La DJOGDEI, une course virtuelle et des rencontres IRL

Hello à tous les amis !

Ce matin nous étions à la rencontre abonnée de l’ami Youtubeur Djodei, organisée à l’occasion de la DJOGDEI, la première course virtuelle française organisée par ses soins.
Il n’y a pas à dire, Djo a réussi à créer un beau moment de partage 

Pour tous ceux que nous avons rencontrés, un énorme merci pour vous gentils mots, et à très bientôt pour de prochaines rencontres autour du running.

Les Lapins Runners.

carottes

Les foulées de Clichy-la-(et les Lapins de)-Garenne

Affiche-Foulées-de-Clichy-2013C’est une première, les Lapins Runners du jour sont également des Lapins Riders ! Ce matin, nous montons à vélo pour nous rendre aux foulées de Clichy la Garenne.

Nous avons une pensée pour notre ami Buge qui, en pleine campagne seine-et-marnaise, s’apprête à fouler les 10km de Magny le Hongre.

Le départ annoncé à 10h15, nous arrivons sur place, stade Jean Racine,  à 10h00. Aujourd’hui, nous nous payons le luxe d’avoir un  peu d’avance. Alors que nous garons nos vélos, nous tombons museaux à nez avec André Duval, alias notre serveur du Tertre, qui nous indique le lieu des consignes.

A quelques mètres du stade se situe le parc Roger Salengro. Un parc qui nous est familier car c’est ici que s’est déroulé le Recordman du monde Téléthon organisé par Timepoint.

Nous récupérons notre t-shirt de la course. Un t-shirt noir, en matière technique sur lequel figure l’inscription « ville de Clichy la Garenne » avec une police pour le moins futuriste.

Laurent le pirate vient à notre rencontre. Le temps d’aller déposer nos affaires aux consignes et de discuter du semi de Saint-Witz couru la veille, il est déjà l’heure de se rendre sur la ligne de départ.

Les Lapins feront la course séparément.

Récit de la Lapine

Hier soir, lorsque mon Lapin me demande ce que je prévois pour le 10Km, je lui réponds que j’irai au feeling mais qu’un sub 50 me sera difficilement atteignable. Car :

  • Primo : cette semaine, mon seul entraînement a été un 6 km nocturne à allure 5’30/km
  • Deusio : le couscous de Mina de vendredi dernier fait encore la java dans mon estomac.
  • Tertio : Un nutritionniste se serait arraché les cheveux en dressant le bilan de ma semaine. A force d’enchaîner les gueuletons, je me suis empâtée. Aussi, je me sens lourde, très lourde.

Dans le sas de départ :

Prêts pour aller gambader !

Prêts pour aller gambader !

Afin de ne pas handicaper nos champions du jour sur le(s) premier(s) kilomètre(s), nous nous essayons à nous faufiler dans la foule pour être mieux placés.

Je suis désespérément à la recherche du meneur 50’. Tous les meneurs sont présent (45’, 55’, 60’) mais manque le mien. Je suis également préoccupée par le fait que ma TomTom Runner n’a toujours pas capté. Ne l’ayant pas branché depuis plusieurs jours, c’était à prévoir.

Dès les premiers mètres, je suis emportée par la foule enthousiaste des runners. C’est décidé, je fais du mieux que je peux.

Je m’inquiète un peu pour mon Lapin dont j’arrive encore à apercevoir les oreilles 100 mètres après la ligne de départ.

« Tou dou dou dou ! » me signale joyeusement ma TomTom Runner qui a décidé de capter. Je n’ai pas les 100 premiers mètres de la course, tant pis. Je laisse l’affichage sur le kilométrage, comme d’habitude.

Je trouve qu’il y a foule sur ce 10km. A 5€ l’inscription pour les détenteurs de la puce Timepoint, on comprend pourquoi.

Mètres 600, je dépasse André. « Ton Lapin n’est pas loin devant ! » s’exclame-t-il. « Ca m’étonnerait », pense-je.

Au niveau sensations, ça ne va pas du tout. J’ai très mal au ventre et besoin de me rendre aux commodités. Qui plus est, mes jambes sont très lourdes. La course s’annonce très douloureuse.

Heureusement, les encouragements sont au beau fixe : « Allez Madame Lapin », « Courage Lapinou », « Oh un Lapin », « Quelle est mignone ». Les enfants s’égosillent. Ca redonne la pêche (enfin, la carotte) !

Kilomètre 5 : J’entame la deuxième boucle du parcours.

« On en est bien à la moitié ? » me demande un runner qui ne sait plus trop où il est en est. Il est vrai que les indications kilométriques marquées au sol ne sont pas très visibles.

Arrivée au parc Salengro, j’entends l’animateur de la course qui booste les concurrents : « Allez les filles, c’est bien, on tient le coup. Vous êtes bonnes pour 55’ ! ». 55 minutes ? Comment ça ? Quelles filles ? Pourvu que le commentaire ne me soit pas adressé. Je commence à désespérer. Je suis entrain de mourir et en plus je suis « bonne pour 55’ ».

Pourtant, le meneur d’allure 55’ ne m’a pas doublée. A moins qu’il soit devant moi… Qui plus est, en regardant autour de moi, je réalise que je ne suis entourée que d’hommes. Bref, je suis dans le flou le plus total.

C’est à ce moment là que des idées sombres traversent mon esprit affaibli: L’espace de quelques instants, mon degré de désespoir atteint de tels sommets que j’oscille entre m’arrêter au ravitaillement pour boire un coup et repartir tranquillement ou bien tout simplement, déclarer forfait.

Après (brève) réflexion, je décide de m’accrocher et de poursuivre ma route.

« Pourquoi ne pas avoir regardé ta vitesse moyenne/instantanée au moyen de ta superbe montre ? » me demanderiez-vous. Et bien, en cas de mauvaise nouvelle, mon moral en aurait sérieusement pâtit. Je voulais continuer à douter car j’avais l’infime espoir d’être rapide. Qui plus est, j’adore le suspense !

Kilomètre 6,5 : j’aperçois au loin un petit fanion vert de meneur d’allure ! Il s’agit bien du meneur 50 minutes ! Je suis si heureuse de le voir ! Je ne suis donc pas si mauvaise que ça ce matin ! De surcroît, mon meneur me semble totalement à ma portée. En l’espace de trois minutes, je suis à ses côtés. Je le vois alors brandir son fanion qui était resté coincé dans son dos. « Il est pour moi » pense-je. Sans trop de difficultés, je le dépasse. Je suis comblée et ô combien étonnée ! Le meneur aurait-il ralenti à mi-parcours en étant parti à toute berzingue ? Je crains désormais qu’il me dépasse. Dès que j’entends une personne arriver, j’ai peur que ça soit lui. L’ombre du meneur au fanion vert me hante. Deux-trois minutes plus loin, j’ose regarder derrière moi. Je ne le vois plus, alléluia !

Kilomètre 7,5 : j’aperçois mon Lapin, seul sans Laurent, qui déboule vers moi et me fait de grands signes, le poing levé. Ses foulées sont amples, il a l’air en pleine forme : « Allez ma femme la meilleure ! » dit-il en criant. « Mais…qu’est-ce que tu fous là ? ». Je ne comprends pas. Habituellement, mon Lapin me rejoint au kilomètre 9.  Mais là, il bien trop tôt ! Et, pourquoi ne me rejoint-il pas ? Mon cerveau tourne au ralentit. Je finis par comprendre que mon Lapin n’a pas terminé sa course. Le fait de l’avoir vu me donne un joli coup de boost. Je pense également très fort à ma grande sœur Sabine qui fête aujourd’hui ses trente ans.  Je  n’ai plus du tout en tête l’idée de jeter l’éponge et souhaite honorer ce jour en donnant le meilleur. J’aurais l’air de quoi de faire un chrono pourri le jour de l’anniversaire de ma grande sœur !?

Game over !

Game over !

Kilomètre 9 passé : Mon Lapin, accompagné de Laurent le pirate me rejoignent. La délivrance est proche ! Je suis KO mais il me reste quelques miettes de force pour annoncer à mon homme que je suis devant le meneur 50 minutes.

Arrivés au stade : Qu’est-ce qu’un tour de stade peut paraître interminable après 9,6km de course en souffrance !! « Plus qu’un demi-tour de stade, allez ! ». « Il t’a dépassé, on ne le laisse pas faire ! » m’encourage mon Lapin en me désignant un triathlète à abattre. Je lui fais signe que non. J’en suis vraiment incapable.

J’aperçois 49 min 20 sur le compteur. Je suis aux anges !

Finie la souffrance! Je retrouve Laurent et mon Lapin. Je recueille leurs impressions.

Mon Lapin me montre l’affichage de sa TomTom Runner : 40’00 pile poil ! Je suis très fière de lui. Lui semble déçu de n’être pas descendu à 39 minutes.

Quant à Laurent, il m’annonce avec une superbe tranquillité qu’il a réalisé son RP sur 10. Bravo Laurent ! C’est de bonne augure pour le marathon de Paris que notre ami prévoit de le terminer en sub 3h00.

L’heure des ravitaillements a sonné. Une chose est sûre : les petits biscuits secs du 16 mars 2014 resteront gravés dans nos mémoires.

Les Lapins gagnants

Les Lapins gagnants

Récit du Lapin

Tout comme ma femme, je sors d’une semaine sans entraînement avec le meilleur prétexte du monde fourni gratuitement par l’Etat : l’air de Paris est pollué. Bien évidemment, j’ai aussi pris soin de :

  • Forcer sur les bretzels de Paul et les petits pains aromatisés de Auchan toute la semaine
  • Me nourrir de chocolat quotidiennement
  • Tester l’élasticité de ma panse en compagnie de ma femme en y insérant le couscous de Mina du vendredi soir

Dans le sas, je me sens lourd mais mon moral a envie d’y croire ce matin. Peut-être est-ce l’effet du beau temps. Je me dis que je vais tenter de courir avec Le Pirate qui terminera à coup sûr en moins de 40 minutes. Si j’arrive à tenir, je pourrais même décrocher, sur un malentendu improbable, mon RP sur 10km.

Bisous à ma Lapine et top départ avec Laurent qui esquive double tout le monde en trombe ! J’arrive à  suivre mais je sens que j’y perds des plumes (plutôt des poils). Le premier kilomètre se fera en fractionné. Dès le second, la route est suffisamment dégagée pour atteindre notre vitesse de croisière. Je sens que la vitesse de Laurent est (très) élevée. Des réflexions traversent mon esprit :

  • Ça alors, on est au km2 et je suis dans le rouge complet. C’est certain, je ne vais pas pouvoir continuer à cette allure. Combien de kilomètres vais-je bien pouvoir tenir ?
  • Laurent doit être en pleine forme. C’est mérité, il s’entraîne, lui.
  • Je suis peut-être fatigué. Je me sens lourd. Mes jeunes et nouveaux bourrelets doivent me ralentir.

Au km3, je me rends à l’évidence : je suis en train de me brûler complètement à tenter de suivre le Pirate, c’est bien au dessus de mes forces. Je me dis qu’il est quand même tôt et que je vais tenter de tenir jusqu’au 4e km. C’est à 3,70 que je capitule : « bon courage Laurent ! ». Je vois notre ami s’éloigner pour vaincre le chrono.

Je me sens vraiment brûlé. Je tente de continuer mais le moindre faux-plat est une épreuve. Je suis totalement essoufflé et entamé et je ne suis même pas au km5. L’idée de ralentir très fortement me traverse l’esprit car je vis un moment très éprouvant physiquement. Tout en continuant, je parviens à relativiser. J’ai déjà vécu ça et je m’en suis déjà sorti, je vais faire de mon mieux coûte que coûte en écoutant le feeling. Je cours en essayant d’occuper mon esprit afin qu’il cesse de générer des pensées telles que : « T’as mal là, hein. Tu galères quand même pas mal. Faudrait t’arrêter ou ralentir. Là t’es vraiment en train de douiller ». J’essaie de chasser tout ça dans un bras de fer de chaque instant. Comme toujours, les encouragements puisés à l’extérieur me permettent d’oublier momentanément la difficulté de mon effort. Pour me consoler, je me dis que je n’ai plus que quelques minutes à tenir.

Au km7,5, je m’aperçois que nous passons pendant quelques mètres face aux participants que nous précédons d’environ 1.5 Km. Je pense aussitôt : « si j’ai un max de chance, je vais peut-être apercevoir ma Lapine ».  Et là, le miracle se produit, j’aperçois ses oreilles blanches. Complètement essoufflé, l’enthousiasme me permet de crier aussi fort que possible « Allez ma femme la meilleure ! ». Ma femme reste de marbre et file droit devant comme si rien ne venait de se passer. Je poursuis bredouille, dans ma douleur, les 2,5 Km qu’il me reste à peiner. Encore 11 minutes pense-je. Arrivé à proximité du stade, je croise André de la route qui m’encourage. Il m’a pourtant semblé l’avoir doublé au début, comment a-t-il fait ça ? Quelques instants après, alors qu’il ne reste plus que le stade à parcourir, j’aperçois le chrono officiel : 37’5x ». Je ne m’emballe pas particulièrement, il me reste un peu plus de 400 mètres à parcourir soit environ 2 minutes. Je comprends que je ne suis pas mauvais, mais sur le coup, je conclus que ce ne sera pas un RP. Je n’ai plus d’énergie à fournir de toutes façons. Sur les derniers 50 mètres de stade, j’aperçois le chrono : 39’55 » … et je franchis la ligne à environ 40’08 » au chrono officiel. La délivrance … c’est le mot adapté à la situation.

La médaille du futur

La médaille du futur

Je suis gratifié d’une médaille qui ressemble à un artefact sorti d’un film de science fiction. Aussitôt, je retrouve le Pirate qui a déjà complètement récupéré. Il a terminé avec son RP en sub38 et me fait très sobrement part de sa grande joie d’être passé sous les 39. Laurent, pour la 7ème fois : toutes mes félicitations. Sur ces quelques échanges, nous partons en quête de la meilleure lapine du monde.

La suite et fin de course commune se trouve dans le récit de la Lapine, plus haut. Oui, cet article ne suit pas l’ordre chronologique des faits :).

Après la course

Nous retrouvons Christophe, rencontré la veille à Saint Witz. Christophe a appris que nous participions au Marathon Des Sables et nous informe qu’il a participé à deux éditions (si ce n’est plus). Il nous raconte son expérience et nous prodigue quelques conseils. Mais l’heure tourne et notre ami ne doit pas tarder car il va courir le semi d’Antony d’ici quelques petites heures !

Le trio médaillé

Le trio médaillé

Soudain, le Lapin reçoit un SMS de l’ami Topchrono: « Bravo Emir, vous avez couru aux foulées de Clichy en 0h49m22… ». Le Lapin a eu le chrono de la Lapine. Rapidement, nous comprenons. Nous avons inopinément échangé nos puces Timepoint ! Une maladresse qui, nous le constaterons par la suite, aura propulsé la Lapine au sommet du classement féminin !

Résultats des foulées de clichy

 

Souhaitons lui qu’un jour, la première place lui soit décernée à juste titre! 😉

Nous sommes ensuite interviewés par un employé de la mairie de Clichy ! Nous apparaissons à partir de 1m45. 🙂

Rebelote un week-end à deux course! Tandis que nous serons samedi 22 mars 2014 aux tant attendues foulées du Tertre, nous troquerons le lendemain un déguisement inédit à l’occasion d’une course d’obstacle costumée : la SoMAD !

Dans le deux semaines à venir, deux grands rendez-vous approchent à grands pas :

A très vite les amis pour de nouvelles aventures ! Vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre, un grand merci à vous !

Les Lapins Runners.

carottes petit

 

Le grand retour des Lapins Runners au 10Km du 14ème !

Affiche du 10Km du 14èmeAprès un début 2014 marqué par le marathon de Cernay, les Lapins Runners poursuivent ce mois de janvier avec leur premier 10 Km de l’année : celui du 14ème arrondissement de Paris. Nous y étions l’année dernière, lorsque nous n’étions encore que de jeunes Lapins. Cette course avait alors été décalée en raison de neige très abondante sur les routes de Paris. Nous y avions fait la rencontre impromptue de Grego on the Run. Ce fut une expérience réussie, sauf au niveau de nos chronos qui ne nous avaient pas satisfaits. Raison de plus pour revenir et prendre notre revanche ! Du running, du beau monde, de l’ambiance, un objectif commun, voilà pour nous la meilleure des recettes !

Le 19/01, réveil à 6h00 pour prendre un délicieux petit déj préparé par la meilleure des Lapines. Grace à Timepoint, nous sommes à l’heure, pas de file d’attente si ce n’est celle des consignes. Nous descendons à la station de métro Mouton Duvernet, comme tous les runners du wagon et nous suivons la foule. Dès nos premiers pas à l’extérieur, nous pouvons entendre Harry Bignon, commentateur sportif. Harry nous met de bonne humeur dès notre arrivée sur les lieux avec un commentaire très sérieux mais néanmoins humoristique : « Normalement aujourd’hui, aucun record ne devrait être battu ! »

Sur place à 9h00 pour un départ à 9h30, ce n’est pas dans nos habitudes, nous sommes trop larges. Il va bien nous falloir quelque chose pour être justes niveau timing … bien sûr ! Les toilettes ! Dans la file d’attente, nous assistons à l’échauffement collectif non loin, sans pouvoir y participer. Nous parvenons à nos fins à 9h20. Il nous reste 10 minutes pour se placer dans le sas, facile.

Remarque : ce 10 K est le seul que nous ayons couru à la fin duquel la restitution de la puce n’est pas nécessaire. Il s’agit là d’une « puce souvenir » à conserver, estampillée du logo de la course. Cette année, étant équipés Timepoint, nous n’y aurons pas droit. Nous nous en remettrons.

Traditionnelle photo au départ

Les Lapins sont ready !

En direction du départ, nous croisons Julie, femme de Marc, venue soutenir notre ami qui se trouve déjà dans le sas. Celui-ci est débordant de monde. Nous tentons de repérer parmi les meneurs d’allure celui qui nous correspond. Ce sera le bleu des 50 minutes. Après la traditionnelle photo, c’est l’heure du coup d’envoi. Nous empruntons le sas par une entrée dérobée sur le côté en tentant de ne pas louper notre peloton. Notre objectif étant de ne pas être trop limités dans les premiers kilomètres, comme c’est très (trop ?) souvent le cas lors de nos sessions sportives dominicales.

Les premières centaines de mètres de la course nous montrent que nous ne sommes pas parvenus à nos fins : il est très difficile de doubler pour atteindre notre allure de croisière.

Le monde de la course est pied est décidément petit ! Nous rencontrons un membre des Ajités croisé lors du marathon de Cernay. Ce dernier nous interpelle : « alors les Lapins, vous n’avez pas trouvé de marathon, c’est pour ça que vous êtes là ? »

Nous voici sur le parcours en deux boucles de 5 Km dont chaque foulée éclaircit le souvenir de l’année passée. Côté touristique, rien de particulier si ce n’est la tour Montparnasse et quelques rues, parfois étroites, du 14ème arrondissement de Paris.

Le trio de l'édition 2013

Le trio de l’édition 2013

Je me remémore avoir couru avec mon cousin Cyril, qui, un an plus tôt, m’avait accompagnée sur ce 10Km. Bavard comme une pie, je le revois me parler pendant de longues minutes, et moi incapable de lui répondre tellement j’étais en souffrance.

Je décide d’utiliser TomTom Runner et ses indications d’allure moyenne pour nous caler correctement sur le rythme escompté. Nous voyons au loin la flamme la bleue des 50’, mais nous en sommes trop loin pour nous en servir. Objectif : rester sous la barre des 5’00’’ / Km.

Pour la énième fois, nous croisons André Duval, alias le serveur du Tertre. Alors qu’il s’apprête à nous rappeler qu’il nous attend à sa course, nous lui coupons l’herbe sous le pied en annonçant haut et fort « nous serons là le 22 mars à la meilleure course du monde : les foulées du Tertre de Montmartre !! ». Notre ami ajoute : « la seule course qui te permet de faire la grasse mat’ le samedi ! »

Au 4ème Km, je reconnais cette carrure au loin, ainsi que cette foulée, ainsi que ces running Nike vertes. C’est Marc ! Je m’approche : « Marc !! … Marc ! … Marc !? … Marc … ? ». Je m’arrête un peu de crier au cas où je suis en train d’appeler un parfait inconnu et je m’aligne pour en avoir le cœur net. C’est bien Marc qui respecte parfaitement ses 5min/Km. Je lui souhaite le plein de courage pour sa course.

Marc, heureux d'être là

Marc, heureux d’être là

Au 5ème kilomètre, alors que nous nous apprêtons à entamer la deuxième boucle, un papy nous interpelle : « Hé, les playboys ! ». Qui a dit que la jeunesse n’était pas sage ?

Autant ma Lapine suivait très bien sur la première boucle, autant sur la seconde, la difficulté se fait sentir. Ma Lapine se met à regarder le ciel et une expression de douleur se dessine sur son visage (comme c’était le cas à Houilles).

La Lapine parcourt les rues du 14 ème

La Lapine ne rigole plus

En effet, j’ai de plus en plus de mal à garder le rythme mais je m’accroche. Je reste tout de même dans un état bien moins pitoyable qu’à Houilles. Mon Lapin me désigne des lièvres que je m’efforce d’accrocher.

Sur le bord de la route, Fanny, déguisée en renarde pour l’occasion, nous apparaît. Nous avions rencontré Fanny la première fois lors du 5Km des Lapins organisé par l’Humarathon le 21 avril 2013. Elle avait alors revêtu un superbe costume de Lapine et avait remporté le concours du meilleur déguisement.

Avant l’arrivée, mon Lapin m’annonce : « C’est la dernière ligne droite ! ». Je suis assez étonnée car je ne vois pas l’arche et ma montre ne m’indique pas que nous sommes sur le point d’avoir terminé le 9ème kilomètre. Je mets les bouchées doubles jusqu’à ce que je me rende à l’évidence qu’il ne s’agit pas de la dernière ligne droite. Je suis contrainte de ralentir. J’entends derrière moi un homme qui coache sa compagne : « Allez, c’est bien, on double la Lapine ! » A mon plus grand regret, ils me dépasseront.

Enfin arrivés, nous comparons l’affichage de nos montres TomTom qui sont en désaccord. L’une indique 9,91 Km alors que la seconde indique 10,14 pour un chrono de 50’16 ». Dans un cas, notre vitesse moyenne est supérieure à 5min/km, dans l’autre, elle est inférieure.

Pour moi, cette info revête de la plus haute importance ! Mon retour sur les 10Km à 12Km/h  (5min/km), c’est mon rêve !

Alors que nous nous interrogeons sur la fameuse distance de la course, un runner tout d’orange fluo vêtu, prend part à la discussion. Nous faisons alors la connaissance de Clément. Par la suite, nous apprendrons que Clément est l’auteur d’un récent blog dont le thème est le suivant : recourir dix ans après un accident de la route.

La jolie mairie du 14ème

La jolie mairie du 14ème

À l’arrivée, un package sympathique, très proche de celui de l’année passée, est composé :

  • D’une jolie médaille finisher avec la tour Montparnasse en arrière-plan
  • D’un t-shirt en coton rêche blanc et noir estampillé du logo de l’événement et de son partenaire, Endurance Shop
  • De quelques bonbons issus des fameuses boites « Celebrations »
  • D’un Carambar classique au caramel, glacé par le froid
  • D’un stylo quatre couleurs en forme de porte-clés-ogive estampillé du logo de l’OMS (Office du mouvement sportif) du 14ème arrondissement de Paris
  • D’un porte-monnaie porte-clés de L’OMS du 14ème.

Comme l’année dernière, le ravitaillement est composé de soupes lyophilisées, de raisins secs, d’oranges et d’eau.

Les Lapins Finishers

Les Lapins Finishers

Il est maintenant l’heure de dire au revoir à la mairie du 14ème. Cette après-midi, notre petit neveu Romain fête ses trois ans !

La rubrique remerciements :

  • Un clin d’œil à Laurent, le pirate le plus rapide de tous les temps, que nous avons réussi à ne pas croiser
  • Un remerciement à Harry Bignon, qui nous garantit un commentaire sportif de qualité, et qui nous fait le plaisir de nous mentionner
  • Un remerciement à Ali de Runhappy pour être venu nous saluer et échanger un peu
  • Un grand merci à Frédéric Poirier, qui est venu nous saluer et nous a pris en photo, ainsi que de nombreux autres coureurs.
  • Merci à Nagette pour le moment photo qui fait plaisir
  • Merci à Marc et sa femme pour les quelques échanges même si nous nous sommes complètement perdus à l’arrivée
  • Merci à Christophe Antoine d’avoir été une fois de plus présent, et qui est vraiment le symbole d’un mental en béton armé.

 

Le 26/01 à 0h00 a eu lieu un moment que nous attendions de pieds fermes : celui du Paris Mantes 2014 ! Après une première participation en 2013 on ne peut plus épique (qui mériterait un récit, un an après) les Lapins ont débarqué en équipe dans le but de passer un beau moment sportivo-humano-convivial et accessoirement pulvériser leur RP !

A très bientôt pour le récit des Lapins Randonneurs de la 79ème édition du Paris-Mantes à la marche !

Les Lapins Runners.

carottes petit

Les Lapins Runners terminent 2013 avec la corrida de Houilles !

 

Affiche-corrida-2013_LC_lightboxLa voici enfin, notre dernière corrida de 2013 ! La corrida de Houilles est la 48ème course de l’année et 6ème à laquelle nous participons à nouveau. Alors que la course populaire n’existait pas encore l’année dernière (ou plutôt, existait au format 6.9 Km), nous avions participé à la « course des As » au niveau tellement élevé qu’elle nous avait valu un petit coup au moral. Nous n’en sommes sortis que plus déterminés à vaincre nos propres performances.

Ceci dit, cette fois-ci, le but initial ne sera pas le RP. Emir a toujours quelques séquelles de la Saintélyon et ne préfère pas violenter son corps en cette fin d’année. Carole a également une douleur osseuse à la jambe probablement due à une augmentation de la fréquence de ses sorties running, en accord avec les objectifs que vous connaîtrez très bientôt dans notre futur bilan de 2013 (publication prévue : janvier 2014).

Venons-en maintenant au vif du sujet.

L’événement

Au programme de la 42ème édition : deux corridas de 10 Km.

  • Une corrida populaire permettant à tout le monde de participer à 14h45
  • Une « course des As » internationale, qualificative pour les championnats de France, réservée aux coureurs licenciés et capables de fournir un justificatif de performance de moins de 38 minutes pour les hommes et de moins de 42 minutes pour les femmes … vous voyez le niveau ?

En parlant de niveau, l’une des nouveautés 2013 de la course des As est l’obtention du label international Bronze de l’IAAF. Petit point de culture ? Bon d’accord.

l’IAAF – International Association of Athletics Federations
PERMIT_RRB_LABEL_FULL COLOURL’IAAF (en français L’Association internationale des fédérations d’athlétisme) est l’association chargée de régir les fédérations d’athlétisme et d’organiser les compétitions internationales. Elle a été fondée le 17 juillet 1912 à Stockholm et son siège est situé à Monaco.

L’IAAF propose trois niveaux de Labels attribués à des courses répondant à des critères bien précis, faisant l’objet de rigoureuses évaluations. Pour obtenir un Label, justifiant de la qualité organisationnelle et du niveau d’une course, l’organisateur doit faire parvenir sa demande à l’IAAF, en justifiant l’éligibilité de la course proposée. Une petite sélection des critères d’éligibilité des courses au Label Bronze :

  • Les coureurs « élite » doivent pouvoir justifier d’une performance de 29:30 pour les hommes et 37:00 pour les femmes dans les 36 mois précédant la compétition
  • Un minimum de quatre contrôles anti-dopages
  • Mesurage officiel du parcours par l’IAAF
  • Interdiction d’échanges de ravitaillement inter-concurrent ou usage de ravitaillement non officiel

Plus d’information sur ces critères sont disponibles sur le site officiel de l’IAAF.

Pour nous, ce sera donc la course populaire ! Première surprise à l’inscription : la corrida est gratuite ! Voilà qui fait beaucoup de bien en cette fin d’année, le compte en banque ayant été frappé par les dépenses de Noël.

Le jour J, 29.XII.2014, nous quittons le terrier à 12h55 pour courir à 14h45 avec 1h30 de transport à prévoir… Un pari un peu risqué, mais pourquoi changer une équipe qui gagne ? Les transports nous font une faveur, RER B et A fonctionnent parfaitement bien. À Châtelet – Les Halles, nous croisons un runner. Deux hypothèses :

  • Il est aussi en retard que nous (mais lui n’a pas de sac à déposer à la consigne)
  • Nous ne sommes pas si en retard que nous le croyons.

Ce sera la deuxième option : nous atteignons notre destination à 14h15. Un fois sur place, les souvenirs de l’année passée resurgissent, les lieux nous sont connus. Alors que nous nous apprêtons à retirer nos dossards au marché (oui, le marché couvert a été aménagé pour l’occasion), nous croisons Adrien que nous avions notamment retrouvé à la Saintélyon, début décembre. Après quelques instants d’échanges « runnosphériques », nous apprenons qu’Adrien fera la course des As. Notre ami, qui peut se le permettre, vise un joli 37’00. Nous lui souhaitons de parvenir à ses fins.

Notons que nous ne sommes pas non plus en avance, et qu’il est temps pour nous d’aller retirer notre « kit de course ». Une fois en sa possession, nous nous préparons dans la mairie de Houilles, joliment décorée à l’occasion des fêtes de fin d’année. Quelques minutes plus tard, nous rejoignons la ligne de départ où nous remarquons bon nombre de runners déguisés, dont beaucoup sur le thème de Noël.

14h45 : C’est parti !

La traditionnelle photo du sas de départ

La traditionnelle photo du sas de départ

Notre objectif commun : suivre et (pourquoi pas) rattraper la flamme jaune, le meneur d’allure des 50 minutes que nous voyons au loin, noyé dans la foule.

Nous redécouvrons le parcours composé de trois boucles dans les rues de la ville de Houilles.

Premier tour :

Nous nous élançons sous les commentaires enjoués du présentateur.

Compte tenu de fait que nous figurons parmi les derniers coureurs à nous élancer sur la course, nous devons doubler en masse afin de rejoindre notre peloton. Ceci s’avère difficile. Les allées sont étroites et la course populaire a attiré beaucoup de coureurs de tout niveau. Notre vitesse est bien en deçà de notre objectif 50’. Il va falloir que le trafic se fluidifie rapidement pour avoir une chance de rattraper notre retard.

La boucle comporte une côte assez sévère aussitôt suivie d’une descente.

Quelques souvenirs remontent. L’année dernière, alors que je tentais de passer sous la barre des 40 minutes, cette côte m’avait donné bien du fil à retordre.

Petit parcours aidant, les supporters sont très présents et nous acclament vivement à chaque passage ! L’organisation a également prévu deux orchestres au début et en fin de boucle pour motiver les coureurs.

Les commentaires du présentateur sont audibles tout au long du parcours au travers du système de sonorisation de la ville. Nous vivons vraiment un événement riche en ambiance !

Nous rattrapons, une fois de plus (après Thiais et Issy), le serveur du Tertre, dans son déguisement traditionnel. Notons que notre ami parvient à la fois à tenir son plateau et à nous serrer la main ! Rappelons au passage que nous serons présents à sa course, les foulées de Montmatre, le 22.III.2014.

En toute fin de boucle, nous retrouvons Adrien qui acclame les Lapins de tout son cœur !

Deuxième tour :

Nous nous en tenons au plan : nous continuons de nous approcher, doucement mais sûrement, de la flamme jaune !

Je sens que Carole est en train de tout donner pour sa dernière course de l’année !! J’intensifie mes encouragements.

En fin de deuxième boucle, un supporter s’exclame : « le lapin rose, il a du mal à respirer ! ». Tout est dit !

Troisième tour :

Ca fait longtemps que je n’ai pas été autant dans le rouge. Je ne dois pas faiblir. Je garde en tête que c’est dans les moments où ça fait très mal qu’on progresse. Le spectacle ne doit pas être joli à voir : Je cours la bouche grande ouverte afin de puiser le plus d’air possible, le regard fixé au ciel de Houilles, en quête d’un secours divin.

Le meneur 50’ est tout proche. Nous nous payons le luxe de le dépasser l’espace d’une minute.

Au 8ème kilomètre :

Mon lapin disparaît subitement. Je commence à m’inquiéter. Je crie « Emir, Emir ! ». Personne ne répond. Je me retourne. Emir n’est plus là. J’espère qu’il ne lui est rien arrivé. Je m’en veux de ne pas lui avoir demandé comment il allait. Dans l’affolement, je me prends les pattes dans un dos d’âne et faillis me ramasser en beauté. Mon moral est en chute libre, je me sens ralentir. Mon lapin réapparaît, enfin. Je reprends du poil de la bête.

L’application Nike+ ayant buggué lamentablement après une tentative de photo de ma lapine, je me suis stoppé quelques instants pour tenter de la relancer … Dorénavant, je me servirai de l’application « appareil photo » classique.

Dernière ligne droite :

Je n’ai plus du tout de gouache pour accomplir un sprint final !

Je suis tout heureux de voir enfin la dernière ligne droite, symbole de la délivrance prochaine de ma Lapine qui est au-delà du rouge (sûrement dans le violet). Voyez le contraste de la situation :

La dernière ligne droite, la délivrance

La dernière ligne droite, la délivrance

C’est fini ! Nous bouclons les 10Km en 50’20’’ ! Bien que nous passons la ligne après le meneur 50’00, nous sommes enfin parvenus à suivre un meneur du début à la fin d’une course !

Je suis ravie de ce chrono. Cela faisait longtemps que je m’étais pas autant approché des 12Km/h sur un 10Km. Je remercie mon Lapin qui n’a eu de cesse de m’encourager et sans qui j’aurais très certainement fait moins bien.

Tout comme l’année passée, nous récupérons un joli porte-clés très bien fini en guise de récompense.

Récompense de la Corrida de Houilles

Récompense de la Corrida de Houilles

Nous ne nous attardons pas au ravitaillement composé uniquement de boissons chaudes. C’est un comble, il n’y a pas une goutte d’eau en vue ?! Pas non plus de ravitaillement solide, si ce n’est un stand de crêpes (payant) complètement assailli par les runners avides de glucides.

Nous échangeons avec Cédric ainsi que son père, que nous avions rencontré au marathon de la liberté, à Caen six mois plus tôt. Le monde de la course à pieds est petit ! Nous faisons la rencontre impromptue du Christ (très convaincant), accroché à son crucifix ! Jésus a l’habitude de courir des marathons festifs (Médoc, Sauternes). Nous aurons certainement l’occasion de le retrouver.

Le Miracle de fin d'année

Le Miracle de fin d’année

Nous poursuivons les rencontres : voici notre ami Marc au niveau la mairie, qui nous raconte sa course. Marc, qui s’est entraîné pour l’événement avec sérieux, a couru devant le meneur 50’. Il a effectué une jolie progression depuis la corrida de Thiais ! Félicitations Marc !

Nous nous rendons ensuite le long du parcours, près du départ, pour assister à un grand spectacle : celui de la course des As !

Tout comme l’année dernière, Dominique « ChauChau » Chauvelier est Guest Star de l’événement et également présent sur la course des As.

Au top départ à 17h00, le sas part comme une fusée ! En à peine 15 secondes, plus aucune trace de coureur dans la zone de départ !

Au second tour, nous encourageons Adrien qui passe à toute vitesse. Une véritable flèche orange :

Adrien, la flèche orange

Adrien, la flèche orange

Les coureurs sont impressionnants ! Un homme en particulier se distingue des autres : un Kenyan ( ?) aux foulées gigantesques.

Le présumé Kenyan, Cornelius Kangogo, terminera premier de la course en 27’56’’.

Je suis littéralement scotchée par les féminines. Je ne manque pas de toutes les encourager ! (Il faut dire, elles ne sont pas nombreuses).

L’année prochaine, mon Lapin, qui aura au préalable réalisé un 10Km en 38min courra parmi ces as. Me concernant, je me donne cinq ans pour être de la partie ! 😀

Un grand bravo à Adrien qui est parvenu à terminer sa course en 36’59 » pour un temps retenu de 37’00 ». Nous sommes en admiration absolue, toutes nos félicitations !

Merci à vous les amis, d’être aussi nombreux à nous lire et à nous encourager. Merci d’avoir contribué à rendre cette année 2013 aussi belle qu’elle l’a été.

Maintenant, place à 2014 !

Maintenant, place à 2014 !

Quoi de mieux pour commencer l’année 2014 qu’un marathon ? Dimanche prochain (05.I.2014) et pour la 13ème fois de leur carrière, les Lapins Runners affronteront la distance mythique de 42,195Km. Cette fois-ci, ce sera à Cernay-la-Ville pour la toute première édition de son marathon ! Vous aurez donc très bientôt de nos nouvelles pour le compte-rendu du marathon, ainsi que pour notre bilan de l’année 2013.

A très vite les amis !

Les Lapins Runners.

carottes petit

 

 

Les Lapins Runners fêtent Noël : la corrida d’Issy-les-Moulineaux 2013

CORRIDA-ISSY-2013La corrida des pères Noël d’Issy les Moulineaux nous faisait déjà de l’œil l’année dernière, alors que, tous jeunes dans la discipline, nous découvrions les courses déguisées. Nous avions privilégié la corrida de Thiais, ayant lieu à la même date. Nous avions été attirés par le « thème libre » du déguisement à Thiais, contre le dress code « Noël » à Issy. 

Cette année, nous avons eu la chance de pouvoir faire les deux et ainsi varier les plaisirs. C’est parti pour le récit de la corrida des Pères Noël 2013, à laquelle nous sommes généreusement invités par le team TomTom. 🙂

La rubrique runno-artistique

Tout débute vendredi 13.XII.2013 au soir. Après une bonne journée de boulot, rien de tel qu’une petite running expo qui permettra au passage de récupérer les dossards pour toute l’équipe. Une fois chose faite, je (Emir) rencontre Vincent Dogna que nous avions croisé de nombreuses fois, notamment lors de la corrida de Thiais. J’ai l’occasion d’échanger plus d’une heure avec le peintre marathonien.

Je découvre un artiste communiquant et animé par sa passion. Vincent me fait part de sa conception de l’art : avant tout, le feeling. Alors que certains artistes intellectualisent le domaine et se plaisent à chercher un sens à chaque détail de leurs œuvres, ce n’est pas l’important pour Vincent. Il peint selon ses envies, ses idées, et se satisfait de l’harmonie qu’il parvient à créer.

Bien que précurseur dans son domaine (la peinture sur le thème du running), Vincent parvient à vivre de sa passion sans pour autant connaître le confort. Il espère que 2014 sera l’année de sa consécration, et c’est bien tout ce que nous lui souhaitons. Pour entrer dans le monde de Vincent Dogna, c’est par ici : http://www.artandrun.com/

Retour à la Corrida de Noël !

Plusieurs courses sont au programme de l’événement :

  • trois courses réservées aux enfants en début de matinée
  • un carnaval de 6 Km
  • une première corrida déguisée de 10 Km à 10h40 …
  • … et une deuxième à 12h00 …

Hmm, si on termine vite la course de 10h40 … OK, on fait aussi la deuxième.

Nous formons une équipe de quatre coureurs avec un point commun : nous sommes bien convaincus qu’il n’y pas meilleure manière de fêter Noël avant l’heure que de fouler du bitume.

L’équipe :

Nas PortraitNasri : Parti d’une condition physique de père de famille sédentaire fumeur, Nas prend sa revanche et revient en force ! Objectif du jour : Sub50 minutes au 10. Objectif à plus long terme : Sub45.

Laurent portraitLaurent : Coureur forcené au t-shirt pirate et aux bagues métalliques. Laurent a prévu le coup depuis longtemps, il courra avec nous et sera un père Noël … armé d’un fusil ! Objectif du jour : courir pour le fun en chassant gentiment du Lapin.

Emir et Carole portrait

Carole et Emir, les Lapins Runners : La Saintélyon une semaine plus tôt ayant laissé des traces, nous décidons qu’il n’est pas encore l’heure de tenter un RP. Objectif #1 : le fun. Objectif #2 : les rencontres. Objectif #3 : survivre à Laurent.

Jour J – avant le top départ

Nous arrivons sur les lieux à 10h10 et suivons les Pères Noël qui nous dirigeront à coup sûr vers la ligne de départ. Le ciel est parfaitement dégagé et il ne fait pas froid, conditions idéales pour un bon moment running !

Pas totalement remise de mon expérience SainteLyon, je ne peux être que très enthousiaste à l’idée de courir la très populaire corrida de Noël en excellente compagnie. Ni gadoue, ni verglas ne viendront entacher mon moral. Ce matin, je cours avant tout pour le plaisir.

Nous nous rendons au palais des sports pour déposer nos affaires au stand TomTom et … surprise ! Nous rencontrons dans le hall Atsushi et sa compagne Riko, rencontrés il y a déjà une semaine au village de la Saintélyon. Nos amis runners sont accompagnés d’une bonne dizaine de confrères portant tous un chapeau en forme de poisson jaune. En voilà un déguisement original ! Atsushi, leader du groupe, porte un superbe chapeau orné de peluches semblant provenir tout droit du monde de la « Japanimation ». En exclusivité, quasi-mondiale, le voici :

Il n’y a aucun doute, je reconnais bien là ce chapeau. Atsushi le portait sur le marathon du Médoc ! Aujourd’hui, j’ai la chance de voir cette superbe création en grandeur nature !

Après avoir immortalisé cette rencontre impromptue, nous rejoignons le stand Tomtom. Nous y retrouvons Frédéric et Raoul (community managers) ainsi que l’équipe de tournage, et faisons la connaissance des nouvelles recrues du Team TomTom.

Aujourd’hui, notre déguisement est aux couleurs de la saison. Nous voici donc déguisés en Lapins de Noël ! Une association qui pourrait en surprendre plus d’un… sur une course classique. Mais ici, l’ambiance est à la fête et les déguisements, aussi farfelus soit-ils, sont de mise.

A cinq minutes du départ, nous devons retrouver notre ami Laurent le Chasseur avec qui nous devons courir. Parmi la foule de Pères Noël, cette tâche aurait pu s’avérer compliquée. Heureusement, Laurent le Chasseur, équipé de son imposant fusil de Noël sait se faire repérer en brandissant son arme au ciel. Ca y est, le team est au complet et prêt à partir !

10h40 : Top départ pour la Course déguisée !

« C’est la plus grande concentration de Pères Noël du monde ! » dixit André Santini, député et maire d’Issy-les-Moulineaux. Plus de 15000 runners sont au rendez-vous pour l’édition 2013.

Le parcours de la première corrida est composé de deux boucles et n’est pas roulant. Laurent nous avertit du moment fort : une jolie côte bien raide au 3ème kilomètre.

A quelques mètres à notre gauche se situe le parc Suzanne Lenglen. Le 9 septembre dernier, nous y avions couru de 9h à 18h à l’occasion du premier record du monde de TimePoint. C’est également au cours de cet événement que nous avons fait la rencontre de Laurent. En somme, il s’agit un lieu symbolique à nos yeux.

Nous nous rendons à l’évidence : La corrida des Pères Noël ne se court pas pour la performance à moins de s’être positionné parmi les premiers sous l’arche de départ. Il y a tellement de Papas Noël qui grouillent en tous sens qu’il devient très difficile de doubler. L’exercice est d’autant plus compliqué que nous sommes quatre, et que nous aimerions le rester.

Loin d’être frustrés, nous en profitons pour faire plein de photos et contempler tous les déguisements : « Tu as vu les sabots de Noël ? », « Oh, il y en a un qui porte une armure ! », « Il y a une Lapine devant, il faut aller l’encourager ! », « C’est quoi ce gros déguisement ? Une bûche de Noël à quatre ! ».

Jamais nous n’avons couru un 10 Km avec autant de monde ! Fondus dans la masse des coureurs déguisés, les Lapins passent littéralement inaperçus ! Bûche de Noël, sapins, rennes, cadeaux, marsupilamis, coccinelles, Pères Noël des mers, runneuse tirant un tigre blanc en peluche enguirlandé sur un traîneau-skateboard… Il y en a pour tous les goûts, des déguisements les plus discrets aux plus impressionnants ! Nous croisons au passage l’organisateur des foulées du Tertre, également rencontré sur la corrida de Thiais et toujours déguisé en serveur.

Nous continuons les rencontres :

  • L’équipe Nike Paris nous rejoint dont l’animateur crie à « gorge perdue » : « We run Paris !! »
  • Atsushi muni de sa Go Pro et ses amis les poissons
Atsushi et l'équipe des poissons jaunes

Atsushi et l’équipe des poissons jaunes

Après la deuxième boucle, nous comprenons l’intérêt du ravitaillement situé à 500 mètres du départ. Celui-ci est composé principalement de Powerade ainsi que de quelques fruits secs.

Sur la seconde boucle, bien que nous ayons dépassé la majorité des runners aux déguisements farfelus, nous peinons toujours à nous frayer un chemin pour hausser notre vitesse moyenne.

Nous tentons en vain de réaliser un joli sprint final. Outre le fait que l’allée soit très étroite, de nombreux runners ralentissent brusquement pour être photographiés.

C’est donc presque tranquillement que nous franchissons la ligne d’arrivée de cette première corrida. Il est environ 11h45, ce qui nous laisse peu de temps pour prendre le départ de la suivante ! Nous sommes gratifiés d’une médaille fendue, qui revêt la forme d’un joli petit ouvre-lettre.

médaille ouvre-lettre

Petit coup d’œil au ravitaillement : Eau, Powerade en bouteiles, desserts bio à la vanille, pommes, oranges, fruits secs… Rien de très original ni de très généreux.

Sans trop comprendre comment, Nas, Laurent et moi perdons de vue mon Lapin. C’est dommage, nous avions réussi à rester ensemble pendant 10 kilomètres, il fallait qu’on se perde à l’arrivée ! A défaut de savoir si mon Lapin trouve devant ou derrière nous, nous attendons. Je retrouve Adrien, toujours aussi jovial dans sa tenue de Père Noël violet, sur les tons de l’association Laurette Fugain.

Après un petit coup de fil, nous nous retrouvons au palais de sports. Nous avons perdu du temps, il faut faire vite si nous voulons atteindre la ligne de départ à l’heure !

12h00 : Top départ pour la course à Label International !

Enfin, le départ pour les runners ponctuels qui ne tentent pas la double corrida. Le quatuor de choc, quant à lui, est encore au palais des sports.

Pendant que mon Lapin change de dossard et de puce, je fais le plein de petits fours. Qu’importent les retombées qu’ils auront sur le prochain 10Km, il n’en restera peut-être plus d’ici une heure. C’est donc le moment d’en profiter.

12h11 : Top départ pour le quatuor retardataire.

Evidemment, il n’y a plus personne sur le départ. Les dispositifs permettant de relever le temps de passage des puces ont déjà été désinstallés ! A Issy les Moulineaux, on ne laisse pas une chance aux retardataires. Nous pouvons tirer un trait sur notre chrono réel.

Nasri, qui souhaite passer sous la barre des 50 minutes, prend les devants en compagnie de Laurent. Les Lapins optent pour un 10Km à allure tranquille.

Cela me va très bien dans la mesure où j’ai un point de côté, très certainement lié aux petits fours.

Le parcours toujours composé de deux boucles est différent de la corrida déguisée. Puisqu’il s’agit d’une couse à label international, celui-ci se veut très roulant afin de maximiser les chances d’obtenir le meilleur chrono possible.

Emir me confie : Je crois qu’on n’arrivera jamais à doubler. Il semble y avoir du niveau sur cette course. J’en doute beaucoup. Dans les faits, nous retrouvons le dernier dès le deuxième kilomètre.

Nous nous faisons doubler par les premiers qui ont déjà bouclé leur premier tour… Impressionnant.

La Laine cotoie le peloton de tête

La Lapine cotoie le peloton de tête

J’ai l’impression que mon Lapin sait courir aussi vite qu’eux.

Je décide de vérifier. Lorsque le troisième passe, je me lance et je cours avec lui. Pendant ce court laps de temps, les supporters m’encouragent comme si je faisais partie du peloton de tête ! Pourtant, j’ai un pantalon de ville, un bonnet de Noël et mes oreilles de Lapin … Je parviens pendant 500 mètres à tenir sa vitesse avant de me rendre à l’évidence : je viens de me brûler complètement.

Laurent qui a commencé la course avec Nasri nous rejoint pour notre plus grand plaisir. Nous terminons la course ensemble.

J’ai préféré de loin le parcours de la première corrida, beaucoup moins monotone à mon goût en raison des dénivelés.

Une fois la ligne d’arrivée franchie, une grande surprise nous attend. Plus de médailles, plus d’eau, plus de fruits, nous pouvons uniquement nous consoler avec des desserts bio à la vanille, et des bouteilles de Powerade saveur citron. Nous sommes en droit de nous demander comment une corrida aussi réputée peut commettre un tel raté au niveau du calcul des quantités…

Nous retrouvons Charlotte (Hiboudoré) du team TomTom, qui n’a donc pu être décorée de la médaille, alors qu’elle fête aujourd’hui son anniversaire !

Retour au palais des sports, dans le hall Privilèges, QG du team TomTom. En attendant de pouvoir y savourer un succulent smoothie maison, nous rencontrons les nouveaux membres du team. Un petit clin d’œil à Ali Runhappy et Djodei avec qui nous avons l’occasion d’échanger quelques instants 🙂

Le monde du running est très petit. Alors qu’Emir me montrait un mois plus tôt le blog de Djodei, le voici désormais dans notre team !

Côté ravitaillement, le buffet est dévasté. Une bénévole nous offre généreusement un pain surprise qui n’est plus garni. « Prenez-le, il y a que nous qui l’avons touché ! ».

Le pain surprise de la victoire

Le pain surprise de la victoire

Pour clore ce récit comme il se doit, un grand merci au team TomTom pour les dossards et les moments conviviaux passés ensemble !

Il est maintenant l’heure pour le quatuor de rentrer à la maison ! Prochaine étape, les fêtes de fin d’année. Bien entendu, nous ne mettrons pas de côté le running qui nous permettra de profiter de joyeusetés culinaires de circonstances sans trop nous arrondir.

Prochain rendez-vous: demain (29.XII.2013) pour la corrida de Houilles, notre dernière corrida de l’année !

A très vite les amis !

Les Lapins Runners.

carottes petit