Véganes depuis 6 mois : faisons le point !

Hello les amis,

En mai dernier, nous vous avions présenté notre mode d’alimentation riche en produits « simples » et non transformés dans notre article l’alimentation minimaliste en course à pied. Cet article avait été bien accueilli par les commentaires qui ont suivi, ce qui nous a fait très plaisir d’une part, et d’autre, traduit une certaine tendance à faire évoluer un petit peu la dictature du turbo-gel dans notre sport.

Abordons aujourd’hui une autre « particularité » de notre alimentation que nous n’avons pour le moment jamais développée en détail sur notre blog : nous sommes végétaliens, et plus encore, véganes. Si vous vous demandiez ce que pouvait bien signifier l’inscription « Vegan Runner » sur nos t-shirts fétiches, ce qui va suivre vous donnera tous les détails. Retour d’expérience au cœur de la vie des Lapins Runners (#TeasingBasDeGammeFaçonTéléRéalité, mais il parait que ça marche. #OnVaSeFaireDesPotes).

 

« Véganes », qu’est-ce que c’est ?

Reprenons la définition de Wikipédia : Le véganisme est une prise de position politique ou un mode de vie consistant à ne consommer aucun produit ou service issu des animaux ou de leur exploitation.

Le végétalisme est le régime alimentaire du végane.

Le végane est donc végétalien, mais la réciproque n’est pas forcément vraie (un végétalien n’est pas nécessairement végane). Au-delà de son régime alimentaire, un végane :

  • ne vêtit pas de tissus animaux (fourrures, cuirs, soie …),
  • n’utilise pas de cosmétiques testés sur les animaux,
  • ne cautionne aucun spectacle mettant en scène des animaux conditionnés (cirques, zoos, aquariums), ou pire encore, leur mort (corrida),
  • … vous avez compris l’idée

Le végane est donc compatissant des animaux, qui comme nous sont des êtres sentients, pourvus d’une conscience de soi, et d’une envie de vivre. Le végane estime que les animaux ont droit de jouir de leur existence comme bon leur semble autant que nous avons ce droit, et ne devrait en aucun cas subir l’une des pires formes d’oppression qui soit : l’élevage intensif.

Intéressons-nous ici uniquement à notre alimentation végétalienne, en lien direct, vous en conviendrez, avec notre pratique sportive.

Depuis mars dernier, nous avons donc cessé de consommer tout aliment d’origine animale : viande, poisson, volaille, « fruits » de mer, produits laitiers et dérivés (beurre, lait), oeufs et miel… mais également tout produit contenant de l’huile de palme dont la production industrielle fait également des ravages sur le vivant.

Posons les bases avant de passer à notre retour d’expérience personnel : l’avantage est qu’il n’y a pas de choix à faire entre éthique et santé, ni entre éthique et plaisir gustatif. Notre santé et nos palais se portent très bien, et la seule chose dont nous nous sommes passés dans cette transition guidée par l’éthique, sont des plaisirs gustatifs désormais révolus :

 

Ce changement alimentaire a-t-il eu des conséquences sur notre pratique sportive ? C’est ce que vous allez savoir en lisant ce qui suit.

 

Sur les épreuves longues

sprintAux ravitos :  

Il faut le reconnaître, nous sommes aujourd’hui bien plus limités qu’avant notre transition en termes de choix d’aliments sur les ravitos. Fini la charcut’ (pour Carole), le fromage, les TUC (contenant des oeufs) et les barres dont nous n’avons pas connaissance des ingrédients. En ce qui concerne le choix des boissons, cela n’a (presque) rien changé. Nous devons uniquement éviter la boisson de la marque Meltonic contenant du miel.

Précisons que nous ne lorgnons jamais sur les aliments que nous nous interdisons et que notre degré de frustration est nul.

Lorsque je pratique le jeûne du ramadan chaque année, je ne lorgne jamais sur les repas d’autrui. D’une part parce que c’est mon choix, et d’autre parce que ma démarche est consciente et que j’en vois l’intérêt. En effet, lorsque l’on est dans une démarche sincère et en accord avec ses valeurs, on n’envie pas les produits dont on se passe.

Nous nous contentons sans mal des fruits frais et secs, de pain, de pâtes (sans beurre) et des barres végétales mis à disposition.

Enfin, nous chargeons davantage notre réserve alimentaire sur les ultras. Dernièrement (sur l’UTMB et le trail du Haut-Koenigsbourg), nous avons opté pour des confiseries à base de cacahuètes et graines de sésame achetées chez Tang Frères (magasin d’alimentation asiatique).

 

 

Nos sensations en course :

Depuis ma transition, je suis de moins en moins sujette à des maux de ventre, ce qui est fort appréciable. Ces derniers apparaissent uniquement lorque je mange trop la veille. Comme mon corps prend (beaucoup) son temps à digérer, mon organisme n’a pas le temps de tout assimiler en une nuit.

 

Je ne note pas de différence notable entre mon alimentation avant et maintenant. J’étais et je suis toujours (osons même : j’ai la chance d’être) très peu sujet aux problèmes digestifs, qu’importe ce que je consomme.

Je ne constate pas non plus de différences concernant ma longévité, « l’heure » d’apparition de ma fatigue, ou encore mes performances. En effet, ces variables sont surtout influencées par la volume de kilomètres parcourus sur la saison, et non sur mon alimentation.

 

 

Les effets sur nos performances sportivestimer

Précisons avant tout que notre décision de devenir véganes se base sur des raisons d’éthique, de compassion envers les animaux. Pour nous, peu importe les effets sur nos performances sportives, car, qu’ils aient été positifs ou négatifs, il n’était plus question pour nous de consommer des POA (produits d’origine animale). Mais ce qui va suivre devrait rassurer ceux qui tiennent particulièrement à leur performance, tout en voulant s’inscrire dans une démarche plus éthique de consommation.

Pour être très honnêtes, nous n’avons constaté aucun changement sur nos performances sportives, que ce soit en termes d’endurance à l’effort, de récupération et de vitesse. Cette absence de changement est dans un certain sens logique : notre manière « particulière » de nous entraîner n’a pas évolué, ne s’est pas intensifiée. N’oublions pas que, bien qu’une alimentation bien menée soit essentielle pour progresser, l’entraînement (ou l’absence d’entraînement) est bel et bien le facteur le plus déterminant pour faire évoluer ses performances.

Bien que nous n’ayons bouclé avec succès qu’un seul défi sur les 4 que nous nous étions fixés cette année, notre volume kilométrique et nos enchaînements d’ultras, parfois d’une semaine sur l’autre, sont restés les mêmes. Faisons un rapide bilan de ces défis :

  • La Transkarukéra : le niveau technique de cette épreuve était trop élevé pour nous (je vous invite à voir la vidéo qui en dit vraiment long sur la particularité de cette épreuve)
  • L’Ironcorsair : nous n’avons pas tenu les barrières horaires par manque de préparation pour la partie vélo
  • L’UTMB : vous connaissez l’histoire 😉
  • L’Ultramarin : finishers des 177 Km en environ 27 heures

Un bilan plus poussé reviendra sur ces points en fin d’année, mais nous sommes forcés de constater que nos points forts sont la longévité et la récup, et non la vitesse. Mais ne nous écartons pas du sujet.

 

Au quotidien

old-scaleNotre poids :

Je n’aurais pas été contre perdre quelques kilos, mais malheureusement (et contrairement à certaines idées reçues !), le végétalisme ne protège pas du surpoids, bien que statistiquement, j’imagine que le taux de personnes en surpoids est plus élevé chez les carnistes que chez les végétaliens. Bref, mon poids continue de fluctuer de plus ou moins 3 kg, comme c’était le cas avant ma transition.

Pour reprendre les termes de Carole, le végétalisme ne protège pas du surpoids. Je compléterai en disant que très souvent, la démarche éthique dans laquelle on s’inscrit en devenant végane conduit à une réflexion personnelle quant à sa manière de s’alimenter. Cela se traduit certes souvent par une perte de poids, ce qui a été mon cas dans les premières semaines / mois. Cette perte de poids était principalement dûe au fait que je soignais mon alimentation (quantité et qualité), et non à la nature des aliments qui la composait. Cela dit et pour revenir dans le sens de Carole, rien n’empêche un végétalien de se nourrir de chips, cacahuètes et autres apéritifs gras salés, ou encore de grandes portions de riz, pâtes, frites ketchup moutarde ou autres veggie-kebab et veggie-burger, biscuits et bonbons véganes.

Tout comme pour les performances, le végétalisme n’est pas une recette miracle pour maigrir. Cela dit, en étant bien mené, il vous donne la maîtrise de votre poids, et la garantie d’avoir un corps qui carbure à plein régime et évidemment sans carences. T’as tout de même pas cru que nous n’allions caser nul part le mot « carence » dans un billet véganisme :p ?

En cuisine :

restaurant-eating-tools-set-of-three-piecesDepuis que nous sommes véganes, nous avons découvert de nombreux aliments, prenons très souvent le temps de cuisiner. Nous nous sommes procurés quelques livres de recettes végétaliennes et suivons des Youtubeurs véganes pour nous donner des idées.

Notre alimentation est beaucoup plus variée qu’auparavant. Notre végétalisme nous a conduit a sortir du schéma classique de l’assiette « équilibrée » avec viande au milieu et le reste étant des « accompagnements ». En repensant ce schéma et dans nos recherches pour un végétalisme bien mené, nous nous sommes ouverts à beaucoup de variétés de légumes, légumineuses, laits végétaux, épices, céréales, graines, oléagineux et féculents que nous ne regardions même pas avant. Au-delà des aliments eux-mêmes, nous nous sommes ouverts à de nouvelles associations entre ces aliments.

Quelques exemples parmi tant d’autres, que l’on trouve dans toutes les grandes surfaces :

  • Lait végétaux que nous consommons quotidiennement en smoothie : soja, soja chocolat, riz, avoine (qui sont souvent les moins chers), mais aussi plus rarement amande, épeautre, noisette, chataigne (cher !), …
  • variétés de légumineuses : pois chiches, lentilles vertes / corail, haricots rouges/noirs, pois cassés, …
  • Céréales et féculents : pâtes, riz, quinoa, avoine, nouilles de riz (sans gluten), pain, pommes de terres et patates douces,
  • Graines : chia, lin, sésame, tournesol, courge, …
  • Oléagineux : arachides, beurre de cacahuète, divers types de noix, …

Et voici ce que l’on peut en faire :

Si vous en voulez davantage, notre instagram est notamment là pour ça 🙂

En supermarché / à l’extérieur :

shopping-cartNous avons rapidement décelé en supermarché les aliments que nous ne nous autorisions plus : crèmes glacées (contenant du lait, y compris certains sorbets), biscuits sucrées (oeufs et/ou lait), paquets de céréales (lait et/ou miel). Une fois les produits mémorisés, le temps que nous passons à faire les courses est bien plus court, dans la mesure où nous évitons désormais les rayons viande, produits laitiers (à l’exclusion des yaourt Sojasun où ils ont été rangés par défaut), biscuits sucrées/confiseries.

Finalement, ce qui reste le plus difficile avec le végétalisme, c’est de devoir s’adapter à l’extérieur : au resto / aux anniversaires / soirées. Au resto, il arrive souvent qu’aucun plat végétalien ne soit proposé. Quant à la carte des desserts, nous devons nous satisfaire des compotes de fruits (à préciser sans chantilly).

 

iconNotre budget alimentation : 

On se rend compte très rapidement que ce qui coûte le plus cher dans un caddie moyen, ce n’est pas les fruits et légumes ou légumineuses, les pâtes ou le riz, mais bien la viande et le fromage. Mis à part le lait végétal (1,20€/L) plus cher que le lait de vache (0,60€/L), cela ne revient pas plus cher d’avoir une alimentation végétale, au contraire ! … A condition tout de même de ne pas forcer sur les similis carné ou « fauxmages » ou bien de faire la totalité de ses emplettes chez Naturalia ou en magasin bio.

 

Notre starter kit

Comment clôturer cet article sans parler de ce qui nous a conduit au véganisme ?

  • Tout a commencé par des vidéos virales sur les réseaux sociaux par l’association L214 éthique & animaux. Attention, les images sont choquantes, n’ouvrez cette vidéo que si vous n’avez pas peur de voir la réalité de l’abattage industriel tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Ce n’est pas notre genre de fermer les yeux sur la réalité, même si ça fait mal. Alors nous avons creusé.
  • S’en est suivi l’achat par Carole du livre No Steak, d’Aymeric Caron qui ouvre les yeux et l’esprit sur les pratiques de notre société à l’égard des animaux.
  • Une fois lancé, c’est cette vidéo me concernant (Emir) qui a achevé le travail « le discours le plus important de votre vie par Gary Yourofsky ». Bien que ce discours soit très controversé, il comporte un fond de vérité que je n’ai pas pu négliger.
  • Pour connaître les impacts (les désastres) écologiques causés par l’élevage intensif, ce documentaire en dit très long : Cowspiracy.
  • Pour connaître les désastres que la malbouffe crée aux Etats Unis, et notamment les lobbies de la viande et du fromage qui n’ont aucun scrupule et dont le seul but est de générer du profit : Fed Up.
  • Les Youtubeurs véganes que nous suivons régulièrement : Gurren Vegan, Jihem Doe, Las Végane Parano, Lloyd Lang. Bien que leur approche a tendance à en offusquer certains, il est pour nous important de garder à l’esprit que ceux qui souffrent vraiment dans notre société sont les animaux qui sont tués au quotidien, et non nous les humains parce que quelqu’un a « osé nous dire » d’un « ton supérieur » qu’il n’était pas éthique de manger du steak. Ces militants qui agissent n’ont aucun intérêt personnel à nous convaincre, mais ils font le don de leur temps par compassion, et dans l’espoir de voir émerger des pratiques plus éthiques à l’égard des animaux.

 

Le mot de la fin

Qu’on le veuille ou non, en achetant un BigMac, des chicken wings au paprika, ou n’importe quel produit industriel issu d’animaux, on vote expressément pour la pérénité des pratiques industrielles cruelles à l’égard des animaux. Devenir végane, c’est avoir le courage de prendre position et de se dissocier de ces pratiques, que personne ne souhaite consciemment encourager.

Evidemment les amis et comme toujours, même lorsque l’on aborde des sujets bien moins profonds (du genre, faut-il passer au minimalisme en course à pied), je vous invite à ne pas nous croire sur parole et vous faire votre propre opinion. Par compassion, je vous invite vraiment à prendre le temps de vous renseigner, en ayant l’esprit ouvert. D’ici-là, nous sommes bien évidemment ouverts à toutes vos questions.

 

A très bientôt les amis et d’ici-là, KIFFEZ la vie, avec compassion !

Les Lapins Runners.

carottes

Trail des villes royales 2016 : le bilan !

trail des villes royales

Hello les amis ! Fraîchement de retour du Trail des villes royales, il est l’heure de vous faire le debrief de cette première édition. Voici ce que nous en avons retenu en 6 points :

 

1. Un concept bien pensé

Le Trail des villes royales consiste à rallier Versailles et Rambouillet en (théoriquement) 51 km et 675 D+ en un temps maximum de 7h15, ce qui correspond à une allure moyenne de 7km/h. L’organisation propose de parcourir la distance en solo ou bien en relais par équipe de trois, ce qui la rend accessible pour tous les niveaux. Enfin, positionné fin février sur le calendrier, il est le premier Trail long de l’année en Ile-de-France.

Bien que les châteaux de Versailles et Rambouillet apparaissent sur le flyer de la course, ils ne font pas partie du parcours. Le seul château à proximité duquel nous foulons est en fait le château de la Madeleine situé à Chartreuse (au 21e km).

 

foule sas 2_trail des villes royales

Au départ, 600 coureurs

2. Un village de départ en toute intimité mais complet

Le village de départ offrait la possibilité de retirer son dossard le jour-même, ce qui est un avantage pour les coureurs qui viennent de loin pour la course (comme nous !).

5-6 toilettes en compost étaient prévus, évitant ainsi les odeurs nauséabondes et pour le petit côté écolo, bien ancré dans l’esprit Trail. Egalement prévu, du gel hydroalcoolique pour se nettoyer les mains.

Le célébrissime speaker Harry Bignon était présent pour ambiancer le village sur un fond musical des tubes des années 80. « ♫ Toi, toi mon tout mon roi ♫ ».

 

3. Un package coureur original

Une micro-polaire noire douce, manches-longues est remise à chaque participant lors du retrait des dossards. La taille que nous avions demandée lors de l’inscription a été respectée (amis organisateurs de la Saintélyon, prenez-en de la graîne) : très bon point !

[Mis à jour le 08.03.2016] Ce matin, nous avons eu la joie et la surprise de découvrir dans notre boîte au lettre une enveloppe contenant deux photos de nous deux en train de franchir la ligne d’arrivée de la course ! Merci pour cette sympathique attention !

 

4. Un parcours forestier agréable, et bien gras !

boue2_trail des villes royalesUn parcours très forestier comprenant des passages assez techniques : chemins de forêt, parfois jonchés de racines ou de pierres, portions bien grasses (gadoueuses) et de rares portions de bitume.

Avec un dénivelé positif de 850m (en pratique), cette course s’apparente davantage à une « course nature » qu’à un trail.

Au lieu des 51,9 km attendus, l’organisation nous a fait « cadeau » de 2 km supplémentaires. Cela peut sembler peu (« sur 51, nous ne sommes plus à 2 km près ») mais le temps semble très long en fin de course et il est un peu pénible de ne pas savoir où l’arrivée d’une course se situe.

Le Trail des villes royales s’inscrit idéalement dans le cadre d’une préparation à l’Eco-trail de Paris 80 km dans la mesure où :

  • il a lieu un mois avant, ce qui laisse le temps pour récupérer
  • il permet de faire une reco car l’on y retrouve certaines portions de l’Eco-trail

Rien à redire concernant le balisage : le parcours était indiqué par le biais de pancartes accrochées aux arbres et de rubalises. Nous n’avons pas eu la moindre hésitation pendant la course.

 

5. Les ravitos du parcours : aie, aie, aie !

Surprise, arrivés au 1er ravitaillement à Chartreuse (21e km), il ne reste plus une seule goutte d’eau ! Le Coca Cola fait seul office de ravitaillement liquide. En conséquence, nous sommes amenés à demander de l’eau à des promeneurs 4 km avant le 2e ravitaillement, situé au 39e km. Cette pénurie d’eau est difficile à vivre et nous gâche malheureusement une portion de la course. Nous attendons donc avec impatience le second ravito pour nous ressourcer.

« Et là, c’est le drame » ! Au second ravitaillement, il ne reste qu’un triste fond de bouteille d’eau sur la table ! Les coureurs sont contraints de recharger leurs gourdes et Camelbak en Coca Cola. C’est vraiment très décevant… Un seul bénévole est chargé de la gestion du ravito et semble complètement débordé, au point de s’irriter lorsqu’un coureur décide d’ouvrir un pack de Coca Cola pour réapprovisionner la table.

Côté solide, le ravitaillement est limité : raisins secs, quelques bananes et pain d’épice… La table semble avoir été dévalisée. Pourtant, nous ne sommes pas situés en fin de peloton (disons plutôt, « pas en toute fin » :)).

ravito bordel_trail des villes royales

Ravitaillement à Chartreuse : on dirait mon bureau !

6. Un petit couac à l’arrivée

Il ne reste plus de sandwichs finishers : ceci est malheureusement du au fait que certains coureurs ont décidé d’emmener du rab … Dommage.

Pour éviter ce type de désagrément, il est souvent fait un petit marquage sur les dossards des coureurs lors de la remise d’un ravitaillement en quantité limitée (ou tout autre récompense finisher : t-shirt, médaille, …).

Notre Bilan

 

Le prix de la course (47€ pour les organisés ou 59€ pour les retardataires que nous sommes) n’est malheureusement pas à la hauteur du service fourni. Nous n’espérions ni de médaille bling bling, ni de tapis rouge à l’arrivée, mais une fourniture d’eau constante sur les ravitaillements qui est indispensable, particulièrement quand les stands de ravitaillements sont aussi éloignés les uns des autres (0 – 21 km – 39 km – arrivée).

Le parcours Versailles-Rambouillet passant par la vallée de Chevreuse, spot connu des traileurs d’Ile-de-France, est doté d’un fort potentiel. Il est très agréable (particulièrement si l’on aime la forêt) et ne comprend que de très faibles portions de bitume. Le dénivelé étant bien réparti sur le parcours, nous avons là un trail rapide sur lequel les passages à la marche sont peu nombreux.

En bref, le Trail des Villes Royales dispose de qualités indéniables, ainsi que d’une belle marge de progression. Souhaitons-lui de tirer des leçons de cette première édition pour que la prochaine soit une réussite totale !

Notre note : 6,5/10

Allez Patrick, sans rancune :p On revient l'année prochaine !

Allez Patrick, sans rancune :p On revient l’année prochaine !

 

La vidéo


Les amis, la semaine prochaine, pas de course officielle de prévue ! Notre prochain rendez-vous sera donc le semi-marathon de Paris ! Au plaisir de vous y retrouver !

Les Lapins Runners

carottes

Le Semi-marathon de Meaux, et de 4 !

Hello les amis !

Semi de MeauxQuatre fois consécutives que nous décidons de nous aligner au départ du semi-marathon de Meaux les amis. 4 fois, ce qui signifie que cela fait déjà 3 ans que notre aventure course à pied a commencé. Trois ans que j’ai effectué mon premier Semi alors que Carole et moi n’étions à l’époque que deux amis de la course à pied qui venaient de se rencontrer. Tant de choses ce sont passées depuis le début de cette aventure ! La découverte d’une magnifique communauté, la découverte de challenges sportifs variés, de paysages, de nous-même, de sa moitié dans des états qu’un quotidien « classique » ne permet pas de connaître. Bref, ce n’est pas l’objet car aujourd’hui, nous partons pour la présentation (et non le récit) de notre 4ème Semi de Meaux.

Nous l’avons vu évoluer ce Semi ! Et oui, nous sommes pratiquement « nés » en même temps que lui. En octobre 2012 avait lieu sa première édition et nous étions présents pour l’occasion.
Au fil des années, le semi a su être à l’écoute de ses participants qui se sont montrés exigeants, notamment en termes de package coureur. Avant d’entrer dans le vif du sujet, saluons l’organisation qui, en plus d’être minutieuse, est à l’écoute, peaufine et varie les récompenses d’année en année.

Comme à nos habitudes sur ce semi, nous débarquons en groupe avec famille et amis. Et oui, c’est sur le semi de Meaux que nous avons réussi un petit exploit dont nous sommes plutôt fiers : battre notre record « d’engrainage » de nos familles sur une course (Semi 2014, 10 participants !). Pour nous, c’est ça la course à pied : le partage d’émotions, de souvenirs, de sueur et de tranches d’orange au ravito.

La course à pied en famille

La course à pied en famille

Jeune, mais ambitieux

L’événement s’étend sur le week-end et propose  un 5 Km qui a lieu 1 heure avant le départ du Semi. Une idée judicieuse pour convenir à tous types de profils de coureurs aux objectifs distincts.

Un village dynamique

Bien qu’il soit relativement jeune, le semi-marathon de Meaux à tout d’un grand :

  • petit village partenaire
  • speaker expérimenté qui anime en continu
  • des intervenants renommés : François Copé, Laurence Klein, Julien Bartoli et Eric Leblacher
  • sas de départ et meneurs d’allure
  • … enfin supporters sous amphétamines qui n’hésitent pas à se casser la voix comme Patrick pour notre plus grand plaisir

Le parcours et l’ambiance

cathédraleUn parcours sympathique en deux boucles. Les temps forts ? Le passage devant la cathédrale de Meaux et traversée du petit Parc Naturel du Patis aux km 7 et 17 qui donne une touche de verdure naturelle plaisante.

Qui dit boucle dit souvent beaucoup plus d’ambiance car la concentration en supporters est naturellement plus forte. Nous irons jusqu’à dire qu’elle est digne des grands du milieu, relativement à son échelle. Les supporters très actifs et les spots musicaux sont nombreux sur le parcours. A voir dans la vidéo !

Les ravitos et l’après-course

Les ravitos en course sont animés par des bénévoles qui sont tout, sauf passifs. Ils se donnent vraiment du mal pour les encouragements et se déplacent le long du parcours, pour tendre les gobelets, bouteilles, barres, fruits et autres pompotes.

Après la course, un ravitaillement vraiment varié en boissons, fruits, biscuits et autres bonbons attend les finishers. les représentants locaux du Brie également toujours présents et en tenue de Brie géant pour nous ravitailler à coup de petites tartines (fort impact nasal) sur de la petite baguette tradition pétrie à la main (je m’emballe peut être un peu sur ce dernier point). Nous avons également des bénévoles qui se démènent pour nous préparer de petites brioches Harris tartinées à la main et sous nos yeux de confitures de fruits.

ravito final

 

Le package coureur

Cette année, pas moins de trois cadeaux dans le package : une serviette au départ (celles qui ne prennent pas beaucoup de place et qui sèchent vite), une médaille travaillée et un petit gilet technique finisher. Vraiment original. Le package comprend également un nombre incalculable de fascicules partenaires.

 

Un mot sur notre course

content meauxParce qu’on ne peut se quitter sans une bribe de récit, je termine par quelques mots sur notre vécu.

Pour ne pas reproduire le moment très difficile de la semaine passée aux 20 Km de Paris, j’ai opté pour des Mizuno Wave Rider 18 (valeur très sûre), au lieu de mes VFF Spyridon. En effet, non pas que les minimalistes me causent des problèmes, mais la foulée que j’adopte en les portant (avant pied) sollicite mes jambes de manière très intense. J’ai eu peur de ne pas être prêt et j’ai joué la prudence.

Carole n’a pas rechigné devant la difficulté. Bien que la motivation et la forme n’était pas complètement au beau fixe, elle n’a pu s’empêcher de tout donner de façon à honorer le chrono. Résultat : nous n’avons que peu échangé en course. Je l’ai sentie très concentrée.

Nous terminons la course ensemble en 1h46m08s, ce qui permet à Carole d’inscrire son deuxième meilleur chrono sur la distance. Très satisfaisant, pour un jour où ne nous attendions pas à une forme particulière.

En ce qui me concerne, j’ai malheureusement l’impression de décliner au chrono d’année en année. A tel point que je compte démarrer un cycle de vitesse dès que possible, pour inverser cette tendance. Mon plan : perdre une dizaine de kilos et fractionner intensément. Ca devrait me permettra de tâter, d’ici quelques mois, mon bon vieux 39 au 10000. Vais-je m’y tenir ? L’avenir nous le dira !

carole emir contents

 

La vidéo

 

Remerciements et félicitations

  • Eric Leblacher pour son travail passionné à l’organisation du Semi
  • Elisabeth pour son RP et Joël pour sa présence (et le véhicule accessoirement)
  • Buge pour son RP et Mouly pour son premier Semi
  • Claire et Jacques pour son superbe RP !
  • Stéphane pour son superbe RP !
  • Encore et toujours aux bénévoles aux petits soins des coureurs

Un grand merci à tous et à très bientôt pour de nouvelles aventures les amis ! Dès dimanche, un autre semi auquel nous participons pour la première fois : la voie Royale à Saint Denis.

carottes petit