Semi-marathon de la voie royale ou Comment pourrir sa course ?

logosemivoieroyaleHello les amis !

Dimanche dernier, nous avons épinglé pour la première fois notre dossard pour le semi-marathon de Saint-Denis, autrement appelé semi-marathon de la voie royale en référence à la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France. Habitués à courir le semi-marathon de Vincennes qui a lieu le même jour, nous avons opté pour celui-ci, plus urbain, moins cher et qui nous offre une traversée du stade de France ! Nous nous devions de découvrir ça.

L’objectif du jour : Réaliser un meilleur chrono que dimanche dernier au semi-marathon de Meaux (1h46min08) et, si possible, se frotter aux 1h45.

Le départ a lieu à 11h00, ce qui nous permet de faire une simili grasse-mat, d’autant plus que le changement d’heure durant la nuit nous a offert une heure de sommeil.

Nous parvenons à nous hisser dans le sas de départ jusqu’à obtenir une position correcte et rejoindre nos copains Antho et Hippolyte.

Le fait d’être bien placé nous tire vers l’avant : nous bouclons notre premier kilomètre en 4min28, ce qui est bien trop rapide.

Résultat, je suis dans le rouge très tôt et ne parviens pas à gérer ma respiration. L’allure moyenne qu’indique ma montre diminue progressivement mais nous restons tout de même devant le meneur d’allure 1h45.

Je souffre le martyre, j’ai envie de m’arrêter là, sur le bord de la route et encourager les coureurs. Après tout, c’est une alternative qui se respecte ?

Le parcours est très urbain, à l’exception du parc de la Légion d’honneur que nous traversons furtivement. Nous passons également devant le petit centre-ville de Saint-Denis et la superbe basilique que j’ai visitée il y a quelques années.

Le parcours n’est pas ce qu’il y a de plus roulant : j’ai l’impression d’enchaîner montées-descentes (notamment dans les sous-terrains et les passages de pont) et les faux plats.

Intérieurement, je m’insulte de tous les noms. Mon Moi destructeur entame alors un monologue :

  • Qu’est-ce qu’il t’a pris de bouffer 250 g de pâtes hier soir ?
  • Tu crois vraiment que tu peux espérer de bons chronos en t’entraînant une fois dans la semaine ?
  • Pourquoi t’es partie trop vite comme une débutante, tu n’as toujours pas compris depuis le temps comment gérer ta course ?
  • Pourquoi t’as petit-déjeuné ce matin ? Le dîner de la veille était amplement suffisant !
  • A faire la maline à ne pas t’entraîner, regarde ce que tu es devenue ! Tu ne prends même pas de plaisir à courir !

Ce qui est étrange, c’est que le meneur d’allure 1h45 est toujours derrière nous. Je regarde derrière moi pour savoir quand il va nous doubler. Je ne l’aperçois pas encore.

Nous passons dans des sous-terrains et là, c’est le drame. Ma montre perd complètement le signal GPS. Je vois mon allure dégringoler comme une flèche. Sur le moment, je ne comprends pas ce qu’il se passe. Je vois les coureur qui ne cessent de me doubler, je me dis que je suis vraiment tombée bien bas.

Que de grands mots ! Rassurez-vous les amis, on a encore heureusement le droit de de faire une mauvaise course sans estimer qu’on est tombés bas. Juste que la forme n’est pas au rendez-vous.

Dans les sous-terrains, nous entendons des applaudissements en provenance du stade de France. Il y a l’air d’avoir de l’ambiance là-bas ! Je m’imagine un stade rempli, des hordes de supporters ! Une fois entrés, je comprends qu’une bande son d’applaudissements factices passe en boucle et que le stade est à peine rempli.

En revanche, même s’ils sont peu nombreux, les quelques supporters de stade s’en donnent à cœur joie pour nous encourager. Un grand merci à vous !

Carole Emir stade

Nous entamons la seconde boucle du parcours. Cela s’annonce très compliqué pour moi !

Km 17, le meneur des 1h45 finit par nous doubler. Il est forcément en retard pense-je.

Nous traversons pour la deuxième fois le stade de France où nous sommes applaudis comme des rockstars. Quel plaisir !! Voilà qui me remonte bien le moral !

LE temps fort de ce Semi pour moi ! Un vrai moment d’émotion lors duquel on est vraiment portés par les encouragements, aussi factices soient-ils mais aussi par les supporters bels et biens présents ! Je vous invite à aller jeter un oeil à la vidéo pour le vivre avec nous.

Nous pénétrons dans le petit stade annexe dont la boucle clôture le semi.

Emir me lance : Courage ma femme, on est bien partis pour faire mieux qu’à Meaux !

Hein ? Comment est-ce possible ?

A la vue du panneau indiquant le chronométrage, je me rends compte qu’Emir a bien raison !

J’essaye d’accélérer pour passer sous les 1h46.

MédailleNous passons la ligne en 1h45min45, à savoir mon deuxième meilleur temps sur semi-marathon. Je ne pensais vraiment pas cela possible !

En résumé, contente de mon chrono mais de très mauvaises sensations liées en grande partie au fait que je me sois traitée de tous les noms pendant la quasi totalité de la course.

Le moment phare de la course est sans conteste le passage à deux reprises dans le stade de France que nous avons savouré !

Quant à l’organisation, elle a été impeccable ! Un grand merci aux très sympathiques bénévoles pour leurs encouragements. Et mention spéciale aux bénévoles chargés de bloquer la circulation qui se font souvent malmener par les automobilistes.

La vidéo

Bravo à nos finishers du jour : Sophie, Lolo, Nas, Buge, Marc, Hippolyte, Antho, Gui, Manolee… et Marion pour son premier 10 km !

IMG_3292

Crédit photo : Laurent the Pirate

Les amis, dimanche prochain nous serons à l’Ekiden de Paris pour courir aux couleurs d’une association qui nous est chère : l’Institut Médico-Pédagogique de Draveil. Nous vous en parlerons très prochainement.

D’ici là portez vous bien !

Les Lapins Runners.

carottes petit

 

 

Le Semi-marathon de Meaux, et de 4 !

Hello les amis !

Semi de MeauxQuatre fois consécutives que nous décidons de nous aligner au départ du semi-marathon de Meaux les amis. 4 fois, ce qui signifie que cela fait déjà 3 ans que notre aventure course à pied a commencé. Trois ans que j’ai effectué mon premier Semi alors que Carole et moi n’étions à l’époque que deux amis de la course à pied qui venaient de se rencontrer. Tant de choses ce sont passées depuis le début de cette aventure ! La découverte d’une magnifique communauté, la découverte de challenges sportifs variés, de paysages, de nous-même, de sa moitié dans des états qu’un quotidien « classique » ne permet pas de connaître. Bref, ce n’est pas l’objet car aujourd’hui, nous partons pour la présentation (et non le récit) de notre 4ème Semi de Meaux.

Nous l’avons vu évoluer ce Semi ! Et oui, nous sommes pratiquement « nés » en même temps que lui. En octobre 2012 avait lieu sa première édition et nous étions présents pour l’occasion.
Au fil des années, le semi a su être à l’écoute de ses participants qui se sont montrés exigeants, notamment en termes de package coureur. Avant d’entrer dans le vif du sujet, saluons l’organisation qui, en plus d’être minutieuse, est à l’écoute, peaufine et varie les récompenses d’année en année.

Comme à nos habitudes sur ce semi, nous débarquons en groupe avec famille et amis. Et oui, c’est sur le semi de Meaux que nous avons réussi un petit exploit dont nous sommes plutôt fiers : battre notre record « d’engrainage » de nos familles sur une course (Semi 2014, 10 participants !). Pour nous, c’est ça la course à pied : le partage d’émotions, de souvenirs, de sueur et de tranches d’orange au ravito.

La course à pied en famille

La course à pied en famille

Jeune, mais ambitieux

L’événement s’étend sur le week-end et propose  un 5 Km qui a lieu 1 heure avant le départ du Semi. Une idée judicieuse pour convenir à tous types de profils de coureurs aux objectifs distincts.

Un village dynamique

Bien qu’il soit relativement jeune, le semi-marathon de Meaux à tout d’un grand :

  • petit village partenaire
  • speaker expérimenté qui anime en continu
  • des intervenants renommés : François Copé, Laurence Klein, Julien Bartoli et Eric Leblacher
  • sas de départ et meneurs d’allure
  • … enfin supporters sous amphétamines qui n’hésitent pas à se casser la voix comme Patrick pour notre plus grand plaisir

Le parcours et l’ambiance

cathédraleUn parcours sympathique en deux boucles. Les temps forts ? Le passage devant la cathédrale de Meaux et traversée du petit Parc Naturel du Patis aux km 7 et 17 qui donne une touche de verdure naturelle plaisante.

Qui dit boucle dit souvent beaucoup plus d’ambiance car la concentration en supporters est naturellement plus forte. Nous irons jusqu’à dire qu’elle est digne des grands du milieu, relativement à son échelle. Les supporters très actifs et les spots musicaux sont nombreux sur le parcours. A voir dans la vidéo !

Les ravitos et l’après-course

Les ravitos en course sont animés par des bénévoles qui sont tout, sauf passifs. Ils se donnent vraiment du mal pour les encouragements et se déplacent le long du parcours, pour tendre les gobelets, bouteilles, barres, fruits et autres pompotes.

Après la course, un ravitaillement vraiment varié en boissons, fruits, biscuits et autres bonbons attend les finishers. les représentants locaux du Brie également toujours présents et en tenue de Brie géant pour nous ravitailler à coup de petites tartines (fort impact nasal) sur de la petite baguette tradition pétrie à la main (je m’emballe peut être un peu sur ce dernier point). Nous avons également des bénévoles qui se démènent pour nous préparer de petites brioches Harris tartinées à la main et sous nos yeux de confitures de fruits.

ravito final

 

Le package coureur

Cette année, pas moins de trois cadeaux dans le package : une serviette au départ (celles qui ne prennent pas beaucoup de place et qui sèchent vite), une médaille travaillée et un petit gilet technique finisher. Vraiment original. Le package comprend également un nombre incalculable de fascicules partenaires.

 

Un mot sur notre course

content meauxParce qu’on ne peut se quitter sans une bribe de récit, je termine par quelques mots sur notre vécu.

Pour ne pas reproduire le moment très difficile de la semaine passée aux 20 Km de Paris, j’ai opté pour des Mizuno Wave Rider 18 (valeur très sûre), au lieu de mes VFF Spyridon. En effet, non pas que les minimalistes me causent des problèmes, mais la foulée que j’adopte en les portant (avant pied) sollicite mes jambes de manière très intense. J’ai eu peur de ne pas être prêt et j’ai joué la prudence.

Carole n’a pas rechigné devant la difficulté. Bien que la motivation et la forme n’était pas complètement au beau fixe, elle n’a pu s’empêcher de tout donner de façon à honorer le chrono. Résultat : nous n’avons que peu échangé en course. Je l’ai sentie très concentrée.

Nous terminons la course ensemble en 1h46m08s, ce qui permet à Carole d’inscrire son deuxième meilleur chrono sur la distance. Très satisfaisant, pour un jour où ne nous attendions pas à une forme particulière.

En ce qui me concerne, j’ai malheureusement l’impression de décliner au chrono d’année en année. A tel point que je compte démarrer un cycle de vitesse dès que possible, pour inverser cette tendance. Mon plan : perdre une dizaine de kilos et fractionner intensément. Ca devrait me permettra de tâter, d’ici quelques mois, mon bon vieux 39 au 10000. Vais-je m’y tenir ? L’avenir nous le dira !

carole emir contents

 

La vidéo

 

Remerciements et félicitations

  • Eric Leblacher pour son travail passionné à l’organisation du Semi
  • Elisabeth pour son RP et Joël pour sa présence (et le véhicule accessoirement)
  • Buge pour son RP et Mouly pour son premier Semi
  • Claire et Jacques pour son superbe RP !
  • Stéphane pour son superbe RP !
  • Encore et toujours aux bénévoles aux petits soins des coureurs

Un grand merci à tous et à très bientôt pour de nouvelles aventures les amis ! Dès dimanche, un autre semi auquel nous participons pour la première fois : la voie Royale à Saint Denis.

carottes petit

37e édition du semi-marathon de Saint-Witz : le semi-prépa des Lapins Runners !

ban_accueil_2015

Un an plus tard, nous voici de retour sur le semi de Saint-Witz. Assis confortablement dans la voiture du coach Buge en pleine préparation pour l’Ecotrail de Paris 50 km, nous sommes cette année assurés d’arriver à l’heure pour le départ !  

Comme toujours avec le coach Buge, nous sommes gâtés : nous avons la joie de déguster son traditionnel gâteau sportif maison d’excellente qualité. Testé et approuvé par les Lapins, sensations garanties. Bannière publicitaire : n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez faire la connaissance du coach :).

Arrivés sur place, il est l’heure d’effectuer les gestes traditionnels : retrait des dossards et récupération du t-shirt de course. Le semi-marathon étant le dernier événement course à pied de la journée, il ne reste plus que des tailles L et XL. Ce n’est pas bien grave vous dira-t-on. Car il faut se l’avouer, on ne vient pas à Saint-Witz pour la magnificence du t-shirt (coloris au choix : orange fluo, vert fluo, rose fluo).

Le coach et les Lapins

Le coach et les Lapins au départ

Nous assistons donc pour la première fois au départ du semi-marathon de Saint-Witz, animé cette année par les commentaires enflammés du très sympathique et incontournable Harry Bignon.

Nous remarquons l’absence de bandes chronométriques au sol, promesse que nous n’obtiendrons pas notre chrono réel.

L’objectif du jour : une sortie longue dynamique en préparation pour l’Ecotrail de Paris qui a lieu dans une semaine.

Le semi-marathon de Saint-Witz connu pour son parcours absolument pas roulant ne cesse d’alterner faux plats, montées et descentes raides. Nous partons donc pour un exercice sur presque deux heures réalisé en Vibram Fivefingers (test à venir) qui fera connaître à nos mollets une sentence salvatrice.

2015-03-14 15.28.35-2

La Lapine et l’ami Cyrilus

Au 4-5e kilomètre, le groupe de danse funky-disco de Saint-Witz nous accueille par des ovations très chaleureuses. Une animation fort sympathique !

Par rapport à l’année dernière, l’ambiance de la course change du tout au tout ! Alors qu’en 2014, du fait de notre retard de 40 minutes, nous figurions en toute fin du classement avec ainsi presque aucune compagnie sur le parcours, nous voici cette année « dans les rangs » avec des coureurs stabilo un peu partout, des supporters encore très présents et le sentiment de bien faire partie de la course. Nous aurions presque l’impression de découvrir un autre semi-marathon !

Question sensations, tout va pour le mieux. Je me surprends même à être très à l’aise malgré la bonne vitesse moyenne et à discuter « confortablement » avec mon Lapin.

Question sensations, je rencontre un fort problème de frottements à cause de mon corsaire Salomon décousu. Lorsque j’ai demandé : quelle différence entre le corsaire Kalenji à 30€ et le Salomon à 99€ ? La longévité m’a-t-on dit. Hum.

Notre allure est très régulière : 1er 10 km passé en 50min05, le 2e en 51min40.

Sur le parcours, des bénévoles m’informent que je suis la 8e féminine, voilà qui fait très plaisir à entendre !

2015-03-14 17.03.43Nous terminons en 1h47min19 par un joli sprint, nous efforçant de ne pas être dépassés par la 9e féminine qui semble nous talonner !

Comme l’année dernière, ces dames ont droit à un petit pot de fleurs jaunes en plus d’une jolie médaille pour tous les finishers.

La Lapine se hissera à la 3e place du classement dans sa catégorie SEF mais n’accèdera pas au podium, seuls les 1ers de chaque catégorie et les 3 premiers au scratch ayant cet honneur.

Samedi prochain, nous serons présents sur l’Ecotrail de Paris ! Emir couvrira le 30 km en famille, Carole le 80 km.

Mon état d’esprit à J-4 : c’est la première fois que je cours un ultra sans mon lapin. Je suis très curieuse de savoir comment je vais gérer cette course seule et impatiente de gravir le 1er étage de la Tour Effel !! Je maintiens enfin l’objectif de parcourir le tout en Vibram Five Fingers, le tout, soyons fous, en moins de 10h30 !

Mon état d’esprit à J-4 : j’ai prévu une sortie longue inédite.

  • Courir le 30 Km en famille et amis,
  • Repartir dans l’autre sens retrouver le coach Buge sur le 50 et lui tenir compagnie quelques kilomètres,
  • Repartir dans l’autre sens et retrouver ma Lapine sur le 80 et lui tenir compagnie jusqu’au bout,
  • Le tout, en Vibram Fivefingers…

Je pense que ça promet !

Un grand merci de continuer à nous suivre les amis et à très vite pour de prochaines aventures !

Les Lapins Runners.

carottes petit

Semi–marathon de Paris 2015 en FiveFingers : pari réussi !

semi de parisSi vous avez suivi nos péripéties sur les réseaux sociaux, vous n’étiez pas sans savoir que nous étions en recherche intensive d’un dossard pour le semi-marathon de Paris depuis quelques semaines, le premier nous ayant été cédé par une amie blessée. Le second dossard obtenu in extremis grâce à une amie bienveillante et un désistement de dernière minute, nous voici heureux et parés pour courir pour la 3e fois consécutive le grand, le merveilleux semi-marathon de Paris. Profitons-en ! Il se pourrait qu’ASO en fasse bientôt une course de Luxe !

Et c’est une première, nous voici tous les deux chaussés de nos Vibram Five Fingers pour affronter cette épreuve : Emir accompagné de ses Bikila LS (pour sa 3e utilisation seulement ) et Carole de ses Bikila Evo. Optimistes, nous avons opté pour le sas 1h40, de manière également à nous éviter les slaloms entre coureurs trop ambitieux, et par conséquent, plus lents.

Je dois avouer que je suis presque persuadée de valoir bien moins sur semi à l’heure actuelle (1h45 si miracle il y a !).

Boosté par notre ami, le célèbre Adrien Marlaut qui anime l’événement avec un punch sans égal, nous sommes partis pour 21,1 km de plaisir (bon pour le « plaisir », nous verrons bien !)

Le rythme des coureurs environnants me convient idéalement et me pousse vers l’avant. Mes Bikila Evo rendent ma foulée très dynamique. Pour la première fois, je vais courir un semi en Fivefingers et n’ai pas la moindre angoisse.

2015-03-08 10.51.57Le 10e km est passé en 47min53, ce qui présage du bon (ce qui envoie du bois comme dirait l’ami Apos) !

Ce semi, c’est ma troisième sortie en Five fingers. La notice mentionnait une période d’adaptation progressive … Le semi était l’occasion rêvée de brûler allègrement toutes les étapes. De plus, j’ai toujours mes courbatures violentes aux mollets en raison de mes deux premières sorties en foulées médio-pied, que ces minimalistes m’ont fait adopter. J’aime vraiment la sensation de dynamisme que me procurent ces chaussures. Certes je n’ai pas d’amorti, mais j’apprécie chaque foulée !

Km 13, je commence sérieusement à fatiguer. Plus de la moitié du parcours est passée. Le plaisir n’est plus là, j’ai envie de terminer le plus vite possible pour laisser reposer mes jambes !

Je questionne régulièrement Emir à chaque fin de km pour savoir à combien a été estimé le km passé et m’agace lorsque nous ralentissons (sans bien sûr, à tort, prendre en compte les dénivelés qui jouent sur la balance).

Km 15, je constate que nous sommes plus rapides qu’aux foulées Charentonnaises, deux semaines plus tôt, ce qui me donne beaucoup d’assurance pour la suite !

Je refuse tous les ravitaillements qu’Emir me propose pour éviter la moindre « perte de temps ». Je suis en effet trop anxieuse à l’idée d’avaler de travers et d’attraper un point de côté qui puisse m’être « fatal ».

Je prends du plaisir mais mes courbatures aux mollets dénaturent légèrement ma nouvelle foulée médio-pied. Je me sens obligé de « forcer » le talon, pour avoir une foulée connue de mes mollets qui n’activent pas mes courbatures. Dès mes courbatures disparues, je retrouverai avec joie un mouvement dynamique !

Les côtes sont très pénibles, la chaleur n’aidant pas. Il n’a jamais fait aussi chaud de l’année !

Km 18, nous rencontrons pour notre plus grande surprise Sylvain, coureur Metzois qui nous suit depuis un long moment. Sylvain, nous te saluons ! C’est la première fois que nous nous rencontrons hors du monde virtuel (autrement dit, sans passer par un écran).

L’arche apparaît au loin. La Lapine manque cruellement d’énergie pour foncer et tenter un joli sprint.

Nous pouvons toutefois crier victoire car le RP est bien là, et pas qu’un peu !

Bilan

  • Au final, les sensations n’ont pas été au rendez-vous, à l’inverse de la performance ! RP enregistré pour la Lapine avec 1h43min40 au chrono ! Le précédent RP, réalisé sur le semi de Paris 2014 était de 1h50m23 soit un hold up de 6 minutes et 43 secondes.
  • Côté ambiance : énormément d’encouragements personnalisés comme c’est toujours le cas sur les grands rendez-vous parisiens. Mais n’y en avait-il pas plus l’année dernière ?
  • Un effort serait à faire sur le ravitaillement final. Nous avons bien compris que nous n’avions droit qu’à une seule petite bouteille d’eau, et surtout pas deux !

 

924128_1620896658130170_508847403_n

Un grand bravo à tous les participants, en particulier à Jannah, Nadia J, Nadia A, Céline, Audrey, Smouki, Virginie, Anne-Sophie, Olivia, Nas, Laurent The Pirate, Olivier, Ali, Sylvain, Antho, Kevin, Jessy, Marvin, Baptiste …

A nos photographes préférés : Giao, Amadou, et Gui !

Bravo également à Maman Lapine et Sabine qui n’ont pas chaumé et couraient La Meldoise ce matin-là à l’occasion de la journée mondiale de la femme !

Un grand merci également à nos généreux donateurs de dossard et également à toutes les personnes qui se sont impliquées pour cette cause. Au total, ça donne : Peggy, Mélanie, Frissou, Aurélie, Aurélien, Nicolas G, Fred, Olivier.

Merci à tous de nous suivre, nous aborder sur les courses, nous encourager comme vous le faites si bien ! Cela nous fait chaud au cœur !

Samedi prochain, nous serons présents sur le semi-marathon de Saint-Witz avec le coach Buge ! Au plaisir de vous y voir !

Allez, on se quitte avec une petite vidéo d’ambiance 🙂


Les Lapins Runners.

carottes petit

 

Les Lapins retardataires au semi-marathon de Saint-Witz !

Un petit semi inédit dans le cadre de notre « prépa MDS » ? Avec plaisir ! Ce sera le semi de Saint Witz du 15/03 après-midi. Notre ami Thando sera aussi de la partie et, de sa grande gentillesse naturelle, il nous propose de nous y conduire. Que demander de plus ?

ban_accueil_2014

 

La course-cous, vous connaissez ?

 

CouscousIl s’agit d’un concept inventé par les Lapins Runners consistant à se nourrir abondamment de délicieux couscous juste avant de participer à une course à pied. Les effets sur les performances sont généralement négatifs.

Après une semaine très chargée sur le plan professionnel, c’est très volontiers que les Lapins ont accepté la généreuse invitation de Mina, amie de Carole. Une soirée couscous entre amis vendredi soir, rien de tel la veille d’un Semi-marathon ! C’est le ventre rempli à ras bord de semoule, thé, et pâtisseries orientales que nous regagnons notre domicile de Noisiel à 00h30.

 

Un chauffeur amateur de suspense

 

Jour-J : debout 12h00. Nous estimons que c’est mérité. Notre ami Thando arrive dans 2h pour nous récupérer et nous conduire sur les lieux de notre course commune. Estimons que nous avons le temps, nous nous préparons à vitesse tortue.

Conséquence de la course-cous, nos estomacs ne sont pas parvenus à assimiler les mets raffinés de la veille. Nous allons devoir courir alourdis par nos joyeux excès.

14h00 : nous sommes prêts (ou presque). Thando nous passe un coup de fil indiquant qu’il aura du retard. Rien de méchant, le départ est donné à 15h15.

Ah quand même

Ce serait pas mal qu’il arrive bientôt, non ?

Les lapins jouent à regarder passer les voitures : « celle-là, c’est Thando !! », « ah non … », « Ah voilà, ça c’est Thando !! », « hmm, non ». Nous évoquons l’éventualité de substituer le semi de Saint Witz à celui du parc de Noisiel (notre terrier de prédilection), regrettant quelque peu notre investissement des 13€ / Lapin.

Tout à coup, à 15h06, une voiture s’arrête à notre niveau : le voici ! Nous grimpons et nous mettons en route pour notre épreuve du jour. Notre chauffeur : un Thando toujours aussi déterminé à faire ce semi !

Au cours du voyage, après un petit clin d’œil à nos confrères prenant le départ à 15h15, nous oublions, au fil des discussions, que nous sommes complètement en retard.

 

La course des Lapins retardataires !

 

C’est à 15h55 que nous prenons le départ, soit 40 minutes après le départ officiel. Le semi de Saint-Witz propose un parcours champêtre vallonné, rappelant Cernay, en deux boucles de 10,5km. A environ 30 km de la capitale, nous nous retrouvons dans un étonnant paysage campagnard, sous un ciel bleu, qui nous fait totalement oublier les multiples mises en garde du niveau critique de pollution de l’air parisien.

Bien que nous soyons (très) en retard, nous ne sommes pas seuls : nous sommes rattrapés par les coureurs terminant leur premier tour. Nous formons un peloton de trois personnes avec Thando qui effectue une sortie longue dans le cadre de sa préparation au marathon de Paris.

Les supporters sont en nombre limité, donnant une ambiance familiale à ce semi-marathon. Notre statut de Lapins coureurs retardataires est la cause de quelques incompréhensions de la part des bénévoles supporters : « ah voici la première femme ! Bravo ! ». Nous prenons, ça fait tout de même bien plaisir d’être la star du moment.

Il n’y a pas à dire, c’est très amusant de se faire passer pour la première femme d’une course! Il semblerait en plus que je sois crédible! 😀

C’est en fin de première boucle que nous vivons l’un de nos moments favoris : les acclamations des lapins à l’arrivée. Aujourd’hui, le moment est particulièrement insolite de par son ironie. En réalité, bien que le chrono officiel affiche 1h40, nous n’en sommes qu’à notre première boucle. Alors que nous contournons tranquillement l’arche d’arrivée pour entamer notre second tour, le commentateur sportif nous complimente : « hein, mais ils ne s’arrêtent plus ! ».

Nous effectuons notre deuxième boucle seuls, avec une tâche supplémentaire : retrouver notre chemin ! Nous empruntons involontairement un petit raccourci de 100 mètres que nous nous promettons de rattraper à l’arrivée. Un semi, c’est 21,1 km, pas plus, et surtout pas moins !

Bravo Christophe

Bravo Christophe

Notre retard nous permet également de faire la rencontre de Christophe, un moment que nous attendions depuis quelques mois. Christophe est un coureur corpulent et particulièrement courageux qui enchaîne les courses à un rythme effréné ! A titre d’exemple, voici son programme du week-end (15 et 16 mars = 52,2km) : Semi de Saint-Witz samedi et Foulées de Clichy puis Semi d’Antony dimanche. A cette occasion, Christophe nous annonce sa participation aux championnats de France de 24h. Christophe, bon courage à toi !

En fin de deuxième boucle, évidemment, l’ambiance est différente. Les rares supporters que nous croisons pensent que nous en sommes à 2h30 de course et que nous souffrons. « Allez, bientôt la délivrance ! ». Nous remercions et poursuivons en souriant !

Après un passage devant les mignons petits lacs annonçant la fin du parcours, nous sommes récompensés d’une jolie médaille, de pommes, d’un pot de fleurs jaunes et de canettes de Redbull.

Pendant ce temps, ma femme fait des petits ronds dans l’aire d’arrivée afin de combler les fameux 100 mètres manquants sur sa montre.

De retour au stade, nous assistons à la remise des récompenses. Le vainqueur est David, connaissance de Thando (évidemment Kenyan) qui est venu à bout de l’épreuve en 1h09. Nous négocions tardivement nos t-shirts auprès des organisateurs, et, quelques photos plus tard, nous prenons la direction retour.

Belle expérience ce semi de Saint-Witz en retard ! Après avoir failli nous échapper, nous sommes ravis de pouvoir compter à notre palmarès ce semi à échelle réduite, ambiance très sympathique et cadre champêtre et forestier. Un grand merci à notre ami Thando pour sa contribution à en faire un moment particulièrement inédit. Un grand merci aux organisateurs et bénévoles pour leur patience et leur bonne humeur. Et enfin, un grand merci à vous chers amis, qui nous suivez et nous encouragez toujours plus.

Demain, nous nous confrontons pour la troisième fois à un ultra, l’Ecotrail 80k. Après le 6000D en juillet 2013 et la Saintélyon tout deux partiellement (in)achevés. « Jamais deux sans trois ? » parait-il. Hahah, nous répondons : « impossible n’est pas lapin ». Nous le parcourrons ensemble de bout en bout, avec une petite nouveauté : la Go Pro frontale (merci Nas).

Notre objectif : vivre le moment à fond et devenir finishers !

Nous sommes prêts !

Les Lapins Runners.

carottes petit