Flipbelt vs Formbelt : le match des ceintures de course

Hello les amis,

Il y a 2-3 mois, je suis contactée par la société Variosports pour tester une ceinture…mais pas n’importe laquelle : « la ceinture de course n°1 en Allemagne » ! Pour en savoir plus, je me rends sur le site internet de la ceinture et réalise que je suis face à ce qui semble être la copie conforme de la Flipbelt, j’ai nommé la Formbelt !

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas la Flipbelt, il s’agit d’une ceinture tubulaire munie de poches que vous enfilez par les pieds. Ce type de ceinture vous permet de ranger de petits objets (clés, barres, mouchoirs) pendant vos séances de course à pied sans être gêné.

N’ayant pas de ceinture de course, je décide d’accepter le deal et opte pour le modèle Original en multicolore.
Quelques temps plus tard, c’est l’agence Epic qui me contacte pour me propose de tester… je vous le donne en mille…la Flipbelt ! Ni une, ni deux, j’accepte, entousiaste à l’idée de comparer les deux produits.

Que le match commence !

L’originalité du concept

Accordons-nous sur le fait que Formbelt s’est largement inspirée de sa consoeur Flipbelt : une bande élastique munie de poches avec le même emplacement pour le logo, un cordon relié à un mousqueton en plastique pour les clés et un logo similaire.

En effet, les Flipbelt étaient déjà vendues en 2012 tandis que les Formbelt ont fait leur apparition en 2015.

Le point revient donc à Flipbelt.

 

L’étendue de la gamme

Les tailles : Flipbelt propose 7 tailles (de XXS pour les enfants à XXL) contre 6 pour Formbelt (de XS à XXL).
Les coloris : 8 colorés proposés pour Formbelt contre 9 pour Flipbelt.


Les modèles : Les deux marques proposent une version classique munie de poches ouvertes et une version avec fermeture éclair. Flipbelt propose également le modèle Reflective réfléchissant.

Les gammes étant très similaires, 1 point partout !

 

 

Quelles différence ?

J’ai observé seulement une différence notable : la position des poches de rangements. En effet, les ouvertures de poches chez Flipbelt sont situées à l’extérieur, à l’inverse de Formbelt qui les a positionnées à l’intérieur. De cette manière-là, les ouvertures sont plaquées contre corps et empêchent notamment aux clés de sortir de la ceinture. Ceci m’est souvent arrivé avec la Flipbelt d’Emir, du fait que la taille était inadaptée (trop grande pour moi). Ce qui m’amène au conseil suivant :

 

Faîtes attention à la taille de ceinture  que vous choisissez  pour éviter que vos clés fassent de la haute voltige et s’échappent de votre ceinture ! 

 

 

 

Là où ça pêche

Je trouve les ceintures peu appropriées pour y ranger des mobiles de grande taille (pour ma part, un BlackBerry Priv ayant pour taille d’écran 5,4 »). En effet, bien que mon mobile rentre dans les ceintures, le port de la ceinture devient désagréable. En effet, la ceinture épouse la forme du mobile, rigide, et de ce fait, n’est plus « collé » au corps.

 

Le site Internet

Le point revient clairement à Flipbelt dans la mesure où le site internet de Formbelt est uniquement en allemand, ce qui vous en conviendrez, peut en dissuader plus d’uns ! Qui plus est, il faut aller chercher dans la FAQ pour trouver le guide des tailles. Pas très commode tout ça !

 

Le prix

Comptez 17,99 € pour la Formbelt Original, 30,00 € pour la Flipbelt Classic. Vous pourrez vous les procurer en cliquant ici pour Formbelt, ici pour Flipbelt.

Le point revient incontestablement à Formbelt.

 

Résultat : Le jeu a été serré, il y a eu des moments d’incertitude, d’espoir… mais c’est Flipbelt qui a réussi à se démarquer et qui remporte le match !

A présent, mes impressions

J’ai testé les ceintures par temps frais en sorties courtes, fractionné, jusqu’au marathon (en l’occurence, avec la Formbelt au marathon de Colmar le 17/09). J’y range mes clés, un paquet de mouchoirs et des barres (je me limite à deux).

Je n’ai pas testé ces ceintures l’été dernier, privilégiant ma ceinture d’hydratation Fitletic qui dispose de deux emplacements rigides dédiés aux gourdes. Bien que Flipbelt propose des gourdes en format « allongé » à ranger dans la ceinture, je ne suis pas spécialement emballée par l’idée. Pour un tel usage en effet, une ceinture d’hydratation avec des rangements dédiés me semble bien plus appropriée, notamment pour une meilleure prise en main et un meilleur maintien de la ceinture.

Les ceintures de type Flipbelt/Formbelt sont en somme idéales pour des sessions de running <20 km par temps frais pour ranger clés, barre, et 33-10. Si vous ne craignez pas de souffrir de déshydratation et si les ravitaillement en eau tous les 5 km vous suffisent, vous pourrez même vous essayer à les porter sur marathon !

 

N’hésitez pas à me faire des retours en commentaire, je me ferai une joie de vous répondre 🙂

Carole,

des Lapins Runners.

carottes

Mon avis sur « De mon canapé à la course à pied la plus dure du monde » de G. Chevignard

Hello les amis !

En début d’année, Grégoire Chevignard publie son roman autobiographique au titre raccoleur convenons-le : De mon canapé à la course à pied la plus dure du monde, à savoir le marathon des Sables.

Ce roman raconte le parcours hors norme de Grégoire, quadra francilien et papa de 3 enfants, de l’achat de sa première paire de running à sa participation au marathon des Sables en l’espace de seulement 18 mois. Soutenu par sa famille, il allonge les distances avec une facilité déconcertante.

J’ai dévoré ce livre en un week-end et je suis restée scotchée devant la progression éclaire de Grégoire et son goût effréné pour le dépassement de soi.

La plume de Grégoire est belle et agréable; le roman bourré d’humour. Certaines anecdotes m’ont beaucoup amusée, notamment les répliques innocentes de ses enfants.

Le roman, malgré ses 385 pages, est ultra digeste car les chapitres sont très courts (3-4 pages en moyenne). Le rythme est rapide et ne laisse pas le temps à l’ennui de s’installer.

S’il y avait un bémol, ce serait le fait que Grégoire n’est pas du genre à s’attarder à l’écrit sur les épreuves auxquelles il participe. L’auteur ne décrit pas vraiment les paysages, ni n’exprime ses ressentis pendant les courses. Ayant couru la plupart d’entre elles, j’aurais aimé avoir l’impression de les revivre. Les fans de descriptions resteront sur leur faim.

 

En conclusion

Je recommande ce livre à tous les passionnés de course à pied, aux personnes qui aimeraient se lancer dans l’ultra mais ne s’en sentent pas capables (à tort !!) et aux friands de défis. Grégoire est l’une des preuves vivantes que « quand on veut, on peut » !

Le titre pourrait laisser penser qu’il s’agit d’un guide pour courir le marathon des Sables. Voyez-y plutôt un roman dont les pratiques de l’auteur pourront vous inspirer.

Ma note : 9/10

 

Rencontre avec l’auteur


 

Les infos pratiques

En exclusivité sur Amazon : en format brochée (16,00 €) ou bien en format Kindle (6,99 €)

Roman du même auteur : Tor des Géants : Trail Ultime

 

Si vous aussi avez lu ce livre, qu’en avez-vous pensez ? Vous a-t-il donné des ailes ?

 

A très vite !

Les Lapins Runners.

carottes

 

BRUBECK : le 1er t-shirt au café pour courir en hiver !

Brubeck… Brubeck…

Si ce nom te dit quelque chose, c’est pour l’une des raisons suivantes :

  1. Tu vis en Pologne
  2. Tu es à la pointe des tendances en matière de vêtements thermiques, et tu es un amateur de café averti
  3. Tu es un mélomane, grand amateur de jazz et connais la discographie du grand Brubeck, de son prénom Dave, sur le bout de tes doigts…

Tu l’auras compris, nous n’allons pas parler de jazz ici mais bien de la marque Brubeck, leader en vêtements thermiques en Pologne qui commence à se faire un petit nom sur le marché français.

En cette ère glacière que nous traversons actuellement, nous avons donné de nos personnes, et testé le sweat-shirt manches longues de la gamme Thermo, dans des conditions relevant de l’extrême.

 

Description

Le vêtement porte l’appellation de sweat-shirt qui semble avoir été détournée car il s’agit en fait d’un haut moulant et non d’un vêtement large et épais pourvu de capuche et de poches. Ne vous attendez donc pas à un « hoodie« , on parle ici plutôt d’un t-shirt épais moulant à manches longues qui monte jusqu’au cou.

Selon les préconisations qui nous ont été fournies par el padre de Brubeck France, Fabien Lapalu :

  • il se porte seul, sans couche par-dessus/par-dessous. Il n’est donc pas une sous-couche moulante, comme il est très fréquent de trouver sur le marché du running.
  • il peut supporter le port d’un sac de trail/ceinture sans craindre une détérioration du tissu.

Voyons comment nous avons mis le vêtement à l’épreuve.

 

Les conditions de test

Nous avons testé le Thermo dans le cadre de divers sorties :

Et nous l’avons porté :

  • sans accessoire
  • avec un gilet running sans flasque Kalenji pendant le marathon de Cernay pour Emir (note : le 1er challenge sur route de France = le marathon de Cernay)
  • avec le sac Nathan Sport FireCatcher rempli seulement de ses deux petites gourdes à l’avant pendant l’extra Big Run de Paris, pour Carole

 

Le test

Ne passons pas par 4 chemins, si l’on achète ce produit, c’est pour ne plus avoir froid. Jugeons-le tout de suite sur ce critère.

 

La résistance au froid

Le sweat-shirt Thermo est conçu à partir d’un fil à base de charbon de café, lequel disposerait de propriétés d’isolation thermique permettant de maintenir le corps à une température optimale. Et ce, peu importe les conditions météorologiques ! Ça fait rêver, n’est-ce pas ? Le TURFU, n’est-ce pas ?

Pour la petite anecdote, nous nous sommes voulus un petit peu consciencieux et sommes allés voir sur le site officiel le descriptif de notre nouveau haut goût café. Taquins que nous sommes, nous nous doutions bien que le marketing de la marque allait nous en raconter une belle au sujet de la magie du café, forcément. C’est un différenciateur majeur, on ne pouvait donc pas passer à côté. Et voici ce que nous avons dégoté : « NILIT Heat est un fil unique, créé avec du charbon de café, pour l’isolation naturelle, pour garder les porteurs chauds à des températures froides« . Hmmmm … rien compris 😀

Dans les faits : le Thermo tient chaud, porté seul, à des températures avoisinant 0 °C. Bien qu’il monte jusqu’en bas du cou, nous vous recommandons tout de même le port d’un tour de cou, qui est au traileur du froid ce que la barbe est au hipster : indispensable. Néanmoins, ne vous attendez pas à avoir chaud immédiatement après avoir mis le nez dehors. Comptez environ 12 bonnes minutes de cryothérapie gratuite de course pour vous sentir bien.

 

La rapidité de séchage

Deuxième critère, très utile lorsqu’on l’on pratique régulièrement et que l’on n’aime pas beaucoup attendre à la sortie de la machine : le séchage.

La rapidité de séchage est l’un des points fort du Thermo. Un kiff de pouvoir sortir à nouveau avec son t-shirt 3 heures après lavage. En course en revanche, il mouille évidemment au contact de la transpiration, et le reste, comme n’importe quel haut de n’importe quelle marque et de n’importe quelle gamme.

 

A utiliser lors d’un trail long et froid ?

Nous émettrons une réserve quant au port du Thermo, seul, dans le cadre d’un ultra trail hivernal de nuit, tel que la SaintéLyon ou l’Origole. En effet, la vitesse sur ultra étant bien inférieur à celle d’une sortie classique  (ex. : 9,51 min/km pour nous sur l’Origole), le risque de se refroidir est nettement plus élevé. Et il est alors bien possible que le vêtement seul ne parvienne pas à te maintenir au chaud dans de telles conditions. Dans ce cas, il faudrait alors opter pour une veste coupe-vent, inscrite au matériel obligatoire.

Un rapide point sur sa solidité : je l’ai malheureusement dégradé en le portant sur le marathon de Cernay, au contact de mon gilet Kalenji, qui bien que peu rempli, a du générer du frottement. Mon haut l’a mal vécu, et non comme l’armure d’Ironman, il est maintenant éraflé. Je ne pense donc pas à l’avenir utiliser des sacs à même celui-ci, en particulier sur le long, sous peine de l’endommager sérieusement. Ce qui serait triste. J’aime beaucoup ce haut.

Pour ma part, je n’ai décelé pas la moindre trace de détériotation sur le vêtement après avoir couru avec mon sac Nathan pendant l’Extra Big Run de Paris, ce qui a représenté près de 5 heures d’effort. Je réitérai donc l’expérience.

 

 

Le niveau de confort

Le Thermo est un haut moulant qui ne comprime pas et dans lequel on se sent bien. Une seconde peau épaisse et chaude qu’on aurait tendance à oublier tellement elle se fait discrète.

Le vêtement est dépourvu d’étiquette, permettant ainsi de limiter les risques d’irritation. La fiche technique parle de « technologie sans couture » bien que ces dernières soient … apparentes, et c’est le moins que l’on puisse dire. Néanmoins, celles-ci n’ont jamais généré d’irritation et c’est là l’essentiel.

L’effet désodorisant que promettait également le charbon de café est avéré. Nous avons pu utiliser le vêtement sur plusieurs sorties d’affilée (4-5) sans passage en machine, et sans effet néfaste sur nos narines.

 

Le look

Si tu as un peu de bras et de pecs, et pas trop de bedaine, c’est du lourd. Avec ça, t’as un look d’athlète furax aux muscles tracés. Si en revanche, tu dégoulines un peu du bidon, … eh bien c’est comme avec tous les vêtements moulants du monde : tu perds en capital swag. L’inscription « Brubeck » brodée et sur le bras et le col « habillent » et me plaisent bien.

 

Le modèle noir que j’ai testé semble malheureusement bien moins mettre en valeur les lignes brodées (grises) qui font ressortir la musculature du coureur que les modèles colorés (bleu, rose, violet pour les femmes). A recommander aux amateurs de sobriété. Tout comme Emir, j’apprécie la brodure « Brubeck », qui à l’inverse d’un flocage, est promesse de longévité.

 

Notre Bilan

 

Les points positifs

  • Action chauffante efficace
  • Confortable, à l’instar d’une seconde peau et dont l’odeur ne vous attaque pas après utilisation (peut être réutilisé sans passage immédiat en machine)
  • Rapidité de séchage

Les axes d’amélioration 

  • Solidité du tissu qui, dans certains cas, résiste mal au port d’un sac de trail. Comme la quasi-totalité des t-shirts technique du monde.

Et alors le café, bien ou pas ?

Le sweat-shirt Thermo de Brubeck nous accompagne sur nos sorties running depuis le début de l’hiver. Nous l’avons complètement adopté pour ses qualités simples et efficaces : il nous permet de sortir courir dans le froid sans trop risquer de finir glacés dans un fossé, confortablement, et sans avoir à le laver systématiquement. Est-ce que le café y est vraiment pour quelque chose, allez savoir :D.

 

Notre note : 8/10

 

 

Les infos pratiques

Le tarif : 69,99 €

Disponible en plusieurs coloris, version homme et femme

 

A très vite les amis pour les prochains billets, et d’ici là : KIFFEZ LA LIFE !

Les Lapins Runners.

carottes

Mon short et mes manchons 2016 | Test SKINS DNAmic

logo-skinsCher ami coureur, ou encore chère amie coureuse en recherche d’un cadeau pour un coureur / traileur, le billet à venir s’adresse à toi.

Il y a fort longtemps que je ne vous ai pas proposé de petit test de tenue de course les amis, et ce pour deux raisons :

  • Je privilégie le partage d’expériences de course et travaille beaucoup sur les vidéos Youtube
  • Je ne suis pas très confortable avec les « tests » produits que je trouve en général sur le net, c’est pourquoi j’ai voulu prendre le temps d’éprouver vraiment un produit avant de vous livrer mon avis, et non pas réaliser un copier-coller ici sa fiche technique sans valeur pour toi, lecteur.

J’ai donc porté cette tenue pour le bas du corps sur plusieurs courses afin de me forger un avis solide, qui est positif, et que je vais pouvoir vous partager.

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Les Vosgirunners l’Intégrale – avril 2016

Pour ce test, je te propose un plan en 2 parties :

Partie 1 – Mon test complet du short et les manchons Skins DNAmic, que j’ai porté depuis février sur quelques ultras et marathons, dont l’ultramarin (177 Km), la Transkarukéra en Guadeloupe ou encore l’UTMB. Je m’en vais vous donner les raisons qui m’ont conduit à adopter ce short et ces manchons, et ce bien que je ne sois pas à la base un grand convaincu de la compression. Les pours ? Les contres ? Pourquoi cet ensemble plutôt qu’un autre ?

Partie 2 – Mon avis express : si tu es seulement là pour un avis rapide sur le produit, je t’invite à te rendre directement tout en bas, tu devrais trouver ton bonheur :).

 

Partie 1 : Mon short et mes manchons 2016 | les DNAmic de SKINS

Cher ami, je vais te livrer ci-dessous les critères qui selon moi sont essentiels pour évaluer une tenue de course. Il y en a 10 que j’ai classés subjectivement par ordre décroissant d’importance (le plus important est en haut). Je m’en vais donc évaluer les DNAmic relativement à ces 10 critères de choix. Prêt ? Let’s trail !

 

  1. Rapport qualité / prix : je ne trouve pas que ce soit le meilleur (encore une fois, Kalenji met toutes les autres marques hors course sur ce point). Nous sommes à 90 euros le short et 40 euros les manchons, ce qui me paraît beaucoup, bien que la qualité soit excellente, pour vêtir techniquement une moitié de corps. Bon après, il est vrai que c’est la moitié de corps la plus importante en course à pied, mais quand même. Allez, considérant le fait qu’on est largement dans la moyenne des prix pour ce type de produit (hors Kalenji), on ne sera pas sévère sur ce point.
    Ma note : 3,5/5

 

  1. Confort : irréprochable pour moi. Le cuissard intégré est bien gainant et le maintien est nickel. De plus, le cuissard est suffisamment long pour éviter les frottements entre les cuisses (pratique quand on est un peu gras). La ceinture élastique au niveau de la taille garantit le maintien en place du short, même mouillé et donc alourdit, et ne cause pas de marques sur la peau.
    Ma note : 5/5

 

  1. Quand tu te sens stylé sur un trail - Crédit photo : Jipi

    Quand tu te sens stylé sur un trail – Crédit photo : Jipi

    Effet positif sur le mental (ou effet placebo) : ce critère est purement subjectif et un peu particulier, mais je le trouve très important et je vais donc le développer un petit peu. Selon moi, quand on porte une tenue technique, il faut que nous soyons convaincus qu’elle est adaptée, convaincus de son efficacité, et qu’elle est le choix le plus pertinent pour la course abordée. Qu’elle apporte réellement des bénéfices physiologiques ou non passe en second. Ce qui prime, c’est ce que l’on croit, ce que l’on ressent. Être convaincu que l’on est épaulé du meilleur équipement constitue un apport non négligeable pour le mental, dans notre capacité à surmonter les difficultés. Pour que cet effet s’exerce, il faut généralement apprécier son look, être très confortable dedans et convaincu par ses arguments marketing.
    Revenons maintenant à notre short et nos manchons. Je les ai adoptés et je le mets systématiquement sur mes épreuves longues depuis que je les ai. Pourquoi ?
    – Leur look m’a plu et m’a inspiré confiance (c’est le début essentiel de toute relation :p)
    – Je les ai éprouvés sur marathon et sur ultra, et que tout s’est toujours bien passé (prérequis essentiel pour la durabilité d’une relation)
    – Je l’associe donc maintenant à la réussite, en plus de son confort qui me convient très bien (quand tu en arrives là, tu commences à penser au mariage).
    Pour les manchons, je pense honnêtement que j’ai dans un coin de la tête l’espoir que cela réduise ma fatigue musculaire, car c’est ce que la science indique. C’est pour cela que je les porte, et ce, même si je n’ai jamais pu me prouver concrètement leur effet.
    En bref, j’aime porter ce short et ces manchons sur du long, et je me sens bien et bon avec. Je pense que c’est vraiment l’essentiel pour une tenue.
    Ma note : 5/5

 

  1. Esthétique : je ne vais pas m’éterniser sur ce point étant donné que c’est purement subjectif, mais je trouve que le choix des couleurs jaune / noir du cuissard et leur empiècement donnent un côté élancé qui me plaît bien. De plus, le petit short par-dessus permet d’éviter l’effet moule-b*** que je n’apprécie pas. Je n’aime pas que mon organe soit collé contre la vitre, si vous voyez ce que je veux dire. Et n’y voyez là aucun complexe :p
    Ma note : 3,5/5

 

  1. Solidité : pour le moment, aucune trace d’usure malgré un usage intensif. Et surtout, malgré avoir vécu la transkarukéra où il a rencontré violemment le sol et les ronces à maintes reprises. Les coutures n’ont pas bougé, et la ceinture élastique n’a rien perdu de son « tonus », même après avoir été trempée à plusieurs reprises et subi plusieurs lavage. Un plaisir d’avoir un équipement beau, confortable et solide. Fiable en somme. Malheureusement, on ne peut en dire autant de la solidité des logos SKINS sur les manchons, sérigraphiés assez grossièrement. Ceux-ci ont été dégradés après quelques lavages, ce qui, jusqu’à leur disparition totale, nuit à l’esthétique (photo en fin de billet).
    Ma note : 4,5/5

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  1. Côté pratique : je vais le diviser en trois volets.

a. Rangements : une seule poche dans le dos, pas forcément des plus faciles d’accès. De plus, elle est assez difficile à ouvrir d’une seule main car la fermeture est assez dure. L’avantage est qu’elle ne pourra pas s’ouvrir toute seule et laisser échapper son précieux contenu. Niveau contenance, elle peut accueillir des clés, une petite barre ou un gel, quelques batteries de gopro, mais pas plus. Etant donné son positionnement en bas du dos et au-dessus des fesses, il faut s’attendre à ce que son contenu se retrouve (très) humide en fin de séance. Cela dit, n’oublions pas que c’est le cas de la quasi-totalité des shorts, mis à part peut-être un modèle de chez Zoomyn qui propose un grand nombre de poches très pratiques.

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b. Enfilage : ces manchons sont les plus faciles à enfiler que j’ai pu essayer, et ils tiennent parfaitement en place. J’ai essayé du Kalenji, du Thuasne, du Salomon, parmi lesquels Thuasne se démarque, mais Skins est de loin en tête. Concernant l’enfilage du short, ce qu’il y a de plus simple également. Je me demandais si j’avais besoin de le dire … alors dans le doute … :p

c. Adaptabilité : cet aspect est intrinsèque au fait que la tenue est en deux parties : un short, et des manchons. Tu peux bien entendu acheter l’un sans l’autre auquel cas ce critère ne s’applique pas. Mais si tu as les deux, tu as une tenue adaptable à conditions de chaleur. Short seul en cas de grosse chaleur, short + manchons si besoin d’être davantage couvert. En portant les deux, on est sur une tenue similaire à un corsaire de course à pied.

Ma note (moyenne des trois) : 4/5

 

  1. Qualité de la finition : c’est là où je m’attendais à mieux. Les coutures sont FAT, mais vraiment. Celle de la ceinture élastique l’est particulièrement (visible ci-dessus). Je pensais pourtant, à tort, que chez Skins on faisait tout au laser. Ceci étant dit, le principal reste encore que ces coutures n’occasionnent pas d’irritations, et je vous le confirme. Je n’ai jamais eu le moindre problème de côté.
    Ma note : 3/5

couture

 

  1. Respirabilité : le cuissard et les manchons sont fait d’un tissu travaillé pour favoriser le transfert d’humidité. En condition de course, il n’est pas rare qu’il soit fortement mouillé, sans pour autant que cela ne devienne gênant. Il n’existe à ma connaissance aucun short qui peut se vanter d’être confortable et rester sec en toutes circonstances. Au niveau des manchons, rien à signaler. Mouillés ou pas, ça ne fait aucune différence en termes de confort et d’efficacité.
    Ma note : 3,5/5

 

  1. Légèreté : pas forcément le point fort de cette tenue. Il est rare qu’une soit à la fois légère et solide. Le cuissard short est assez lourd (pas facile d’être léger quand on combine 2 vêtements), et particulièrement lorsqu’il est mouillé. Le mien en taille M pèse 180 grammes sec contre 100 grammes pour un cuissard kalenji (sans short) ou encore 200 grammes pour mon cuissard-short Ceramiq taille L
    Ma note : 3/5

 

  1. Technicité : au niveau des cuisses, on sent le côté légèrement gainant cuissard qui permet d’une part plus de confort et maintien, et si l’on en croit la science, de réduire la fatigue musculaire en atténuant les vibrations des fibres. Selon moi, pour s’avoir s’il existe vraiment un effet concret, il faudrait pouvoir vivre une course avec et la même course sans, au même moment. Ce qui est impossible. En effet, trop de variables peuvent influencer votre forme du jour sans pouvoir isoler de manière fiable les effets de la tenue. Si tu n’as pas les jambes le jour de la course, est-ce à cause de la tenue ? De ton alimentation d’avant-course / en cours ? De ton entraînement ? La forme du jour résultante de dizaines de variables dont on ne peut sécuriser qu’une partie. Pour cette raison, je n’évalue pas cet aspect.
    Ma note : Non évalué.

etiquette

 

Partie 2 : mon avis express sur le short et les manchons Skins DNAmic

Les manchons et le short Skins DNAmic constituent une tenue de course compressive de bonne facture, à la fois courte (short seul) et mi-longue (short + manchon) et compatible toute distance, dont l’ultra.

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Si tu remplis les critères suivants, alors cet ensemble est fait pour toi :

  • Tu as ~120 € de budget (autant commencer par-là) pour une tenue de course polyvalente et fiable qui te suivra dans le temps
  • Tu apprécies l’aspect modulable d’une tenue, pour s’adapter à la température que ce soit jour / nuit, temps frais ou chaud.
  • Tu as envie de t’offrir une tenue au look stylé, qui plus est confortable, solide, s’adapte très bien aux mouvements, et respirante. Et si tu veux mon avis, je pense que c’est à peu de choses près ce que tout le monde attend de vêtements de course.
  • La facilité d’enfilage est un critère important pour toi (et selon moi, ça devrait l’être ;p)
  • Enfin, et tu n’apprécies pas forcément mettre en valeur tes attributs masculins, aussi performants soient-ils, avec un cuissard de type moule-b*** classique. C’est pour moi l’intérêt majeur du combo short-cuissard.

 

Cependant, tout n’est pas rose (mais on n’est pas très loin) :

  • La sérigraphie du logo s’efface avec le temps, ce qui nuit légèrement à l’esthétique
  • Je m’attendais de la part de Skins, pour un ensemble à ce prix, à des coutures moins apparentes et plus « finies ». Ceci étant dit, je n’ai jamais eu d’irritation à cause de l’une d’entre elles, et c’est peut-être là le prix de la solidité.
  • Une seule micro-poche à l’arrière. Si vous partez pour une sortie courte et vous souhaitez être légers, ce sera parfait. Si vous partez pour du long, il faudra compenser avec une ceinture, un sac, une veste, ou un haut technique à poches.

 

Ma note : 8/10.

J’enlève 2 points pour deux raisons :

  • Faut toujours garder un point de marge pour le jour, si ce jour arrive, où tu vas rencontrer la tenue ultime qui surpassera toutes les autres. Notons tout de même qu’à ce jour, ce sont mon short et mes manchons préférés.
  • Pour le rapport qualité prix qui, selon moi, pourrait être plus affûté.

 

Tu l’as compris : j’ai adopté les manchons et le short de compression Skins DNAmic pour mon usage perso sur ultra et j’en suis très satisfait. Je continuerai de m’en servir sur ultra jusqu’à leur fin définitive, ou la découverte d’un futur modèle qui me sied davantage.

manchons-skins

Les infos pratiques

Les amis, vous pourrez trouver ces articles sur i-run pour la somme de :

En tout transparence, les liens ci-dessus sont affiliés (ce qui veut dire que je toucherai un pourcentage, certes faible, de votre achat si vous achetez avec ces liens).

N’hésitez pas à me dire en commentaire si ce format vous a plu, votre avis m’intéresse beaucoup.

A très vite les amis et d’ici la prochaine, KIFFEZ la vie !

carottes

J’ai testé le collant DNAmic de SKINS !

SKINS est une marque de vêtements de compression née en 1996 et imaginée par un skieur australien en quête d’une nouvelle jeunesse. Il souhaitait en effet pouvoir à nouveau enchaîner entraînements de ski et soirées arrosées. Il conçoit alors des vêtements ayant pour objectif d’aider les muscles à travailler plus fort, plus longtemps et à récupérer plus rapidement. Rien que ça.

Une dizaine d’études publiées dans des revues médicales indépendantes ont notamment prouvé que la gamme SKINS améliorait l’endurance, le contrôle de la température du corps et accélérait le processus de récupération.

Contactée par SKINS pour tester le collant DNAmic Living lines, j’ai mis le vêtement à rude épreuve pour vérifier tout cela !

 

Les conditions de test

Vêtement testé en taille S (ce détail a son importance, vous le verrez par la suite)

 

Le test

J’ai dans un premier temps testé le modèle Living Lines de la gamme DNAmic sur le grand défi des Vosges des Vosgirunners. J’en tire alors un bilan très satisfaisant :

 

vosgirunners skins

Crédit Photo : Jipi

L’évacuation de la transpiration est bonne : après plus de 8 heures d’effort, je n’ai ni la sensation d’être mouillée, ni la sensation d’avoir trop chaud. Et ce malgré des températures faibles le matin et très chaude l’après midi.

Le confort : Je me sens libre de mes mouvements. L’élastique au niveau de la taille reste bien place, empêchant le collant de tomber ou même de bouger. A condition bien sûr de l’enfiler avec soin.

La rapidité d’enfillage n’est cependant pas le point fort de ce collant : il faut prendre soin de bien tirer le collant de manière à ne laisser aucun pli, sans quoi c’est disgracieux et désagréable.

La solidité du tissu : A l’issue du Grand Défi des Vosges, le collant n’a pas subi la moindre dégradation. Une fois lavé, il est comme neuf.

L’effet de la compression : J’ai la vague impression que la sensation de lourdeur de mes jambes est retardée (d’une dizaine de km) par rapport à mes habitudes. Cela dit, cet aspect reste très compliqué à évaluer. En effet, de nombreuses variables liées notamment à l’entraînement et l’alimentation avant course peuvent expliquer des hausses ou des baisses de performance le jour J. Ce retour d’expérience est donc indicatif.

 

usure SkinsLes ennuis ont pointé le bout de leur nez sur le marathon de Sénart, où j’ai constaté de grosses usures liées aux frottements au niveau de l’intérieur des cuisses.

S’agissant d’un éventuel défaut de fabrication, SKINS m’a renvoyé un second modèle que j’ai alors porté sur les 100 km de Cléder : même constat, le collant est usé après 20 km de course seulement. Précisons néanmoins qu’après le Grand Défi des Vosges, j’ai pris quelques kg et mon tour de cuisses a augmenté en conséquence (bien que je continue de porter un taille 36 au quotidien). De plus, je me rends compte que du fait de ma légère prise de poids, le collant a tendance à être transparent et à laisser entrevoir mes sous-vêtements, ce qui me déplaît assez. Il est important de noter que la couture épaisse qui traverse l’entrejambe, visible sur la photo, est en contact constant de l’autre jambe, ce qui, en cas de pression intérieure (si le collant est trop serré) accentue l’usure.

cléder original - Copy

 

A la suite de mon feedback, SKINS m’a envoyé à tester la version Midnight Sage du collant DNAmic, réputé plus solide. D’après l’équipe de développement et en raison des nombreux motifs sur le Living Lines, la friction abîme davantage le tissu du Living Lines par rapport aux autres versions Black/Limoncello/Midnight Sage, ces derniers possédant des panels uniformes. Voici quelles ont été mes impressions sur ce modèle :

La solidité du tissu : Le collant Midnight Sage s’est avéré plus solide que la version Living Lines. Du fait des coutures volumineuses et après plus de 40 heures d’effort, celui-ci ne s’est que légèrement endommagé au niveau de l’intérieur des cuisses.

Crédit Photo J-P Allaire

Crédit Photo J-P Allaire

La capacité d’évacuation de la transpiration  : Ayant couru sous de fortes chaleurs pouvant atteindre 35°C, je reconnais avoir eu chaud au niveau des jambes, mais c’est resté tout de même très supportable. Notons néanmoins que le tissu situé à l’intérieur de mes cuisses était humide.

L’effet de la compression : Par rapport au Grand Raid du Morbihan (177 km) où mes jambes étaient lourdes dès le 30e km, cette sensation est intervenue plus tard sur l’UTMB, aux environs du 50e km. Notons tout de même que le profil de course est très différent, ce qui peut aussi expliquer cette sensation. Je pense cependant que le collant retarde ma fatigue musculaire.

Il est difficile d’évaluer l’effet du collant sur ma vitesse de récupération sachant que je récupère rapidement de manière générale. J’ai tout de même eu la capacité d’enchaîner à une semaine d’intervalle les 130 km de l’UTMB avec le trail du Haut-Koenigsbourg (54 km).

 

 

Le Bilan

 

J’ai adopté le collant DNAmic Midnight Sage que je continuerai à porter sur mes ultras. Ce collant peut également convenir sur des courses de plus petites distances, ainsi qu’en entraînement.

Si tu es à la recherche d’un vêtement stylé, respirant, qui te maintient bien et que tu pourras porter la quasi totalité de l’année (petite réserve en été par temps chaud), alors le collant DNAmic pourrra t’intéresser.

Les points positifs

  • Le confort avéré : l’élastique qui tient bien, l’évacuation de la transpiration, permettant de rester au sec.
  • La respirabilité des matières : sur les courses auxquelles j’ai participées, je n’ai jamais eu ni trop chaud, ni trop froid et ce, malgré un panel large de températures.
  • Le design : les motifs très sympas du modèle living lines qui m’ont valu de nombreux compliments

Le point en suspens

  • l’effet de la compression : ce paramètre est très difficile à mesurer sachant qu’il est impossible de savoir comment se seraient passées mes épreuves avec un collant non compressif. Notons toutefois la capacité que j’ai eu à enchaîner différentes épreuves : le Grand Défi des Vosges/Marathon de Sénart et l’UTMB/le trai du Haut-Koenisgbourg et l’impression que la sensation de lourdeur de mes jambes est survenue plus tardivement qu’habituellement.

Les axes d’amélioration

  • Le tarif : même si la qualité est au rendez-vous, sortir 95 € du porte-monnaie peut en dissuader plus d’uns.
  • L’usure constatée au niveau de l’intérieur des cuisses sur la version Living Lines et à degré moindre sur le Midnight Sage.
  • Pour avoir testé le collant avec des variations de poids entre chaque course, j’ai constaté que le collant commençait à devenir transparent lors de ma prise de poids, laissant entrevoir mes sous-vêtements

Ma note : 8/10

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Crédit Photo : Pierre Bernard

 

A très bientôt !

Les Lapins Runners.

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