L’Origole 110 km en vidéo !

Début décembre. Cette course à eu lieu début décembre, en même temps que la Saintélyon. Après une année 2016 fort difficile (#tmtc), nous avons voulu redresser la barre en termes d’ultras. Et il fallait une sacré paire d’oreilles pour s’inscrire à l’Origole car avec ses > 50% d’abandons, c’était quitte ou double :

  • Soit nous réussissions auquel cas nous terminions l’année sur une belle note positive et rassurante pour 2017
  • Soit au contraire, nous failions (anglicisme tout neuf), auquel cas nous partions en dépression jusque la fin de nos jours (ou au moins jusqu’à fin 2016).

Evidemment, il fallait partir positifs. Par un heureux hasard, la motivation a frappé à notre porte fin octobre et nous a (re)donné le goût de l’entraînement intensif. C’est gonflé à bloc que nous avons le pris le départ de cette course.

12h30 de trail nocturne en forêt, par un froid de canard… Ca vend du rêve n’est-ce pas !

Bon visionnage !

 

Les Lapins Runners.

carottes

Notre bilan running 2016 !

Hello les amis !

L’année 2017 commence à pointer le bout de son nez. Avant de réfléchir aux vous dévoiler nos prochains objectifs, dressons un rapide bilan running de 2016 !

Enfin une intro qui va droit au but et qui ne ressemble pas au musée de l’ameublement d’intérieur. Ce n’est pas moi qui aurait réussi un truc pareil !

 

Bilan de la Lapine

 

Un bilan décevant

Si l’on reprend les objectifs que je m’étais fixés début 2016, le bilan n’est franchement pas folichon car seules deux cases ont pu être cochées.

Rappel des objectifs 2016 (et l’article associé) :

defi-lapine-fin-2016

 

Les excuses Les explications

Objectif Ironman → FAIL Intergalactique : Mon manque d’entraînement à vélo et mon manque d’expérience en eau libre ne m’auront pas permise de boucler l’épreuve. L’Ironcorsair restera néanmoins une expérience formidable qu’il faudra retenter… mais pas tout de suite !

Objectif finisher UTMB → FAIL Frustré : Ce sera THE grand regret de l’année ! Car si nous avions eu une connaissance de l’intégralité des BH (ou si celle du Plan de l’Au avait été affichée correctement :p), je suis persuadée, quoi que diront les mauvaises langues, que nous aurions été finishers.

Quand Carole décide de se faire des potes, ça donne ça ;p. Plus sérieusement, l’histoire de l’UTMB nous a fait découvrir « la face cachée » de « notre audience » les amis. Ceux, tapis dans l’ombre, qui attendent que l’on trébuche, ou que l’on exprime, maladroitement peut-être, mais avec sincérité, notre frustration. Au-delà de la déception de l’inachevé, la déception en ligne. Maaaais ça fait partie du game ! Et ne l’oublions pas, vous avez étés bien plus nombreux à nous soutenir que l’inverse dans cette difficile épreuve, et merci infiniment pour cela les amis. #Ensemble

Objectif finisher Transkarukera → FAIL Programmé : Clairement, nous étions à des années lumière de nous rendre compte de la difficulté de cette épreuve. « De loin », les barrières horaires semblaient larges, mais c’était sans compter les obstacles à répétition auxquels nous avons du faire face sur le parcours. Même avec un entraînement acharné sur un an et la meilleure volonté du monde, je doute que j’aurais pu avoir la capacité physique de boucler la distance, dans ce parcours d’une telle technicité. De loin l’ultra le plus technique auquel nous ayons été confrontés. #HorsCatégorie

podiumObjectif finisher sur l’Ultra Marin 177 km → DONE « Facile » : C’était certainement l’objectif le moins compliqué de l’année. Objectif atteint avec en prime un joli podium en tant 1re SEF (je précise que cette fois-ci, je n’étais pas la seule de ma catégorie ^^). Après un coup d’essai en 2014, nous sommes revenus plus forts, en sachant à quoi nous attendre.

Objectif 100 km < 11h22 → FAIL Assuré : Pour cet objectif, nous avons mis 0 chance de notre côté. En ayant couru notre unique 100 km de l’année une semaine après l’Ultra Marin, il aurait fallu un miracle pour que nos guibolles nous permettent de réaliser un tel exploit !

Objectif marathon <3h54 → DONE Doublé : objectif atteint à deux reprises, à savoir à Sénart (3h51), puis Florence (3h45).

Objectifs semi <1h43min40 et 10<45min 53 → FAIL J’ai cru au Père-Noël : A raison de 1 à 2 séances par semaine en moyenne dans l’année, j’ai du mal à voir comment ces objectifs auraient pu être atteints ! C’est seulement depuis novembre que je m’entraîne sérieusement à raison de 4-5 séances hebdo en moyenne et que je varie mes entraînements. Je ne me suis jamais autant rapprochée de ces objectifs que depuis cette période (pour preuve, mi-décembre, je fais un 10 km en off en 46min48 !). Si la tendance se poursuit (et c’est bien là le plus gros challenge !), je suis bien partie pour atteindre ces objectifs en 2017.

Objectif masse → FAIL A côté de la plaque : J’ai plutôt stabilisé autour de 55 kg en moyenne sur l’année. L’objectif sera reporté en 2017 !

 

Les A-côtés appréciables

Néanmoins, si l’on s’éloigne de ce tableau figé début 2016, cette année a été à nouveau très riche sur le plan découvertes. J’en retiendrai :

trail hk

 

De très belles courses dont j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir :

  • L’Ultra Transkarukera avant tout : un dépaysement total, une aventure hors du commun, de belles rencontres… Même si nous n’en sommes pas sortis finishers, le fait d’avoir pris le départ de cette course est déjà une chance extraordinaire
  • La course Eiffage du viaduc de Millau avec Tomtom : Nous avions couru dessous lors des 100 km de Millau, cette-fois ci c’était dessus ! Une météo certes capricieuse, mais une course-expérience à vivre au moins une fois.
  • Les foulées du Lavoir de Philippe, Bea et Claude, les pinkrunners. C’est la première fois où nous étions allés aussi loin pour courir aussi peu ! Au-delà de la course très amicale, le format week-end de 3 jours à la campagne dans le Limousin chez des hôtes d’exception nous aura fait le plus grand bien.
  • Le marathon Seine-et-Eure : Pas cher, sur les terres de notre pote Jay, avec Daniel notre speaker du Nord-Ouest, laits de châtaigne/coco sur les ravitos. A refaire, cette fois-ci, en meilleure forme !
  • Courons pour le Diabète au Coudray qui m’a furieusement donné envie de courir à Chartres tellement j’ai trouvé cette ville pleine de charme

 

Sur le plan nutrition, je suis particulièrement heureuse de constater qu’il m’est possible de concilier régime végétalien et perf sur longues distances (> marathon). Mes maux de ventre sont de moins en moins fréquents en course, ma récup de plus en plus rapide. Bref, manger végétal n’a que du bon pour moi.

 

Bilan du Lapin

J’essaie encore de digérer ce FAIL Généralisé qu’a été 2016 pour moi sur le plan sportif. Je vous en reparle, hein, là j’essaie de finir sur une note correcte ! cf. #snapchat

 

Les amis, en attendant le prochain billet sur nos défis 2017, nous vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année entourées de vos proches.

Vous connaissez la chanson… n’oubliez pas : kiffez la vie !

Les Lapins Runners.

carottes

Coup de cœur pour le marathon Seine Eure !

affiche-marathon-seine-eureHello les amis !

Il y a déjà une semaine, nous étions élancés sur le marathon Seine Eure, un marathon qui n’était absolument pas prévu dans notre planning, jusqu’à 10 jours avant le jour J !

J’étais très enthousiaste à l’idée d’aller courir sur les terres de notre ami Normand Jay qui allait célébrer son 32e anniversaire et de découvrir ce marathon dont j’avais appris l’existence en 2015 grâce au compte-rendu de course de Marilyn. Ce marathon avait tout pour nous plaire : situé à moins de 2 heures du terrier, roulant et convivial (à comprendre : n’étant pas une usine à 40 000 coureurs). Boostée par Daniel, speaker-animateur présent sur quasiment toutes nos courses du Nord-Ouest de la France, je m’étais mis en tête d’approcher mon RP, bien que mes guibolles semblaient moyennement emballées. Dès le départ, Emir et moi avons donc suivi le meneur des 3h45 jusqu’au 23e km où j’ai littéralement explosé. Étonnement, c’est après avoir décroché que j’ai commencé à profiter de ce marathon. Jusqu’alors en effet, j’avais en visu une vingtaine de paires de jambes desquelles je ne devais pas m’éloigner. J’ai eu l’impression de pouvoir souffler à nouveau et apprécier la tranquillité de la campagne. Je pouvais ralentir/accélérer à souhait, alors que la moindre « fantaisie » était déstabilisante quand nous nous situions dans le peloton. Au km 30, j’ai été comme Tintin qui découvre un oasis en plein désert quand j’ai aperçu sur les tables de ravito… du lait de châtaigne ! Ça m’a tellement reboostée (autant mentalement que physiquement), qu’après avoir bu 2-3 verres, je ne me suis plus arrêtée. Nous avons terminé notre marathon en 4h03, un chrono certes décevant par rapport à mes ambitions démesurées du jour mais plutôt encourageant pour nos prochains marathons, qui seront, à priori, mieux préparés.

 

Venons-en à présent aux 9 points que nous retiendrons de ce marathon !

 

1. Un marathon rapide

Le dénivelé positif cumulé n’étant que de 37 mètres, ce marathon est idéal pour pouvoir décrocher son RP ! Le record de l’épreuve est détenu par l’Ethiopien Tura Kumbi Bechere en 2h16min05s (à titre de comparaison, le record du marathon de Sénart se situe à 2h19min39s).

A l’exception d’une minuscule portion de goudron irrégulier aux environs du 35e km, l’état des routes était impeccable.

Question météo, aucune bourrasque de vent n’est venue entraver notre « performance » du jour. Pour preuve, nos oreilles sont restées fixées pendant toute la course !

 

2. La possibilité de courir le marathon en Ekiden

Le marathon de Seine Eure offre la possibilité de s’inscrire en équipe de 6. L’Ekiden prend le départ 20 minutes avant le marathon, ce qui permet d’éviter les embouteillages au niveau des relais. Pour éviter que le premier arrivé de la course soit un relayeur, deux arrivées voisines sont montées : une pour les marathoniens, une pour l’Ekiden.

 

ravito-final-chataigne3. Des ravitos exceptionnels

Pour la première fois de son histoire, le marathon Seine Eure a eu recours à un coach nutrition et a en partie adapté le contenu de ses ravitos sur ses recommandations. C’est ainsi qu’au ravito du 30e km et au ravito final, nous avons eu la joie IMMENSE de découvert du lait végétal ! L’organisation a néanmoins pris quelques libertés en mettant notamment à disposition du Coca Cola sur le parcours et en offrant un bon pour une bière finisher, ces deux boissons étant formellement déconseillés par le coach.

Notons néanmoins l’absence d’eau pour une partie des coureurs jusqu’au 15e km.

 

 

4. La présence de Daniel le speaker passionné !

Après l’avoir rencontré pour la toute 1re fois aux 100 km de Cléder, puis retrouvé sur l’ultra marin, à nouveau sur les 100 km de Cléder et au marathon Seine Eure, ça fait toujours énormément plaisir de le saluer et discuter avec lui ! Daniel nous bluffe chaque fois avec son organisation impeccable, son classeur rempli de fiches répertoriant le palmarès de tous les coureurs (ou presque), qu’il cite parfois au micro. Au plaisir de te revoir Daniel !

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5. La mise en place de navettes

Le marathon Seine Eure étant un marathon « rallye » allant d’Amfreville-sur-Iton à Val de Reuil, un système de navettes (gratuites) a été mis en place afin d’acheminer les coureurs sur le départ. Les coureurs de l’Ekiden sont eux aussi conduits à leur point de relais puis ramenés à Val de Reuil après leur course pour leur permettre d’encourager le 6e relayeur sur l’arrivée ! Une organisation exemplaire sur le plan logistique.

 

lac-des-3-amants6. Un parcours rural et paisible 

Ce que ça fait du bien de courir à la campagne et respirer l’air pur ! Ce marathon donne l’impression d’être en vacances. Alors certes, ce n’est pas l’ambiance d’un marathon de Paris avec ses milliers de supporters, mais on se satisfait de la nature.

Pas de circulation sur le parcours, les routes semblent toutes privatisées pour l’occasion. Nous traversons de charmants village, longeons la Seine (j’ai beaucoup apprécié voir les bateaux au 35e km), la base de loisirs de Léry, et L’Eure.

 


7. La présence de
meneurs d’allure

Nous retiendrons la présence des meneurs d’allure, porteurs de flammes 3h, 3h15, 3h30, 3h45, 4h00 et 4h15. Un grand merci à Arnaud, le meneur 3h45, que nous aurons réussi à suivre pendant 23 km.

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8. De très généreuses dotations

Un sac à dos Asics, un t-shirt starter, un buff, un dossard à notre nom… Il n’y a pas à dire, à seulement 35 € l’inscription pour les early birds, l’organisation offre un package plus que satisfaisant !

A l’arrivée, une bien jolie médaille à rajouter à notre collection, un t-shirt finisher et un bon pour 1 bière / 1 jus de pomme artisanal à valoir sur le village d’arrivée.

Notons également un loupé au niveau de la gestion des t-shirts finishers qui manquaient déjà pour les coureurs en 4h30.

 

9. Un dépaysement à seulement 2 heures de Paris

Amis franciliens, n’hésitez pas à venir découvrir le marathon Seine Eure à moins de 2 heures de Paris. De plus, l’organisation permet de retirer son dossard le jour-même (c’est l’un des avantages des marathons à taille humaine).

  • Pour les plus téméraires et économes comme notre copain Thando, vous pourrez donc faire l’A-R dans la journée !
  • Pour les non véhiculés, Val-de-Reuil est desservi en train en partance de Saint-Lazare !

 

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La Video

En somme, mis à part deux loupés signalés plus haut (eau et t-shirt finisher), le marathon Seine Eure n’a absolument rien à envier aux grands et vaut vraiment le détour ! Nous en garderons un souvenir excellent et y retournerons assurément… pourquoi pas l’année prochaine !

 

Les amis, la semaine prochaine, nous serons à Dublin pour notre 34e marathon !

D’ici, là portez vous bien et surtout, n’oubliez pas de KIFFER la vie !

Les Lapins Runners

carottes

Notre UTMB 2016 en résumé

logo utmbHello les amis,

Le week-end dernier, nous avons participé à l’ultra trail du Mont Blanc, dit l’UTMB pour les intimes, cette course de 170 km 10 000 m D+ autour du Mont Blanc qui fait rêver de nombreux coureurs du monde entier. Fort de notre passif en ultra et à l’affut de découvertes, nous nous sommes autorisés à nous frotter à cette épreuve mythique.

Si vous nous avez suivis sur les réseaux sociaux, vous n’êtes pas sans savoir que notre participation a été marquée par notre disqualification au plan de l’Au, peu après Champex-Lac, situé au 127e km.

Mais avant de tourner la page de cet épisode « tragique » de notre modeste carrière de coureurs pour en ouvrir une plus belle, laissez-nous vous raconter ce que nous retiendrons de l’UTMB.

 

Crédit Photo J-P Allaire

Crédit Photo J-P Allaire

Une organisation béton : Nous reconnaissons sans mal que l’organisation de l’UTMB est à la hauteur de sa réputation : elle est faite de béton armé. Commençons par le balisage qui était parfait, et il fallait vraiment être à l’ouest, victime d’hallucinations, ou à court de piles de frontale pour ne pas savoir où aller. Les ravitos étaient toujours fournis, variés, l’eau souvent fraiche et nous n’avons jamais manqué de rien. Les bénévoles ne désemplissaient pas et ne manquaient pas de nous rendre service, remplir nos poches à eau et nous encourager. Enorme merci à eux pour le dévouement dont ils font preuve. Autres points :

  • Indications dans Chamonix très lisibles pour aider les coureurs à se repérer
  • Infrastructures mises à disposition pour déposer les sacs de mi-parcours, se doucher, dormir, … vraiment très appréciables
  • Navettes pour les rappatriements des coureurs aux ravitos principaux
  • Signalétique sur les ravitos indiquant le ravito suivant, le D+ et le D- pour y accéder
  • Mise à disposition de plusieurs cabines de toilettes avec PQ dans la plupart des cas (si si !!).

En quelques mots, de la qualité à la hauteur ou presque de la dépense (pas facile de juger d’une part, et d’autres, c’est un sujet à débat visiblement :p).

Ceci dit, nous noterons plusieurs petits axes d’améliorations : la présence de pancartes indiquant la totalité des BH (notamment celle au plan de l’Au après Champex, qui a conduit à notre perte), l’indisponibilité des t-shirts starter à notre taille bien que nous la spécifions à l’inscription et l’indication du lieu des consignes (dépôt des sacs) au village.

Profil_UTMB2016

Tu noteras que les km 127 et 154 ne sont pas des ravitos. Il semblerait tout de même bon d’indiquer ces barrières horaires sur la course, par le biais de pancartes afin de mettre en garde les coureurs.

 

Notre sérieux problème avec les bâtons : C’est la première fois que nous avons participé à une course avec autant de coureurs à bâtons et très franchement, cela a mis mes nerfs à rude épreuve.

Sachez qu’il ne se passe pas une « course à bâtons » sans qu’il m’arrive un pépin : Sur la 6000D et dès les premiers km, je m’étais retrouvée avec un bâton entre les genoux. Sur l’Ut4M, je m’étais pris un coup de bâton et un coureur avait manqué de me crever les yeux sur une montée. Et sur l’UTMB, j’ai eu droit à un croche-bâtons qui m’a fait chuter et râpé ma jambe droite au sol. Bien sûr, le geste n’était pas intentionnel et le coureur fautif semblait sincèrement désolé… Mais ce n’est pas suffisant : nous aimerions que les coureurs qui font le choix de courir en bâtons en aient la maîtrise parfaite pour ne pas gêner les autres coureurs.

Nous développerons cet aspect-là dans un prochain billet…

 

départ utmbUn départ inoubliable : Un couloir de supporters sur plus de 500 mètres, une concentration d’encouragements et de sourires, de smartphones et de Gopro à ne plus savoir ou donner de la tête… Le départ de l’UTMB est jusqu’à présent le plus beau (et aussi le plus lent ^^) parmi toutes les courses auxquelles nous avons participé.

Je ne suis pas spécialement fan de Conquest of Paradise de Vangélis comme choix de musique pour le départ. J’aurais préféré la chevauchée des Walkyries, mais apparemment, le marathon de la Rochelle en a l’exclu ;).

Pour moi, c’est un beau choix de musique qui donne son côté epique et légendaire au moment. Elle inspire le périple à venir.

 

Un avis mitigé sur les paysages : Comme évoqué dans notre vidéo debrief, je n’ai pas été particulièrement éblouie par la beauté des paysages. J’espère ne pas être (déjà !) un enfant gâté qui ne sait plus apprécier les choses à leur juste valeur. J’ai préféré les paysages de l’Ut4M et de l’EDF Cenis Tour, qui m’ont semblé beaucoup plus verdoyants et moins secs (la chaleur des derniers jours y a sans doute été pour quelque chose).

J’ai surtout en tête des chemins en forêt où il n’y avait rien à voir à part des arbres sur les côtés, bien que très consciente que cela ne représentait pas la majorité des paysages.

Ceci dit, rien n’exclut le fait que ma concentration étant portée sur ma progression, je sois passée à côté de merveilles de la nature.

Le paysage le plus marquant pour moi restera notre arrivée au Col des Pyramides Calcaires qui surplombait les nuages. C’était grandiose.

J’ai tout simplement été ébloui. Je n’ai jamais rien vu qui m’ait fait sentir aussi petit. Le passage au-dessus des nuages, avant la descente vers Courmayeur était magnifique. J’ai été impressionné et je n’ai pas manqué de faire le plein d’images !

 

Des ravitaillements au point : Les ravitaillements solides, au nombre de 12, étaient complets, même en fin de peloton. Au menu, fruits frais et secs, chocolat, barres overstims sucrées et salées, barres de céréales classiques,  soupe de vermicelles, crackers, et j’en passe.

J’aurais néanmoins apprécié que les bananes soient mûres (car elles étaient vertes pour certaines !) et qu’il y a ait des melons/pastèques. Nous avons vraiment apprécié le fait qu’il y ait une alternative aux pâtes au beurre (destinées ou non aux végétaliens) : nous avons ainsi pu manger du quinoa aux petits légumes BIO. Probablement l’aliment le moins probable à trouver sur un ravito, et cela nous a ravis.

Les barres Overstims salées aux noix de cajou ne contenant ni lactose, ni œufs, étaient bonnes convenaient aussi à notre régime.

Ravito

 

Nos sensations : Globalement, j’ai eu de bonnes sensations sur l’épreuve. Je n’ai été sujette à aucun maux d’estomac, de moins en moins fréquents depuis que je suis végétalienne.

En ce qui me concerne, j’ai eu une gêne au ventre que je n’explique pas pendant plus de 20 heures, accompagnée de temps à autres d’une difficulté à m’alimenter, à la limite du rejet. J’ai fait de la résistance tout de même afin de ne pas manquer d’énergie, mais cela n’a pas aidé, car je demandais toujours à mon estomac de travailler. Cela a fini par s’estomper, juste avant que les difficultés liées au manque de sommeil ne fassent ressentir … Je n’ai donc malheureusement pas beaucoup été « au top » pendant cette course.

J’ai eu une grosse baisse de régime après Courmayeur, au km 90 lors de la montée. En effet, il faisait une chaleur infernale, et avec le D+ qu’il fallait se manger dans un temps qui nous semblait vraiment limite, j’étais vraiment dans un sale état. J’ai vraiment cru à ce moment-là que c’était la fin de notre UTMB. Après deux verres de Coca et 5 minutes d’arrêt au ravito liquide, j’ai pu repartir bien motivée à passer la prochaine BH qui était en effet accessible.

Dans la nuit du samedi au dimanche, j’ai été sujette à des hallucinations, comme cela ne m’était encore jamais arrivé. Mon esprit partait sans arrêt en vrille : je ne pensais qu’à des vaches, Emir était un clone et je voyais sur ses chaussures un pilote d’avion et le profil d’une belle jeune femme. J’avais peur de l’orage et dès qu’Emir n’était plus dans mon champ de vision, je commençais à m’inquiéter. Après une sieste à Champex, cela allait beaucoup mieux, j’avais retrouvé mes esprits.

J’ai aussi vécu des passages à vide, où mon cerveau semblait complètement en veille. Vraisemblablement mes jambes avançaient, mais je n’en ai que très peu de souvenirs. C’est vraiment une sensation étrange : le corps semble en pilote automatique, les yeux sont ouverts mais le cerveau n’enregistre plus. Impressionnant, vraiment. J’ai également vécu des passages où mon cerveau délirait complètement, m’envoyant un flux d’information sans aucun rapport entre elles et mêlées les unes aux autres. Cela ne m’empêchait évidemment pas d’avancer, mais c’était assez perturbant car il m’était impossible de faire le silence dans ma tête. Dur à décrire, hein ! Enfin, la sensation la plus étrange reste de loin celle que j’ai vécu juste après notre sieste après Champex. En me réveillant, mon cerveau avait inversé le rêve et la réalité. En me réveillant dans le froid et de nuit au milieu de nulle part, mon cerveau pensait être dans un mauvais rêve, et cherchait à se … réveiller … Un vrai truc de dingue ces ultras !

abandon1

 

Notre déception : Ce billet ne serait pas complet sans parler de notre arrêt au plan d’eau de Champex. L’absence d’indication orale/écrite de cette BH et notre sieste de 15 minutes aura indéniablement conduit à notre disqualification. Nous savons que nous avions le niveau pour finir la course, mais cela n’est pas suffisant pour nous consoler. Une chose est sûre, nous serons à partir de maintenant en connaissance des barrières, et ne pourrons nous en prendre qu’à nous-même si nous ne les passons pas !

Les amis, à l’heure actuelle, nous ne savons si nous tenterons une participation pour l’édition 2017 de l’UTMB. Nous sommes encore quelque peu amers. Mais une chose est sûre, nous n’avons pas fini de coiffer nos oreilles de lapins, découvrir de nouveaux ultra et avoir des coups de cœurs.

 

Les vidéos

 

UTMB 2016 : ressentis à J-1

UTMB 2016 | PARTIE 1 : Une nuit dans les Alpes !

UTMB 2016 | PARTIE 2 : T’es dans l’ultra alors compose !

UTMB 2016 – J+1 : Débriefing

Le week-end prochain, nous serons ainsi sur le trail du Haut-Koenigsbourg avec nos chers amis Vosgiens Jipi, Emilie et leurs enfants. Mais devinez quoi ! Cette fois-ci nous n’avons pas sélectionné l’épreuve maîtresse mais le 54 km. Nous avons hâte de vous raconter.

A très bientôt, et n’oubliez pas de kiffer la vie !

Les Lapins Runners.

carottes

Transkarukera : Bienvenue en enfer vert !

Hello les amis ! 

Souvenez-vous en septembre dernier, nous vous avions présenté l’un de nos grands défis de l’année 2016 : l’ultra Transkarukera, une épreuve de dingo de 136 km et 9 500 m D+ sur les jungles les plus « hostiles » de Guadeloupe !

Point culture : l’ultra Transkarukera retrace en partie le parcours emprunté par les esclaves en fuite (neg mawons), qui allaient se réfugier dans les hauteurs de l’île dès le XIIe siècle, en passant par des chemins sauvages et difficiles d’accès, dans le jargon appelés « traces ».

Et c’est non sans émotion que vous nous livrons le récit de notre périple sur les traces de ces esclaves à qui nous rendons hommage.

 

Nous sommes à Basse-Terre, au sud de la Guadeloupe, H-2 avant le grand départ de l’ultra Transkarukera. Sur le village de la course a lieu une initiation à la danse orientale à laquelle nous ne nous joignons pas, trop occupés à mettre nos doigts de pied en éventail sur la plage de galets quelques mètres plus loin, et admirer un magnifique coucher de soleil de carte postale.

Nous sommes 18 inscrits mais seulement 15 à nous élancer sur l’épreuve de l’ultra Transkarukera. Visiblement, 3 des coureurs engagés n’ont pu assumer leur décision de prendre le départ. Gérard Augusty, organisateur et animateur de l’événement, présente un par un les coureurs devant la petite foule réunie. Nous récupérons notre balise GPS qui permettra, en plus de nos proches, aux bénévoles de nous suivre sur le parcours. En cas d’accident, d’abandon ou d’égarement, ce petit objet pourra s’avérer bien utile. Le départ a lieu à 20h00. Il fait déjà nuit depuis 30 minutes.

La météo est agréable, les températures sont moins élevées qu’en après-midi, mais l’air reste bien humide.

Nous formons à nous 15 deux-trois mini-rangées sous l’arche de départ. C’est la première fois que nous participons à une course qui compte aussi peu de participants. Et ce n’est pas dans 3 semaines sur l’UTMB que nous retrouverons cette ambiance intimiste !

 

Un coup feu, et c’est parti !

 

Un bénévole ouvre la route armé de fumigènes et nous éclaire sur environ 500 mètres. La tête de course se dessine déjà avec les locaux Moïse et Edouard et nos copains Véro et Luca.

Nous profitons du bitume pour courir autant que possible et grappiller quelques minutes, tant que nous pouvons le faire facilement.

 

Les Monts Caraïbes

Nous arrivons dans la forêt aux environs du 3e km. Nous sommes déjà entourés par la végétation et de belles roches jonchent déjà le sol, mais les chemins sont larges et encore praticables, et notre rythme correct. Le peloton n’est pas encore dispersé, nous apercevons encore au loin un petit groupe de coureurs. Emir court à quelques mètres devant moi.

Comme Gérard que je croise me dit si bien, je « prends de l’avance sur Carole tant que je le peux encore ». Hahah, il a tout compris le Gérard.

Peu après, j’aperçois sur le côté sa tête et ses mains dépasser du sol : il vient de tomber dans le fossé ! Grand moment d’émotions pour moi, aujourd’hui encore, cette image reste bien ancrée dans ma mémoire. Je le hisse au sol et nous voici aussitôt repartis !

Le « chant » des grenouilles forme un brouhaha diffus, le genre de cacophonie propre aux régions tropicales.

Km 9 : Emir ayant puisé dans son bidon avant le début de la course, nous nous retrouvons sans la moindre goutte d’eau. D’après mes souvenirs, le ravito se trouve au km 12. Nous devrons tenir le coup sans eau jusque là.

Ayant des difficultés à progresser rapidement dans les descendes glissantes, nous nous aidons des arbres sur les côtés qui nous servent d’accroches. On a l’impression d’être des singes, sautant de branches en branches.

Les kilomètres défilent lentement, très lentement, et toujours pas de ravito en vue. Nous commençons à avoir la gorge sèche et commençons à nous demander si nous n’allons pas finir par lécher les grandes feuilles d’arbres, encore humidifiées.

Après un passage dans des « herbes mouvantes » où nous nous enfonçons jusqu’aux genoux, nous aperçevons le bitume, promesse que nous arrivons en ville, et donc éventuellement du ravito tant attendu !

Km 14, la pluie s’invite à la partie, mais en quantité insuffisante : même en inclinant la tête vers le ciel, nous n’arrivons pas à avaler une goutte.

Km 15 (23h45),  nous arrivons au premier ravito ! Si j’avais su avant qu’il allait être aussi loin, j’aurais paniqué !

Nous sommes accueillis chaleureusement par les bénévoles qui nous proposent des boissons à température ambiante ou fraiches (rangées dans des glacières). Nous nous ressourçons : Emir boit 1,5 L et moi une canette de Coca d’une traite. Nous avalons quelques bananes puis repartons.

Ici, quelques cônes de signalisation font office de balisage. Nous prenons un virage à gauche indiqué par un cône, suivi par une montée raide. Sauf que 500 mètres plus loin, aucun balisage à l’horizon ! Nous rebroussons alors chemin, pensant nous être trompés, et récupérons l’un des coureurs qui semble lui aussi incertain. Nous décidons finalement de refaire la montée (un contre-temps qui nous aura fait perdre une bonne quinzaine de minutes).

C’est vrai qu’à l’échelle de la course, 15 minutes peuvent paraître courtes et c’est le cas. Cela dit, au niveau capital mental, faire deux fois une énorme montée quand on est pas à l’aise sur les barrières horaires, c’est loin d’être l’idéal.

En s’obstinant dans cette direction, nous finissons par apercevoir une flèche au sol ! Ouf, c’est bien par là !

Nous nous enfonçons à nouveau en forêt. Très vite, nous sommes confrontés à notre vraie première difficulté : un ruisseau à remonter.

 

Les Poteaux

Le parcours est tellement hors du commun qu’il y a de quoi se demander si nous sommes sur le bon chemin, d’autant plus qu’il n’y a aucun balisage à l’horizon. Emir ayant heureusement chargé le tracé GPS sur sa montre, nous nous fions à cette dernière qui nous indique que nous sommes en bonne voie.

Entre-temps, les piles de la frontale d’Emir ont lâché tandis que la mienne éclaire de manière très symbolique. Par souci d’économie d’éclairage (nous sommes quand même censés passer une deuxième nuit dehors !), Emir change ses batteries. Quant à moi, j’ai tout intérêt à le suivre comme son ombre pour ne pas tomber.

Pour ne pas glisser dans ce ruisseau dont le sol est revêtu de pierres glissantes, nous sommes amenés à avancer à 4 pattes. Heureusement que l’on nous avait recommandé de porter des gants, sans quoi nos mains auraient été dans un piteux état !

Après 2,5 km à remonter le courant (ça peut sembler court, mais cela a duré bien plus d’une heure), nous arrivons au « sommet » des poteaux. Comme si la pluie ne suffisait pas, la grêle (ou plutôt une pluie battante très forte, on n’a jamais vraiment su) fait son entrée fracassante ! La pluie nous fouette à la tête, nous sommant d’avancer. Il commence à faire vraiment froid. Il y a quelques cabanes ouvertes pour se mettre à l’abri, mais ce n’est pas l’heure de se reposer ! Notre « instinct de survie » est activé par les conditions, et nous ne sommes pas fatigués le moins du monde.

 

L’Echelle

Nous nous attaquons à l’ascension d’une colline en lacets. La montée n’est pas raide, la difficulté étant de ne pas glisser dans la gadoue et dans le noir, sachant que ma lampe éclaire de manière aléatoire et qu’Emir a tendance à marcher à environ 10 mètres de moi.

Il est 5h30 et le jour n’est pas encore levé ! Mais que fait donc ce Soleil !!?

Malheureusement, qui dit « arrivé au sommet » ne dit pas « fin des ennuis », bien au contraire. Les descentes sont glissantes et dangereuses et notre progression très lente. En effet, nous sommes des lapins craintifs (ou trop prudents) et avons beaucoup de mal à nous lâcher dans les descentes de peur de faire une mauvaise chute. Malgré le fait qu’il fait jour depuis peu, nous empruntons un mauvais chemin. Emir tombe dans une crevasse « sans fond » (d’après lui) où il aura la peur de sa vie.

Ben oui les amis, c’était dingue ! Je mets le pied dans un buisson #oklm, et d’un coup ma jambe s’enfonce !! Je me rattrape tant bien que mal à un rebord puis je regarde en bas pour voir si je peux me laisser descendre : un ruisseau de profondeur inconnue à au moins 2 mètres plus bas ! Il a fallu que je remonte pour ne pas mourir, et ma dépouille emportée par ce ruisseau menaçant en pleine crue. Bon d’accord, j’exagère un tout petit peu … mais j’ai bien flippé !

 

Nous parvenons tout de même à atteindre le ravito du 30e km. Etant végétaliens, le choix n’est pas délirant : nous nous alimentons de fruits frais (melon, bananes) et de pain. Nous assistons à l’abandon de deux coureurs. « Aucun intérêt à continuer dans de telles conditions » dixit Lucien. L’aventure s’arrête pour eux. Nous sommes maintenant les deux derniers des 13 coureurs encore en course.

Ravito 30e km Transkarukera

Sur la prochaine portion du parcours, Lucien nous indique « 2h30 en temps normal, 3h30 dans de telles conditions avec les derniers ¾ d’heure qui seront roulant ». « Il ne faut pas traîner ! » nous recommande l’un des bénévoles. Sans plus attendre, nous filons.

 

Le Nez cassé

Au cours de cette étape vraiment marquante et insolite, nous commençons par jouer les équilibristes sur des murets longeant des rivières. Heureusement, le muret n’est pas glissant, et à moins d’avoir le vertige ou un moment d’égarement, notre progression est sans danger.

L’une des premières difficultés de cette étape consiste à traverser une rivière dont le courant est vraiment fort, certainement compte tenu des fortes intempéries de la nuit passée. Encore du jamais vu sur un trail ! Je fais ma première mauvaise chute en me fiant à trois petites branches qui vont céder tour à tour sous mon poids. Clac, clac, clac :  je fais une chute d’un mètre sur le dos ! Plus de peur et de rire que de mal heureusement, je n’ai rien de cassé !

Là aussi, j’avoue que j’ai flippé ! Je vois Carole qui se contortionne pour descendre, et tout à coup je la vois glisser et disparaître derrière un rocher ! Je m’inquiète et je crie aussitôt : ça va ??? Puis je vois la tête souriante de Carole ressortir d’un buisson. Ouf !

Nez cassé 3 - tête qui sort des buissons Transkarukera

Pour changer, cette portion de la course s’avère très technique : des branchages dans tous les sens qui nous barrent la route, en veux-tu en voilà. La résistance de mes oreilles est mise à rude épreuve ! Nous progressons dans les branches qui nous soutiennent, parfois au dessus du vide. Ca, c’est du trail de l’extrême ! 😀

La montre continue de vibrer tous les kilomètres en affichant fièrement des petits 38-40 minutes #oklm. Je n’avais tout simplement jamais avancé aussi lentement de ma vie, même en montagne sur des kilomètres verticaux.

 

Km 33, tandis que nous nous apprêtons à sortir sains et saufs de cette jungle, nous entendons soudain des coups de fusil ! Gérard nous avait prévenu, la chasse est ouverte. Et cette fois, ce n’est pas une blague ! Même si les chasseurs ont été normalement informés qu’une course avait lieu ce week-end (nous nous permettons de penser qu’ils en ont un peu rien à cirer), nous ne sommes vraiment pas tranquilles ! Vite vite, on se met à siffler pour signaler notre présence et j’enlève ma paire d’oreilles (même si nous ne sommes pas le genre de bestiaux du coin, on ne sait jamais !). 200 mètres plus loin, nous apercevons 3-4 chasseurs en tenue treillis répartis dans ce qui pourrait s’apparenter à un champs. L’un d’eux, semblant agacé, nous fait signe qu’il a compris que nous étions là.

Un panneau de balisage ayant été déplacé, nous perdons 20 bonnes minutes avant de retrouver notre chemin. Etant plus que ric rac sur les barrières horaires, ce n’est vraiment pas le moment de perdre du temps inutilement !

Carole me demande : « dis-moi qu’il n’est pas encore 9 heures ?? ». Malheureusement, il était 10 heures passées. Et c’est là que ça a commencé à sentir le roussis pour notre aventure.

Nous commençons à perdre patience. Nous « récupérons » Christophe, coureur rencontré sur The trail Yonne, lui aussi égaré. Des bénévoles nous informent que la barrière horaire nous est hors de portée. Il va falloir négocier avec Gérard pour pouvoir poursuivre et entamer la prochaine étape.

Nous apprenons également que les kilomètres qui nous séparent du ravito sont plutôt sympathiques : après 3 minutes de course sur un terrain crade, le parcours est roulant et les chemins larges. Je m’attends à pouvoir courir, j’ai des rêves de bitume… Et bien c’est raté ! Quand un local te dit qu’un chemin est roulant, c’est sans compter les racines, pierres glissantes, escaliers, gadoue et rivières à traverser ! Le constat est sans appel : nous ne serons définitivement pas dans les temps.

Nous atteignons le ravito du 38 km vers 11h50 (pour une barrière horaire fixée à 11h00). Nous avons la possibilité de poursuivre mais cela ne ferait que repousser le problème à la barrière suivante : 3 heures pour parcourir les 10 Km à venir sont bien trop serrées pour nous, surtout compte tenu des conditions climatiques. De plus, un bénévole fort sympathique, Eric, nous annonce qu’étant donné les intempéries, le niveau des prochaines rivières monte et la force du courant également. Il se pourrait donc que nous ne puissions pas du tout les traverser, et que nous soyons contraints de faire demi-tour. Par téléphone, Gérard nous recommande de nous arrêter là et d’être rappatriés… Après trois assiettes de pâtes brûlées (mais très bonnes !), notre décision est prise : la Transkarukera s’arrête ici pour nous. Nous rendons nos balises GPS. Nous montons dans la camionnette d’Eric et nous endormons.

Retour aux bengalows Transkarukera

Nous sommes vraiment déçus : nous ne nous attendions pas à arrêter l’épreuve aussi tôt, nous n’avons même pas réalisé 1/3 de la course et selon certains bénévoles, le plus dur restait à venir. Le plus dur ? On peut vraiment faire plus dur que ça ??

Ceci dit, nous avons donné tout ce que nous pouvions : pas de blessure, pas de gène particulière. C’est simple, nous n’avions pas le niveau pour aller jusqu’au bout de cette course. Nous avons été trop gourmands : comme à chaque fois sur un événement, nous choisissons la distance la plus grande qui est proposée. Nous n’avons pas fait d’exception à la règle sur la Transkarukera alors qu’après réflexion, opter pour la version 90 ou 60 aurait été bien plus appropriée vu notre niveau.

 

Nous rentrons aux bungalows, les souvenirs plein la tête. Comment oublier ces 17 heures de galère, de rire, de soutien ! Malgré les apparences, nous avons passé un très bon moment et regrettons de ne pas avoir pu prolonger notre sortie ! Cela dit les amis, ce n’est pas fini. La Transkarukera nous reverra. Nous ne terminerons pas sur de l’inachevé.

 

Notre Bilan

 

Les points positifs

  • Si tu as envie de jouer les Indiana Jones, participer à un trail totalement hors du commun, et ne faire qu’un avec Dame Nature, alors fonce !
  • L’ultra Transkarukera s’avère une excellente course de préparation pour affronter un profil très technique, notamment au Grand Raid de la Réunion. Après avoir vu ça, tout est plat et rapide.
  • Tu peux profiter de la Transkarukera pour passer de bonnes vacances en Guadeloupe en famille ou entre amis (vol AR pour moins de 400 € en partance de Paris en s’y prenant à l’avance).

Les conseils

  • Je recommande aux femmes, désireuses de participer à la course, d’y aller accompagnée. Personnellement, si Emir n’avait pas été là, et peureuse comme je suis, je ne me serais pas enagagée sur le 136 km.
  • Vous l’aurez compris, le balisage n’est pas ce qu’il y a de plus étoffé sur la Transkarukera. Un conseil : pensez à télécharger le parcours de la course et de la charger sur votre montre GPS (si elle en a la capacité).
  • Pensez à regarder notre vidéo pour savoir à quoi vous attendre et choisir la distance qui vous sera le plus appropriée. En effet, il y a de fortes chances que vous n’ayez jamais vu une telle technicité sur un autre trail.

Les axes d’amélioration

  • La présence de balisage dans les zones à risques : que ce soit, en termes de sécurité ou bien pour renforcer le balisage (signaleur).
  • Un meilleur suivi live : nos proches ont eu des difficultés à nous suivre. Emir et moi avons couru ensemble tout le long et malgré cela, le suivi live a parfois indiqué qu’Emir et moi avions 50 km d’écart.
  • La position de la course sur le calendrier : en juillet, pendant la saison des pluies. L’année prochaine, la course est prévue fin juin.

 

Si vous souhaitez vous y rendre en voyage organisé les amis, vous pouvez contacter l’ami Yoann du blog Exohealthfit, ambassadeur Europe de la Transkarukera, qui saura vous aiguiller 🙂

Pour terminer, il est temps d’adresser un immense MERCI à Gérard Augusty pour nous avoir fait confiance et nous avoir permis de participer à cette aventure extraordinaire. Egalement à Julien, sans qui nous n’aurions pas été là. Mais aussi aux bénévoles de l’association Transka, toujours souriants et chaleureux, et ce, dès notre accueil à l’aéroport. Enfin, merci à vous les amis pour votre soutien sans failles sur les réseaux sociaux et votre enthousiasme à suivre nos aventures.

 

Groupe Transkarukera

 

Notre Teaser de la Transkarukera 2016

 

Transkarukera 2016 – VLOG J-3 – Arrivée en Guadeloupe

 

Transkarukera 2016 – VLOG J-2 – Visite et retrait des dossards !

 

Transkarukera 2016 – VLOG J-1 – Tourisme en Guadeloupe !

 

TRANSKARUKERA 2016 | PARTIE 1 : Une nuit dans la jungle !

 

TRANSKARUKERA 2016 | PARTIE 2 : l’épreuve impitoyable.

Prochain rendez-vous : en attendant l’UTMB, nous serons le 15/08 prochain aux Foulées du lavoir à Domeyrot (Creuse) organisé par l’ami Philippe Turret, plus connu sous le nom de the Pink Runner. D’ici là les amis, portez-vous bien et surtout, kiffez la vie !

 

Les Lapins Runners.

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