J’ai testé la tenue BodyCross !

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Tenue BodyCross en action

Hello les filles,

BodyCross, ça vous dit quelque chose ? Moi non, jusqu’à il y a 3 semaines où un certain Vincent de l’agence Epic m’a gentiment proposé de tester une tenue de mon choix.

En résumé, BodyCross est une marque de vêtements de sport française adaptés aux « Grands Sportifs ». Son slogan Beyond your limits témoigne sa volonté de prôner le dépassement de soi.

Vous avez dit dépassement de soi ? Ca tombe bien : quoi de plus intéressant que pousser la tenue BodyCross dans ses retranchements en la portant sur un ultra trail ? J’ai ainsi inauguré ma tenue le week-end dernier sur une magnifique épreuve de 110 km : The Trail Sens.

Pour vous présenter la course qui forme les conditions de ce test, The Trail Sens est un ultra trail de 110 km qui démarre le samedi à 15h00 devant l’intimidante cathédrale de Sens. La course se déroule donc de jour, de nuit, puis rebelotte de jour pour le milieu de peloton dont je fais partie. Cette année, il a fait très chaud durant les 4 premières heures de l’épreuve. Le temps s’est ensuite rafraîchi pendant la nuit et il a commencé à faire bon dimanche matin aux environs de 8h00. Fort heureusement, cette année nous avons échappé aux intempéries. J’ai donc éprouvé la tenue BodyCross pendant plusieurs heures consécutives (+17 heures) sous différentes températures : deux axes sur lesquels je vous livre mes impressions.

Maintenant, place au test !

 

T-shirt Gloria bleu-gris de BodyCross

 

Mes premières impressions 

Le t-shirt est ultra féminin et confère un look dynamique et sportif.

Les coutures sont plutôt apparentes et volumineuses, ce qui ne présage pas que du bon en termes de risques d’irritation (particulièrement au niveau des aisselles, qui sont une zone de friction avec la peau).

Le cercle situé au niveau du bas du dos, le décolleté et les aisselles ont été conçus en résille en vue d’une aération optimale. Ces zones ont été sélectionnées car jugées plus sensibles à la transpiration.

En raison des nombreux empiècements qui composent le haut, celui-ci présente bien plus de coutures qu’un vêtement classique.

Cercle en résille

Cercle en résille

 

Mon test

Niveau confort, la matière est agréable à porter et très légère.

Les manches très courtes serrent un peu au niveau des aisselles. De ce fait, mes aisselles (et uniquement mes aisselles !) ont été légèrement irritées pendant ma course.

La partie en résille au niveau du décolleté laisse entrevoir mon soutien-gorge, ce que je n’apprécie pas beaucoup. Pour apprécier, il ne faut pas avoir peur de dévoiler sa poitrine.

Cependant, le t-shirt Gloria est très au point en matière de respirabilité ! Je n’ai pas souffert de la chaleur avec et je n’ai pas eu l’impression de transpirer dedans. Durant la nuit jusqu’à mon arrivée (8h30 du matin), j’ai du couvrir mon t-shirt d’un coupe-vent léger pour ne pas avoir froid.

A l’issue de ma course, le t-shirt a été légèrement endommagé au niveau du dos et des bretelles (trop peu pour que je puisse vous l’illustrer). Cette usure a été provoquée par les frottements avec le sac que j’ai porté pendant plus de 17 heures d’affilée. Ceci dit, soulignons le fait que peu de t-shirts en seraient sortis indemnes.

 

 

test bodycross

Tenue BodyCross à plat

Legging Gaël gris/noir/bleu de BodyCross

 

Mes premières impressions 

Le collant est d’un style plus classique que le t-shirt.

J’apprécie sa légèreté.

Les couleurs sont passe-partout et s’accordent très bien avec celles du t-shirt Gloria.

Le legging n’est pas doté de poche. J’aurais apprécié en avoir une zippée pour y insérer des clés lors de mes séances d’entraînement.

 

Mon test

Première remarque, celui-ci s’enfile et se désenfile très rapidement. Ceci est un point très appréciable sur une course, et particulièrement sur une épreuve d’ultra fond où le mental est déjà bien entamé (facilité pour se rendre aux commodités).

La combinaison t-shirt Gloria et collant Gaël est optimale en termes d’association des coloris. Le bleu du t-shirt se fond totalement avec le haut du pantalon, du même bleu. Du coup, on a l’impression que le bas du t-shirt forme un arc de cercle (cf. 1re photo en haut), ce qui est une particularité esthétique originale, mais qui ne me séduit pas.

La matière gagnerait à être plus respirante. J’ai eu assez chaud durant la première partie de course (de 15h00 à 19h00) au niveau des jambes. En revanche, quand la nuit est tombée, c’était parfait. Ce legging est à mon avis plus approprié quand il est porté par temps frais.

La ceinture est à peine élastique. J’ai du remonter mon legging à plusieurs reprises car je le perdais en courant.

Tout au long de mon ultra, j’ai eu des irritations à l’intérieur des cuisses. Toutefois, je ne saurais pas dire qui du pantalon ou de mes sous-vêtements (ou des deux ?) sont coupables.

Notons que le collant, qui n’était pas en contact avec mon sac est resté intact, également au niveau de l’entre-jambes (qui est une importante zone de friction).

tenue bodycross

BodyCross sur The Trail Sens : admirez les paysages !

 

Mon bilan

 

Les points positifs

  • La coupe très féminine, originale et sportive du t-shirt
  • La respirabilité du t-shirt (sur lequel l’accent est mis avec les zones en résille)
  • La facilité d’enfilage/désenfillage

Les axes d’amélioration

  • La ceinture élastique gagnerait à être renforcée
  • La coupe serrée ainsi que les coutures volumineuses au niveau des aisselles
  • Le transfert d’humidité pour le legging

Ma note : 6/10

 

Les infos pratiques

Tarifs : 40 € pour le collant Gaël, 45 € pour le t-shirt Gloria

Coloris : Le collant est disponible en rouge/gris/blanc. Le t-shirt est disponible en noir ou bleu

Disponible : sur le site Internet de BodyCross

Dimanche prochain, nous serons sur les 10 km de Handicap International au Bois de Boulogne que nous courrons aux couleurs et avec les enfants de l’association Courir Pour Marie !

D’ici là, portez-vous bien et kiffez la vie !

Carole

carottes

Test du soutien-gorge Dos croisé par Thuasne Sport

logo_thuasneHello les filles,

Me voici pour vous présenter la version 2016 du soutien-gorge Dos croisé de Thuasne Sport !

En 2013, Thuasne Sport sortait sa première version du Dos croisé. Trois ans plus tard, force de retours et d’expérience, je vous présente la nouvelle version. Le design et le maintien auraient été retravaillés. De quelle manière exactement ? N’ayant pas testé la version 2013, je serais bien incapable de vous le dire. 

J’ai attendu de tester le Dos croisé sur marathon (en l’occurrence, hier au marathon de Sénart) pour évaluer son « capital irritant » et compléter cet article. Je vous laisse à présent le découvrir !

 

Dos croisé thuasne

Dos croisé de Thuasne Sport

Les conditions de test

Pour mener à bien ce test, j’ai testé le soutien-gorge Dos croisé dans le cadre des séances suivantes :

  • le 10 km de la Boucle du Diabète (23.IV.2016)
  • le marathon de Sénart (01.V.2016)
  • au quotidien : oui, je vous l’accorde… Ce n’est pas une séance, mais cela me permet d’évaluer le confort pendant une journée et hors activité sportive.

Taille testée : 90B

 

Le confort 

coutures vue interne

Coutures (vue interne)

Etant régulièrement sujette à des irritations liées au frottement de mes sous-vêtements, j’ai testé le Dos croisé sur marathon pour me faire un avis sur la question. Bonne pioche ! Je n’ai pas eu la moindre irritation, que ce soit au niveau des aisselles, sous les bretelles et sous la basque !

L’enfilage et le « désenfillage » se fait très facilement. Au moment de l’enfilage, vous serez peut-être amenée à retourner les bretelles dans le bon sens mais cette manipulation sera très peu consommatrice de temps.

Seuls les bonnets sont cousus au moyen de coutures travaillées de manière à limiter les irritations de la poitrine liés aux frottements.

Les bretelles matelassées procurent un confort certain.

Les bonnets moulés confèrent une jolie forme à la poitrine en ne laissant pas entrevoir la forme du téton.

 

dos croisé

Le maintien

Le soutien-gorge est dépourvu de système de réglage. C’est pourquoi, je vous recommande vivement de tester le modèle avant achat.

Le dos croisé empêche les bretelles de partir sur les côtés, ce qui est l’avantage principal de ce type de soutien-gorge.

Enfin, celui-ci est doté d’une large basque élastique (bleue) située sous la poitrine pour un maintien renforcé. Cette basque n’est aucunement oppressante, et ne m’a causé aucune marque, même à l’issue d’un marathon.

 

La thermorégulation 

L’empiècement entre les bonnets en textile thermorégulé est spécialement conçu pour évacuer la transpiration. Je confirme que le soutien-gorge assure cette fonction et n’est que légèrement humide après utilisation.

 

Le choix des coloris

Pour une fois, Thuasne ose l’association de couleurs en proposant un soutien-gorge noir, jaune et bleu. Personnellement, j’ai déjà vu beaucoup mieux.

 

 

Mon Bilan

 

les points positifs

  • la facilité d’enfillage et de « désenfillage »
  • l’absence totale d’irritations générée par le soutien-gorge
  • les bretelles matelassées conférant un confort certain

les axes d’amélioration 

  • le choix des coloris qui est discutable et limité (un seul modèle disponible)
  • on pourrait envisager l’absence d’étiquette, source d’éventuelles irritations
  • toutes les coutures pourraient être travaillées à l’instar des coutures situées au niveau des bonnets

 

Ma note : 8,5/10

 

Les infos pratiques

Durée de séchage : 3 heures

Tarif : 35,90 €

Disponible : Liste des points de vente où sont commercialisés les produits Thuasne Sport

 

Les amies, j’espère que ce test vous aura plu ! On se dit à très bientôt pour un prochain test. D’ici là, kiffez la vie !

Les Lapins Runners.

carottes

J’ai testé le sac ULTRUN 140g Pack de Compressport !

compressport logoHello les amis !

Ma curiosité a été piquée lorsque j’ai appris que COMPRESSPORT se lançait dans la confection de sac de running trail, qui plus est avec une version adaptée à la morphologie féminine ! Son nom ? Le Ultrun 140g Pack. Merci à l’agence Bernascom qui m’a permis de le tester pendant un mois.

Compressport nous fait la promesse d’un sac léger (140g au cas où vous ne l’auriez pas compris) et fonctionnel : voyons voir si le contrat est rempli !

 

Les conditions de test

J’ai testé le sac Ultrun au cours de 3 sorties :

  • Une sortie longue de 22 km sur les bords de Marne (28/02). Durée : environ 2 heures. Temps : chaud
  • Sur la Yéti Race Ménuires (13/03) : trail et course d’obstables dans la neige de 20 km, 1000 m D+. Durée : environ 4 heures 30. Temps : très froid
  • Au cours du Raid Essec, version Raidoutable (19/03) : raid multisports de 70 km (avec trail, Run&Bike, VTT, biathlon, course d’orientation). Durée : environ 9 heures. Temps : frais

 

La structure du Ultrun 

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Les nombreux rangements : 9 poches au total

Trois poches principales situées dans le dos. Une fois le sac enlevé, le contenu est facile d’accès dans la mesure où l’on a aucun mal à rentrer la main dedans (à l’inverse du sac FireCatcher de Nathan par exemple)

Deux poches latérales inférieures avec fermeture à scratch destinées au ravitaillement. En ce qui me concerne, j’utiliserais plutôt ces poches pour y mettre une lampe frontale ou un élément d’usage exceptionnel car ces poches ne sont pas les plus accessibles.

Quatre poches latérales situées au niveau de la poitrine, où j’y ai rangé crème solaire, téléphone mobile, ravitaillement solide et déchets. Je n’ai eu aucun problème pour enlever/ranger le contenu.

 

Les différents systèmes de réglage :

xtenex

fermeture X-tenex

Le sac est doté d’un système de fermeture X-tenex situé au-dessus de la poitrinefonctionnant au moyen d’un lacet à plusieurs nœuds. Ce système que j’ai découvert est efficace et très stable. Je n’ai pas constaté la moindre usure alors que je craignais que les nœuds allaient se serrer, donc se rétrécir, à force d’utilisations.

En revanche, il faut toutefois exercer une pression plus importante pour enlever l’attache par rapport à un système de clips. Et ça peut faire légèrement mal aux doigts !

bretelles

sangles supérieures

Les sangles supérieures situées au niveau des bretelles ont la fâcheuse tendance à se desserrer, ce qui me contraint à les réajuster régulièrement.

Un système de clips est également située au niveau du ventre pour éviter les ballottements et obtenir un meilleur maintien.

Le sac dispose également d’un système d’attache pour bâtons. Mais n’étant pas adepte de bâtons de course (bien au contraire !), je ne me suis pas servie de cette fonctionnalité.

 

Mes impressions

J’ignore si je suis un cas unique mais j’éprouve encore des difficultés à discerner le sens du sac du premier coup d’œil. Vous devinez la suite : je prends le sac à l’envers et je renverse une partie de son contenu.

poids

144 g !

Un sac poids plume : Avec des matériaux inspiré du « vol à voile », ce sac est léger (144g d’après ma balance) au point qu’on oublierait sa présence. De plus, le tissu est si léger et fin que j’ai senti lors de ma sortie par temps chaud l’eau froide de ma poche à eau dans le dos !

Le sac ne disposant d’aucune armature, le Ultrun est également très facile à plier/ranger et n’occupera que très peu de place une fois vidée.

Un bon capital confort : Une fois bien ajusté, le sac Ultrun dispose d’un bon niveau de confort et épouse parfaitement la forme du dos.

Les bémols : les bretelles qui ont tendance à se retourner sur elles-même quand on remet le sac, et les sangles au niveau des bretelles qui se desserrent.

Une capacité d’eau évaluée à 2 L : En théorie, le sac peut contenir 2 x 250 ml à l’avant au moyen de flasques, et 1,5 L à l’arrière grâce à une poche à eau.poche à eau

A défaut d’une poche à eau de 1,5 L, j’ai utilisé ma poche à eau Kalenji d’une contenance de 1 L, laquelle semblait déjà bien à l’étroit.

A noter le trou situé en bas du sac est destiné à faire passer le tuyau de la poche à eau.

Le bémol : J’ai été malheureusement gênée par le tuyau de la poche à eau, trop grand, que je ne savais pas où ranger.

Un mesh extra extensible : Les poches en mesh sont très extensibles et semblent de très bonne facture. Je n’ai constaté aucun signe d’usure alors que je n’ai pas été extrêmement soigneuse avec.

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Mon bilan

 

Le sac Ultrun 140g Pack de Compressport sera idéal pour vos sorties longues, trail courtes distances, marathon, voire 100 km sur route (uniquement). Je vous le déconseille sur un ultra en raison de sa capacité de stockage limitée qui ne permettrait pas forcément d’y ranger la totalité du matériel obligatoire (tenue de rechange et casquette par exemple).

Les avantages 

  • Son poids plume
  • siffletSon côté très fonctionnel : nombreux rangements, sifflet intégré relié à un système à coulisse, attache pour bâtons
  • Très confortable et parfaitement adaptée à la morphologie féminine

Les axes d’améliorations

  • Le sangles situées au niveau des bretelles qui ont tendance à se desserrer
  • Le sac n’est pas compatible avec toutes les poches à eau
  • Son prix tout de même élevé : 120 € (Prix Public Conseillé)

 

Ma note : 7,5 /10

 

J’espère que ce test vous aura plu ! N’hésitez pas à revenir vers moi si vous avez d’autres questions !

A très bientôt !

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A bientôt sur les bords de Marne !

Les Lapins Runners.

carottes

Amorcer une transition minimaliste avec des Five Fingers !

Vibram Bikila LS recadréHello les amis,

Aujourd’hui au programme, un billet qui s’est fait longuement attendre : le récit de ma découverte du minimalisme. En effet, il semble que le sujet vous intéresse : vous êtes très nombreux à nous poser des questions quant à l’usage de Five Fingers sur nos courses, leur intérêt, et notre temps de transition. Vous le savez les amis, c’est toujours un plaisir pour nous de répondre à vos questions :). Let’s go pour partager ce retour d’expérience !

Pour la petite histoire, ce billet a été rédigé en mars 2015 mais a été délaissé jusqu’à ce que nous nous apercevions qu’il intéresserait probablement. Ne vous étonnez donc pas de voir des dates en 2015, c’est normal 🙂

 

Préambule

Depuis la paire de Bikila Evo reçue pour son anniversaire (23 janvier 2015), Carole a une foulée bien plus dynamique et fait tomber ses chronos les uns après les autres. Précisons en passant que cela n’était pas arrivé depuis 2 ans. De plus, vous vous doutez bien que j’étais aux premières loges pour recueillir ses éloges envers ces chaussures :

  • ces chaussures améliorent la posture en rendant plus accessible l’adoption d’une foulée medio-pied,
  • elles améliorent voire permettent de découvrir ce qu’est la proprioception de la plante des pieds en procurant un meilleur contact le sol
  • la finesse de la semelle permet de sentir les irrégularités du sol jusqu’au moindre petit caillou,
  • d’avoir la satisfaction de pouvoir se passer des couches d’amortis toujours plus sophistiquées dans lesquelles nos marques de running préférées injectent des million $$$ de R&D…

Resistance is futile… Pour la science, il a fallu que je teste.

C’est ainsi qu’après m’être acheté une paire de Hoka Bondi pendant les soldes de janvier 2015, je me retrouve sur le bon coin à débourser 50€ pour une paire de Vibram Five Fingers modèle Bikila LS. Si ce n’est pas ça qu’on appelle passer du coq à l’âne, alors chers amis, c’est que je n’ai pas compris cette expression.

 

Ma transition minimaliste, le récit

Jour 1 – la remise en question : Tentative 1 d’enfiler les chaussures : 25 minutes. Après avoir réussi à rentrer trois doigts de pied, j’avais fait ma séance de sport pour la journée, je me suis donc arrêté là. Je suis passé par une phase de remise en question existentielle certainement connue des adeptes de Vibram : « peut-être mes doigts pieds ne sont-ils pas fait pour faire chambre à part ? ».

Jour 2 – le premier contact : Tentative 2 d’enfiler les chaussures : 30 secondes pour que tous les doigts rentrent dans leur compartiments respectifs. Je n’ai vraiment pas compris ce qu’il s’était passé entre la première et la seconde tentative. Pour vérifier, je les enlève et je réessaie. Tentative 3 : 30 secondes. Je cherche actuellement l’explication de ce phénomène. Mes doigts de pieds se sont tout simplement disciplinés.

Petit Selfie-chaussure au balcon

Petit Selfie-chaussure au balcon – modèle BIKILA LS

Jour 3 – le premier soir – 05/03/2015 : Enfiler les chaussures : 30 secondes. Sortie pour 5 km en ville. J’ai l’impression de sortir dans la rue pied nus, ce qui est plutôt amusant. Je commence à courir et là … wow, ça va vite ! Je sens bien qu’il n’y a pas d’amorti mais ça ne me dérange pas le moins du monde (pour l’instant). J’ai une foulée dynamique et c’est tout ce qui compte. Je vérifie mes sensations en interne : ma foulée n’est pas la même au niveau de la pose du pied au sol. Je ne talonne pas du tout. J’ai adopté une foulée médio-pied sans forcer quoique ce soit. Au bout de 3km, j’ai déjà les mollets en feu. Je sens que je vais avoir des courbatures ultra-sévères ! Superbe découverte !

En rentrant de ces 5km, réaction à chaud que j’ai essayé de modérer avec mon peu de lucidité lié à l’enthousiasme : « c’est ma paire de chaussure de course préférée ».

Conseil à ce stade : pensez à utiliser des produits de récup qui vont faciliter votre reconstruction musculaire, tels que des boissons ou de la Whey.

Jour 4 – attendre avant de recommencer : Le lendemain au soir, les courbatures se font ressentir, et elles sont loin d’être discrètes. En foulée médio-pied, le mollet travaille avec une intensité bien supérieure car va servir d’amortisseur naturel. Je dois être raisonnable et laisser reposer mes mollets pour ne pas trop forcer les choses.

Jour 5 – 07/03/2015 – pas aussi bon : Sortie de 5 km avec ma Lapine pour un défi sur Running Heroes. J’adapte la foulée car les courbatures m’empêchent de courir « naturellement ». Je me retrouve à talonner pour retrouver le mouvement auquel mon mollet est habitué, mais là, je sens vraiment que ce mouvement n’est pas naturel avec ces chaussures.

Jour 6 – 08/03/2015 : Semi de Paris  – la révélation. Je n’avais vraiment rien de plus drôle à faire que de le tenter en Vibram, par dessus mes courbatures of the death à peine apaisées ! Allez, c’est parti.

Note écrite avec du recul, en janvier 2016. Je m’aperçois que j’ai couru le Semi de Paris soit 21 km en VFF seulement trois jours après ma première sortie avec. Les amis, je ne vous recommande pas de faire ça, car c’est bien trop brutal pour vos mollets, qui risquent de ne pas du tout comprendre ce qui leur arrive. Je pense que je n’avais pas conscience du risque de blessures que j’encourais.

La foulée médio-pied s’enclenche naturellement et je m’aperçois rapidement que les courbatures liées à la sollicitation poussée de mes mollets se font ressentir. Ce jour, je ne parviendrais à tenir que 10 km avant de devoir artificiellement basculer sur une foulée plus proche de la foulée talon, bien plus apaisante pour mes muscles. Mise à part cette petite déconvenue directement liée à la transition très / trop rapide, les sensations ont été au rendez-vous. J’ai vraiment l’impression que mon corps préfère cette posture, ce mode de déplacement. Je ne sens aucune tension au niveau des pieds, des genoux, ou des chevilles, contrairement à ce qui pouvait m’arriver avec des chaussures classiques.

Seul léger bémol constaté, plus la sortie s’allonge, plus le pied s’échauffe et les chocs au sol se font ressentir.

3 jours après le semi, les courbatures ont quasiment disparu. Il va enfin être temps de retenter une sortie avec ma nouvelle foulée médio-pied !

Carole en five sur le semi de Paris

Carole en five sur le semi de Paris

Jour 7 – 14/03/2015 : Semi de Saint Witz.

La semaine qui suit, même test avec les chaussettes doigts de pieds (j’étais jusque-là pieds-nus dans les chaussures). Après quelques kilomètres de course, je m’aperçois que les sensations sont meilleures au niveau du pied. J’identifie deux raisons majeures à cela :

  • La chaussette vient combler l’espace (petit jeu) entre le pied et la chaussure, particulièrement au niveau des doigts de pied. Cela réduit le jeu du pied dans la chaussure, et par conséquent, les échauffements du pied liés au frottement. Cela a aussi pour effet de réduire les pertes d’efficacité lié au mouvement du pied dans la chaussure (particulièrement si celle-ci est légèrement grande)
  • Les chocs au sol subis par le pied sont légèrement amortis. Cela a pour effet de mieux supporter l’absence d’amorti sur les sorties longues.

Résultat des courses (jeu de mots de qualité), je trouve que l’utilisation sans chaussette est agréable, mais trouve rapidement sa limite dès que la sortie s’allonge. Ainsi, pour une sortie supérieure à 5km, je vais donc privilégier l’utilisation de chaussettes à doigt de pieds (de chez Injinji par exemple) pour un meilleur confort et prévenir les irritations.

Sur ce Semi, je suis parvenu à tenir une foulée avant pied plus longtemps que sur le Semi de Paris avant que celle-ci ne commence à se « dégrader » en raison de l’usure de mes mollets.

Jour N – utilisation régulière des chaussures

Ces chaussures me plaisent toujours autant. Avec le temps, les courbatures se sont faites de plus en plus rares, jusqu’à totalement disparaître. Je constate que les Five Fingers s’usent rapidement, ce qui est du à la semelle vraiment fine comparée aux chaussures classiques. Un point important est que je ne peux recommander ces chaussures (Bikila LS) que sur bitume, avec de faibles aspérités au sol. Je suis assez sensible des pieds, et le moindre petit caillou me procure une sensation désagréable de picotement (ce qui est beaucoup moins le cas pour Carole).  Il existe cependant des modèles plus adaptés au trail (tels que les Spyridon, Lontra ou Trek Ascent de chez Vibram) dont la semelle est renforcée afin de mieux supporter les aspérités du sol.

Carole en Spyridon sur le Mont Cenis

Carole en Spyridon sur le Mont Cenis

Enfin, si je dois courir du long (marathon et au delà), je privilégierai une paire « classique », telle que des Wave Rider de chez Mizuno que je trouvent très confortables.

 

Bilan

Je suis ravi d’avoir pu découvrir le minimalisme avec ces chaussures. La sensation que j’ai avec me plait vraiment, que ce soit pour courir ou même simplement marcher. Je peux dire à ce jour et avec davantage de conviction qu’au jour 3, que c’est effectivement ma paire de chaussures préférée pour l’entraînement au quotidien. Quand je les enfile, j’ai envie de marcher, courir, bouger. Quand je cours avec, je me sens rapide. Je crois bien que c’est vraiment ce que je demande à une paire de chaussure : m’amuser, dynamiser ma foulée et me donner envie de courir.

Ce que j’ai envie de vous dire pour terminer les amis :

  • Le modèle que j’ai testé (Bikila LS) est à privilégier pour le bitume (surtout si l’on a les pieds sensibles) sur une distance inférieure au marathon sous peine de fort échauffement des pieds. D’autres modèles existent pour le trail disposant d’une semelle renforcée.
  • Au vu des retours d’expérience et des nombreuses discussions avec d’autres coureurs, il vaut mieux essayer avant d’acheter (ou acheter d’occasion). Il semble que très souvent, le coureur est soit totalement convaincu, soit au contraire totalement réfractaire. Il est donc particulièrement intéressant de se faire son propre avis sur le sujet 🙂 mais de préférence sans débourser les 130 € (ça fait cher l’avis, tu en conviendras).

Les amis, nous sommes bien évidemment toujours disponibles pour répondre à vos questions sur le sujet, donc n’hésitez pas à vous lâcher et démystifier la transition minimaliste ou encore ces fameuses chaussures à doigt de pieds.

Les Lapins Runners.

carottes petit

J’ai testé le smarbag 25 de Karkoa !

prestashop-16-1420632287Hello à tous !

Me voici de retour pour un nouveau test ! Aujourd’hui, c’est le smartbag 25 de Karkoa qui est à l’honneur.

Pour la petite histoire, jusqu’à la réception du smartbag 25 le 17 octobre dernier, je me rendais sur mon lieu de travail en VTT avec le 34_mulberry_greysac à dos d’Emir de la marque Ironman. Mis à part le fait que ce sac me conférait un look des plus sportifs, il était loin d’être optimisé pour mes trajets (perméable, balancements horizontaux constants, trop souple…). Et puis porter un sac Ironman quand tu n’as jamais fait de triathlon, c’est un peu comme si tu écrivais « bilingue espagnol » sur ton CV alors que tu en as fait deux ans au lycée. Le smartbag 25 de Karkoa est alors venu à ma rescousse !

Parmi les trois coloris proposés, j’ai opté pour la version la plus féminine, à savoir Mulberry grey.

Voyons voir si le smartbag (en français, sac intelligent) porte bien son nom !

 

Dans les entrailles de la bête

Le smartbag 25 est composé :

  • d’une poignée : pratique pour suspendre le sac à un crochet mural
  • de bretelles rigides et ajustables
  • d’une sangle pectorale ajustable, permettant d’éviter que le sac parte sur les côtés durant les trajets en VTT

Il contient :

  • une trousse de toilette
  • un sac à linge sale en tissu étanche

A noter que la trousse de toilette et le sac à linge sale peuvent être accrochés à l’aide d’un mousqueton intégré au sac, comme dans l’illustration ci-dessous :Karkoa organisation

Il est doté de six compartiments, à savoir :

  • d’un compartiment principal où tu peux ranger tes vêtements. Si tu n’as pas besoin du petit compartiment à chaussure, libre à toi de dézipper la partie supérieure, pour maximiser la taille du compartiment principal
  • d’un compartiment à chaussures : cette partie du sac est très pratique dans la mesure où les chaussures salies ont leur propre rangement, ce qui évite tout contact avec les vêtements.

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  • d’une poche latérale accessible de l’intérieur du sac, où tu peux ranger ta bouteille d’eau : Pour les fans de Tupperware, la bouteille de 750 mL rentre dedans. La bouteille Powerade aussi.
  • d’une poche latérale filet accessible de l’intérieur du sac, où tu peux ranger ta brosse à cheveux.
  • d’une petite poche supérieure zippée, accessible de l’extérieur du sac : j’y range mon badge d’accès, mon pass Navigo, mes clés. En bref, tous les petits objets qui se perdent facilement dans les entrailles de la bête à moins d’être rangés dans une petite poche adaptée.
  • d’un filet au fond du sac accessible de l’intérieur du sac, où tu peux ranger cahiers, feuilles de papier, tablette tactile (l’Ipad rentre parfaitement dedans).

 

Les conditions de test

J’ai testé le smartbag 25 dans deux situations :

lors de mes trajets en VTT ralliant mon domicile à mon lieu de travail : Lors de mes trajets y sont rangés mes vêtements et chaussures civiles ; au cours de la journée, mes affaires de cyclisme.

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le smartbag 25 pour VTTiste

lors d’un week-end marathon à Porto : Fivefingers dans le compartiment dédié aux chaussures, tenue de running et vêtements de rechange… j’ai pu faire rentrer mon nécessaire du week-end dans le sac.

le smartbag 25 débarque à Porto

le smartbag 25 débarque à Porto

J’ai pu naturellement utiliser mon smartbag 25 en bagage à main pendant le vol Paris-Porto, ses dimensions n’excédant pas les maximales autorisées par les compagnies aériennes low cost.

 

Mes impressions

Les points positifs

  • Sa résistance à l’eau : Le smartbag 25 est imperméable. Même en cas de fortes intempéries, j’ai retrouvé mes affaires bien au sec.
  • Son côté pratique : Adepte du rangement en boules (de manière désordonnée, déstructurée), ce sac m’a appris à ranger mes affaires de manière méthodique. Finies les plongées de main à l’aveugle jusqu’au fond du sac, chaque objet a désormais son emplacement dédié !
  • Sa stabilité : Un des gros bémols de mon précédent sac reposait sur le fait qu’il partait sur les côtés. Avec les attaches pectorales, je n’ai plus du tout ce souci.
  • Sa rigidité : La structure du sac est respectée. Le sac ne change pas de forme quelle que soit la quantité d’objets rentrée dedans. Ainsi, je retrouve les objets dans le sac au même endroit où je les ai laissés

Les axes d’amélioration

A noter que j’ai du me creuser les méninges pour trouver des axes d’amélioration.

  • Du fait que j’emprunte régulièrement des chemins de terre qui peuvent devenir boueux en cas de fortes pluies, mon sac est vite amené à se salir. Pour palier à ce désagrément, j’aurais apprécié un poncho pour sac à doc.
  • Le choix limité des coloris, qui plus est, tristounets. Ceci dit, ces coloris ont le mérite d’être peu salissants.
  • Le sac, une fois rempli, ne tient pas « debout » tout seul, à moins d’être calé « côté bretelles » en contact avec un mur. De l’autre côté, il s’étale par terre.

Le smartbag Karkoa et le sac Ironman ont été soumis au test du sac abandonné, consistant à observer le comportement du sac lorsqu’il est relâché en position verticale :

sackarkoa

Résultats observés : le smartbag 25 tombe raide en arrière, mais sa structure est préservée
saciron

Résultats observés : le sac Ironman s’écrase littéralement sur place

 

Mon Bilan

Pour répondre à la question posée en intro : OUI, le smartbag 25 de Karkoa est un sac intelligent ! Fonctionnel, imperméable et de très bonne facture, je ne peux désormais plus m’en passer !

Le smartbag de Karkoa vous permettra d’associer votre carrière professionnelle avec votre vie de sportif sans pour autant passer pour le sportif de service dans votre entreprise.

Ma note : 8,5/10 !

 

Les infos pratiques

Disponible en 3 coloris : Ceramic blue, Mulberry grey, Orange sunrise

Karkoa met également en vente une version dite Papa d’une capacité de 40 L.

Comment se procurer le smartbag 25 de Karkoa : Sur le site Internet de Karkoa

Tarif : 69 €

 

Les tests des copains

Julien, de C’est bien d’être bien : Test du sac à dos Smartbag 25 de Karkoa

GregoRun : Le SmartBag 25L de chez Karkoa

Kevin Mdr :  Test du sac à dos Karkoa SmartBag 25L !

Le Pichouin Sportif : Test : Le smartbag 25 Karkoa

Le blog de Ti-tom : Test du sac à dos Karkoa 25

Si tu as des questions sur le smartbag de Karkoa, si tu l’as testé et que tu en es satisfait ou non, n’hésite pas à me faire un retour d’expérience ! 

A très bientôt !

Carole.

carottes petit