La corrida d’Aulnay-sous-Bois, un 10 Km local le lendemain de Nices Cannes

corrida-2013_aNous sommes le 11.XI, de retour à Paris après le superbe marathon Nice Cannes. Afin de profiter comme il se doit de ce jour férié sous le signe de la paix, il nous faut une petite course sympathique (oui, tous les prétextes sont bons pour aller courir). Heureusement, tout comme l’année dernière à la même date, la ville d’Aulnay-sous-Bois est sur le coup pour nous fournir un bon petit 10 Km convivial et « familial ». Cette course est la troisième que nous recourons, après le semi de Meaux et le semi de Vincennes. Exit les dizaines de milliers de personnes et les médias de la veille, ici nous sommes 200, et nous allons passer un bon moment sportif.

Aah nous l’avions prédit, notre retour tardif de Nice la veille et notre besoin de dormir un peu dans nous a conduit à l’impasse sur les Bacchantes du 11.XI au matin. Nous nous le promettons, ce n’est que partie remise et nous serons bel et bien, l’année prochaine, des Lapins moustachus. Heureusement, Aulnay-sous-Bois (93) a souhaité permettre aux coureurs de dormir et a organisé sa corrida à 15h10.

14h00 : nous arrivons sur place. La remise des dossards se fait au complexe sportif municipal. « Bonjour, nous voulons nous inscrire mais nous n’avons que notre carte bleue » disent les Lapins. « Oh ne vous en faites pas, remplissez ceci ». Nous comprenons que la course est un cadeau de la maison, et nous sommes ravis.

Je profite que Carole se change pour tweeter à la communauté que nous nous trouvons à la Corrida d’Aulnay. C’est alors que Pierre et François, du team de l’Ecotrail de Bruxelles, font leur apparition soudaine et me saluent. Quelle bonne surprise ce quatuor improvisé !

Ravie de retrouver Pierre et François et de pouvoir gambader avec eux sur un 10Km !  Comme dirait l’adage arrangé à la « sauce Cyril » : « Plus on est, plus on est de fous ! ».

Effectivement, je n’ai pas ma tenue habituelle. La machine à laver n’a pas eu le temps de tourner depuis la veille…

Au départ : ici on a de la place, ça ne se bouscule pas trop. Nous nous positionnons sur la ligne de départ verte tracée au sol à la bombe de peinture.

Les Lapins sur la ligne de départ

Mes impressions avant le top départ: toujours aussi enthousiaste à l’idée de courir 10 bornes, j’ai néanmoins un peu d’appréhension. Ayant englouti deux bonnes assiettes de couscous il y a à peine 1h30, j’ai un peu peur de souffrir de maux au ventre… « Quelle idée de manger un couscous avant une course ! » me direz-vous. Disons que le couscous de la maman d’Emir est tellement bon qu’il ne se refuse pas, qu’importent les enjeux. Et puis, dans le pire des cas, si mon chrono est mauvais, j’aurai mon premier temps de référence sur un « 10Km-couscous ».

15h11 … PAN ! C’est parti pour une course que nous vivrons à nos allures respectives.

Etant habillé en tenue technique, je nourris l’espoir pas très secret de m’approcher de mon record sur 10 Km. A défaut, améliorer mon temps de la corrida d’Aulnay 2012 serait déjà une grande joie.

Je cours aux côtés de Pierre. Emir nous a semés dès le premier mètre et François est déjà loin.

Le parcours est simple : trois boucles de trois kilomètres chaque mêlant zones urbaines et Parc du Sausset. Trois montées sévères par boucles et donc trois descentes à gérer.

Nous nous élançons sous les acclamations des supporters du gymnase. Nous contournons et arrivons au parc du Sausset après un virage serré, pas évident à négocier à vive allure. S’en suit la première des trois montées pour se mettre dans l’ambiance.

Aïe mon dos ! Je paie le marathon de la veille. Après avoir fait un score aujourd’hui, je promets à mon dos que je me calmerai … un peu.

Nous redescendons quelques centaines de mètres plus loin et arrivons devant les toboggans : les enfants aiment les Lapins, ils nous acclament, et ça fait (déjà) du bien.

Du haut de leur toboggan, les enfants, très enthousiastes à la vue de Lapins forment un brouhaha tel qu’à part: « Madame » et « Lapin », Pierre et moi n’y comprenons pas grand-chose. Mais l’intention est bien là, je suis ravie.

Nous continuons notre traversée du parc et en sortons au deuxième kilomètre. Le tour se termine par une longue ligne droite urbaine conduisant vers le gymnase. En fin de boucle, un demi-tour nous permet de croiser les coureurs derrière. Ces moments sont un vrai bonheur pour s’encourager mutuellement. A l’affut des oreilles, nous nous apercevons : « Allez mon Lapin !! », « Allez ma Lapine !! ».

Côté ravitaillement en course, un mignon petit gobelet d’eau est tendu en fin de chaque tour. Ici, on ne mange pas. Pas besoin pour 10 Km.

Les deux tours suivants se passent bien. Je double car je tiens la cadence 15 Km/h. Je double et je tiens mes oreilles. Je pense que le serre-tête ne tient plus, il va falloir que je trouve une solution de secours. Vraiment.

Tout va plutôt bien. Je ne suis pas sûre que nous soyons hyper réguliers mais l’allure reste bonne (un peu en-deçà de 12Km/h). Pierre ne cesse de boire de petites gorgées d’eau, même en montée ! A force, il va finir par s’étouffer !

Carole et Pierre en fin de deuxième boucle

Carole et Pierre en fin de deuxième boucle

Les spots de supporters sont nombreux, ce qui met du baume au cœur aux coureurs en difficulté. Mention spéciale aux gentils enfants du gymnase, ayant eux-mêmes couru plus tôt, acclamant les Lapins de toutes leurs forces à chaque passage.

Dernière ligne droite, je suis en train de souffrir mais je vais/veux/dois finir en 40. J’accélère et je vois le chrono final à 40 mètres qui affiche 39’55..56..57… Non attends, je vais l’avoir ce 40. Je donne tout ce qu’il reste et je passe la ligne dans l’état terminal de celui qui a tout donné. Allez c’est fait, je repars en courant dans l’autre sens chercher ma Lapine et Pierre

Emir nous rejoint pour nous accompagner sur le dernier kilomètre. Lorsqu’il m’annonce son chrono, je suis aux anges. Le lendemain d’un marathon : allez hop, un petit 40’ sur 10Km !

Pierre, à qui il reste encore de la patate, réalise son sprint final en solo. Nous atteignons la ligne d’arrivée peu après 52’.

Arrivés, nous sommes récompensés par une bouteille d’eau, une barre Grany aux pépites de chocolat et un superbe t-shirt en coton de la ville d’Aulnay « Terre de champions ». Il s’agit du même modèle que l’année passée.

De retour au gymnase pour la remise des prix, les préparatifs du « pot de l’amitié » sont en cours. Au menu de ce qui peut constituer l’unique véritable ravitaillement final : crackers Belin, cacahuètes salées, chips salées, coca, eau et jus de fruits. Pour nous, ce sera donc l’impasse sur la partie solide.

L’année dernière existait la catégorie « Populaire », classant les coureurs non licenciés de tout âge. Les trois premiers hommes et femmes de cette catégorie étaient récompensés. Nous assistons à la remise des récompenses, attendant avec impatience que la catégorie en question soit annoncée… Et bien non, plus de récompense pour les populaires ! Certains licenciés n’indiquant pas leur club lors de l’inscription récupéraient les prix des « honnêtes » populaires. Afin de mettre fin à ce fléau, les organisateurs ont décidé de supprimer cette catégorie. Petite déception pour nous qui espérions une double médaille de Lapins… Heureusement, nos supporters du jour sont là pour nous consoler !

Remise des prix avec nos superbes supporters du jour

Remise des prix avec nos superbes supporters du jour

Nous rentrons donc avec notre t-shirt en coton et la tête pleine de beaux souvenirs, très satisfaits par nos chronos.

La semaine prochaine, nous serons cette fois-ci à Valence (Espagne) pour courir notre 11ème marathon ! Retenons dès à présent que dans la langue de Cervantes, lapin se dit « conejo ». Il se pourrait que nous l’entendions de nos supporters au cours de nos quatre heures de traversée !

 

A très vite !

Les Lapins Runners.

carottes petit

Marathon numéro 10 ! Le Nice-Cannes en « pas vraiment » Duo

 

Au moment de concevoir notre planning du mois de novembre, nous aimions l’idée de parcourir quatre marathons en quatre semaines. Nous avions pour cela positionné le marathon Vert le 03/11, sans savoir a priori si la douleur de Carole allait nous le permettre. Finalement, nous nous y sommes inscrits in extremis et y avons participé.  Le 17/11, nous courrons le marathon de Valence (Espagne) et la semaine suivante, celui de la Rochelle (cf. Le planning des Lapins).

Le 10/11 avait lieu le prestigieux Nice Cannes, deuxième marathon de France après Paris, avec 13 000 participants (Source : France 3 Provence Alpes Côte d’Azur). Or, nous nous étions résignés à opter pour une corrida locale pour des raisons budgétaires.

C’est alors que Carole découvre le concours Facebook TomTom le 23/10 (date butoir de participation) et tente notre chance. L’enjeu est justement de gagner une montre TomTomRunner ainsi que deux dossards pour le marathon Nice Cannes en Duo. Et bien devinez-quoi ? C’est pour qui le marathon sur la Côte d’Azur ? Bingo, pour les Lapins Runners !

 

MAM-AFFICHE-GDCommençons le récit la veille de la course, le 09/11. Lever à 5h00 pour prendre le TGV de 6h50 à Gare de Lyon. Montres TomTom Runner au poignet, oreilles et carottes  dans le sac : nous sommes prêts à partir !

Au programme dans le train : rattrapage de la nuit, lecture de Jogging International (merci Nicolas, si tu nous lis…), tweets à la communauté de runners, et photos de paysages de la côte d’Azur vus du TGV.

12h45 : arrivée à Nice. Nous trouvons sans problème notre hôtel à 300m de la gare. Dépôt des sacs en vitesse, puis direction le centre-ville pour un peu de tourisme juste avant de prendre la direction de la Promenade des Anglais, lieu de retrait des dossards. Nous découvrons la spacieuse place Masséna ainsi que le Vieux Nice.

Arrivés à la running expo, nous revêtons la partie haute de notre accoutrement de Lapins et rejoignons le stand TomTom afin de faire connaissance avec notre nouveau team.

Dossards en poche, nous faisons le tour complet du village. A présent, il est l’heure d’assister à la séance très officielle de remise des T-shirts TomTom. Sur la plage, Christophe Pinna, notre coach sportif, également champion du monde de karaté (et accessoirement ex-professeur de sport à la Star Ac’), nous remet notre uniforme sous l’œil des caméras.

Nous terminons cette belle après-midi par une interview des membres de l’équipe afin de recueillir nos ressentis avant course. Nous sommes impatients mais sereins.

Aux environs de 18h, il est temps de dire « à demain » à notre team. Place à la sustentation pré-marathon ! En effet, à part avoir grignoté une carotte à la running expo, nous n’avons pas grand-chose dans le ventre (pas très malin la veille d’un marathon !). Nous retournons au Vieux Nice chercher une bonne tourte aux blettes, spécialité de la région ayant attiré notre attention quelques heures plus tôt. Pour poursuivre, nous arrêtons notre choix sur un resto « niçois-italien » où nous dégustons gniocchi et tiramisu maison. Les portions sont très copieuses ! Comme à notre habitude, nous nous faisons plaisir la veille d’un marathon et ne lésinons pas sur la cuisine locale.

…à tort ! Car ces gniocchi au gorgonzola me donneront bien du fil à retordre le lendemain…

Jour J : lever (à nouveau très matinal) à 5h50. Le marathon commence bien plus tôt qu’à nos habitudes, à savoir à 8h00. Nous courrons à nouveau un marathon à jeun, car :

  • Primo, nous préférons dormir autant que possible.
  • Deuzio, nous voulons éviter tout mal de ventre dû à une digestion en cours.
  • Tertio, nous avons rempli nos panses la veille au soir.
  • Quarto, nous n’avons de toute façon rien à nous mettre sous les quenottes.

Sur le boulevard Jean Médecin, pas encore de soleil, mais tout plein de chaussures de couleurs vives arpentant les lieux. Place Masséna, les lieux sont envahis par les runners vêtus de ponchos déposant leurs sacs dans les consignes-camions à destination de Cannes.

A 7h15, nous rejoignons notre team à l’hôtel Beau rivage, où… surprise ! Dominique Chauvelier, Paula Radcliffe et une armada de Kenyans sont présents (parmi eux,  très certainement le futur number one du marathon) ! Nous profitons du fait que Paula et Dominique sont accessibles pour prendre une photo en leur compagnie. Plus qu’un grand moment pour nous, un moment historique !

Point de culture CAP : qui est donc ce beau monde ?

chauvelier

 

Dominique Chauvelier : quatre fois champion de France de marathon en 1981, 1990, 1991 et 1993 avec un record en 1989 de 2h11’24’’ (Milan, Italie). Aujourd’hui organisateur et animateur de stage de course à pieds, contributeur pour Jogging International dans ses heures libres et mascotte de la marque de picouses Overstim’s.

 

radcliffe

 

Paula Radcliffe : recordwoman du monde du marathon avec un temps de 2h15’25’’ établi à Berlin en 2003. Aujourd’hui, comme le suggère la photo, elle est membre du club des Champions de la Paix, collectif de 54 athlètes de haut niveau créé par Peace and Sport qui œuvre pour l’aboutissement d’une paix durable grâce au sport.

 

Nous réalisons : « Bon, c’est notre dixième marathon là. Faut le faire ensemble quand même !? Comment on fait ? OK on se fait les deux relais ensemble ! ».

Au programme du parcours : 95% sur la côte, vue sur la mer. Voilà de quoi nous en mettre plein les yeux. En conséquence, nous bénéficierons de routes spacieuses mais à partager avec les véhicules motorisés.

8h00 : top départ !

Nous partons sur les chapeaux de roues sans trop savoir pourquoi.

En fait si, je sais pourquoi. Nous sommes portés par l’ambiance et la vitesse des runners. De plus, l’idée de faire un bon chrono pour notre 10ème marathon me plait bien. Et ça tombe au poil car ma douleur au mollet gauche a enfin disparu !! La stratégie qu’il est préférable d’adopter pour ce marathon est la suivante : aller aussi vite que possible (dans la mesure du raisonnable) puis ralentir naturellement plutôt que tenter d’être réguliers. Car n’ayant jamais essayé la régularité, nous ne sommes pas certains de pouvoir nous y tenir.

Nous faisons donc les quatre kilomètres de la Promenade des Anglais en compagnie de la flamme violette des 3h45. Jusqu’ici tout va bien. Nous profitons de magnifiques paysages côtiers bien que la luminosité soit encore assez faible.

Nous longeons à présent l’aéroport de Nice où nous prendrons notre avion le soir-même. Pas si loin de notre hôtel, on pourra y aller à pied ?

Au 9ème Km, nous arrivons à Saint-Laurent-du-Var, premier paysage portuaire du parcours.

Petit à petit, ça se corse pour moi… Ma digestion de la veille n’est toujours pas terminée et je ressens de gros maux de ventre.  Petite halte technique forcée au 12ème kilomètre. Je suis dégoûtée de perdre du temps aussi bêtement !

A la Marina Baie des Anges

A la Marina Baie des Anges

Après une virée à la Marina Baie des Anges au 15ème Km, nous traversons un passage à vide. Il s’agit d’un couloir avec la voie ferrée à notre droite  et la Méditerranée à notre gauche. Une ligne droite quelque peu monotone qui s’étend du vide du 17ème au 21ème.

Mes maux de ventre persistent. Si j’avais su ! Quelle idée d’avoir commandé un plat aussi lourd la veille !! Je songe de plus en plus à m’arrêter au semi (comme il était prévu officiellement) afin qu’Emir puisse réaliser un bon temps sur marathon. Si je continue, c’est sûr, nous terminerons le marathon en 5h…  C’est bien la première fois que j’envisage d’abandonner sur un marathon. C’est dire ma douleur !

Au semi : il est temps de passer au stand de l’épreuve Duo. Le bénévole est très heureux : « c’est la première fois que je médaille des Lapins !! ». La médaille obtenue est une moitié du puzzle. Nous comprenons que la deuxième moitié s’obtient au terme du marathon.

Le gorgonzola ayant eu raison du ventre de Carole, deux options s’offrent à nous :

  • Continuer ce 10ème marathon dans la douleur et faire une croix sur un chrono
  • Repasser en mode « Duo » et laisser Emir terminer le second relais

C’est notre dixième marathon et ce symbole est plus important qu’un chrono. Nous poursuivrons à deux car la souffrance, ça nous connait, et ça ne nous effraie plus. Au passage, c’est quand même super beau ici, il nous faut une photo pour fêter le semi :

Petite pause photo au semi

ça méritait un arrêt, non ?

Notre halte dure tout de même plus de 8 minutes. Difficile à croire qu’on est en plein marathon ! Je prends le temps de boire un Coca (Sait-on jamais. Ce breuvage chimique est réputé pour faire quelques fois des miracles…).

Nous rangeons notre demi-médaille et redémarrons. Quelques minutes plus tard, nous arrivons à Antibes.

Je rate la quasi-totalité du spectacle ainsi qu’un des deux photographes de l’épreuve car il m’a pris l’envie de tweeter …

 

Du 25 au 30ème : nous devons faire face à un vent incroyable à contre-courant. Impossible de conserver les oreilles en place. Même les palmiers n’en peuvent plus :

Les palmiers n'en peuvent plus

Les palmiers n’en peuvent plus

34ème Km : la Baie de Golfe-Juan. La mer est agitée et le vent souffle très fort. Un magnifique arc-en-ciel se dessine en arrière-plan de ce paysage méditerranéen par excellence.

Panorama avec arc-en-ciel

Panorama avec arc-en-ciel

Au ravitaillement du 35ème, le vent est toujours bel et bien présent. Il profite d’un instant de dégustation d’abricots secs pour s’emparer de mes oreilles qu’il emporte loin derrière. Je fais appel aux bénévoles pour m’aider à les retrouver. Lorsque l’on m’indique leur emplacement, il est trop tard, les runners les ont piétinées dans leur lancée. Fort heureusement, elles survivent à cette mésaventure.

Nous sommes maintenant arrosés d’une pluie très fine, à tel point qu’on croirait presque qu’il s’agit d’embruns. Ça fait du bien !

S’en suit une petite halte au ravitaillement du 39ème Km.

Décidemment, le déguisement de lapin est in ! Je croise plusieurs bénévoles lapines. J’échange avec l’une d’elles.  « Alors comme ça, on copie mon déguisement ! » me lance la bénévole. « Pas vraiment ! En fait, ça fait presque un an que je cours comme ça ».

Des confrères bénévoles

Des confrères bénévoles

Lors du marathon Vert de Rennes, nous déplorions l’abondance de cadavres de picouses au sol. Au Nice-Cannes, c’est un véritable massacre ! Les tubes de plastiques décapités se retrouvent par dizaines sur le bord de la route, à tous les kilomètres !

Au 40ème kilomètre, le vent n’a toujours pas fini de nous embêter ! La situation en devient presque comique.

C’est fou ! J’ai beau fouler le bitume, j’arrive à peine à avancer tellement le vent fait pression ! Si vous avez envie de connaître les sensations du surplace, allez courir le marathon Nice-Cannes !

Ça y est, enfin le grand moment arrive, et il est mérité ! Nous arrivons enfin sur le boulevard de la Croisette à Cannes sous les acclamations du public.

A l’arrivée, nous sommes accueillis par le caméraman du team TomTom venu recueillir nos impressions à chaud. Nous lui expliquons que nous sommes heureux et fiers d’avoir terminé ensemble ce 10ème marathon, en 4h35m42s.

Les marathoniens solo poursuivent tout droit et bénéficient d’un merveilleux accueil avec package finisher et ravitaillement copieux. Citons le fascicule : « des petits pains sportifs » sont offerts à l’arrivée ! Nous avions hâte d’y goûter mais nous allons être déçus. Les Duo, quant à eux, sont routés sur la droite. Pour nous, c’est passage dans un sas étroit dans lequel les bénévoles récupèrent notre dossard et la ceinture qui va avec. Et non, les ceintures porte-dossards ne sont pas offertes. Après la remise de la médaille, nous sommes dirigés vers le (tout) petit ravitaillement final : oranges, bananes, Coca Cola et pas de petits pains sportifs !

C’est ainsi que nous sommes relâchés sur le boulevard de la Croisette. Une fin un poil amère. Nous allons nous consoler sur la plage située 300m plus loin, complètement envahie de runners. Nous profitons de ce décor magnifique de Côte d’Azur pour prendre une photo, brandissant nos deux médailles complémentaires.

Finishers du Nice Cannes, notre 10ème marathon !

Finishers du Nice Cannes, notre 10ème marathon !

Frédéric, community manager du team TomTom nous propose de nous restaurer autour d’un buffet chaud au Carlton. Convenons que c’est une offre qui ne se refuse pas. Un moment convivial au cours  duquel nous pouvons échanger avec Guillaume du team sur le déroulement du marathon.

Il va nous falloir récupérer vite : demain, c’est la Corrida d’Aulnay-sous-Bois.

 

Pour terminer ce compte-rendu, une rubrique remerciements s’impose.

Un grand merci au team TomTom pour cette aventure et à Frédéric en particulier pour avoir cadré l’équipe au cours de l’événement.

Un énorme merci à tous les supporters et runners qui nous encouragent, nous reconnaissent (« ah ce sont les Lapins de Rennes !! », « c’était vous dans Jogging Inter cet été ? ») et viennent échanger, tout ça nous fait énormément plaisir ! De tout cœur merci, et s’il vous plaît, continuez de nous faire vivre cette superbe aventure.

La médaille complémentaire

La médaille complémentaire

Les Lapins Runners.

carottes petit