous avons pris contact avec l’organisation pour nous y inscrire.

C’est alors qu’est venu le moment où il a fallu préparer… Et, vous le savez peut-être également, nous courons beaucoup au feeling et rarement spécifiquement pour la prépa d’une course. Les mots discipline, plan, coaching, stage en montagne, voire même régularité ne nous sont que peu connus. Fort heureusement, Carole m’a poussé à effectuer des sorties longues pendants plusieurs semaines avant l’événement. Un parcours de 26 kilomètres trouvé à proximité de notre domicile était devenu notre « ami ». Je ne vous cache pas que j’en ai bavé. J’en ai bavé parce que je me forçais à sortir faire ces kilomètres sans vraiment l’envie, en me disant que c’était nécessaire pour le GRP. Et ça l’était.

 

 

Le temps passait et l’épreuve se rapprochait, avec pour moi, le stress d’un gamin de 9 ans la veille du brevet des collèges. Le stress, c’est une sensation que j’ai peu connu en trail. Souvent parce que la folie et l’envie le masquait complètement. Il faut croire que ces deux sentiments ont laissé, avec le temps, leur place à des idées plus terre à terre. Pour éprouver du stress, il faut deux choses :

  1. Ne pas savoir ce qui nous attend.
  2. Appréhender. Autrement dit, ne pas être certain d’être à la hauteur.

Le stress était donc sain dans un sens puisqu’il permet la prudence et l’écoute de soi, mais il n’est pas moins désagréable. Je garde de cette « prépa », ou plus largement cette période d’avant GRP, un moment très difficile. Jusque la ligne de départ, j’avais peur. Peur de me faire rattraper par les barrières. Peur que quelque chose tourne mal, peur d’avoir mal tout simplement. Mais comme souvent les amis, une fois la ligne passée et après quelques kilomètres, nous étions dans le bain et les sensations étaient là. Nous étions lancés et plus possible de faire demi-tour. Maintenant, il ne restait plus qu’à assumer sa folie et ses ambitions.

Trève de bavardage les amis, je vous livre ci-dessous la totalité des productions vidéos qui ont précédé et suivi de GRP, de sorte à ce que vous puissiez nous suivre de A à Z, et pourquoi pas vous inspirer pour une éventuelle future épreuve.

La vidéo d’avant course

Le débrief (Post GRP)

Le teaser du périple

La partie 1 de l’aventure, quand tout va bien

La partie 2, quand le fatigue physique se fait ressentir

La partie 3, la fin de la lutte et la délivrance

Nous vous remercions infiniment pour votre soutien sur les réseaux sociaux, avant, pendant, après et à chaque sortie vidéo. Nous vous remercions pour ce moteur que vous nous offrez chaque jour en nous encourageant. Ca vient du fond du coeur.

A très bientôt les amis pour de nouvelles aventures et comme toujours d’ici-là, KIFFEZ la vie !

carottes

5 techniques pour mettre un terme au calvaire des tétons

Les amis,

Je me dois aujourd’hui de prendre la parole pour sauver ces grands oubliés de la course à pied longue distance, auxquels on ne pense pas assez. Beaucoup trop d’entre nous n’hésitent pas à les irriter pendant de longues heures au contact direct d’un textile technique abrasif. Ces coureurs (masculins pour la quasi totalité), sans cœur certes, n’hésitent pas à les sacrifier et leur faire pleurer des larmes de sang, pour obtenir une médaille finisher. Et bien les amis, je souhaite aujourd’hui élever la voix, tel que le ferait le syndicat des tétons s’il avait eu la bonne idée d’exister, pour leur offrir enfin des conditions de vie décentes. Notons également que la protection des tétons n’est pas qu’une affaire de tétons. En effet, en plus de réduire à néant votre capital swag en fin de course, en arborant vos deux traînées rouges qui, loin du tapis, évoquent une autoroute morbide, vous donnez froid dans le dos à vos congénères coureurs qui ne peuvent soutenir du regard ce spectacle horrible. Bref, trêve d’intro, voici 5 techniques ultimes pour cohabiter décemment avec vos tétons en course à pied.

Je tiens à remercier mes frères de Jogging Bonito ainsi que tous ses auditeurs pour avoir inspirer ce billet, qu’il était plus que temps de produire.

 

Introduction : la clé pour sauver ses tétons

Le calvaire du téton est causé par un frottement, au cours de l’effort, entre un tissu non respectueux, et le tétons lui-même. En effet, lors de l’effort, si le textile effectue des mouvement d’oscillation au niveau du téton (qui, par le simple fait d’être un téton, « dépasse »), vous pouvez conclure qu’après un certain nombre de minutes, l’irritation aura lieu. Le téton commencera alors à picoter pour signaler son mécontentement, et se mettra à saigner s’il est ignoré par le coureur maso que vous êtes. Notre objectif est donc de stopper les frottements entre le textile et le téton.

 

Technique #1 : imiter les femmes

Avez-vous déjà vu un congénère de genre féminin ou du moins possédant une poitrine protubérante, saigner des tétons ? Personnellement non et pour une raison très simple : ces coureuses portent des soutiens-gorges brassières, qui viennent se plaquer contre la poitrine, pour plaquer celle-ci contre le corps. Ceci a pour effet de plaquer un textile contre le tétons, et d’empêcher tout jeu entre le téton et le textile. C’est parfaitement ce que nous voulons. Alors, chers hommes virils à poils sur le torse, je vous vois venir : « tu peux rêver pour me faire porter une brassière ». Je conseille à ceux-là (merci à toi Romain), les coussinets mammaires d’allaitement fixés au sparadrap. Ces consommables n’étant pas faits pour la course à pied, je vous recommande de ne pas faire confiance à l’adhésif fournit, le cas échéant. Il risquerait de vous décevoir et nuire à l’efficacité de cette technique.

Ceci n’est pas un lien affilié. Si tu crois que j’écris ceci pour gratter des euros sur des coussins mammaires, tu me connais mal frérot.

Les inconvénients de cette technique sont réels :

  • Elle requiert du matériel que vous ne possédez à priori pas chez vous,
  • Afin que la technique reste efficace, il faut porter beaucoup de soin au choix de l’adhésif,
  • Elle vous fera souffrir au moment d’enlever le sparadrap, elle n’est pas viril,
  • Et pire que tout, elle vous empêchera d’ôter le t-shirt en fin de course en conservant votre swag.

Pour plus de discrétion, il est également possible d’utiliser des caches-tétons, assez peu connus, mais qui me paraissent néanmoins répondre à notre problématique. Attention, le lien d’illustration qui suit affiche de la nudité.

 

Technique #2 : assumer son statut d’homme viril

Avez-vous déjà vu un type torse-poil saigner des tétons ? Non, tout simplement car aucun frottement n’est possible. Enfin si, « avec l’air » me direz-vous avec justesse, mais rassurez-vous, les frottements de l’air ne sont pas suffisant, à votre vitesse (non, je n’insinue pas que vous êtes lents), pour causer des dégâts à vos tétons. Courir torse nu reste une technique basique et un grand classique pour éviter tout type de frottement du haut du corps.

Courir au naturel (Nude)

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Les inconvénients de cette technique sont tout aussi réels :

  • Vous imposez votre corps nu, aussi swaggy soit-il, à toutes les personnes que vous allez croiser,
  • Vous pouvez donc passer pour un kéké torse-poil,
  • Ceci peut être mal vu si vous courez avec des collègues,
  • Il faut bien mettre votre t-shirt (que vous aviez sur vous au départ) quelque part … sauf si vous avez pris le départ avec un sac poubelle que vous avez jeté par la suite, et que vous compter sur le t-shirt finisher pour l’inaugurer immédiatement de sueur à la fin,
  • Vous n’êtes pas protégé contre les UV
  • Vous ne pouvez (a priori) pas pratiquer cette technique en hiver
  • Sans t-shirt, vous ne pouvez pas … porter les couleurs de votre club ou de votre association

 

Technique #3 : l’hybride

Je précise que cette technique a été rendue célèbre par Henri, rencontré sur le 100k de Cléder tout récemment, qui souhaitait palier aux inconvénients certains de la précédente technique. Henri souhaitait plus que tout porter les couleurs de son entreprise, mais pas au prix du sacrifice de ses tétons, qui, sur un 100 km bitume, était plus que certain sans une technique appropriée. Je pense que le meilleur moyen d’illustrer cette technique n’est pas un long discours, mais plutôt une image.

Personnellement, je trouve ça superbement ingénieux. Il est de plus possible de venir décorer le tout avec des nippies (merci Olivier).

Les inconvénients de cette technique sont très peu nombreux :

  • Il est éventuellement possible de ne pas apprécier le look que cela procure
  • Il est éventuellement possible de faire des rencontres SM non souhaitées

 

Technique #4 : le grand classique

Comment ne pas parler de cette technique tellement elle est observable sur le terrain ? Il s’agit les amis bien évidemment du coton-sparadrap (coton sur le téton, sparadrap par dessus) ou ses variantes pansements ou sparadraps seuls. Si vous pratiquez cette technique, ne sous-estimez pas la sueur qui se fera un malin plaisir de tout décoller si vous n’avez pas pris un adhésif suffisamment costaud. Cette technique est plus qu’éprouvée tant elle est pratiquée par les coureurs soucieux du respect de leurs tétons.

Les inconvénients de cette technique sont proches de la #1 :

  • Sparadrap sur poil = toi-même tu sais,
  • Choix de l’adhésif essentiel pour conserver l’efficacité,
  • Perte de capital swag au moment d’ôter le t-shirt

 

Technique #5 : ma préférée

Je souhaite partager avec vous les amis la technique qui me permet de sauvegarder mes tétons depuis maintenant de nombreuses années. Il s’agit d’utiliser une sous couche moulante sous vos vêtements de course. A la manière de la brassière pour les femmes, la sous-couche moulante vient se plaquer contre votre torse, et c’est elle qui va absorber les frottements avec les éventuels t-shirts venant par-dessus. Cette technique est de loin le meilleur rapport swag / efficacité que j’ai pu trouver. Comme on peut le voir sur mon visage, je vis un moment extrêmement agréable, sans douleur aucune.

Le seul inconvénient de cette technique est selon moi le suivant :

  • par températures hautes à très hautes, il vaut mieux ne rien porter par dessus pour éviter de surchauffer. Cela vous empêche donc de porter vos couleurs. Pour palier à ce problème, il faut noter qu’il existe des sous-couches moulantes très légères, manches courtes ou sans manches.

 

En espérant les amis que cet article vous ait inspiré, et qu’il ait contribué à la création d’un monde meilleur : un monde plus respectueux des tétons, un monde plus juste.

Et vous les amis, quelles sont vos techniques pour sauvegarder vos tétons ?

A très bientôt pour de nouvelles aventures et comme toujours d’ici-là, KIFFEZ la vie !

carottes

[VIDEO] Les foulées de Malakoff avec Humanis !

Les amis, en ce 28/01 dernier, j’ai couru (seul, Carole étant en déplacement pro) les foulées de Malakoff avec Humanis. Courues une première fois avec l’entreprise en 2016, j’ai tissé des liens avec les collaborateurs du groupe que j’ai trouvés très humains et très impliqués dans leur notion du Running Solidaire. Cette notion, c’est la suivante : 1 euro reversé à une association qui lutte contre les maladies infantiles pour chaque kilomètre parcouru par un collaborateur (ou autre personne liée à Humanis) portant les couleurs du groupe.

Si cette notion du running solidaire pouvait être généralisée, je pense que notre sport, qui a le vent en poupe en France à l’heure où ces lignes sont écrites, pourrait prendre une dimension bien plus belle : un sport qui, en plus de permettre d’entretenir sa santé, facilite le don de ses efforts pour des causes auxquelles nous sommes sensibles.

 


A très bientôt, et surtout d’ici-là, KIFFEZ la vie !

carottes