Mon avis sur « De mon canapé à la course à pied la plus dure du monde » de G. Chevignard

Hello les amis !

En début d’année, Grégoire Chevignard publie son roman autobiographique au titre raccoleur convenons-le : De mon canapé à la course à pied la plus dure du monde, à savoir le marathon des Sables.

Ce roman raconte le parcours hors norme de Grégoire, quadra francilien et papa de 3 enfants, de l’achat de sa première paire de running à sa participation au marathon des Sables en l’espace de seulement 18 mois. Soutenu par sa famille, il allonge les distances avec une facilité déconcertante.

J’ai dévoré ce livre en un week-end et je suis restée scotchée devant la progression éclaire de Grégoire et son goût effréné pour le dépassement de soi.

La plume de Grégoire est belle et agréable; le roman bourré d’humour. Certaines anecdotes m’ont beaucoup amusée, notamment les répliques innocentes de ses enfants.

Le roman, malgré ses 385 pages, est ultra digeste car les chapitres sont très courts (3-4 pages en moyenne). Le rythme est rapide et ne laisse pas le temps à l’ennui de s’installer.

S’il y avait un bémol, ce serait le fait que Grégoire n’est pas du genre à s’attarder à l’écrit sur les épreuves auxquelles il participe. L’auteur ne décrit pas vraiment les paysages, ni n’exprime ses ressentis pendant les courses. Ayant couru la plupart d’entre elles, j’aurais aimé avoir l’impression de les revivre. Les fans de descriptions resteront sur leur faim.

 

En conclusion

Je recommande ce livre à tous les passionnés de course à pied, aux personnes qui aimeraient se lancer dans l’ultra mais ne s’en sentent pas capables (à tort !!) et aux friands de défis. Grégoire est l’une des preuves vivantes que « quand on veut, on peut » !

Le titre pourrait laisser penser qu’il s’agit d’un guide pour courir le marathon des Sables. Voyez-y plutôt un roman dont les pratiques de l’auteur pourront vous inspirer.

Ma note : 9/10

 

Rencontre avec l’auteur


 

Les infos pratiques

En exclusivité sur Amazon : en format brochée (16,00 €) ou bien en format Kindle (6,99 €)

Roman du même auteur : Tor des Géants : Trail Ultime

 

Si vous aussi avez lu ce livre, qu’en avez-vous pensez ? Vous a-t-il donné des ailes ?

 

A très vite !

Les Lapins Runners.

carottes

 

Les Lapins des Sables – Chapitre 3 : Premiers pas dans les dunes !

Les Lapins des Sables— Épisodes précédents des Lapins des Sables —

Chapitre 0 : le préambule

Chapitre 1 : En route pour le Maroc !

Chapitre 2 : Plus que 24h !

Nous sommes venus à bout de la préparation et toutes les formalités en amont. Ce fut long, ce ne fut pas toujours intéressant, mais ce fut nécessaire. Il y a toujours une phase de vide avant le cœur du moment, celle qui est nécessaire mais qui n’est pas ce que nous sommes venus chercher. Celle qui nous permet de faire monter la tension, de renforcer l’envie de vivre ledit moment. Pour un match de foot, c’est la file d’attente, le moment de prendre place dans les gradins, les hymnes nationaux … avant d’accéder enfin au coup d’envoi.  Pour un concert, c’est une première partie par un groupe totalement inconnu au bataillon. Pour un MDS, c’est un jour de voyage et un jour de préparation administrative. Bref ! Cette étape est terminée, et nous passons maintenant au vif du sujet. Nous sommes le 06/04 et au même moment, nos amis et nos familles prennent le départ du marathon de Paris quelques centaines de kilomètres plus au nord. Let’s go !

Notre première journée de voyageurs des sables débute. Nous nous réveillons vers 6h45, en même temps que le soleil. Aussitôt, nous nous adonnons au rangement de notre « lit » et de nos packages. Alors que le soleil montre le bout de son nez, la température reste basse et nous devons nous couvrir un minimum. Nous allons chercher nos bouteilles d’eau et petit-déjeunons des denrées emballées que nous avons conservées des repas des jours précédents et ainsi ne puisons pas encore dans nos packages. vers 7h15, le soleil est déjà là et la chaleur également. Tout à coup, une équipe de berbères surentraînée débarque et démonte le bivouac en moins de temps qu’il ne le faut pour le comprendre. En 30 minutes, le paysage parsemé de tentes noires n’est plus.

Focus sur l’approvisionnement en eau

Le 05/04, nous nous sommes vus munir d’une carte à poinçonner qui nous servira tout au long de l’épreuve. Il s’agit d’un calendrier de l’épreuve indiquant la date et la quantité d’eau qui nous sera remise au cours du MDS.

Les cartes à eau

Les cartes à eau

Chaque jour, l’eau est distribuée le matin au réveil, à chaque point de contrôle (checkpoint, ou CP) et à l’arrivée de l’étape quotidienne. Les points de contrôle sont espacés les uns les autres de 9 à 13 km, en fonction de la difficulté du terrain à parcourir. Nous n’avons jamais mis plus de 4 h pour effectuer une traversée d’un point vers un autre. La quantité distribuée est d’environ 12L / jour / personne. Notre eau nous est donc distribuée le long du parcours de façon à ne pas avoir à transporter plusieurs kilogrammes de bouteilles d’eau toute la journée et nous remercions l’organisation pour ça ! Très souvent, nous avions plus d’eau que nécessaire. Il nous est très rarement arrivé de devoir économiser l’eau. A l’arrivée à chaque point de contrôle, nous remplissions les trois bidons de 700 ml portés par Emir, partiellement la poche à eau portée par Carole et utilisions le reste de l’eau pour tremper nos casquettes et buffs.

 

Let’s play in the dunes !

Alors que nous rejoignons la zone de départ, nous faisons quelques rencontres sympathiques. Nous immortalisons l’instant avec Sébastien rencontré deux jours plus tôt ainsi qu’un coureur-vache japonnais quelque peu allumé.

S’en suit le dernier discours pré-course de Patrick. Patrick nous donne quelques infos intéressantes et surprenantes : nous étions 1045 avant le contrôle du 05/04, nous ne sommes plus que 1029 à prendre le départ au matin du 06/04. Pas moins de seize participants n’ont pas passé les contrôles. Nous nous demandons : mais qu’a-t-il bien pu se passer pour eux ? Leur manquait-il du matériel ? Leur contrôle médical a-t-il pêché ? N’ont-il pas été en mesure de présenter un électrocardiogramme « normal » ? Que va-t-il advenir d’eux ? Vont-il s’asseoir sur leur inscription ? Tant de questions qui ne trouveront pas de réponse. Nous apprenons également que la plus jeune participante âgée de 16 ans, est une jeune américaine venue accompagnée de ses parents pour relever le défi. Le plus âgé a 76 ans et nous laisse admiratifs. Nous nous disons que nous aspirons à une carrière d’une telle longueur. Patrick poursuit en souhaitant les anniversaires en chanson. Cet homme est décidément plein de petites attentions et toujours très accessible et proche des concurrents. Allez, plus que 20 secondes avant le départ …

Pour vous, une vidéo d’ambiance résumée par ces mots simples pouvant paraître enfantins : « tu te rends compte ? c’est trop génial ».

En route vers les dunes

En route vers les dunes

Mettez-vous dans l’ambiance : [dewplayer:/wp-content/uploads/2014/audio/acdc.mp3]

Et voilà ! La foule s’élance sur le sol caillouteux de même nature que celui du bivouac. Jusqu’ici, nous avons des appuis, le sol est dur et nous pouvons courir, après trop de jours d’abstention.

Je suis partagée entre l’excitation du départ et mon appréhension du fait que mon dernier entrainement datant de 5 jours s’est soldé par une douleur à la cuisse. Nous parvenons à courir sur le sable mais je sens que mon corps est très fragile. J’ai peur que les moments de course se fassent rares et que nous soyons contraints de privilégier la marche.

Au bout de 20 minutes seulement, nous venons à bout de la distance qui nous sépare des dunes majestueuses et faisons connaissance avec le sable mou. Dès lors, il n’est déjà plus possible de courir sans risquer de « gaspiller » de l’énergie ! Nous n’avons plus d’appuis : chaque fois que nous posons un pied au sol, celui-ci s’enfonce de plusieurs centimètre, ralentissant la foulée suivante. Nous optons pour une séance de marche qui s’annonce éprouvante. Au passage, nous croisons un coureur déguisé, portant sur son dossard le nombre de la Bête. Edward Jackson de son vrai nom, qui s’est vu attribuer le dossard 666, a eu le bonne idée de venir courir ce MDS vêtu d’une tenue technique rouge vif, d’un trident et de sa queue de diable.

Arrivés au cœur des dunes, les paysages sont aussi magnifiques que démesurés.

Tout comme lors de la 6000D (ma première rencontre avec la montagne), je suis totalement dépaysé, émerveillé, et me sens tout petit devant la majesté de la nature.

C’est également la première fois que j’ai devant moi un tel paysage. On se croirait dans une carte postale tellement le décor est magnifique.

Une grande galerie photo s’impose.

Au bout de deux heures sous un soleil de plomb, l’enthousiasme et la superbe des paysages tend à céder sa place à l’envie de voir enfin la fin de ces dunes. Débuter un marathon des Sables par quelques 13 km de dunes représente un dépaysement incroyable et une mise en jambe à la hauteur de l’épreuve. Même si l’analogie est difficile à percevoir, c’est comme si l’on nous lançait dans l’eau profonde pour nous apprendre à nager.

J’ai la chance de m’en sortir plutôt bien dans ces conditions désertiques (serait-ce le sang arabe ?). Le sable et la chaleur ne me perturbent pas beaucoup, même après trois heures de parcours. En revanche, je sens que Carole fatigue et vit un moment difficile. J’entreprends de tourner une petite vidéo pour nos familles et nos amis, dont ceux qui courent le marathon de Paris au même instant.

Ces dunes mêlées à la chaleur me donnent bien du fil à retordre. Malgré mes efforts, je me trouve très lente. Mes pieds s’enfoncent dans le sable à chacun de mes pas. Je prends sur moi,  hors de question de me plaindre: tout le monde n’a pas cette chance de vivre une telle expérience. Malgré la beauté du parcours, je n’ai qu’une hâte: retrouver un sol praticable !

Nous sortons finalement des dunes et arrivons enfin au premier point de contrôle en … plus de 3h … pour une dizaine de kilomètres. OK, nous allons tout de suite oublier les références que nous avons sur bitume. Ici, si nous sommes à 5km/h, ce sera déjà très bien.

A ce point de contrôle (comme dans tous les autres), nous passons un point de chronométrage et de l’eau nous est remise par les bénévoles. Nous avons la possibilité de nous arrêter à la tente des Doc Trotter pour tout type de réparation corporelle (pédestre généralement). Enfin, nous pouvons aussi nous installer à l’ombre sous une tente pour y manger un morceau / se reposer / vider ses chaussures du sable emmagasiné. Avant de repartir, nos oreilles attirent la télé coréenne qui est fan de nos boucles d’oreilles en carotte. Nous sommes brièvement interviewés et racontons aux téléspectateurs coréens l’histoire des Lapins Runners. Il est ensuite temps de quitter le point de contrôle pour poursuivre l’étape. Quelque peu « stressés » par les barrières horaires (souvenirs …), nous n’avons ni osé ni ressenti le besoin de nous y éterniser.

Enfin un sol dur

Enfin un sol dur

Nous poursuivons notre voyage vers un nouveau paysage, sur un sol sableux mais bien moins épuisant que les dunes !

Arrivés là, il est environ 13h20 mais pendant l’étape, nous ne prenons pas de repas. Probablement un mixte de la chaleur et du mouvement empêche la faim de se faire ressentir. Nous grignotons donc sans faim des fruits secs positionnés en évidence dans nos poches ventrales pour en faciliter l’accès. Très souvent, ce sera des figues ou des bananes, et éventuellement des barres céréalières.

Carole rencontre de réelles difficultés à poursuivre. La question ne se pose plus, nous optons pour la marche. Une forte douleur à la jambe a complètement entamé son mental jusqu’à la pousser à aborder le sujet de l’abandon.

A ce moment-là, aborder le sujet de l’abandon m’est vraiment difficile. Pour moi, ce n’était pas possible car de nombreuses fois, j’ai imaginé ce moment. Celui où nous marchons tous les deux dans les dunes et où nous traversons un moment difficile. J’ai pris soin de prévoir les difficultés, prévoir l’imprévu, prévoir les pires des cas, et dans tous ces scénarios, j’ai estimé (prétentieusement ?) que notre mental serait suffisant pour surmonter l’épreuve. D’un autre côté, il m’arrive souvent d’avoir une réflexion sur nos limites. Je me demande où elles se trouvent. Je pense à l’ultime limite, celle où l’option « abandon » devient une évidence. Le moment où l’élastique craque. Je me demande quand viendra le jour où nous nous dirons : « ah tiens cette fois-ci, nous avons vu trop gros ». J’attends ce moment tout en ayant l’espoir qu’il ne vienne jamais. Peut-être que ce fameux Marathon des Sables va nous remettre la tête sur les épaules … Mais non ! Aborder l’abandon lors de la première étape du MDS, c’est trop tôt. Nous avons trop de bouteille pour ça. Je préfère croire que ce n’est qu’une question de fatigue, que le mental de Carole, usé par sa blessure lui fait envisager le pire mais qu’en réalité, on a bien la capacité de terminer. Je décide que nous irons au bout et tâche de convaincre ma Lapine qu’elle en est capable. « Pour aller au bout, il suffit de le décider ! ».

Il m’est très difficile à avouer à mon Lapin qu’à ce stade de l’aventure, je n’en peux déjà plus physiquement ! Mon moral est au plus bas, je ne m’attendais pas à décliner aussi vite. Je m’en veux pour cela ! Combien rêverait d’être à ma place ?! Je ne me sens pas les capacités d’aller jusqu’au bout. J’ai sous-estimé la difficulté du MDS, je suis arrivée comme une fleur. J’aimerais qu’Emir comprenne que mon corps a des limites, et que parfois le mental ne suffit pas. J’imagine que d’étape en étape, la difficulté ira crescendo et que cette première étape n’était qu’un échauffement ! Ma douleur à la jambe me fait dire que nous ne pourrons plus du tout courir du MDS. Je suis désolée pour Emir qui « devra » se brider à cause de moi. Je n’ai pas le souvenir d’avoir autant souffert sur une épreuve pédestre. Aussi, je veux m’assurer qu’en cas d’abandon, mon Lapin continuera l’aventure sans moi.

Lors de cette partie, nous traversons un petit village en ruines qui donne à l’étape un véritable aspect « aventure ». Pour être tout à fait dans le vrai, la difficulté du moment nous préoccupe davantage que l’histoire des lieux que nous traversons.

Trois heures après le premier, nous atteignons le second point de contrôle. Cette traversée était également particulièrement éprouvante pour la lapine sur le plan moral. Cela dit, en repartant, nous pouvons cette fois-ci nous dire que nous entamons le dernier tronçon de cette première journée du fameux MDS.

Cette dernière partie nous replonge dans les dunes. Nous nous rassurons en nous disant qu’il ne reste que quelques kilomètres, mais constatons que ceux-ci sont particulièrement longs. A nouveau, en course à pied, 4km, c’est … 20-25 minutes ? Dans le sable foulé par des centaines de concurrents, sous la chaleur et après 7h d’effort et un mental pas très loin des guêtres, ce sera plutôt une heure. Le paysage est tout aussi magnifique, mais encore faut-il avoir la lucidité suffisante pour l’apprécier.

La vision de l’arche finale a rarement été aussi belle. Nous venons à bout de cette première étape après 9H05’36 de voyage et une bonne dose d’efforts et rebondissements physiques et mentaux.

Je crois rêver. Cette arche, cela fait des heures que je l’attends, des kilomètres qu’elle se moque de nous, que nous croyons la voir. Mon moral remonte d’un coup ! Les heures de souffrance sont déjà loin derrière moi. Je plane, le sourire ne me lâche pas ! Nous nous payons même le luxe de trottiner sur les derniers mètres qui nous séparent de l’arche.

Après franchissement de la ligne, nous sommes animés d’un grand sentiment de soulagement et de satisfaction. A peine arrivés, nous nous voyons remettre nos 9 kg d’eau dans les mains (4,5L par personne) que nous devrons acheminer nous-mêmes jusqu’à la tente 32 … qu’il faudra d’abord retrouver avec le peu de lucidité que la première journée nous a laissé. Nous retrouvons nos co-bivouaqueurs avec soulagement et joie ! Ils sont déjà tous présents … sauf Pierre. La tente 32 s’inquiète. La barrière horaire de l’épreuve est de 10h, la nuit commence à tomber et Pierre n’est toujours pas parmi nous …

A suivre…

Les Lapins des Sables,

Dossards 196 et 197.

carottes petit

Les Lapins des Sables – Chapitre 2 : Plus que 24h !

Les Lapins des Sables

— Épisodes précédents des Lapins des Sables —

Chapitre 0 : le préambule

Chapitre 1 : En route pour le Maroc !

Plus qu’une journée à passer avant le jour du départ. Plus qu’une journée dont le programme est aussi peu chargé que passionnant. La conséquence sera de nous donner encore plus envie de prendre enfin le départ. Le moment de se confronter au désert n’est plus qu’à une journée. Après le bitume, la forêt et la montagne, voici enfin le désert. Nous le voyons prétentieusement comme un adversaire à notre hauteur et avons hâte de démarrer la confrontation tant attendue. En attendant, le grand jour, nous sommes confrontés à une dernière petite épreuve introductive : les formalités administratives.

Nous le disions en introduction, nous sommes le 05/04 et au programme : ne rien faire… ou presque. Le matin, contrôles médicaux, administratifs et caloriques. L’après-midi, briefing pré-MDS de Patrick Bauer. Lançons-nous dans le récit de cette dernière journée avant le départ de cette grande aventure.

Le 05/04/2014, dernière journée avant le départ !

Nous nous levons en même temps que le bivouac à 6h45, après une première nuit à même le sol de plus de 10 heures. Il faut reconnaître que le sol est très dur. Nous comprenons pourquoi les matelas encombrants que nous avons aperçu attachés aux sacs des concurrents, sont si nombreux.

La cantine de bon matin

La cantine de bon matin

Nous nous rendons au  petit-déjeuner très copieux avec deux de nos co-bivouaqueurs dont nous commençons à faire connaissance : Fabrice et Fréd. Au menu : pain, œufs au plat, confitures, miel, yaourt, corn flakes, chocolat, thé, halouf, Babybel, Kiri, jus d’orange.

Nous retournons ensuite à la tente et nous nous confrontons à notre première déconvenue du séjour : nous perdons 20 bonnes minutes à tenter de séparer nos sacs de couchage jumelés afin de les ranger dans nos packages finaux. Nous parvenons à nos fins en étudiant minutieusement le système, et, après une réflexion commune, en les dénouant à l’aide d’une fourchette. Nous nous promettons que cela n’arrivera pas pendant l’épreuve.

Sacs des Lapins Ready

Sacs des Lapins Ready

Après cette réussite, nous peaufinons notre package final. Pour ce faire :

  • Nous gardons et isolons scrupuleusement le matériel obligatoire en vue du contrôle, à part les 200 euros « en devise » que nous n’avons pas sur nous.
  • Nous choisissons soigneusement les vêtements que nous utiliserons et le change. Notre choix se porte évidemment sur la tenue qui nous a été offerte par notre ami Bruno lors du Paris-Mantes de janvier.
  • Nous nous demandons ce que nous allons pouvoir faire des soutiens-gorge qu’Emir a récupérés la veille …
  • Nous remplissons la fiche de contrôle, remise la veille dans le car, dans laquelle nous certifions disposer du matériel obligatoire.

A 10h30, nous partons en direction de la fil d’attente démesurée et donc immanquable au contrôle. Nous étions prévus vers 9h30 sur le planning mais avons entendu qu’il y aurait du retard… Nous nous sommes sentis obligés de tenir compte de l’information. Nous prenons notre mal en patience, en se doutant que nous en aurons bien pour une heure pour venir à bout de ces formalités.

Dans la file, une bénévole passe ! « S’il vous plaît, nous avons des soutiens-gorge là et … ? », « Ah oui donnez-les nous ! ». Ouf, débarrassés de ce colis embarrassant.

En observant la quantité de coureurs, nous nous demandons comment le contrôle peut-il être rigoureux. Si c’était effectivement le cas, les contrôleurs nécessiteraient bien plus d’une journée.

Nous confions nos bagages à un bénévole, qui, au vu de nos oreilles, s’exclame d’un ton dédaigneux: « tiens v’la des guignols maintenant ! ». Les apparences sont parfois trompeuses car ces mêmes guignols ont bien l’intention de terminer ce MDS !

A 12h00, c’est notre tour ! Nous sommes les derniers cochés à passer pour l’horaire de 9h30 … feeling style, nous y tenons. Nous apprenons lors du contrôle médical que la détérioration des pieds est la première cause d’abandon au Marathon des Sables. Raison de plus pour redoubler d’attention sur ce point.

Le contrôle de matériel s’effectue de manière très fluide. Nous remettons la fiche de contrôle et sommes questionnés : « disposez-vous du matériel obligatoire ? », « Oui », « Avez-vous 200 euros en devise ? », « Oui » … validé ! Bon allez d’accord, ce n’est pas très moral mais bon, pourquoi emmener une liasse de billets se promener inutilement dans le désert ?

Nous sommes débarrassés de nos valises. Il ne nous reste plus que notre sac de course. Tout ce que nous avons sur nous à partir de maintenant est notre package définitif, celui avec lequel nous viendrons à bout du MDS.

Nous apprenons que nos sacs font moins de 7kg ! Ce qui semble être réellement dans la moyenne basse. Il semble que nous ayons bien réussi notre optimisation, ce que nous ne soupçonnions pas vraiment compte-tenu de notre prépa-feeling.

A 13h10, nous enchaînons avec un rapide déjeuner qui n’est pas aussi goûteux que les deux précédents repas. Ceci dit, nous ne sommes vraiment pas frustrés car la qualité et la quantité des repas depuis que nous sommes arrivés sont amplement suffisantes. Si nous craignions la famine dès que nous avons quitté Paris, nous sommes en contraire gavés comme des oies en attendant l’autosuffisance.

Revenons maintenant à la tente 32, qu’il convient de présenter en détails.

La tente 32

Alors que la majorité des tentes comportent 8 habitants, la 32 en comprend 7 (ça porte bonheur).

Farice PortraitFabrice

Passionné de photographie, Fabrice est également sportif depuis l’enfance et marathonien. Fabrice court ce marathon des Sables en soutien à l’association 9 de coeur, aidant les enfants atteints de lésions cérébrales.

Fred portraitFréd

Passionné de course à pieds et d’ultras, Fréd court depuis une quinzaine d’années. Fred est un trailer qui a, à son actif, des ultras particulièrement prestigieux : le Marathon des Sables, CCC, UTMB, TDS pour n’en citer que les principaux.

Hervé portraitHervé

Directeur zoologique, Hervé est un passionné de faune sauvage et manager d’une équipe de 60 soignants animaliers. Il est également triathlète, ayant bouclé l’Ironman de Nice en moins de 11h.

Pierre portraitPierre

A première vue, Pierre n’a pas une allure athlétique mais il ne faut pas s’y fier. Il a à son actif 3 participations au Marathons des Sables, 154 marathons et 12 participations aux 100 km de Millau. Pierre a également une valise remplie de bonbons et de chocolat Milka dont il nous nourrit abondamment.

Renaud portraitRenaud

Fondateur de l’ONG Awely œuvrant pour la conservation des espèces menacées, Renaud est également un aventurier invétéré. Il a notamment vécu un an et demi en Australie en traversant le désert en autosuffisance totale, s’étant livré ses ravitaillement de parcours de bureau de poste en bureau de poste.

Nous sympathisons très vite. Nos nouveaux compagnons, particulièrement expérimentés, nous prodiguent de précieux conseils. Ici, c’est nous qui sommes les newbies ! Nous demandons à Fréd son avis quant au fameux postulat indiquant que « le Marathon des Sables est l’une des épreuves les plus difficiles du monde ». Bien que les deux épreuves soient difficiles à comparer, Fréd nous confie avoir trouvé l’UTMB plus difficile que le MDS, et la TDS étant elle-même la plus difficile des trois. Fréd : « Pour le MDS, il faut veiller à bien s’hydrater et ça ira ».

Les conseils d’Hervé et Renaud

  • Toutes les 10-15 minutes, une gorgée d’eau, il faut se forcer ! Ne pas attendre d’avoir soif.
  • En cours d’étape, faire bien attention à ne pas se mouiller les pieds pour éviter la macération ou les frottements qui généreraient des ampoules
  • Ne pas hésiter à se mouiller le buff et la casquette abondamment aux points de contrôle. Il est important de garder la tête au frais.
  • Ne pas partir trop vite et inutile d’essayer de courir dans les dunes, c’est une perte d’énergie (ndlr : pour les coureurs de notre niveau).
  • Il faut se réserver pour la 4e étape, la fameuse « longue » (81 km). Pendant cette étape, il vaut mieux courir quand il fait frais, c’est-à-dire tôt le matin puis après 18h.

Nous avions prévu de nous strapper entièrement les pieds pour éviter les ampoules, ainsi que les épaules pour les amortir les frottements avec les bretelles.

Dans l’après-midi, en attendant le discours de briefing, Fréd inspecte le contenu de son sac de Pierre, ce qui nous vaut des tranches de rigolade communes. Fréd : « Pierre est le seul qui va manger de la blanquette de veau non lyophilisé de tout ce MDS ! », « Quelqu’un veut une petite soupe 9 légumes ? ». Pierre n’a pas privilégié la nourriture lyophilisée, très calorique, et n’a pas reconditionné ses repas. Son sac est donc énorme et probablement très lourd. A titre d’exemple, voici deux rapports masse / apport calorique :

  • Blanquette de veau non lyophilisée : 250g pour 310 kcal – Lourd à transporter et peu calorique !
  • Hachis parmentier lyophilisé : 80g pour 450 kcal – léger à transporter car ne contient pas d’eau et très calorique une fois réhydraté.
Patrick et Kate, le briefing

Patrick et Kate, le briefing

Au programme de ce briefing d’une heure : une démonstration de rugbymen marocains dévoilant un haka local, une gopro suspendu à un drone qui s’amuse à nous filmer du ciel, Patrick qui nous cite une à une les nationalités présentes, souhaite les anniversaires et nous indique de respecter le règlement sous peine de pénalités. Patrick nous fait également une démonstration amusante du  communément appelé « sac à caca », permettant d’assurer ses besoins sur le bivouac,  et nous souhaite la bonne chance pour le lendemain !

Nous enchaînons avec le dîner que nous partageons avec Franck et Cédric aka graindesable ! Nous faisons la connaissance de ces deux nouveaux compagnons au cours du dernier repas copieux avant l’autosuffisance.

Dîner avec les copains

Dîner avec les copains

Au soir du 05/04, nous nous couchons tôt, peu après la tombée de la nuit . Le lendemain matin, le bivouac sera démonté et nous prendrons enfin le départ. Cela fait plusieurs jours que nous n’avons pas couru et nous nous sentons suralimentés. Nous sommes tous gonflés à bloc (dans tous les sens du terme). Demain, c’est le grand jour !

Les Lapins des Sables,

Dossards 196 et 197.

carottes petit

Les Lapins des Sables, le préambule

Les Lapins des SablesLe Marathon des Sables, l’épreuve mythique

 

7 jours dans la peau d’un targui. 244 km de traversée du Sahara marocain. 1 029 aventuriers. Autosuffisance alimentaire et matérielle. Nuits en bivouac. Écocitoyenneté et solidarité.

Après un an et demi de carrière, les Lapins Runners ont vêtu leur tenues de traileurs-touaregs pour s’attaquer à cette 29e édition. Voici venir l’histoire des Lapins des Sables : l’expédition des Lapins Runners à l’extraordinaire Marathon des Sables.

Le programme

Du 04 au 14 avril 2014, le Marathon des Sables nous propose une programme chargé ! Le voici :

04/04 : Journée voyage. Le but de cette journée est de quitter le terrier pour se rendre jusqu’au bivouac au milieu du désert.

05/04 : Journée contrôle. Le programme est peu chargé avec deux seules exigences :

  • Assister au contrôle médical ainsi qu’au contrôle des sacs pour les calories et le matériel obligatoire.
  • Ecouter le discours de lancement de la 29e édition du marathon des Sables donné par Patrick Bauer en personne.

06/04 : Première étape du Marathon des Sables : 34km. L’autosuffisance débute. Temps limite : 10h00.

07/04 : Deuxième étape : 41 km. Temps limite : 11h.

08/04 : Troisième étape : 37km. Temps limite : 10h30.

09-10/04 : Quatrième étape, l’étape longue : 81,5km. Temps limite : 34h.

11/04 : Cinquième étape, l’étape marathon : 42,195km. Temps limite 12h. Au terme de cette étape, les concurrents sont médaillés.

12/04 : Sixième étape, l’étape solidarité UNICEF : 7,7km. Au terme de cette étape, nous sommes finishers. L’autosuffisance se termine. Les concurrents montent dans les bus pour regagner la ville de Ouarzazate et rejoindre leurs hôtels.

13/04 : Journée libre à Ouarzazate et remise des t-shirts finishers.

14/04 : Retour au terrier, à la réalité.

Les Lapins des Sables –  Chapitre 0 : la préparation

Comme à l’accoutumée, nous commencerons par un bref descriptifs des quelques jours précédents la merveilleuse date du 04/14. Comme vous le savez, la partie physique et mentale de notre préparation s’est faite au feeling. Cela dit, il nous a également fallu nous équiper, et préparer notre alimentation en vue de l’autosuffisance (décrite plus en détail ci-dessous). Nous avons jugé que ceci ne devait pas être (trop) pris à la légère, aussi nous avons commencé l’avant-veille. Vous vous en doutez, c’est donc devenu un rush en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire !

Notre ami Twitter Christophe, ayant déjà participé à l’épreuve il y a 10 ans, nous a consacré pas moins de 40 minutes au téléphone pour répondre à nos dernières interrogations et lever nos quelques craintes. A titre d’exemple : température la nuit ? Bâtons ou pas bâtons pour la marche ? Lunettes de soleil ? Tapis de sol pour dormir ? Comment chauffer l’eau ? On va survivre ou pas (Valmente nous a dit Adieu, on a un peu peur) ? Contrôle des calories, comment ça se passe ? Soin des pieds en cas de bobos ? Il y a des WC ? Christophe, si tu nous lis, un grand merci à toi pour ton aide !

En complément de Christophe, nous avons effectué des séances d’inspection intensive des blogs pour recueillir les bonnes pratiques et retours d’expériences, et fait l’usage de checklists pour ne rien oublier de crucial qui s’avérerait gênant voire fatal dans le désert (au hasard, le papier toilette). Pour terminer, nous avons lancé une task force propulsée par la pression de la dernière minute, notre meilleur moteur :

  • Carole :
    • Au vieux campeur pour faire le plein d’aliments du randonneur et les barres céréalières (repas lyophilisés, totalement déshydratés afin de réduire leur masse et encombrement).
    • Chez maman Elisabeth pour récupérer le matériel obligatoire disponible.
    • Une soirée de reconditionnement alimentaire et calcul de calories.
  • Emir :
    • 5 fois chez Auchan pour les en-cas très caloriques et autres courses diverses.
    • 4 fois chez Décathlon et pour le matériel obligatoire.
    • 1 fois chez le cardiologue le 03/04 (un jour avant le départ, en effet) pour un check-up complet, un eletro-cardiogramme de repos et un tampon sur le certificat médical officiel.

En résumé de cette préparation : beaucoup de questions, pas mal de réponses, un paquet de feeling, et surtout, un maximum d’espoir !

Revenons sur l’autosuffisance

C’est l’une des particularité du Marathon des Sables lui valant parfois la qualification « d’épreuve de gestion ».  Les concurrents du Marathon des Sables doivent emporter et transporter, la totalité de leur alimentation au long des 6 étapes. La seule denrée fournie par l’organisation au cours de cette période est l’eau, conditionnée en bouteilles plastiques de 1,5L (ce détail a son importance, vous saurez pourquoi au cours des prochains chapitres). Cette eau va servir à boire, ré-hydrater la nourriture lyophilisée, faire « les lessives » et se laver. Il est également à noter que cette autosuffisance est non seulement alimentaire, mais également matérielle. En effet, tout ce que le concurrent va utiliser pour courir, marcher, dormir, survivre, faire du feu, faire ses besoins, prendre des photos, arriver au bout du MDS en un seul morceau, doit être transporté au même titre que l’alimentation.

Focus sur le package du Lapin des Sables

 

Sac Quechua des Lapins

Sac Quechua des Lapins

Tout d’abord, le choix du sac s’est imposé. Le sac officiel du Marathon des Sables disponible pour la modique somme de 189,00 €, les Lapins ont préféré opter pour un sac d’une même contenance dorsale (20 L) de chez Quechua à 39,95 €. Pour compléter notre espace de stockage, nous nous sommes procurés deux sacoches ventrales, destinées aux bidons d’eau et aux objets d’accès rapide (pastilles de sels, fruits secs du jour, crème solaire,…).

L’organisation du Marathon des Sables demande aux concurrents d’apporter un minimum de 2000 kcal par jour. Avec 6,5 jours d’autosuffisance, il nous a donc fallu au minimum 13 000 kcal / Lapin. Nous ne sommes pas là pour jouer les diététiciens, le but avoué est donc de comptabiliser le maximum de calories, pour un encombrement minimum ! Nous trouvons les parfaits candidats : amandes, noisettes, noix de cajou avec des apports caloriques de plus de 600 kcal / 100g !

Afin de transporter nos aliments, le matériel obligatoire et le matériel indispensable sur 250km, les concurrents doivent étudier et optimiser l’agencement et la masse de nos sacs. Une pratique courante est de supprimer le conditionnement (l’emballage) d’origine des aliments lyophilisées et le remplacer par des sachets plastique type ziploc.

Optimisation des aliments

Optimisation des aliments

Dans le même sens, chaque objet transporté doit être le plus léger possible afin de faciliter le transport du sac. En un mot, le but recherché est l’efficacité. Le parfait ratio entre la fonction et la masse. Pour nous approcher de ce ratio, nous avons été minimalistes. Nous avons opté pour le compte exact de calories (voire moins) et sacrifié le confort au profit de la légèreté.

A l’issue de ces quelques jours de rush pré-MDS, les impétueux Lapins sont fins prêts à quitter le terrier pour affronter la rudesse du désert !

Les Lapins des Sables.

carottes petit

 

Ca y est, nous partons pour le Marathon des Sables !

MARATHON-DES-SABLES-LOGOCes derniers jours, notre merveilleux programme d’entraînement au feeling s’est achevé par l’Ecotrail de Paris 80k. L’épreuve nous a permis de tester le physique, le mental, l’équipement en avance de phase sur une épreuve de durée. Bien heureusement, ce test à été validé avec succès. Nous comptons sur nos quelques résidus de courbatures pour disparaître d’ici demain.

Les préparatifs ce sont enchaînés également. D’une part, l’obligatoire :

  • Tests médicaux
  • Matériel obligatoire
  • Achat de l’alimentation lyophilisée, comptage des calories, optimisation du conditionnement

D’autre part, l’indispensable :

  • Conseils de coureurs et blogueurs ayant participé à l’épreuve
  • Autres petites astuces qui sauvent la vie
  • Conseils de maman Elisabeth

 

Un mot sur notre préparation spécifique

Feeling

 

Quelques mots supplémentaires …

Les mois précédant l’épreuve, nous nous sommes concoctés un petit entrainement classique à allure feeling sur bitume principalement. Aucun rapport avec l’épreuve direz-vous. Vous êtes dans le vrai.

La fréquence de ces entraînements a été légèrement ralentie pour la Lapine pour cause de douleurs récalcitrantes au niveau des membres inférieurs, et d’un cardiologue qui diagnostique des périostites.

Le Lapin s’est entraîné souvent, notamment en portant un sac à dos inutilement lourd au quotidien.

Jour J MDS

 

C’est le grand jour !

Nous partons dans quelques heures pour une épreuve qui pourrait être la plus extraordinaires de nos vies. Nous pensons être prêts. Après la montagne, la forêt, le bitume, après la terre, la boue, le verglas, la neige et la pluie … voici enfin le désert qui nous attend enfin !

Nos ressentis à H-5

Un peu de stress je crois. Je ne réalise pas vraiment. Un peu peur du froid la nuit. Un peu d’appréhension à la vue de la petite taille des sacs de nourriture d’une journée. A part ça, je ne demande qu’à en prendre plein la vue. Nous vivrons des moments difficiles, sans aucun doute. Pour ces moments, ce sera l’occasion pour ma Lapine et moi d’être d’un soutien toujours plus précieux l’un pour l’autre.

Je dois être également un peu stressée. J’ai peur qu’on oublie d’emporter quelque chose. Peur également de ne pas réussir à courir. J’ai en effet une petite douleur à la cuisse qui s’est développée peu après l’Ecotrail 80. Peur aussi d’avoir froid la nuit, peur de manquer de sommeil. En revanche, les repas à base de plats lyophilisés et fruits secs, aussi peu appétissants et frugaux soient-ils, ne m’inquiètent pas. Je m’attends à vivre une expérience humaine extraordinaire, à faire plein de jolies rencontres, à découvrir les paysages désertiques. Je m’attends également à beaucoup de souffrance, à beaucoup de soutien aussi de la part de mon Lapin. Ce marathon hors du commun ne peut être qu’inoubliable.

 

A tous ceux qui courent le Marathon de Paris (dédicace particulière à Abidjan, Ali, Atsushi, Djo, Eugénie, Laurent, Marc, Nas, Pierre, Thando), nous vous souhaitons de tout donner, et profiter pleinement de l’épreuve. Au départ de la première étape du Marathon des Sables, nous aurons une pensée pour vous.

Nous tenons à remercier tout particulièrement notre sponsor Othua qui nous offre son soutien pour cette épreuve mythique.

Les Lapins des Sables.

carottes petit