Notre UTMB 2016 en résumé

logo utmbHello les amis,

Le week-end dernier, nous avons participé à l’ultra trail du Mont Blanc, dit l’UTMB pour les intimes, cette course de 170 km 10 000 m D+ autour du Mont Blanc qui fait rêver de nombreux coureurs du monde entier. Fort de notre passif en ultra et à l’affut de découvertes, nous nous sommes autorisés à nous frotter à cette épreuve mythique.

Si vous nous avez suivis sur les réseaux sociaux, vous n’êtes pas sans savoir que notre participation a été marquée par notre disqualification au plan de l’Au, peu après Champex-Lac, situé au 127e km.

Mais avant de tourner la page de cet épisode « tragique » de notre modeste carrière de coureurs pour en ouvrir une plus belle, laissez-nous vous raconter ce que nous retiendrons de l’UTMB.

 

Crédit Photo J-P Allaire

Crédit Photo J-P Allaire

Une organisation béton : Nous reconnaissons sans mal que l’organisation de l’UTMB est à la hauteur de sa réputation : elle est faite de béton armé. Commençons par le balisage qui était parfait, et il fallait vraiment être à l’ouest, victime d’hallucinations, ou à court de piles de frontale pour ne pas savoir où aller. Les ravitos étaient toujours fournis, variés, l’eau souvent fraiche et nous n’avons jamais manqué de rien. Les bénévoles ne désemplissaient pas et ne manquaient pas de nous rendre service, remplir nos poches à eau et nous encourager. Enorme merci à eux pour le dévouement dont ils font preuve. Autres points :

  • Indications dans Chamonix très lisibles pour aider les coureurs à se repérer
  • Infrastructures mises à disposition pour déposer les sacs de mi-parcours, se doucher, dormir, … vraiment très appréciables
  • Navettes pour les rappatriements des coureurs aux ravitos principaux
  • Signalétique sur les ravitos indiquant le ravito suivant, le D+ et le D- pour y accéder
  • Mise à disposition de plusieurs cabines de toilettes avec PQ dans la plupart des cas (si si !!).

En quelques mots, de la qualité à la hauteur ou presque de la dépense (pas facile de juger d’une part, et d’autres, c’est un sujet à débat visiblement :p).

Ceci dit, nous noterons plusieurs petits axes d’améliorations : la présence de pancartes indiquant la totalité des BH (notamment celle au plan de l’Au après Champex, qui a conduit à notre perte), l’indisponibilité des t-shirts starter à notre taille bien que nous la spécifions à l’inscription et l’indication du lieu des consignes (dépôt des sacs) au village.

Profil_UTMB2016

Tu noteras que les km 127 et 154 ne sont pas des ravitos. Il semblerait tout de même bon d’indiquer ces barrières horaires sur la course, par le biais de pancartes afin de mettre en garde les coureurs.

 

Notre sérieux problème avec les bâtons : C’est la première fois que nous avons participé à une course avec autant de coureurs à bâtons et très franchement, cela a mis mes nerfs à rude épreuve.

Sachez qu’il ne se passe pas une « course à bâtons » sans qu’il m’arrive un pépin : Sur la 6000D et dès les premiers km, je m’étais retrouvée avec un bâton entre les genoux. Sur l’Ut4M, je m’étais pris un coup de bâton et un coureur avait manqué de me crever les yeux sur une montée. Et sur l’UTMB, j’ai eu droit à un croche-bâtons qui m’a fait chuter et râpé ma jambe droite au sol. Bien sûr, le geste n’était pas intentionnel et le coureur fautif semblait sincèrement désolé… Mais ce n’est pas suffisant : nous aimerions que les coureurs qui font le choix de courir en bâtons en aient la maîtrise parfaite pour ne pas gêner les autres coureurs.

Nous développerons cet aspect-là dans un prochain billet…

 

départ utmbUn départ inoubliable : Un couloir de supporters sur plus de 500 mètres, une concentration d’encouragements et de sourires, de smartphones et de Gopro à ne plus savoir ou donner de la tête… Le départ de l’UTMB est jusqu’à présent le plus beau (et aussi le plus lent ^^) parmi toutes les courses auxquelles nous avons participé.

Je ne suis pas spécialement fan de Conquest of Paradise de Vangélis comme choix de musique pour le départ. J’aurais préféré la chevauchée des Walkyries, mais apparemment, le marathon de la Rochelle en a l’exclu ;).

Pour moi, c’est un beau choix de musique qui donne son côté epique et légendaire au moment. Elle inspire le périple à venir.

 

Un avis mitigé sur les paysages : Comme évoqué dans notre vidéo debrief, je n’ai pas été particulièrement éblouie par la beauté des paysages. J’espère ne pas être (déjà !) un enfant gâté qui ne sait plus apprécier les choses à leur juste valeur. J’ai préféré les paysages de l’Ut4M et de l’EDF Cenis Tour, qui m’ont semblé beaucoup plus verdoyants et moins secs (la chaleur des derniers jours y a sans doute été pour quelque chose).

J’ai surtout en tête des chemins en forêt où il n’y avait rien à voir à part des arbres sur les côtés, bien que très consciente que cela ne représentait pas la majorité des paysages.

Ceci dit, rien n’exclut le fait que ma concentration étant portée sur ma progression, je sois passée à côté de merveilles de la nature.

Le paysage le plus marquant pour moi restera notre arrivée au Col des Pyramides Calcaires qui surplombait les nuages. C’était grandiose.

J’ai tout simplement été ébloui. Je n’ai jamais rien vu qui m’ait fait sentir aussi petit. Le passage au-dessus des nuages, avant la descente vers Courmayeur était magnifique. J’ai été impressionné et je n’ai pas manqué de faire le plein d’images !

 

Des ravitaillements au point : Les ravitaillements solides, au nombre de 12, étaient complets, même en fin de peloton. Au menu, fruits frais et secs, chocolat, barres overstims sucrées et salées, barres de céréales classiques,  soupe de vermicelles, crackers, et j’en passe.

J’aurais néanmoins apprécié que les bananes soient mûres (car elles étaient vertes pour certaines !) et qu’il y a ait des melons/pastèques. Nous avons vraiment apprécié le fait qu’il y ait une alternative aux pâtes au beurre (destinées ou non aux végétaliens) : nous avons ainsi pu manger du quinoa aux petits légumes BIO. Probablement l’aliment le moins probable à trouver sur un ravito, et cela nous a ravis.

Les barres Overstims salées aux noix de cajou ne contenant ni lactose, ni œufs, étaient bonnes convenaient aussi à notre régime.

Ravito

 

Nos sensations : Globalement, j’ai eu de bonnes sensations sur l’épreuve. Je n’ai été sujette à aucun maux d’estomac, de moins en moins fréquents depuis que je suis végétalienne.

En ce qui me concerne, j’ai eu une gêne au ventre que je n’explique pas pendant plus de 20 heures, accompagnée de temps à autres d’une difficulté à m’alimenter, à la limite du rejet. J’ai fait de la résistance tout de même afin de ne pas manquer d’énergie, mais cela n’a pas aidé, car je demandais toujours à mon estomac de travailler. Cela a fini par s’estomper, juste avant que les difficultés liées au manque de sommeil ne fassent ressentir … Je n’ai donc malheureusement pas beaucoup été « au top » pendant cette course.

J’ai eu une grosse baisse de régime après Courmayeur, au km 90 lors de la montée. En effet, il faisait une chaleur infernale, et avec le D+ qu’il fallait se manger dans un temps qui nous semblait vraiment limite, j’étais vraiment dans un sale état. J’ai vraiment cru à ce moment-là que c’était la fin de notre UTMB. Après deux verres de Coca et 5 minutes d’arrêt au ravito liquide, j’ai pu repartir bien motivée à passer la prochaine BH qui était en effet accessible.

Dans la nuit du samedi au dimanche, j’ai été sujette à des hallucinations, comme cela ne m’était encore jamais arrivé. Mon esprit partait sans arrêt en vrille : je ne pensais qu’à des vaches, Emir était un clone et je voyais sur ses chaussures un pilote d’avion et le profil d’une belle jeune femme. J’avais peur de l’orage et dès qu’Emir n’était plus dans mon champ de vision, je commençais à m’inquiéter. Après une sieste à Champex, cela allait beaucoup mieux, j’avais retrouvé mes esprits.

J’ai aussi vécu des passages à vide, où mon cerveau semblait complètement en veille. Vraisemblablement mes jambes avançaient, mais je n’en ai que très peu de souvenirs. C’est vraiment une sensation étrange : le corps semble en pilote automatique, les yeux sont ouverts mais le cerveau n’enregistre plus. Impressionnant, vraiment. J’ai également vécu des passages où mon cerveau délirait complètement, m’envoyant un flux d’information sans aucun rapport entre elles et mêlées les unes aux autres. Cela ne m’empêchait évidemment pas d’avancer, mais c’était assez perturbant car il m’était impossible de faire le silence dans ma tête. Dur à décrire, hein ! Enfin, la sensation la plus étrange reste de loin celle que j’ai vécu juste après notre sieste après Champex. En me réveillant, mon cerveau avait inversé le rêve et la réalité. En me réveillant dans le froid et de nuit au milieu de nulle part, mon cerveau pensait être dans un mauvais rêve, et cherchait à se … réveiller … Un vrai truc de dingue ces ultras !

abandon1

 

Notre déception : Ce billet ne serait pas complet sans parler de notre arrêt au plan d’eau de Champex. L’absence d’indication orale/écrite de cette BH et notre sieste de 15 minutes aura indéniablement conduit à notre disqualification. Nous savons que nous avions le niveau pour finir la course, mais cela n’est pas suffisant pour nous consoler. Une chose est sûre, nous serons à partir de maintenant en connaissance des barrières, et ne pourrons nous en prendre qu’à nous-même si nous ne les passons pas !

Les amis, à l’heure actuelle, nous ne savons si nous tenterons une participation pour l’édition 2017 de l’UTMB. Nous sommes encore quelque peu amers. Mais une chose est sûre, nous n’avons pas fini de coiffer nos oreilles de lapins, découvrir de nouveaux ultra et avoir des coups de cœurs.

 

Les vidéos

 

UTMB 2016 : ressentis à J-1

UTMB 2016 | PARTIE 1 : Une nuit dans les Alpes !

UTMB 2016 | PARTIE 2 : T’es dans l’ultra alors compose !

UTMB 2016 – J+1 : Débriefing

Le week-end prochain, nous serons ainsi sur le trail du Haut-Koenigsbourg avec nos chers amis Vosgiens Jipi, Emilie et leurs enfants. Mais devinez quoi ! Cette fois-ci nous n’avons pas sélectionné l’épreuve maîtresse mais le 54 km. Nous avons hâte de vous raconter.

A très bientôt, et n’oubliez pas de kiffer la vie !

Les Lapins Runners.

carottes

Ultra marin 177 km : une superbe revanche !

Ultra_Marin_Club_RGMHello les amis,

Le week-end dernier, nous nous sommes rendus à Vannes pour notre deuxième participation au Grand Raid du Golfe du Morbihan de l’Ultra marin, une épreuve de 177 km à parcourir en une seule étape. Après un abandon au 90e km en 2014, nous sommes bien décidés à prendre notre revanche et à terminer la course coûte que coûte !

L’objectif est double pour moi. Si finir le Grand Raid du Morbihan est déjà une très belle victoire en soi*, décrocher un podium dans ma catégorie (SEF) serait la cerise sur le gâteau. Nous sommes 12 SEF inscrites cette année : décrocher une 3e place est jouable… à priori ! Le site de l’Ultra Marin me cite comme favorite de l’épreuve parmi 17 féminines. Et ça, je peux vous dire que ça booste un max !

* Connaissant Carole, je peux te dire qu’elle aurait été très déçue de ne pas avoir de podium, même en ayant fini la course :p. Le double objectif n’était donc plus vraiment double : c’était podium ou déception. Finir était devenu accessoire pour elle :).

 

Le matin-même de la course, je ressens à nouveau des maux de ventre, liés à l’accumulation de repas trop copieux la semaine-même de la course. Je multiplie les passages aux toilettes et crains que ma course ne soit pourrie par cette déconvenue.

Nous arrivons dans la ville de Vannes autour de 15 h avec notre ami Ben, membre éminent et trésorier de l’association Courir pour Marie, et retrouvons un à un nos potes du running, tous plus mordus les uns que les autres : Jérôme, Djo, Gilles, Didier, Jean-Noël, Samuel, Eric …

Départ 1

18h00, le départ est lancé  ! Comme le veut la tradition, un tour d’honneur/d’échauffement de 1 km est réalisé dans le centre de Vannes. Passée l’arche, le chrono est déclenché ! C’est parti sur fond de Kavinksy en mode épique !

 

 

Nous commençons notre bonhomme de chemin entre amis et discutons. Les kilomètres défilent sans que nous ne nous en rendions compte et c’est agréable, tel un début d’ultra !

Par miracle, mes maux de ventre se sont soudainement dissipés, quel soulagement !

Traversée de l'eau ultra marin 2014

Les pieds dans l’eau en 2014

J’ai hâte d’arriver au niveau du km 17, où en 2014, nous avions parcouru quelques 200 mètres les pieds dans l’eau. Malheureusement, cette année, nous sommes à marée basse et c’est sur le sable que nous courons.

Km 19 : premier ravito à Arradon Kerbilhouet ! Après une rapide inspection des aliments proposés, nous faisons le point sur ce que nous allons manger pendant ces 158 km restants : eau plate et pétillante et Breizh Cola en boisson, oranges et bananes en fruits frais, pain, chocolat, le tout en plus de notre ravitaillement perso composé de figues sèches, d’amandes et de 9bar (lien vers la vidéo où nous abordons le sujet du ravito perso).

Aux alentours du km 30, j’ai déjà les cuisses qui commencent à devenir lourdes. Je ne m’inquiète pas, cela finira bien par passer… ou alors d’autres douleurs plus vives feront leur apparition et me le feront oublier.

Arrivés au km 38 (Larmor Baden), un ravitaillement plus consistant nous attend. Les coureurs ont la possibilité de manger, en plus des aliments habituels, des pâtes/de la charcut/fromage ou boire du potage. Emir, Ben et moi ne nous attardons pas plus de peur de nous refroidir, et repartons après une halte d’une dizaine de minutes, tandis que Djo et Jérôme s’attablent.

Ravito Larmor Baden ultra marin

Ravito de Larmor Baden

La nuit est tombée et il est l’heure de sortir les frontales. La fatigue physique générale commence elle aussi à pointer le bout de son nez. L’arrivée au ravito du Bono Port me semble interminable. Je commence à avoir un coup de mou (la nuit sans doute !) alors qu’il y a 2 ans, je « pétais la forme » à ce stade de l’épreuve.

Nous courons ensuite en compagnie de Samuel, malheureusement sujet à des nausées, puis avec Ben qui parvient à nous rattraper au ravitaillement du 72e km ! Une joie de le retrouver !

C’est toujours un superbe moment de retrouver une tête connue sur un ultra. Cela permet d’échanger un peu sur la forme du moment, où tout autre sujet sans aucun rapport. Cela sort l’esprit de la course pendant quelques kilomètres, et permet de rallier « plus vite » (en termes de ressentis bien sûr) le ravito suivant.

La traversée en zodiac approche : nous sommes aussi impatients que des enfants qui s’apprêtent à monter dans un manège !

Je ne suis pas certain de pouvoir en dire autant. Mon souhait est de m’allonger telle une masse dans le zodiac et arriver à en tirer un minimum de sommeil sans trop penser au fait que nous n’en sommes qu’à la moitié.

Notre objectif provisoire est de rejoindre l’ambarcadère au plus vite, si possible pour 6h00 ! De plus, je ne serais pas contre une petite sieste : en 2014 en effet, le flot des vagues m’avait bercée et j’avais réussi à dormir un peu.

Malheureusement, nous avons du fil à retordre ! Emir est pris de violentes douleurs aux cervicales et ressent le besoin de marcher.

Cette douleur consomme énormément de mon énergie mentale. Je suis tiraillé entre le fait d’écouter mon corps et voir Carole et Ben s’éloigner dans la nuit, alors que je ne peux pas les suivre. Je m’en veux et je commencer à m’énerver tout seul, ma première perte de lucidité qui montre la difficulté du moment. Je fais le choix de laisser Carole et Ben s’éloigner, je ne souhaite pas qu’ils se brident pour m’attendre, et je le leur indique sans mâcher mes mots. Un moment vraiment difficile. A ce stade, j’ai perdu toute certitude quant au fait de poursuivre avec eux, et je tente tant bien que mal de convaincre que j’arriverai à poursuivre en solo.

Ben, infirmier de profession, lui file un doliprane pour calmer sa douleur. Emir nous encourage alors à continuer sans lui. Très honnêtement, je suis plutôt pour. En effet, l’expérience a démontré qu’Emir parvient toujours à me rattraper.

Et c’est précisément quelque chose qui me met la pression et qui est insupportable en ultra, surtout quand cela dure. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé, comme indiqué dans la vidéo d’après course, d’arrêter d’essayer de rattraper si mon corps le refuse.

Et c’est après une dizaine de kilomètres qu’Emir nous rattrape (je l’avais bien dit !), tout frais ! Hmm, était-ce vraiment du doliprane ? 😀
A 6h48, nous atteignons l’embarcadère Locmariaquer. Pas de sieste cette fois-ci, je n’étais pas bien installée dans le bâteau :p

Km 90, nous débarquons au gymnase d’Arzon, là où notre chemin s’était arrêté il y a 2 ans ! Nous sommes donc à mi-parcours ! Emir est beaucoup plus frais cette fois-ci, je suis très contente ! Nous prenons le temps de nous ravitailler en pâtes. Je vois alors quelques féminines défiler sous mes yeux. Mince, il ne faut pas trop traîner !

J’encourage Emir à repartir avec moi, qui accepte après quelques hésitations. Ben veut prendre son temps et repartir un peu après. J’étais persuadée que Ben allait finir par nous rattraper. Finalement, c’est la dernière fois que nous nous verrons sur l’épreuve.

J’ai pris le temps de me changer de la tête aux pieds, ce qui aide beaucoup psychologiquement à se sentir plus frais. J’ai également changé de caméra (bascule sur la Activeon CX Gold que je teste en ce moment) à mi-parcours avec un stock de batterie. Bien que je n’ai pas dormi, je suis paré pour la suite !

Ca y est, nous nous attaquons à de l’inédit ! Jérôme nous a rejoint et est reparti avec nous et semble frais et dispo lui aussi ! Quant à moi, je suis bien décidée à récupérer les places « perdues » lors de notre arrêt ravitaillement. Je me sens revigorée (les pâtes peut-être !) et la pression que je me suis mise à accéder à ce podium me « donne des ailes » ! Enfin, façon de parler, à ce stade de l’épreuve, nous sommes à 7,5 km/h de moyenne ! :D.

Ce qui est effectivement énorme passé les 100 Km et nous permet de remonter beaucoup de places. Me concernant, cela m’a malheureusement achevé et je l’ai un peu payé par la suite.

Jérôme finit malheureusement par décrocher. Je continue mon bonhomme de chemin avec Emir, puis seule. A ce stade de l’épreuve, je dépasse « beaucoup » de coureurs (37 places entre les deux pointages, parmi lesquelles 3 féminines). Je finis même par rattraper Gilles et Didier, pour mon plus grand plaisir.

Bords de mer vers 100 km

Crédits photo : www.normandiecourseapied.com

Emir me rejoint à nouveau : Décidément, Emir incarne vraiment l’aternance des hauts et des bas que l’on peut avoir sur un ultra !

A ce stade et à après un gros coup de mou qui m’a fait marcher une bonne demi-heure, j’ai démarré une phase d’alternance marche / course (500m / 1500m) qui m’a permis de remonter, ici encore, beaucoup de places.

Je perds définitivement Emir au niveau du 130e km. Je cours tantôt seule, tantôt accompagnée de coureurs que je rencontre en chemin. Les paysages de bord de mer sont tellement beaux qu’ils me suffisent comme compagnie.

Ayant perdu Carole et compte tenu de mon état qui s’est fortement empiré, j’ai décidé de dormir. J’ai avancé sur 3 kilomètres en mode walking-dead-style et même mes ravitos persos préférés ne pouvaient plus rien pour moi. Comme discuté dans la vidéo d’après course, la sieste est un outil que je m’étais promis d’utiliser en cas de coup dur. C’était le moment, sans aucun doute.

Je ratrappe un groupe d’environ 5-6 coureurs qui semble bien décidé à ne pas se faire doubler par une femme aux oreilles de lapin ! Serais-je parano ? Je finis tout de même par les distancer.

Aux environ du 135e km, je fais la connaissance de Régis, coureur Beauvaisien tatoué que j’avais déjà aperçu sur le marathon Tecno Globe. Nous alternons marche et course, discutons passion et boulot (il s’avère que Régis et moi avons tous les deux travaillé chez Nestlé !). Je passe environ 20 km en sa compagnie. Puis un duo de coureur se raccroche à nous, parmi lesquels un millitaire, prénommé Stéphane.

Entre-temps, j’ai dépassé la 1re SEF qui était en train de marcher. Il ne me reste plus qu’à maintenir le rythme, et j’accède à la 1re place du podium ! C’est vraiment extra, je ne m’attendais absolument pas à accéder à cette première place, même de manière provisoire !

Km 158, dernier ravito solide au stade Séné le Derf ! Je pars sans Régis, persuadée qu’il allait me ratrapper. Malheureusement, le cours des choses en aura décidé autrement : je ne retrouverai plus Régis. Décidément, je suis mauvaise en pronostics ! Alors Régis, si tu me lis, merci à toi copain pour ces kilomètres que nous avons couru ensemble ! On se retrouve en janvier à Cernay !

Je cours désormais en compagnie de Stéphane, qui m’indique être en forme !

Je me fais doubler par Christian Drean, premier de la course du 56 km, qui a la gentillesse d’encourager les coureurs. Merci à toi et bravo !

Les derniers kilomètres sont interminables et les relances difficiles ! Je n’ai qu’une hâte : en finir avec cette course pour me reposer ! De plus, je ne suis pas sereine du tout, ma vitesse moyenne ayant chuté, je crains que la 2e SEF ne me dépasse !

En lisant cela, je me dis qu’il faut vraiment un gros bagage mental, ou une capacité énorme à tirer parti du stress pour arriver à s’infliger une telle pression en fin d’ultra. C’est un exercice qui me semble difficile et risqué, et à moins de vraiment vous connaître et savoir ce que vous voulez, je ne peux que vous recommander de ne pas vous infliger de pression externe.

Avec difficultés (ras le bol général à l’approche du but, physique endommagé, envie de me reposer), j’accède enfin au port de Vannes. Les promeneurs m’encouragent et me félicitent, un petit garçon me tend une chips. Il est tellement mignon que j’accepte alors que je déteste ça.

L’arrivée est inoubliable. Les supporters acclament « allez le Lapin » ! Le moment est magique.

Je passe la ligne d’arrivée en 27:00:06 de course (si j’avais su, j’aurais couru un peu plus vite pour passer sous les 27 heures !). Je suis 1re SEF ! Alors que le classement m’a limite obsédée pendant la course, j’ai l’impression une fois passée l’arche d’arrivée qu’il n’a plus d’importance.

J’échange des sms avec Emir qui ne va pas tarder. Difficile d’aller le rejoindre pour courir avec lui du port : mes jambes semblent être décidées à ne plus fournir le moindre effort. J’attends mon amoureux au niveau du couloir de fin, où nous partageons les 200 derniers mètres main dans la main. Emir terminera en 27h46.

Nous sommes heureux, ça y est, on l’a fait !!

Un grand merci à vous pour votre soutien hyper actif et votre présence sur les réseaux sociaux. Nous nous sommes sentis épaulés comme jamais. On nous demande souvent quelle drogue nous consommons… C’est vous notre drogue !

Merci également aux bénévoles et à l’orga : nous avons passé un week-end extraordinaire grâce à vous et votre initiative.

podium

Félicitations aux 496 finishers de l’épreuve dont Ben, Djo et Jean-Noël qui atteignent leur objectif avec brio, et à Gilles et Didier, nos clowns préférés ! Grand bravo également aux autres coureurs qui ont bataillé pour aller le plus loin possible, dont Jérôme et Samuel. Une pensée pour vous les amis.

devant affiche ultra marin avec GIlles et Didier

Crédits photo : Gilles

 

La vidéo : Ultra marin 177 km partie 1

La vidéo : Ultra marin 177 km partie 2

 

Les amis, nous serons le 10 juillet prochain et pour la deuxième année consécutive aux 100 km de Cléder, le 100 km de notre RP ! C’est une course qui n’était absolument pas prévue dans notre planning. Nous commençons à prendre goût à la Bretagne qui nous appelle à venir courir chez elle de plus en plus !

A très vite les amis, et n’oubliez pas : kiffez la vie !

 

Les Lapins Runners.

carottes

 

 

 

Les 17 raisons de courir le marathon de Sénart

marathon_senart_2016

Hello les amis !

Dimanche dernier (01/05), nous avons participé à la 17e édition du marathon de Sénart ! Couru en 2014 dans le cadre des championnats de France universitaire sur marathon, j’en gardais un excellent souvenir (lien pour visionner la vidéo).

Cette année, et contrairement à tous les scenarii envisagés, j’ai enregistré mon RP sur la distance (en 3h51min02), soutenue par l’ami Gilles sur les 4 derniers km ! Parfois, c’est quand on s’y attend pas qu’on décroche le gros lot : le corps a ses mystères que le marathon ignore.

 

La coïncidence est parfaite (ou presque) : pour la 17e édition du marathon de Sénart, nous vous livrons nos 17 raisons d’y participer ! A l’attaque !

 

parcours Sénart1. Découvrir l’Ouest de la Seine et Marne en courant

Le parcours rallie la commune de Tigéry à Combs-la-Villes en nous faisant traverser 10 communes : Tigéry, Corbeil Essonnes, Savigny le Temple, Nandy, Cesson, Montereau sur le Jard, Reau, Moissy Cramayel, Lieusaint et Combs-la-Ville. Clique sur le plan pour l’agrandir si tu le souhaites.

 

2. Un parcours « rallye »

Chaque passage est unique, et c’est fort appréciable ! Quand on sait que le marathon de la Rochelle (un des plus populaires de France) est composé de 2 boucles, cette qualité vaut d’être soulignée ! Le parcours comporte cependant un demi-tour autour des kilomètres 16-17e. Cela dit, les demi-tours, utilisés avec modération, n’ont que du bon (pas comme dans le cochon) :

Apologie des demi-tours

Les amis, j’aime les demi-tours, surtout quand ils sont courts et bien placés. Les demi-tours sont pleins de qualités, ils nous permettent :

  • De renouer un peu avec l’ambiance, en créant un élan d’encouragements entre les coureurs sur l’aller et ceux sur le retour
  • De vous situer par rapport aux meneurs d’allure (si l’info vous est utile; à noter qu’elle peut parfois stresser)
  • De croiser les copains engagés sur le marathon qui ne courent pas à la même allure
  • De faire le plein d’encouragement externes : c’est le spot rêvé des supporters et accompagnateur car il compte double

J’espère que vous aussi les amis, vous appréciez les petits demi-tours à leur juste valeur :D. N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en pensez !

 

3. De nombreux spots d’animation ! 

Malgré son statut de « petit marathon » (1 139 finishers en 2016), les animations sont bel et bien au rendez-vous ! Pompom girls, orchestres de percussion, groupe de rock, musique africaine, sono, sans compter tous les encouragements de la part des bénévoles et des supporters : l’organisation met les moyens pour divertir les coureurs.

animations_pompomgirl

 

4. La présence de meneurs d’allure

Nous retiendrons la présence des meneurs d’allure (non couplés) 3h00, 3h15, 3h30, 3h45, 4h00, 4h15 et 4h30.

Bravo à notre ami champion Thando, qui, la veille au soir a accepté d’être meneur d’allure 4h15 et qui après la course a déclaré : « Je suis comme si je n’avais pas couru ». Un coureur hors pair. Retrouvez l’ami Thando et le groupe des 4h15 dans la vidéo !

 

5. A vos RP !

En excluant les éventuelles rafales de vent (2016), ou la pluie à torrents (2014), le parcours ultra roulant est propice aux RP. Profil de course : 41 m D+, 72 m D-

Arrivée Carole Gilles

 

6. Marathon accessible en transports en commun

Le système de navettes gratuites ralliant la gare de Combs-la-Ville au départ à Tigéry est très bien rodé et permettra aux coureurs non véhiculés de s’y rendre. Les coureurs véhiculés peuvent donc garer leur voiture à l’arrivée, et la retrouver (avec grande joie) aussitôt la ligne passée.

 

7. Le coût d’inscription abordable

Presque trois fois moins cher qu’à Paris, le coût d’inscription initial au marathon de Sénart est de 36 €, et 46 € à partir du 1er avril. Certes, ce n’est pas le même parcours ni les mêmes moyens, mais ne vous inquiétez pas, nous écrirons sur le débat du prix au kilomètre un de ces jours :).

Fait rarissime (unique ?) dans l’histoire du marathon, les demandeurs d’emploi bénéficient d’un tarif spécial de 14 €.

Autrement, si vous êtes une fusée (moins de 3h pour les femmes, moins de 2h30 pour les hommes) vous pourrez courir … gratuitement ! Ça vaut le coup de faire un plan d’entraînement, non ? :p

 

8. L’excellente gestion des stands de ravitaillements…

Répartis tous les 5 km, les points de ravitaillements n’ont manqué de rien : barres de céréales, sucre, bananes, oranges, raisins secs. En boisson : eau et Powerade (pour ceux qui aiment boire du fluo).

Sans nécessairement faire ici l’apologie des bananes, je tenais à mettre le terme en gras. Je pense que je ferai une vidéo dédiée 🙂

 

9. … Idem concernant les points d’épongeage

Placés sous contrôle de Nadia, grande amie et responsable en chef épongeage, les points d’épongeage sont répartis de manière régulière et fréquente entre les stands de ravito.

A partir du km 18, ces derniers sont équipés de points d’eau : une initiative salvatrice en cas de temps chaud ! Personnellement, j’étais reconnaissante d’en trouver !

 

10. Une gestion de la circulation optimisée 

Le parcours est entièrement privatisé. Vous n’aurez aucun risque d’avoir un véhicule à vos trousses, ou qui vous tousse du pot d’échappement dans le nez. Pour les inconditionnels, notons une très courte portion toute mignonne à la fin où la route est divisée pour laisser passer les véhicules.

 

11. La possibilité de retirer votre dossard le matin-même

Excellent point évitant aux coureurs de se déplacer la veille et permettant un gain de temps considérable (ou plutôt, pas de perte de temps à faire l’aller-retour la veille pour le retirer). N’espérez pas forcément trouver toutes les tailles de t-shirts, mais il faut bien un avantage aux gens qui font le déplacement la veille 🙂

 

12. Une équipe de bénévole ultra mobilisée

Ce sont 1 400 bénévoles qui œuvrent au service de la bonne gestion du 10 km et du marathon de Sénart. Un grand merci à vous, sans qui, nous ne serions pas là !

 

medaille marathon de Senart 2016 13. La médaille finisher

La médaille du marathon de Sénart est fabriquée par la Verrerie d’Art de Soisy-sur-Ecole depuis 5 ans. Cette année, la couleur rose n’a pas fait l’unanimité. Elle a notamment été comparée à un chewing-gum Malabar écrasé sur du verre ! :D.

Personnellement, je la trouve très bien cette médaille. Elle a le mérite de ne se trouver nulle part ailleurs et d’être caractéristique. N’est-ce pas ce que l’on attend d’une médaille ? Porter le symbole d’un accomplissement unique ? Je suis pour l’originalité, et rien contre le fait qu’elle soit rose, bien que je sois un homme. Ouvrons-nous l’esprit 😀

 

14. Le brin de muguet finisher

Offert à l’arrivée aux coureurs, vous n’aurez même à vous soucier de vous en procurer pour ramener à belle-maman après le marathon.

 

15. Une bouteille de jus de pomme finisher

Quel plaisir d’avoir une bouteille non alcoolisée à la fin d’une course (et pourtant, nous n’avons jamais fait le Médoc ni les vins d’Alsace) ! Je l’ai bue quasiment d’une traite : une vraie boisson de récup !

A noter qu’il s’agit d’un jus de fruit local dans la mesure où les pommes proviennent de la cueillette de Servigny à Lieusaint. Rien de tel que de faire travailler les petits producteurs locaux qui font du bon travail pour nous ! Si tu as l’oeil, tu verras cette bouteille de jus dans les mains de Gilles l’arlequin, sur la photo plus bas.

 

16. Le joli diplôme personnalisé

Téléchargeable le lendemain du marathon, pour se la péter (ou pas) auprès des copains ! Ou encore pour refaire le papier peint du salon en immortalisant son exploit.

 

17. Les SMS de Top Chrono

La société de chronométrage Top Chrono envoie  à chaque participant un sms l’avant-veille de la course indiquant son numéro de dossard qui lui sera demandé lors du retrait.

Un second sms est également envoyé quelques minutes après le passage de la ligne d’arrivée avec le chrono réel du coureur !

Je vous laisse découvrir le mien : « Bravo, CAROLE, Grand soleil sur Ton Chrono : 3:51:02 sur 10 km… » Mince, presque 4 heures pour aligner 10 km ! Nous noterons l’effort déployé par Top Chrono pour adapter son sms à la météo du jour. 🙂

 

 

Arrivée Emir avec Gilles

Les amis, j’espère que ce billet vous aura donné envie de faire un tour au marathon de Sénart ! Pour celles et ceux qui ont déjà eu cette chance, n’hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaires !

 

La vidéo


A très bientôt !

Les Lapins Runners.

carottes

 

Trail des villes royales 2016 : le bilan !

trail des villes royales

Hello les amis ! Fraîchement de retour du Trail des villes royales, il est l’heure de vous faire le debrief de cette première édition. Voici ce que nous en avons retenu en 6 points :

 

1. Un concept bien pensé

Le Trail des villes royales consiste à rallier Versailles et Rambouillet en (théoriquement) 51 km et 675 D+ en un temps maximum de 7h15, ce qui correspond à une allure moyenne de 7km/h. L’organisation propose de parcourir la distance en solo ou bien en relais par équipe de trois, ce qui la rend accessible pour tous les niveaux. Enfin, positionné fin février sur le calendrier, il est le premier Trail long de l’année en Ile-de-France.

Bien que les châteaux de Versailles et Rambouillet apparaissent sur le flyer de la course, ils ne font pas partie du parcours. Le seul château à proximité duquel nous foulons est en fait le château de la Madeleine situé à Chartreuse (au 21e km).

 

foule sas 2_trail des villes royales

Au départ, 600 coureurs

2. Un village de départ en toute intimité mais complet

Le village de départ offrait la possibilité de retirer son dossard le jour-même, ce qui est un avantage pour les coureurs qui viennent de loin pour la course (comme nous !).

5-6 toilettes en compost étaient prévus, évitant ainsi les odeurs nauséabondes et pour le petit côté écolo, bien ancré dans l’esprit Trail. Egalement prévu, du gel hydroalcoolique pour se nettoyer les mains.

Le célébrissime speaker Harry Bignon était présent pour ambiancer le village sur un fond musical des tubes des années 80. « ♫ Toi, toi mon tout mon roi ♫ ».

 

3. Un package coureur original

Une micro-polaire noire douce, manches-longues est remise à chaque participant lors du retrait des dossards. La taille que nous avions demandée lors de l’inscription a été respectée (amis organisateurs de la Saintélyon, prenez-en de la graîne) : très bon point !

[Mis à jour le 08.03.2016] Ce matin, nous avons eu la joie et la surprise de découvrir dans notre boîte au lettre une enveloppe contenant deux photos de nous deux en train de franchir la ligne d’arrivée de la course ! Merci pour cette sympathique attention !

 

4. Un parcours forestier agréable, et bien gras !

boue2_trail des villes royalesUn parcours très forestier comprenant des passages assez techniques : chemins de forêt, parfois jonchés de racines ou de pierres, portions bien grasses (gadoueuses) et de rares portions de bitume.

Avec un dénivelé positif de 850m (en pratique), cette course s’apparente davantage à une « course nature » qu’à un trail.

Au lieu des 51,9 km attendus, l’organisation nous a fait « cadeau » de 2 km supplémentaires. Cela peut sembler peu (« sur 51, nous ne sommes plus à 2 km près ») mais le temps semble très long en fin de course et il est un peu pénible de ne pas savoir où l’arrivée d’une course se situe.

Le Trail des villes royales s’inscrit idéalement dans le cadre d’une préparation à l’Eco-trail de Paris 80 km dans la mesure où :

  • il a lieu un mois avant, ce qui laisse le temps pour récupérer
  • il permet de faire une reco car l’on y retrouve certaines portions de l’Eco-trail

Rien à redire concernant le balisage : le parcours était indiqué par le biais de pancartes accrochées aux arbres et de rubalises. Nous n’avons pas eu la moindre hésitation pendant la course.

 

5. Les ravitos du parcours : aie, aie, aie !

Surprise, arrivés au 1er ravitaillement à Chartreuse (21e km), il ne reste plus une seule goutte d’eau ! Le Coca Cola fait seul office de ravitaillement liquide. En conséquence, nous sommes amenés à demander de l’eau à des promeneurs 4 km avant le 2e ravitaillement, situé au 39e km. Cette pénurie d’eau est difficile à vivre et nous gâche malheureusement une portion de la course. Nous attendons donc avec impatience le second ravito pour nous ressourcer.

« Et là, c’est le drame » ! Au second ravitaillement, il ne reste qu’un triste fond de bouteille d’eau sur la table ! Les coureurs sont contraints de recharger leurs gourdes et Camelbak en Coca Cola. C’est vraiment très décevant… Un seul bénévole est chargé de la gestion du ravito et semble complètement débordé, au point de s’irriter lorsqu’un coureur décide d’ouvrir un pack de Coca Cola pour réapprovisionner la table.

Côté solide, le ravitaillement est limité : raisins secs, quelques bananes et pain d’épice… La table semble avoir été dévalisée. Pourtant, nous ne sommes pas situés en fin de peloton (disons plutôt, « pas en toute fin » :)).

ravito bordel_trail des villes royales

Ravitaillement à Chartreuse : on dirait mon bureau !

6. Un petit couac à l’arrivée

Il ne reste plus de sandwichs finishers : ceci est malheureusement du au fait que certains coureurs ont décidé d’emmener du rab … Dommage.

Pour éviter ce type de désagrément, il est souvent fait un petit marquage sur les dossards des coureurs lors de la remise d’un ravitaillement en quantité limitée (ou tout autre récompense finisher : t-shirt, médaille, …).

Notre Bilan

 

Le prix de la course (47€ pour les organisés ou 59€ pour les retardataires que nous sommes) n’est malheureusement pas à la hauteur du service fourni. Nous n’espérions ni de médaille bling bling, ni de tapis rouge à l’arrivée, mais une fourniture d’eau constante sur les ravitaillements qui est indispensable, particulièrement quand les stands de ravitaillements sont aussi éloignés les uns des autres (0 – 21 km – 39 km – arrivée).

Le parcours Versailles-Rambouillet passant par la vallée de Chevreuse, spot connu des traileurs d’Ile-de-France, est doté d’un fort potentiel. Il est très agréable (particulièrement si l’on aime la forêt) et ne comprend que de très faibles portions de bitume. Le dénivelé étant bien réparti sur le parcours, nous avons là un trail rapide sur lequel les passages à la marche sont peu nombreux.

En bref, le Trail des Villes Royales dispose de qualités indéniables, ainsi que d’une belle marge de progression. Souhaitons-lui de tirer des leçons de cette première édition pour que la prochaine soit une réussite totale !

Notre note : 6,5/10

Allez Patrick, sans rancune :p On revient l'année prochaine !

Allez Patrick, sans rancune :p On revient l’année prochaine !

 

La vidéo


Les amis, la semaine prochaine, pas de course officielle de prévue ! Notre prochain rendez-vous sera donc le semi-marathon de Paris ! Au plaisir de vous y retrouver !

Les Lapins Runners

carottes

Les Défis 2016 des Lapins Runners

Les amis, une page se tourne et c’est ensemble que nous allons écrire la nouvelle. Maintenant que le bilan 2015 est dressé, il est temps de poser les défis 2016. Asseyez-vous, tenez-vous bien et préparez-vous : nos défis sont très ambitieux et nous en avons pleinement conscience. Car comme l’a très justement dit Oscar Wilde : « il faut toujours viser la lune, car en même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ».

Et voici donc sans plus attendre, nos défis 2016 respectifs !

Défis de la Lapine

 

Objectifs 2016 Lapine

Défi Ironman : Gros défi en perspective dans la mesure où je suis pour le moment une piètre nageuse (aucune maîtrise du crawl). Dès demain, je renouvelle mon inscription au centre aquatique du quartier.

Emir et moi participerons à l’IronCorsair le 12 juin 2016. Nous disposons donc de 6 mois pour nous préparer à cette épreuve.

Défis Ultras : Passer la ligne d’arrivée de la Transkarukéra sera sans doute THE accomplissement de l’année, tant les conditions de course sont hors-norme (météo humide, végétation hostile, barrières horaires serrées).

L’objectif UTMB repose sur notre sélection au tirage au sort (résultats courant janvier). Et si malgré le coeff 2 dont nous disposons, nous ne sommes pas sélectionnés, nous trouverons un ultra du même acabit en remplacement.

Défis Chronos : Mes objectifs chronos sont nombreux. Pour les atteindre, je veux m’entraîner de manière régulière (avec 3 séances/semaine) et varier mes séances (notamment en m’imposant une sortie longue par semaine et m’essayer au fractionné pour gagner en vitesse). Et je ne vous cache pas que cette discipline va être très difficile à tenir !

Défi Forme : Depuis l’Ut4M, notre alimentation est chaotique. Nous avons pris du poids (combien exactement, je ne veux même pas le savoir !). Il est temps de redevenir sérieux, suivre un régime sain et équilibré et limiter au maximum les crises de compulsion alimentaire.

 

Défis du Lapin

Objectifs 2016 lapin_2

 

Défi Ironman : En 2015, je suis parvenu à terminer celui de Nice avec le soutien de Carole et votre précieux soutien, en 13h14 (détail ici, tout en bas). Comme il est toujours bon de taper plus haut, visons 1h15 d’amélioration à l’IronCorsair ! Pour cela, je compte améliorer 20 minutes la natation, de 40 minutes le vélo et de 20 minutes le marathon. Pour y arriver, nous allons avoir besoin de vous les amis !!

Défis Ultras : Mettre l’UTMB à notre palmarès commun nous ferait vraiment plaisir. Nous le pensons accessible pour nous d’autant plus que nous n’aurons pas d’objectif chrono particulier, seulement d’en venir à bout.

La Transka sera le challenge inédit de l’année avec une course dans des conditions de nature luxuriante, du jamais vu pour nous, et certainement pour beaucoup de trailers ! Ici encore, pas d’objectif chrono, juste une aventure à (sur)vivre !

Défis Chronos : il va me falloir un truc pour lequel je suis pas hyper doué : l’autodiscipline. J’ai envie de me prouver que je suis bon à autre chose que juste « me laisser vivre » au feeling et que je peux aussi être méthodique pour avoir les résultats escomptés. Le but : rien de moins que faire tomber mon RP sur 10 (39’54 établi en 2013 et déclin depuis) et sur marathon (3h14 établi en 2014)  ! Il va en falloir de la régularité et de la discipline pour absorber la charge d’entraînement nécessaire réaliser ces ambitions !

plus14kilDéfi Forme : Pour celui-là il va falloir revenir de loin ! Tu te souviens peut-être de mon physique lors de l’Ironman où j’étais hyper affûté ? C’était il y a 5 mois et … 14 kilos ! Sérieux, regarde par toi-même à droite ! Objectif : revenir à mon poids de forme ultime de l’Ironman (ou pas loin) et maintenir un niveau d’affûtage propre, tout en prenant un peu de muscle grâce à un abonnement à la salle du coin.

 

Les amis, dimanche nous serons à Cernay pour notre traditionnel premier marathon de France ! Pas d’objectif chrono pour ce marathon, le but étant de faire une sortie longue et de revoir les copains.

A très bientôt et pour conclure :

 

bonneannée2016

Les Lapins Runners.

carottes petit