Lutins d’un jour à la Corrida d’Issy-les-Moulineaux

Corrida2014_28550Courant novembre, le Père-TomTom nous annonce une joyeuse nouvelle : celui-ci nous offre deux dossards pour la Corrida de Noël d’Issy-les-Moulineaux. Ca c’est du beau cadeau de fin d’année ! Friands d’ambiance festive et ayant apprécié l’épreuve l’an dernier, nous optons parmi l’éventail des courses proposées, pour la corrida des Pères-Noël. Pas d’objectif chrono donc, nous participons uniquement dans le but de passer du bon temps en famille et entre amis.

Comme à ses habitudes, Tomtom nous dorlote et nous accueille dans l’espace privilège. L’occasion de se munir de chaufferettes et d’un bonnet de Noël vert Tomtom offert par la maison ! L’occasion également de faire un coucou à l’ami Samuel que nous avons loupé lors de la SaintéLyon. Comme toujours avec la team, quelques mots sympas entre coureurs, et direction le buffet !

La Lapine s’octroie quelques viennoiseries en tout genre, malgré les recommandations d’une bénévole qui prend son rôle de coach nutrition très à cœur : « les viennoiseries, c’est pour les coureurs après la course, si vous mangez ça, vous allez vomir ! Attention, il faut bien vous hydrater, ne prenez pas de Coca Cola !  » et s’adressant au Lapin : « Vous faîtes la course des Pères-Noël ? Ah d’accord. En voyant votre tenue, j’ai cru que vous étiez un athlète ».

Après ce petit-déj qui ne fait pas l’unanimité, nous regagnons le départ du 6,2 km.

La course n° 4 : 6,2 km de plaisir !

Rien de tel qu’un petit échauffement collectif pour intégrer l’ambiance et se donner l’envie de prendre le départ. Nous y saluons Christine et Christelle déguisées pour l’occasion et se donnant à cœur joie à l’échauffement. Des pères Noël à foison qui font de la gym ? Un vrai spectacle insolite !

Maman Lapine, grande gagnante du jeu concours Gagne ton dossard de Noël avec les Lapins ! et Angélique participent à cette course. Angélique, en renne de Noël du jour s’apprête à courir sa plus grande distance jamais parcourue.  Un grand moment que nous nous devons de partager. Profitons-en pour saluer l’association L214 représentée par Angélique.

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Elisabeth, Angélique et les Lutins Runners

Sur cette course qui n’est pourtant pas la corrida des Pères-Noël, beaucoup de coureurs sont déguisés : Pères-Noël, lutins, rennes, cadeaux… Maman Lapine et Angélique ont de bonnes sensations. Suivies à la trace par nos paparazzi en herbe, Alexandre et Papa Lapine, elles sont mitraillées de toute part. Un peloton dense mais pas trop, et une ambiance qui fait plaisir aux yeux et chaud au coeur.

Nous accompagnons notre duo féminin pendant 5 km, avant de les quitter pour rejoindre le départ de la corrida des Pères-Noël.

La course n°5 : la course déguisée !

C’est la bien là la course phare de la matinée. Nous retrouvons Jannah et Mélanie et partons pour ces (légèrement moins de) 10 km. A peine passé la ligne de départ, nous apercevons derrière nous un impressionnant groupe de coureurs déguisés en flocons de neige.

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Les kilomètres s’enchaînent en toute sympathie. Nous discutons, faisons connaissance, observons les déguisements, prenons du plaisir à courir à un rythme modéré. Une véritable balade de santé, comme dirait Jannah !

Passée la ligne d’arrivée, nous retrouvons quelques amis de plus : Nadia, Céline, Baptiste, Djo, Lolo le temps de quelques mots et quelques selfies !

 

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Nadia, Céline, Mélanie, Jannah et les Lutins Runners

  • Un grand merci à TomTom pour nous avoir offert l’inscription à la course.
  • Un grand bravo à Harry Bignon, qui n’a de cesse de mettre une superbe ambiance sur les événements sportifs
  • Un grand bravo à nos coureurs du jour, à Angélique d’avoir établi son nouveau record de distance !

Le mot de la fin

Vous l’aurez compris, cette corrida c’est avant tout de la convivialité dans une ambiance de Noël, détendue et festive. C’est bien sûr aussi du sport, l’occasion parfaite pour se lancer, se bouger avant les fêtes, ou pour clôturer sa saison en bonne et due forme (avec une belle petite médaille enneigée, et un RP pour certains !). Nous aurons plaisir à y retourner l’année prochaine, et surtout à y emmener un maximum de nos proches pour partager l’instant.

Médaille enneigée

Médaille enneigée

Les amis, nous serons présents à la corrida de Houilles le 28/12. D’ici-là, nous vous souhaitons de passer un merveilleux Noël avec vos proches et à très (très) vite !

Les Lapins Runners.

carottes petit

Les Lapins Runners terminent 2013 avec la corrida de Houilles !

 

Affiche-corrida-2013_LC_lightboxLa voici enfin, notre dernière corrida de 2013 ! La corrida de Houilles est la 48ème course de l’année et 6ème à laquelle nous participons à nouveau. Alors que la course populaire n’existait pas encore l’année dernière (ou plutôt, existait au format 6.9 Km), nous avions participé à la « course des As » au niveau tellement élevé qu’elle nous avait valu un petit coup au moral. Nous n’en sommes sortis que plus déterminés à vaincre nos propres performances.

Ceci dit, cette fois-ci, le but initial ne sera pas le RP. Emir a toujours quelques séquelles de la Saintélyon et ne préfère pas violenter son corps en cette fin d’année. Carole a également une douleur osseuse à la jambe probablement due à une augmentation de la fréquence de ses sorties running, en accord avec les objectifs que vous connaîtrez très bientôt dans notre futur bilan de 2013 (publication prévue : janvier 2014).

Venons-en maintenant au vif du sujet.

L’événement

Au programme de la 42ème édition : deux corridas de 10 Km.

  • Une corrida populaire permettant à tout le monde de participer à 14h45
  • Une « course des As » internationale, qualificative pour les championnats de France, réservée aux coureurs licenciés et capables de fournir un justificatif de performance de moins de 38 minutes pour les hommes et de moins de 42 minutes pour les femmes … vous voyez le niveau ?

En parlant de niveau, l’une des nouveautés 2013 de la course des As est l’obtention du label international Bronze de l’IAAF. Petit point de culture ? Bon d’accord.

l’IAAF – International Association of Athletics Federations
PERMIT_RRB_LABEL_FULL COLOURL’IAAF (en français L’Association internationale des fédérations d’athlétisme) est l’association chargée de régir les fédérations d’athlétisme et d’organiser les compétitions internationales. Elle a été fondée le 17 juillet 1912 à Stockholm et son siège est situé à Monaco.

L’IAAF propose trois niveaux de Labels attribués à des courses répondant à des critères bien précis, faisant l’objet de rigoureuses évaluations. Pour obtenir un Label, justifiant de la qualité organisationnelle et du niveau d’une course, l’organisateur doit faire parvenir sa demande à l’IAAF, en justifiant l’éligibilité de la course proposée. Une petite sélection des critères d’éligibilité des courses au Label Bronze :

  • Les coureurs « élite » doivent pouvoir justifier d’une performance de 29:30 pour les hommes et 37:00 pour les femmes dans les 36 mois précédant la compétition
  • Un minimum de quatre contrôles anti-dopages
  • Mesurage officiel du parcours par l’IAAF
  • Interdiction d’échanges de ravitaillement inter-concurrent ou usage de ravitaillement non officiel

Plus d’information sur ces critères sont disponibles sur le site officiel de l’IAAF.

Pour nous, ce sera donc la course populaire ! Première surprise à l’inscription : la corrida est gratuite ! Voilà qui fait beaucoup de bien en cette fin d’année, le compte en banque ayant été frappé par les dépenses de Noël.

Le jour J, 29.XII.2014, nous quittons le terrier à 12h55 pour courir à 14h45 avec 1h30 de transport à prévoir… Un pari un peu risqué, mais pourquoi changer une équipe qui gagne ? Les transports nous font une faveur, RER B et A fonctionnent parfaitement bien. À Châtelet – Les Halles, nous croisons un runner. Deux hypothèses :

  • Il est aussi en retard que nous (mais lui n’a pas de sac à déposer à la consigne)
  • Nous ne sommes pas si en retard que nous le croyons.

Ce sera la deuxième option : nous atteignons notre destination à 14h15. Un fois sur place, les souvenirs de l’année passée resurgissent, les lieux nous sont connus. Alors que nous nous apprêtons à retirer nos dossards au marché (oui, le marché couvert a été aménagé pour l’occasion), nous croisons Adrien que nous avions notamment retrouvé à la Saintélyon, début décembre. Après quelques instants d’échanges « runnosphériques », nous apprenons qu’Adrien fera la course des As. Notre ami, qui peut se le permettre, vise un joli 37’00. Nous lui souhaitons de parvenir à ses fins.

Notons que nous ne sommes pas non plus en avance, et qu’il est temps pour nous d’aller retirer notre « kit de course ». Une fois en sa possession, nous nous préparons dans la mairie de Houilles, joliment décorée à l’occasion des fêtes de fin d’année. Quelques minutes plus tard, nous rejoignons la ligne de départ où nous remarquons bon nombre de runners déguisés, dont beaucoup sur le thème de Noël.

14h45 : C’est parti !

La traditionnelle photo du sas de départ

La traditionnelle photo du sas de départ

Notre objectif commun : suivre et (pourquoi pas) rattraper la flamme jaune, le meneur d’allure des 50 minutes que nous voyons au loin, noyé dans la foule.

Nous redécouvrons le parcours composé de trois boucles dans les rues de la ville de Houilles.

Premier tour :

Nous nous élançons sous les commentaires enjoués du présentateur.

Compte tenu de fait que nous figurons parmi les derniers coureurs à nous élancer sur la course, nous devons doubler en masse afin de rejoindre notre peloton. Ceci s’avère difficile. Les allées sont étroites et la course populaire a attiré beaucoup de coureurs de tout niveau. Notre vitesse est bien en deçà de notre objectif 50’. Il va falloir que le trafic se fluidifie rapidement pour avoir une chance de rattraper notre retard.

La boucle comporte une côte assez sévère aussitôt suivie d’une descente.

Quelques souvenirs remontent. L’année dernière, alors que je tentais de passer sous la barre des 40 minutes, cette côte m’avait donné bien du fil à retordre.

Petit parcours aidant, les supporters sont très présents et nous acclament vivement à chaque passage ! L’organisation a également prévu deux orchestres au début et en fin de boucle pour motiver les coureurs.

Les commentaires du présentateur sont audibles tout au long du parcours au travers du système de sonorisation de la ville. Nous vivons vraiment un événement riche en ambiance !

Nous rattrapons, une fois de plus (après Thiais et Issy), le serveur du Tertre, dans son déguisement traditionnel. Notons que notre ami parvient à la fois à tenir son plateau et à nous serrer la main ! Rappelons au passage que nous serons présents à sa course, les foulées de Montmatre, le 22.III.2014.

En toute fin de boucle, nous retrouvons Adrien qui acclame les Lapins de tout son cœur !

Deuxième tour :

Nous nous en tenons au plan : nous continuons de nous approcher, doucement mais sûrement, de la flamme jaune !

Je sens que Carole est en train de tout donner pour sa dernière course de l’année !! J’intensifie mes encouragements.

En fin de deuxième boucle, un supporter s’exclame : « le lapin rose, il a du mal à respirer ! ». Tout est dit !

Troisième tour :

Ca fait longtemps que je n’ai pas été autant dans le rouge. Je ne dois pas faiblir. Je garde en tête que c’est dans les moments où ça fait très mal qu’on progresse. Le spectacle ne doit pas être joli à voir : Je cours la bouche grande ouverte afin de puiser le plus d’air possible, le regard fixé au ciel de Houilles, en quête d’un secours divin.

Le meneur 50’ est tout proche. Nous nous payons le luxe de le dépasser l’espace d’une minute.

Au 8ème kilomètre :

Mon lapin disparaît subitement. Je commence à m’inquiéter. Je crie « Emir, Emir ! ». Personne ne répond. Je me retourne. Emir n’est plus là. J’espère qu’il ne lui est rien arrivé. Je m’en veux de ne pas lui avoir demandé comment il allait. Dans l’affolement, je me prends les pattes dans un dos d’âne et faillis me ramasser en beauté. Mon moral est en chute libre, je me sens ralentir. Mon lapin réapparaît, enfin. Je reprends du poil de la bête.

L’application Nike+ ayant buggué lamentablement après une tentative de photo de ma lapine, je me suis stoppé quelques instants pour tenter de la relancer … Dorénavant, je me servirai de l’application « appareil photo » classique.

Dernière ligne droite :

Je n’ai plus du tout de gouache pour accomplir un sprint final !

Je suis tout heureux de voir enfin la dernière ligne droite, symbole de la délivrance prochaine de ma Lapine qui est au-delà du rouge (sûrement dans le violet). Voyez le contraste de la situation :

La dernière ligne droite, la délivrance

La dernière ligne droite, la délivrance

C’est fini ! Nous bouclons les 10Km en 50’20’’ ! Bien que nous passons la ligne après le meneur 50’00, nous sommes enfin parvenus à suivre un meneur du début à la fin d’une course !

Je suis ravie de ce chrono. Cela faisait longtemps que je m’étais pas autant approché des 12Km/h sur un 10Km. Je remercie mon Lapin qui n’a eu de cesse de m’encourager et sans qui j’aurais très certainement fait moins bien.

Tout comme l’année passée, nous récupérons un joli porte-clés très bien fini en guise de récompense.

Récompense de la Corrida de Houilles

Récompense de la Corrida de Houilles

Nous ne nous attardons pas au ravitaillement composé uniquement de boissons chaudes. C’est un comble, il n’y a pas une goutte d’eau en vue ?! Pas non plus de ravitaillement solide, si ce n’est un stand de crêpes (payant) complètement assailli par les runners avides de glucides.

Nous échangeons avec Cédric ainsi que son père, que nous avions rencontré au marathon de la liberté, à Caen six mois plus tôt. Le monde de la course à pieds est petit ! Nous faisons la rencontre impromptue du Christ (très convaincant), accroché à son crucifix ! Jésus a l’habitude de courir des marathons festifs (Médoc, Sauternes). Nous aurons certainement l’occasion de le retrouver.

Le Miracle de fin d'année

Le Miracle de fin d’année

Nous poursuivons les rencontres : voici notre ami Marc au niveau la mairie, qui nous raconte sa course. Marc, qui s’est entraîné pour l’événement avec sérieux, a couru devant le meneur 50’. Il a effectué une jolie progression depuis la corrida de Thiais ! Félicitations Marc !

Nous nous rendons ensuite le long du parcours, près du départ, pour assister à un grand spectacle : celui de la course des As !

Tout comme l’année dernière, Dominique « ChauChau » Chauvelier est Guest Star de l’événement et également présent sur la course des As.

Au top départ à 17h00, le sas part comme une fusée ! En à peine 15 secondes, plus aucune trace de coureur dans la zone de départ !

Au second tour, nous encourageons Adrien qui passe à toute vitesse. Une véritable flèche orange :

Adrien, la flèche orange

Adrien, la flèche orange

Les coureurs sont impressionnants ! Un homme en particulier se distingue des autres : un Kenyan ( ?) aux foulées gigantesques.

Le présumé Kenyan, Cornelius Kangogo, terminera premier de la course en 27’56’’.

Je suis littéralement scotchée par les féminines. Je ne manque pas de toutes les encourager ! (Il faut dire, elles ne sont pas nombreuses).

L’année prochaine, mon Lapin, qui aura au préalable réalisé un 10Km en 38min courra parmi ces as. Me concernant, je me donne cinq ans pour être de la partie ! 😀

Un grand bravo à Adrien qui est parvenu à terminer sa course en 36’59 » pour un temps retenu de 37’00 ». Nous sommes en admiration absolue, toutes nos félicitations !

Merci à vous les amis, d’être aussi nombreux à nous lire et à nous encourager. Merci d’avoir contribué à rendre cette année 2013 aussi belle qu’elle l’a été.

Maintenant, place à 2014 !

Maintenant, place à 2014 !

Quoi de mieux pour commencer l’année 2014 qu’un marathon ? Dimanche prochain (05.I.2014) et pour la 13ème fois de leur carrière, les Lapins Runners affronteront la distance mythique de 42,195Km. Cette fois-ci, ce sera à Cernay-la-Ville pour la toute première édition de son marathon ! Vous aurez donc très bientôt de nos nouvelles pour le compte-rendu du marathon, ainsi que pour notre bilan de l’année 2013.

A très vite les amis !

Les Lapins Runners.

carottes petit

 

 

Les Lapins Runners fêtent Noël : la corrida d’Issy-les-Moulineaux 2013

CORRIDA-ISSY-2013La corrida des pères Noël d’Issy les Moulineaux nous faisait déjà de l’œil l’année dernière, alors que, tous jeunes dans la discipline, nous découvrions les courses déguisées. Nous avions privilégié la corrida de Thiais, ayant lieu à la même date. Nous avions été attirés par le « thème libre » du déguisement à Thiais, contre le dress code « Noël » à Issy. 

Cette année, nous avons eu la chance de pouvoir faire les deux et ainsi varier les plaisirs. C’est parti pour le récit de la corrida des Pères Noël 2013, à laquelle nous sommes généreusement invités par le team TomTom. 🙂

La rubrique runno-artistique

Tout débute vendredi 13.XII.2013 au soir. Après une bonne journée de boulot, rien de tel qu’une petite running expo qui permettra au passage de récupérer les dossards pour toute l’équipe. Une fois chose faite, je (Emir) rencontre Vincent Dogna que nous avions croisé de nombreuses fois, notamment lors de la corrida de Thiais. J’ai l’occasion d’échanger plus d’une heure avec le peintre marathonien.

Je découvre un artiste communiquant et animé par sa passion. Vincent me fait part de sa conception de l’art : avant tout, le feeling. Alors que certains artistes intellectualisent le domaine et se plaisent à chercher un sens à chaque détail de leurs œuvres, ce n’est pas l’important pour Vincent. Il peint selon ses envies, ses idées, et se satisfait de l’harmonie qu’il parvient à créer.

Bien que précurseur dans son domaine (la peinture sur le thème du running), Vincent parvient à vivre de sa passion sans pour autant connaître le confort. Il espère que 2014 sera l’année de sa consécration, et c’est bien tout ce que nous lui souhaitons. Pour entrer dans le monde de Vincent Dogna, c’est par ici : http://www.artandrun.com/

Retour à la Corrida de Noël !

Plusieurs courses sont au programme de l’événement :

  • trois courses réservées aux enfants en début de matinée
  • un carnaval de 6 Km
  • une première corrida déguisée de 10 Km à 10h40 …
  • … et une deuxième à 12h00 …

Hmm, si on termine vite la course de 10h40 … OK, on fait aussi la deuxième.

Nous formons une équipe de quatre coureurs avec un point commun : nous sommes bien convaincus qu’il n’y pas meilleure manière de fêter Noël avant l’heure que de fouler du bitume.

L’équipe :

Nas PortraitNasri : Parti d’une condition physique de père de famille sédentaire fumeur, Nas prend sa revanche et revient en force ! Objectif du jour : Sub50 minutes au 10. Objectif à plus long terme : Sub45.

Laurent portraitLaurent : Coureur forcené au t-shirt pirate et aux bagues métalliques. Laurent a prévu le coup depuis longtemps, il courra avec nous et sera un père Noël … armé d’un fusil ! Objectif du jour : courir pour le fun en chassant gentiment du Lapin.

Emir et Carole portrait

Carole et Emir, les Lapins Runners : La Saintélyon une semaine plus tôt ayant laissé des traces, nous décidons qu’il n’est pas encore l’heure de tenter un RP. Objectif #1 : le fun. Objectif #2 : les rencontres. Objectif #3 : survivre à Laurent.

Jour J – avant le top départ

Nous arrivons sur les lieux à 10h10 et suivons les Pères Noël qui nous dirigeront à coup sûr vers la ligne de départ. Le ciel est parfaitement dégagé et il ne fait pas froid, conditions idéales pour un bon moment running !

Pas totalement remise de mon expérience SainteLyon, je ne peux être que très enthousiaste à l’idée de courir la très populaire corrida de Noël en excellente compagnie. Ni gadoue, ni verglas ne viendront entacher mon moral. Ce matin, je cours avant tout pour le plaisir.

Nous nous rendons au palais des sports pour déposer nos affaires au stand TomTom et … surprise ! Nous rencontrons dans le hall Atsushi et sa compagne Riko, rencontrés il y a déjà une semaine au village de la Saintélyon. Nos amis runners sont accompagnés d’une bonne dizaine de confrères portant tous un chapeau en forme de poisson jaune. En voilà un déguisement original ! Atsushi, leader du groupe, porte un superbe chapeau orné de peluches semblant provenir tout droit du monde de la « Japanimation ». En exclusivité, quasi-mondiale, le voici :

Il n’y a aucun doute, je reconnais bien là ce chapeau. Atsushi le portait sur le marathon du Médoc ! Aujourd’hui, j’ai la chance de voir cette superbe création en grandeur nature !

Après avoir immortalisé cette rencontre impromptue, nous rejoignons le stand Tomtom. Nous y retrouvons Frédéric et Raoul (community managers) ainsi que l’équipe de tournage, et faisons la connaissance des nouvelles recrues du Team TomTom.

Aujourd’hui, notre déguisement est aux couleurs de la saison. Nous voici donc déguisés en Lapins de Noël ! Une association qui pourrait en surprendre plus d’un… sur une course classique. Mais ici, l’ambiance est à la fête et les déguisements, aussi farfelus soit-ils, sont de mise.

A cinq minutes du départ, nous devons retrouver notre ami Laurent le Chasseur avec qui nous devons courir. Parmi la foule de Pères Noël, cette tâche aurait pu s’avérer compliquée. Heureusement, Laurent le Chasseur, équipé de son imposant fusil de Noël sait se faire repérer en brandissant son arme au ciel. Ca y est, le team est au complet et prêt à partir !

10h40 : Top départ pour la Course déguisée !

« C’est la plus grande concentration de Pères Noël du monde ! » dixit André Santini, député et maire d’Issy-les-Moulineaux. Plus de 15000 runners sont au rendez-vous pour l’édition 2013.

Le parcours de la première corrida est composé de deux boucles et n’est pas roulant. Laurent nous avertit du moment fort : une jolie côte bien raide au 3ème kilomètre.

A quelques mètres à notre gauche se situe le parc Suzanne Lenglen. Le 9 septembre dernier, nous y avions couru de 9h à 18h à l’occasion du premier record du monde de TimePoint. C’est également au cours de cet événement que nous avons fait la rencontre de Laurent. En somme, il s’agit un lieu symbolique à nos yeux.

Nous nous rendons à l’évidence : La corrida des Pères Noël ne se court pas pour la performance à moins de s’être positionné parmi les premiers sous l’arche de départ. Il y a tellement de Papas Noël qui grouillent en tous sens qu’il devient très difficile de doubler. L’exercice est d’autant plus compliqué que nous sommes quatre, et que nous aimerions le rester.

Loin d’être frustrés, nous en profitons pour faire plein de photos et contempler tous les déguisements : « Tu as vu les sabots de Noël ? », « Oh, il y en a un qui porte une armure ! », « Il y a une Lapine devant, il faut aller l’encourager ! », « C’est quoi ce gros déguisement ? Une bûche de Noël à quatre ! ».

Jamais nous n’avons couru un 10 Km avec autant de monde ! Fondus dans la masse des coureurs déguisés, les Lapins passent littéralement inaperçus ! Bûche de Noël, sapins, rennes, cadeaux, marsupilamis, coccinelles, Pères Noël des mers, runneuse tirant un tigre blanc en peluche enguirlandé sur un traîneau-skateboard… Il y en a pour tous les goûts, des déguisements les plus discrets aux plus impressionnants ! Nous croisons au passage l’organisateur des foulées du Tertre, également rencontré sur la corrida de Thiais et toujours déguisé en serveur.

Nous continuons les rencontres :

  • L’équipe Nike Paris nous rejoint dont l’animateur crie à « gorge perdue » : « We run Paris !! »
  • Atsushi muni de sa Go Pro et ses amis les poissons
Atsushi et l'équipe des poissons jaunes

Atsushi et l’équipe des poissons jaunes

Après la deuxième boucle, nous comprenons l’intérêt du ravitaillement situé à 500 mètres du départ. Celui-ci est composé principalement de Powerade ainsi que de quelques fruits secs.

Sur la seconde boucle, bien que nous ayons dépassé la majorité des runners aux déguisements farfelus, nous peinons toujours à nous frayer un chemin pour hausser notre vitesse moyenne.

Nous tentons en vain de réaliser un joli sprint final. Outre le fait que l’allée soit très étroite, de nombreux runners ralentissent brusquement pour être photographiés.

C’est donc presque tranquillement que nous franchissons la ligne d’arrivée de cette première corrida. Il est environ 11h45, ce qui nous laisse peu de temps pour prendre le départ de la suivante ! Nous sommes gratifiés d’une médaille fendue, qui revêt la forme d’un joli petit ouvre-lettre.

médaille ouvre-lettre

Petit coup d’œil au ravitaillement : Eau, Powerade en bouteiles, desserts bio à la vanille, pommes, oranges, fruits secs… Rien de très original ni de très généreux.

Sans trop comprendre comment, Nas, Laurent et moi perdons de vue mon Lapin. C’est dommage, nous avions réussi à rester ensemble pendant 10 kilomètres, il fallait qu’on se perde à l’arrivée ! A défaut de savoir si mon Lapin trouve devant ou derrière nous, nous attendons. Je retrouve Adrien, toujours aussi jovial dans sa tenue de Père Noël violet, sur les tons de l’association Laurette Fugain.

Après un petit coup de fil, nous nous retrouvons au palais de sports. Nous avons perdu du temps, il faut faire vite si nous voulons atteindre la ligne de départ à l’heure !

12h00 : Top départ pour la course à Label International !

Enfin, le départ pour les runners ponctuels qui ne tentent pas la double corrida. Le quatuor de choc, quant à lui, est encore au palais des sports.

Pendant que mon Lapin change de dossard et de puce, je fais le plein de petits fours. Qu’importent les retombées qu’ils auront sur le prochain 10Km, il n’en restera peut-être plus d’ici une heure. C’est donc le moment d’en profiter.

12h11 : Top départ pour le quatuor retardataire.

Evidemment, il n’y a plus personne sur le départ. Les dispositifs permettant de relever le temps de passage des puces ont déjà été désinstallés ! A Issy les Moulineaux, on ne laisse pas une chance aux retardataires. Nous pouvons tirer un trait sur notre chrono réel.

Nasri, qui souhaite passer sous la barre des 50 minutes, prend les devants en compagnie de Laurent. Les Lapins optent pour un 10Km à allure tranquille.

Cela me va très bien dans la mesure où j’ai un point de côté, très certainement lié aux petits fours.

Le parcours toujours composé de deux boucles est différent de la corrida déguisée. Puisqu’il s’agit d’une couse à label international, celui-ci se veut très roulant afin de maximiser les chances d’obtenir le meilleur chrono possible.

Emir me confie : Je crois qu’on n’arrivera jamais à doubler. Il semble y avoir du niveau sur cette course. J’en doute beaucoup. Dans les faits, nous retrouvons le dernier dès le deuxième kilomètre.

Nous nous faisons doubler par les premiers qui ont déjà bouclé leur premier tour… Impressionnant.

La Laine cotoie le peloton de tête

La Lapine cotoie le peloton de tête

J’ai l’impression que mon Lapin sait courir aussi vite qu’eux.

Je décide de vérifier. Lorsque le troisième passe, je me lance et je cours avec lui. Pendant ce court laps de temps, les supporters m’encouragent comme si je faisais partie du peloton de tête ! Pourtant, j’ai un pantalon de ville, un bonnet de Noël et mes oreilles de Lapin … Je parviens pendant 500 mètres à tenir sa vitesse avant de me rendre à l’évidence : je viens de me brûler complètement.

Laurent qui a commencé la course avec Nasri nous rejoint pour notre plus grand plaisir. Nous terminons la course ensemble.

J’ai préféré de loin le parcours de la première corrida, beaucoup moins monotone à mon goût en raison des dénivelés.

Une fois la ligne d’arrivée franchie, une grande surprise nous attend. Plus de médailles, plus d’eau, plus de fruits, nous pouvons uniquement nous consoler avec des desserts bio à la vanille, et des bouteilles de Powerade saveur citron. Nous sommes en droit de nous demander comment une corrida aussi réputée peut commettre un tel raté au niveau du calcul des quantités…

Nous retrouvons Charlotte (Hiboudoré) du team TomTom, qui n’a donc pu être décorée de la médaille, alors qu’elle fête aujourd’hui son anniversaire !

Retour au palais des sports, dans le hall Privilèges, QG du team TomTom. En attendant de pouvoir y savourer un succulent smoothie maison, nous rencontrons les nouveaux membres du team. Un petit clin d’œil à Ali Runhappy et Djodei avec qui nous avons l’occasion d’échanger quelques instants 🙂

Le monde du running est très petit. Alors qu’Emir me montrait un mois plus tôt le blog de Djodei, le voici désormais dans notre team !

Côté ravitaillement, le buffet est dévasté. Une bénévole nous offre généreusement un pain surprise qui n’est plus garni. « Prenez-le, il y a que nous qui l’avons touché ! ».

Le pain surprise de la victoire

Le pain surprise de la victoire

Pour clore ce récit comme il se doit, un grand merci au team TomTom pour les dossards et les moments conviviaux passés ensemble !

Il est maintenant l’heure pour le quatuor de rentrer à la maison ! Prochaine étape, les fêtes de fin d’année. Bien entendu, nous ne mettrons pas de côté le running qui nous permettra de profiter de joyeusetés culinaires de circonstances sans trop nous arrondir.

Prochain rendez-vous: demain (29.XII.2013) pour la corrida de Houilles, notre dernière corrida de l’année !

A très vite les amis !

Les Lapins Runners.

carottes petit

La course des RP : La Corrida de Colombes 2013 !

Affiche Colombes

Deuxième corrida du jour : Colombes

Le 02.XII.2012 avait lieu la 5ème édition de la Corrida de Colombes. Nous étions alors tout frais et faisions une entrée fracassante dans le monde de la course à pieds. Carole et Emir, qui n’étaient pas encore Lapins Runners, enchainaient les corridas battant leur RP coup sur coup. Cette corrida de Colombes a marqué la fin de cette période de montée fulgurante. Nous y avons signé nos records personnels (RP) sur 10 Km, qui sont, un an plus tard, toujours d’actualité.

Après une matinée sportive et conviviale à la Corrida de Thiais, nous voilà repartis pour nous frotter à nos RP. Vous l’avez compris, nous ferons cette corrida à nos allures maximales respectives.

Colombes, il y a un an

Colombes, il y a un an

Toujours le 01.XII.2013, Nous arrivons sur place à 13h30, soit 2h avant le départ. Nous devons donc déjeuner léger pour éviter une dangereuse et bien connue digestion en course. Situé à 100m de la ligne de départ, nous opterons pour … un hamburger chez McDo et une barre céréalière pour deux. Pain, steak et céréales … ça devrait faire l’affaire.

Après une longue hésitation concernant ma tenue, je décide d’opter pour le Lapin Technique car lui seul me permettra de titiller mon RP. Exit chemise et pantalon et place à l’élasthanne !

Je suis censée enregistrer 3’34’’ de moins que ce matin pour battre mon RP. Ce défi me semble hors de portée. Nostalgique de mes chronos de l’an passée, je suis davantage dans l’optique de courir ce 10Km à la manière d’un pèlerinage.

Nous jetons un rapide coup d’œil au stand où sont disposés les packages finaux. Le t-shirt est, à quelques détails près, le même que celui de l’édition précédente.

Nous regagnons la direction des sports, structure située à quelques mètres du départ où se situent les consignes. Pas d’échauffement pour nous, nous restons au  chaud aussi longtemps que possible.

15h25 : nous nous rendons au départ, place de l’hôtel de ville.

Dans les sas, avant le coup d'envoi

Dans les sas, avant le coup d’envoi

Top départ !

15h30 : c’est parti !

Tout comme l’an dernier, le parcours est constitué de trois boucles. Sur trois kilomètres, nous nous enfonçons dans les ruelles d’un quartier résidentiel puis regagnons le centre-ville. Un parcours urbain et répétitif certes mais permettant au coureur d’adapter sa vitesse au profil du parcours. Il pourra ainsi calibrer son sprint final au moment qu’il aura jugé le plus opportun.

Première boucle :

Pour ce départ, je décide d’adopter de grandes foulées sur coussins d’air. Nous verrons jusqu’où ça tiendra… Au début, ça marche bien, ma vitesse est correcte, je double beaucoup. Sans trop comprendre pourquoi, passé le premier kilomètre, ma foulée « originelle » me rappelle à l’ordre. Afin de maintenir une bonne vitesse, je m’accroche à présent à des lièvres : un quadragénaire portant le t-shirt de la corrida d’Aulnay, une jeune-femme, un adolescent ressemblant (de dos) à mon cousin.

Après le traditionnel « Bonne course ! » à ma Lapine, je tente de me frayer un chemin parmi les runners en grimpant sur les trottoirs. Je sens que je perds du temps car je suis contraint de retenir ma foulée pour ne pas percuter mes voisins… « Dur dur » pense-je, chaque seconde compte !

Deuxième boucle :

Au 5ème, je jette un œil à TomTom Runner : 19’51’’. C’est bien parti, mais c’est loin d’être gagné. Je pense vraiment que j’ai perdu un bon paquet de secondes à tenter de passer la foule du SAS. Je libère mon esprit : je me concentre, et je poursuis !

Alors que je suis sur le point de finaliser ma deuxième boucle, je me fais doubler par les coureurs les plus rapides qui s’apprêtent à boucler les 10 bornes. Les allées n’étant pas bien larges, lesdits coureurs peinent à doubler et doivent pour cela slalomer les coureurs plus lents. Je suis frustrée pour eux !

Troisième boucle :

C’est incroyable à quel point les encouragements des enfants me touchent. A ces moments précis, je ne souffre plus, je n’ai plus de difficultés à gérer mon souffle. Je sens un grand sourire qui se dessine sur mon visage et un regard de Lapin bienveillant qui se pose sur mes jeunes supporters.

« C’est la femme du Monsieur Lapin ! », « le Lapin n’est pas loin ! », « Allez la Lapine, saute ! », « Les gars, il y a des lapins, il faut tirer ! » (dixit un  policier à ses collègues) : les encouragement n’en finissent plus ! Un grand merci à la bénévole, qui à chaque boucle, m’a encouragé de tout son cœur !

De mon côté également, les supporters me parlent de ma Lapine mais les boucles ont semé la confusion : « Ta Lapine te cherche, elle est derrière ! », « Allez, il faut que tu rattrapes ta Lapine, elle est devant ! ».

Fin de course pour le Lapin :

Au passage à la troisième boucle, je me motive en me disant que c’est la dernière fois que je passe ici. J’aperçois la dernière ligne droite mais cette fois-ci, je vais passer dans le sas d’arrivée. Je ne regarde pas ma montre, je laisse mon corps en autopilote franchir à toute allure la ligne d’arrivée, littéralement dopé par les encouragements. Ca y est ! Il est temps de stopper TomTom Runner : 40’06’’. Et non pas 39’49’’. 17 secondes trop tard.

Le Lapin rejoint la Lapine :

Je m’en remets vite. « L’année prochaine RP, je te promets que je te mets une tannée d’une minutes » me dis-je. Après récupération de mon package, je retire ma puce et refais un kilomètre dans le sens inverse pour retrouver ma Lapine.

Mon Lapin m’annonce son chrono : je suis épatée ! « Il reste moins d’un kilomètre ! » : c’est le moment de mettre les bouchées doubles et de doubler la runneuse que j’accroche depuis la troisième boucle.

L’arrivée des Lapins se fait sous les acclamations des petits et grands. Un grand moment de bonheur !

Nous arrivons au ravitaillement final qui est de type self-service à emporter : cartons de barres céréalières et chocolat en libre service, cartons de canettes de soda, eau, fruits, …

Mon chrono est de 52’15’’… Il est temps de se ressaisir ! Après la SaintéLyon, j’entame un plan d’entraînement sur 10Km avec pour objectif : 48 minutes. On y croit !

Après avoir récupéré le package final et notre sac à la consigne, nous discutons avec quelques coureurs. Nous sympathisons notamment avec Thando qui, comme nous, a couru 12 marathons en 2013, un défi qu’il s’était lancé afin de recueillir des fonds pour le PAM (Programme Alimentaire Mondial). Cultivons-nous :

PAM logo

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM, en anglais WFP World Food Program) est l’organisme d’aide alimentaire de l’ONU. La plus grande organisation humanitaire du monde, le PAM fournit principalement de la nourriture aux personnes souffrant de la faim. En moyenne, chaque année, le PAM nourrit 90 millions de personnes dans 80 pays, dont 58 millions d’enfants.

Fin de course, avec Thando

Fin de course, avec Thando

Un grand merci au public de Colombes qui marquera nos esprits !

Vendredi 06.XII au soir, nous prendrons part aux 24h organisés en faveur du téléthon par TimePoint. Nous y rencontrerons nombre de confrères de la twitosphère, et aurons le plaisir de courir quelques kilomètres avec la Ligue GRO.

Pas d’excès de kilomètres cependant, car Le lendemain, samedi 07.XII, nous serons Lapins Trailers nocturnes ! Nous serons à la Saintélyon, célèbre trail nocturne de 75Km reliant Saint Etienne et Lyon. Nous y rencontrerons probablement des confrères de Kikourou, ou encore de la Runnosphere, dépêchés en masse pour cet événement prisé !

A très vite les amis !

Les Lapins Runners.
carottes petit

Retour aux sources : la corrida de Thiais 2013

Affiche Thiais 2013

La corrida à l’origine des Lapins Runners

Flashback : le 16 décembre 2012 a lieu la 14ème édition de la corrida de Thiais. Fiers de notre première participation à une course déguisée (dont nous découvrons le concept), nous prenons soin de nous préparer. Nous incarnerons un couple de Lapins (découvrez pourquoi) ! Un petit tour dans une boutique de déguisements et nous repartons avec deux paires d’oreilles blanches et roses, deux petits pompons en guise de queue et deux museaux en plastique dur. Ca y est, les Lapins Runners sont nés ! Notre ami Buge (déguisé en … ? Coureur basque !) est aussi de la partie !

Cette année, tout commence le 01/12/13 à 7h30. La corrida débute à 10h10, ce qui permet un temps de préparation convenable. Les Lapins sortent tranquillement du terrier en prenant leur temps devant un bol de fromage blanc, fruits et céréales. Avec du recul, c’est vrai que ça manquait de carottes.

Le déguisement historique des Lapins, accompagnés de Buge

Le déguisement historique des Lapins, accompagnés de Buge

À 8h20, il est temps de se demander comment aller à Thiais, ville quasi-voisine, en partant du terrier. Et là, le début de matinée tranquille bascule. Pas de transports directs, ce qui nous donne 1h25 de trajet … Calcul rapide 8h30+1h30=10h00 sans compter toilettes, retrait des dossards et consigne. Il y a danger. C’est la corrida à l’origine des Lapins Runners. C’est immanquable ! Il y a bien la voiture bleue des Lapins, mais le froid a eu raison de sa batterie.

Pour votre santé et celle de votre entourage, je vous recommande d’éviter la procrastination. Conseil que je vais tâcher de suivre moi-même dès aujourd’hui.

Fort heureusement, l’équipementière  officielle des Lapins, Elisabeth, arrive à la rescousse. Nous câblons notre véhicule sur le sien comme pour effectuer une réanimation au défibrillateur. Après quelques minutes d’effort et d’espoir, la voiture bleue rugit de nouveau ! Merci Elisabeth, tu nous as sauvé la mise !

Il est 9h20. Temps de trajet, 25 minutes. Nous avons gagné un quart d’heure. Spécialistes des courses lancées, nous estimons que nous sommes larges.

Une fois sur place, je dépose ma Lapine à proximité du palais omnisports de Thiais pendant que je tente de garer la voiture. Je dois rapidement me rendre à l’évidence. La seule solution est de faire comme tout le monde : se garer scandaleusement en vrac au milieu d’un rond point.

Pendant ce temps-là, je retire nos dossards et nos t-shirts. Nous avons certainement fait partie des tout premiers à nous inscrire au 10Km, car il nous a été attribués les numéros 15 et 16 ! Avec des numéros aussi petits, on se sent un peu « kényan ». Quant aux t-shirts techniques offerts à tous les participants, ils sont superbes ! Décidément, la Corrida de Thiais met le paquet sur les cadeaux !

Après un passage aux stands, nous parvenons à nous retrouver à 10h05 aux consignes. Cinq minutes pour :

  • Se coiffer de nos oreilles
  • Fixer nos dossards et notre puce
  • Constater que les t-shirts techniques fournis sont de très bonne qualité
  • Déposer notre sac aux consignes
  • Atteindre la ligne de départ

Trop juste ? Point du tout, ce type de départ est devenu notre spécialité ! Arrivés sur la ligne de départ à 10h09, nous prenons le temps d’une photo avec des coureurs tahitiens en mal de chaleur.

Au départ avec des Tahitiens qui n'ont pas froid

Au départ avec des Tahitiens qui n’ont pas froid

Le départ !

 

10h10 : PAN ! Un coup de feu retentit et nous partons sous les acclamations du commentateur sportif.

L’ambiance est bon enfant sur cette corrida déguisée : les blagues vont et viennent, les runners échangent dans la bonne humeur au rythme des premières foulées.

Une ambiance déguisée !

Une ambiance déguisée !

Pendant les 4 premiers kilomètres, c’est un florilège de coureurs costumés ! Pères, mères, sapins et cadeaux de Noel, super héros, samouraï, spartiates, congénères lapins … Un vrai plaisir.

Parmi eux, j’ai la surprise de rencontrer l’organisateur des foulées du Tertre de Montmartre déguisé en serveur pour l’occasion ! Il m’interpelle : « je te connais toi ! T’es pas avec ta copine d’habitude ? ». « si bien sûr, elle est devant, tu viens lui dire bonjour ?». « J’y vais mollo, j’ai fait un trail hier soir ».

Le serveur du Tertre

Le serveur du Tertre

Il semble que nous figurons parmi les coureurs déguisés les plus rapides. En effet, les déguisements se font de plus en plus rares au bout de 4 Km à une allure de 11,5 Km/h.

Le parcours est un 2 x 5 urbain qui nous fait découvrir quelques grandes rues de Thiais et Vitry-sur-Seine. Nous passons également devant le parc Départemental des Lilas pour la petite dose de verdure et terminons dans le stade du palais omnisport.

Alors que je pratique l’une de mes activités favorites survient mon deuxième problème de batterie du jour. Mon iPhone qui me sert d’appareil photo se coupe alors qu’il reste 60% … Ce frileux a vraiment beaucoup de mal avec l’hiver. Nous allons devoir nous passer de photos en course.

Depuis vendredi dernier, je souffre de maux de ventre. Et en courant, la douleur est difficilement supportable. J’ai bien peur que ce ne soit pas pour aujourd’hui le record sur Thiais !

Le ravitaillement de parcours est classique et généreux : eau, oranges, bananes, raisins secs, sucre et barres céréalières découpées.

Arrivés dans le stade au 5ème, en fin de la première boucle, le commentateur sportif énumère les déguisements et nomme autant que possible les coureurs en fonction de leur numéro (les dossards ne sont pas nominatifs). Devant le palais omnisport, l’unique point musical d’ambiance est audible sur une centaine de mètres.

Clin d’œil à la maman Noël qui, lorsque nous la doublons aux alentours du 6ème Km nous dit d’un ton très sec « j’en ai ras le bol, je n’aime pas les deux boucles !!! ». Nous lui redonnons le sourire en lui demandant de ne pas oublier nos kilos de carottes pour Noël. Autre clin d’œil à Batman, qui nous double à toute vitesse au 7ème en criant « Force et Honneur ! ». Nous rencontrons enfin un confrère Lapin à qui il est arrivé malheur. Dans sa combinaison, le coureur à tellement chaud qu’il a ôté sa capuche, faisant office de tête de lapin. Vu de dos, le léporidé semble décapité !

Au cours de la seconde boucle, nous ne croiserons, aux exceptions près susmentionnées, que des coureurs non déguisés. L’ambiance traduit la dualité de cette corrida permettant à chacun d’y trouver son compte. D’une part, l’ambiance conviviale et le fun, et d’autre, la performance. Nous les Lapins, nous aimons concilier les deux !

Km 9,5 : nous entrons dans le stade dont il ne nous reste plus qu’un demi-tour à parcourir. Un beau sprint final nous permet de passer la ligne en 51’24’’ !

Au terme, nous sommes interviewés par le présentateur sportif : « Tu as trouvé une Lapine sur le trajet ? ». Je me défends de cet affront : « Je suis venu avec ! Je ne suis pas ce genre de Lapin ! ».

En fin de course, la superbe médaille de la corrida de Thiais nous est remise. Sur la face avant, une belle représentation d’un coureur pour le moins … corpulent. Voilà qui en fait une médaille rare ! Sur la face arrière, l’un des monuments du patrimoine historique de Thiais : le lavoir. L’année dernière figurait l’hôtel de ville, et en 2011 l’église St Leu – St Gilles. A force de courir la corrida, nous deviendrons très vite incollables sur la ville et ses monuments ! Tous les coureurs déguisés sont également gratifiés d’un bon pour un t-shirt technique manches longues supplémentaire. Nous repartons donc avec deux très beaux t-shirt chacun, de très bonne qualité.

Médaille et t-shirts

Médaille et t-shirts

Nous rencontrons par hasard Marc, ami libraire (chez qui nous nous sommes parfois procurés nos Jogging Inter) avec qui nous prenons le temps d’échanger sur nos courses de l’année. Nous le constaterons par la suite, Marc aura enregistré exactement le même chrono que nous, sans même que nous ayons couru ensemble ! Nous poursuivons dans la salle commune autour du ravitaillement final, en attendant le traditionnel tirage au sort pour gagner la Peugeot 107.

Avec notre ami Marc

Avec notre ami Marc

Le ravitaillement final, qui était déjà disponible avant la course (faisant office de petit déjeuner) est également bien fourni. Le contenu est identique au ravitaillement de parcours avec quelques bonus : des pommes, du chocolat noir et au lait avec riz soufflé et vin chaud !

Côté people, le peintre marathonien Vincent Dogna et la sprinteuse Muriel Hurtis (licenciée au club d’Athlé de Thiais) sont présents pour la remise des récompenses. Un point de culture s’impose.

Vincent Dogna :

dognaNé en 1964 à Longwy (France), Vincent Dogna vit actuellement à Paris. Il débute la course à pied à 28 ans, celle-ci devient un élément important de sa vie. Pendant une période de blessure, il ressort alors les pinceaux et naturellement et la ligne bleue devient sa muse. En 2013, il a couru son 28ème Marathon et a réalisé sa 68ème exposition.

 

Muriel Hurtis :

hurtisAthlète française née le 25 mars 1979 à Bondy en Seine-Saint-Denis. Sprinteuse, elle est spécialisée dans le 100 m et le 200 m sur piste. Palmarès :

Double championne d’Europe 4x100m et 200m en salle en 2002

Championne du monde 4x100m et 200m en salle en 2003

 

Vient le moment du tirage au sort, effectué avec les puces des coureurs (et non les dossards contrairement à l’édition passée)

Le 27 septembre dernier, alors que je viens retirer les dossards de mon Lapin et moi pour Paris-Versailles, je rencontre sur le village l’organisateur de la Corrida de Thiais avec qui j’échange beaucoup. Après avoir fait l’éloge de son 10Km, je lui fais part du fait qu’Emir et moi collectionnons nos dossards et qu’avoir du les restituer à l’issue de sa course nous avait fendu le cœur. Aussitôt, l’organisateur réagit en proposant de remplacer les dossards par les puces afin de participer au tirage. Un grand bravo à ce monsieur qui prend en compte les remarques des coureurs !

Sans surprise, nous repartirons bredouilles, dans la voiture bleue des Lapins.

Terminons cette matinée avec un dernier déboire : la voiture bleue ne voulant pas démarrer, nous sommes à nouveau réanimés par un lecteur du numéro 346 de Jogging International qui nous a reconnu.

L’avis des Lapins Runners

 

Points forts de cette corrida :

  • organisation impeccable
  • ambiance conviviale et bon enfant
  • ravitaillements très copieux
  • course qui convient aux coureurs recherchant le fun ainsi qu’à ceux cherchant la performance
  • un package particulièrement généreux (deux t-shirts pour les coureurs déguisés, une très belle médaille).

Points d’amélioration :

  • une ambiance musicale plus présente serait très appréciée
  • des dossards nominatifs contribueraient à la bonne ambiance de cette course, favorisant les encouragements personnalisés

Il est temps de partir pour la seconde Corrida du jour, celle de Colombes, de l’autre côté de Paris, à 15h30.

Colombes est une autre corrida symbolique pour nous : elle est la course de nos records personnels à tous les deux :

  • Carole : 47’52’’ : 12,5 Km/h
  • Emir : 39’49’’ : 15 Km/h

Comment allons-nous l’aborder cette année ? Vous le saurez très vite dans le second compte-rendu de cette journée à double corrida !

Les Lapins Runners.
carottes petit