Le Grand Raid des Pyrénées 2017, le défi d’une vie ! (en attendant le prochain)

Hello à tous les amis,

Je viens aujourd’hui vers vous pour refermer l’aventure GRP – Grand Raid des Pyrénées. Je pensais ce petit billet nécessaire pour centraliser ce que nous avons produit au sujet de cette aventure qui nous a profondément marqué. Ah ce fameux GRP … Il m’aura fallu exactement 64 jours pour venir à bout du récit de cette aventure, c’est dire à quel point cela nous a travaillé !

Reprenons donc. Les amis, vous le savez peut-être si vous nous suivez sur nos autres plateformes sociales, nous avons pris part cette année au plus grand défi Ultra Trail de notre courte vie de traileurs : le Grand Raid des Pyrénées dans sa version Ultra Tour.

Comme à nos habitudes, nous nous sommes lancés dans cette aventure sans trop nous poser de questions. Alors que nous cherchions un défi de taille à relever afin de combler nos pulsions kilométriques, nous sommes tombés sur cette version anniversaire du fameux GRP : un trail dans les pyrénées de 220 kilomètres et 13 000 D+. A priori, de quoi nous remettre les idées en place. Ni une, ni deux, nous avons pris contact avec l’organisation pour nous y inscrire.

C’est alors qu’est venu le moment où il a fallu préparer… Et, vous le savez peut-être également, nous courons beaucoup au feeling et rarement spécifiquement pour la prépa d’une course. Les mots discipline, plan, coaching, stage en montagne, voire même régularité ne nous sont que peu connus. Fort heureusement, Carole m’a poussé à effectuer des sorties longues pendants plusieurs semaines avant l’événement. Un parcours de 26 kilomètres trouvé à proximité de notre domicile était devenu notre « ami ». Je ne vous cache pas que j’en ai bavé. J’en ai bavé parce que je me forçais à sortir faire ces kilomètres sans vraiment l’envie, en me disant que c’était nécessaire pour le GRP. Et ça l’était.

 

 

Le temps passait et l’épreuve se rapprochait, avec pour moi, le stress d’un gamin de 9 ans la veille du brevet des collèges. Le stress, c’est une sensation que j’ai peu connu en trail. Souvent parce que la folie et l’envie le masquait complètement. Il faut croire que ces deux sentiments ont laissé, avec le temps, leur place à des idées plus terre à terre. Pour éprouver du stress, il faut deux choses :

  1. Ne pas savoir ce qui nous attend.
  2. Appréhender. Autrement dit, ne pas être certain d’être à la hauteur.

Le stress était donc sain dans un sens puisqu’il permet la prudence et l’écoute de soi, mais il n’est pas moins désagréable. Je garde de cette « prépa », ou plus largement cette période d’avant GRP, un moment très difficile. Jusque la ligne de départ, j’avais peur. Peur de me faire rattraper par les barrières. Peur que quelque chose tourne mal, peur d’avoir mal tout simplement. Mais comme souvent les amis, une fois la ligne passée et après quelques kilomètres, nous étions dans le bain et les sensations étaient là. Nous étions lancés et plus possible de faire demi-tour. Maintenant, il ne restait plus qu’à assumer sa folie et ses ambitions.

Trève de bavardage les amis, je vous livre ci-dessous la totalité des productions vidéos qui ont précédé et suivi de GRP, de sorte à ce que vous puissiez nous suivre de A à Z, et pourquoi pas vous inspirer pour une éventuelle future épreuve.

La vidéo d’avant course

Le débrief (Post GRP)

Le teaser du périple

La partie 1 de l’aventure, quand tout va bien

La partie 2, quand le fatigue physique se fait ressentir

La partie 3, la fin de la lutte et la délivrance

Nous vous remercions infiniment pour votre soutien sur les réseaux sociaux, avant, pendant, après et à chaque sortie vidéo. Nous vous remercions pour ce moteur que vous nous offrez chaque jour en nous encourageant. Ca vient du fond du coeur.

A très bientôt les amis pour de nouvelles aventures et comme toujours d’ici-là, KIFFEZ la vie !

carottes

UTMB or not UTMB ?

utmbHello les amis,

L’heure est grave. La tension monte. Le suspense est palpable. Phrases courtes et saccadées. Effets de style. Emotions.

Les résultats du tirage au sort pour l’Ultra Trail du Mont Blanc sont tombés.

Certains disent que ce jour est un jour comme un autre. Nous disons que ce jour est important. Car ce jour déterminera le nombre de jours de congés que nous prendrons au mois d’août. Car ce jour, nous savons si nous allons ou non faire le tour du Mont Blanc.

Nous avons le plaisir de vous informer que nous avons été sélectionnés pour participer à l’une des épreuves les plus prisées des aventuriers traileurs, une épreuve dont la renommée est internationale, nous nommons : l’UTMB !

Nous vous confirmons sans plus attendre la totalité des défis que nous nous sommes fixés cette année.

selection utmb

Le « groupe Emir BELKAHIA » signifie : les Lapins Runners.

Voici un bref récap du colosse :

  • Distance :170 km
  • Dénivelé positif : 10 000 m D+
  • Temps imparti : 47 heures
  • Départ : vendredi 26/08, 18h00 à Chamonix

Vous pourrez donc apercevoir les 26,27 et 28 août prochain deux paires d’oreilles parmi les 2300 coureurs rassemblés sur le plus haut sommet de France ! Vous êtes nombreux à prendre le départ de cette aventure les amis et nous vous en félicitons. Quelque chose de magnifique nous attend : la découverte de paysages magnifiques, l’exploration de nous même, de nos limites. Nous avons déjà hâtes de vous raconter tout ça !

Rappelons que pour avoir le « privilège » de participer à l’épreuve, il vous faut débourser la coquette somme de 219 € (hors assurance annulation de 15 €) en plus d’avoir au préalable obtenu au minimum 9 points UTMB (ou 15 nouveaux points) en deux ans sur 3 courses maximum. En d’autres termes, chez UTMB, on sait s’assurer du niveau de motivation des coureurs qui prennent le départ.

Pour ceux que le « divin » tirage au sort n’aura pas élu, relevez-vous de suite en prévoyant votre plan B :

  1. Vous voulez absolument faire partie de la promo UTMB 2016 : vous pouvez vous rabattre  sur une autre épreuve de l’événement (CCC, OCC, TDS).
  2. Vous faites une croix sur l’événement  UTMB 2016 : vous augmentez automatiquement vos chances d’être sélectionné l’année prochaine pour la course de votre choix grâce à un coefficient 2. C’est exactement la situation dans laquelle nous étions en 2015.
  3. L’UTMB est-il une fin en soi ? Ou est-ce plutôt vous dépasser qui compte pour vous ? Dans ce cas, beaucoup d’épreuves moins connues mais magnifiques s’offrent à vous.

En effet les amis, pour combler votre soif d’aventure et de sensations fortes, libre à vous d’aller voir ailleurs (pour la peine) et vous inscrire sur une course concurrente non sélective.

Tout comme nous l’année passée, n’hésitez pas à vous laisser tenter par l’Ut4M 160, un monstre de l’accabit de l’UTMB, qui a su remplir nos yeux d’étoiles pendant pas moins de 51 heures et 30 minutes. Organisation au poil, bénévoles tous aussi attentionnés les uns que les autres, ambiance magique, paysages à couper le souffle : vous ne serez pas déçus du voyage !

11939944_10205225884915164_696973817_o
A très vite les amis pour de nouvelles aventures, et d’ici là, bon run à tous !

Les Lapins Runners.

carottes petit

A 4 jours du plus grand ultra de notre vie : l’Ut4M 160

160kmlapinsChers amis,

Si vous nous avez suivi ces derniers temps, vous le savez certainement : dans 4 jours, nous nous attaquons à un colosse de l’ultra trail, que dis-je, une péninsule ! J’ai nommé : l’Ut4M 160.

L’Ut4M 160, est le nom de code pour l’Ultra tour des 4 Massifs. C’est LA course qui rallie les 4 massifs montagneux encerclant la ville de Grenoble, à savoir : Vercors, Taillefer, Belledonne et Chartreuse. Nous retrouvons un parcours et un profil de course qui n’ont rien à envier à l’UTMB. Regardons de plus près :

profil ut4m 160

Parcours ut4M Lapins

 

 

Alors les amis, c’est plutôt lourd n’est-ce pas ? Ne vous inquiétez pas, nous n’avons pas le vertige. Passons maintenant aux quelques chiffres de l’événement !

 

L’Ut4M 160 en chiffres :

 

  • 4 Massifs à découvrir
  • 168 km à parcourir
  • 10 000 m de dénivelé positif à grimper
  • 53 heures pour en venir à bout
  • Un nombre incalculable de paysages à couper le souffle
  • 381 inscrits qui ont les crocs dont :
    • 7% de femmes et 93% d’hommes
    • 2 Lapins Runners
  • 1 équipe d’organisation au taquet
  • 762 frontales + 3 048 piles et batteries
  • 133 350 €* d’équipement de trail
  • 450 kilogrammes* de bananes
  • 382 bénévoles* accueillant

Vous l’aurez compris, c’est de l’ultra-lourd (jeu de mots).

* les chiffres marqués d’une étoile sont des hypothèses inventées de toutes pièces par les Lapins

 

Retour sur notre prépa

Comme vous le savez certainement chers lecteurs, nous ne sommes pas les champions des prépas rigoureuses, mais plutôt des adeptes du feeling. Cette fois-ci fait presque exception à la règle.

A l’origine, nous nous sommes inscrits à la 6000D (63 km, 4 000 m D+) et à l’EDF Cenis Tour (77 km, 3 900 m D+) en tant qu’objectifs à part entière, au feeling et à l’envie comme c’est toujours le cas chez nous. Après réflexion, nous nous sommes aperçus que ces courses, compte tenu de leurs dates, constituaient une prépa tout à fait adaptée en vue du grand Ut4M. Nous avons terminé ces deux courses avec des chronos satisfaisants et dans de bonnes conditions, ce qui nous a conforté sur le fait que nous étions fin prêts à affronter le boss final.

11426212_718600001601986_4171720154475477650_n

 

Notre état d’esprit à J-4

Je me sens bien, je suis sereine. A tort peut-être, dans la mesure où je ne me suis jamais attaquée à une épreuve de cette envergure. Comme le dit Emir, en termes de distance et de dénivelé, c’est comme si on enchaînait 2 fois et demi la 6000 D.

Je suis hyper enthousiaste à l’idée d’accomplir tout ça et impatiente de pouvoir dire : « on a réussi ! ». Je pars positive et dans l’idée que nous serons finishers. J’estime que partir défaitiste ne peut être que négatif. Les barrières horaires sont assez larges et j’ai confiance en notre mental. Depuis nos débuts en ultra, nous avons beaucoup progressé sur ce plan là.

S’il y a une chose que je peux redouter, c’est le moment où nous allons commencer à fatiguer (mentalement et physiquement) et donc à devenir irritables. Nous devons réussir à prendre du recul, relativiser et ne pas nous embrouiller pour des broutilles (broutilles du type : la frontale ne marche pas, je n’arrive pas à ouvrir l’emballage de ma barre, la montre n’a plus de batterie, etc). Nous ne devons pas oublier que nous sommes là avant tout pour passer un bon moment et que les difficultés que nous traverserons ne seront que très provisoires et très minimes comparé au sentiment d’accomplissement que nous aurons en fin d’épreuve.

Je me suis laissée regarder la liste des Séniors féminines en lice sur l’Ut4M 160 et il se trouve que nous sommes seulement 9 à prendre le départ. Parmi les 9, il n’y a pas de nom qui font « peur » d’office : noms à consonance étrangère, noms de traileuses élites (en tout cas, pas à ma connaissance). J’ai même la prétention de croire qu’un podium dans ma catégorie n’est pas tant hors de portée que cela. Assez rêvé, Carole, redescends de ton petit nuage et tiens-toi-en à l’objectif initial : passer la ligne d’arrivée.

Je me sens bien, mais peut-être un peu moins qu’à l’approche de la 6000D et l’EDF Cenis Tour. La raison est simple : j’étais dans une dynamique d’entraînement et d’alimentation bien plus rigoureuse que l’actuelle, à quelques jours de l’Ut4M. Cela dit, je ne stresse pas alors que nous allons aborder une épreuve qui comporte un bon lot d’inconnues. Nous n’avons jamais :

  • traversé plus d’un jour et une nuit ensemble sur un ultra, et il y a de bonnes chances que nous devions traverser deux nuits lors de l’épreuve. Inconnue n°1 : si nécessaire, savoir gérer l’état de l’autre en plus de son propre état, dans un état de fatigue physique et mentale.
  • même individuellement, dû gérer le (manque de) sommeil sur une durée aussi longue. J’ai connu lors de ma TDS les effets négatifs que le manque de sommeil pouvait avoir sur mon mental et je crains maintenant leur puissance. Inconnue n°2 : l’impact du manque de sommeil sur nos capacités physiques et mentales.
  • abordé un effort d’une telle longueur et ne connaissons donc pas la capacité de nos corps à y survivre (leur manière de réagir). Continue-t-on d’apprécier la chose ? Conservons-nous assez de lucidité pour s’accrocher à l’objectif ? Inconnue n°3 : l’impact physiologique et mental d’un effort d’une durée aussi longue.

Ces éléments devraient certainement causer de l’inquiétude, mais ce n’est pas vraiment le cas. J’espère vraiment ne pas voir là un manque d’humilité, ce qui m’a coûté ma course lors du trail Yonne. Je suis cependant bien mieux préparé et je crois que mon corps n’attend que ça : se dépasser et terminer la saison des ultras sur une note titanesque, en passant la ligne avec Carole !

 

Notre stratégie de course

L’objectif idéal est bien entendu de faire l’épreuve ensemble de bout en bout et passer la ligne d’arrivée main dans la main. Néanmoins, en deux jours d’épreuve, nous ne sommes pas à l’abri d’aléas qui tenteront, à coup de réalisme aussi rigoureux qu’imprédictible, de venir contrecarrer nos plans optimistes de type « happy ending ». De nombreuses questions restent en suspens :

La gestion du sommeil en duo : Que ferons-nous si l’un de nous deux a besoin de dormir ? Faudra-t-il que l’autre se repose aussi quitte à se frustrer ? Ou bien continuera-t-il sa route en espérant être rejoint par la suite ?

En cas de blessure : Si l’un de nous deux se blesse, le second aura-t-il l’envie et la force de continuer seul ?

En cas de conflit : Si nous entrons en conflit pendant l’épreuve, faudra-t-il poursuivre ensemble ? Faudra-t-il opter pour une séparation provisoire en espérant des retrouvailles dans de meilleures conditions sur la ligne d’arrivée ?

 

Notre équipement

Le challenge minimalisme : comme si le challenge n’était pas déjà assez compliqué, j’ai décidé de rajouter du piment et de tenter l’épreuve intégralement en minimalistes. Je prévois de laisser sur une base vie une seconde paire de Five Fingers Spyridon au cas où la première me « lâcherait » en cours de route (même si je n’y crois pas beaucoup) et pour me rassurer aussi. Sur une seconde base de vie, je prévois également de laisser une paire de trails dites « classique » au cas où je n’en pourrais plus de porter de Five Fingers, et pour me rassurer aussi. 🙂

Le challenge reportage : en plus de l’équipement obligatoire provenant en grande majorité de chez Décathlon (rapport qualité / prix oblige), je vais devoir assurer le reportage. Pourquoi devoir ? Parce que je ne pourrais pas ne pas repartir les poches remplies de souvenirs et partager tout cela avec vous dès notre retour. Mon challenge : gérer l’énergie. Je vais donc emporter 6 batteries de GoPro pour le film.

Le challenge trace GPS : nous avons deux montres Tomtom et un smartphone Samsung pour essayer d’obtenir une trace GPS complète de l’UT4M. Nous allons donc transporter des charges et 3 batteries portables, de 9000, 3000 et 3000 mah afin de recharger tout ceci pendant la course.

Le challenge sans bâtons : nous ne sommes pas adeptes des bâtons (encombrant pour soi lorsqu’inutilisés, pour les autres lorsqu’utilisés) et ne savons pas nous en servir. Nous ferons donc la course sans bâtons, même si cela doit nous coûter nos quadris !

Les amis, puisqu’un soutien n’est jamais de trop, n’hésitez pas à nous suivre sur le lien suivant (dossards 284 et 285) et à nous encourager via les réseaux sociaux !

lapins ut4m

A très vite pour le grand jour !

Les Lapins Runners.

carottes petit

 

The Trail Yonne version 110 km : Irons-nous au bout de la nuit ?

10615413_621098928002004_7600505486860688454_nAssise dans le covoiturage ralliant Paris à Sens, je prends conscience du challenge qui nous attend : la distance que nous parcourons à ce moment-même en voiture sera celle que nous devrons couvrir à pieds d’ici quelques heures. Comment je me sens à cet instant ? Un peu d’appréhension liée à la météo ainsi qu’au fait que je ne suis pas allée courir depuis dix jours. Je suis néanmoins excitée à l’idée d’établir mon nouveau record de distance, jusque là établi à 100 km sur bitume. La version 110 km de The Trail Yonne, c’est pour moi le ticket d’entrée à l’UT4M. Si je ne parviens pas à venir à bout de cette première épreuve, minces seront les chances de boucler la seconde.

Arrivés au gymnase de la Convention à Sens, nous retrouvons les amis : Joséphine de Simalti, Harry Bignon, Isabelle C, Fanny et Benjamin, Atsushi et Riko.

Nous sommes soumis à un check-in complet des sacs. Fort heureusement, nous avons suivi cette fois-ci scrupuleusement la liste des équipements obligatoires, de la couverture de survie à la lampe frontale de rechange.

Au départ avec Buge

Au départ avec Buge

Le coach Buge nous fait la surprise de venir assister à notre départ ! Malgré la météo très menaçante, Buge va s’inscrire sur place à la version 18 km du trail. C’est vraiment courageux de sa part !

Buge a pris la décision soudaine de venir nous faire un petit coucou, ayant constaté que Sens n’était qu’à une heure de route. Au passage et malgré la pluie, Buge se dit « et pourquoi pas se mettre dans les jambes un petit trail boueux de 18 Km avant de rentrer ? ». Se surprendre, se lancer dans des aventures, c’est un bel esprit n’est-ce pas ? Bien moins évident mais bien plus beau que de passer la journée pluvieuse sur le canapé avec la TV en guise de compagnie ;). Bravo Buge !

Sur le départ, nous faisons la connaissance de Stéphanie, 1re des deux éditions précédentes du 110 km et de son compagnon Arnaud : deux rencontres fort sympathiques. Je suis pleine d’admiration pour Stéphanie qui s’est alignée 4 fois déjà sur l’UTMB.

13h00 : le départ est lancé tandis que la pluie recommence à battre à torrents. L’organisation nous a annoncé une éclairci d’une demi-heure demain matin : voilà qui est rassurant !

Notre objectif ? Boucler la course en 14h00. Un objectif plus qu’ambitieux compte tenu des conditions de course qui nous attendent…

Nous démarrons en ville où quelques supporters sont présents. C’est ensuite que vont commencer les ennuis.

Dès le 8e km, nous voici déjà embourbés dans la gadoue. Chaussés tous les deux de Fivefingers Spyridon, nos pieds sont littéralement trempés.

De la boue en veux-tu, en voilà

De la boue en veux-tu, en voilà

 

Pour moi, c’est catastrophique. Je sais par expérience que les pieds trempés me provoquent des douleurs liées aux frottements du pied dans la chaussure (ampoules) et à l’échauffement des plis liés au « flétrissement » de la peau avec l’eau, pouvant se transformer en « fissures ». La raison pour laquelle j’ai opté pour les fivefingers sur cette course plutôt que des Hoka est également ma résignation : impossible de garder les pieds secs au-delà de la première heure. J’ai pensé, à raison, que les fivefingers avec des chaussettes contribueraient à réduire le jeu du pied dans la chaussure et éviter les ampoules. Cela dit, je n’ai trouvé aucun remède au « flétrissement » du pied pendant.

Côté sensation, la forme n’est pas au beau fixe. J’ignore si c’est le fait de n’avoir pas couru pendant 10 jours qui joue mais je trouve mes jambes bien ramolo.

Lapine en ForêtJe reste zen malgré la pluie. Pas question de se laisser impressionner par ce mauvais temps sachant qu’il va nous accompagner pendant de longues heures. Il faudra bien faire avec.

Arrivés au ravito du 26e km de Chaumont, nous apprenons l’abandon de Stéphanie. Je suis sous le choc. Si la favorite des féminines a déclaré forfait, c’est dire à quel point les conditions de course sont difficiles !

Nous reprenons des forces au ravitaillement, composé notamment de chocolat Lindt ! Ca c’est appréciable !

L'aqua trail

L’aqua trail

Peu à peu, la foule de coureurs se distille et nous nous retrouvons seuls. Peu habitués à courir isolés et à suivre des fléchages, nous empruntons un mauvais chemin suivant une croix indiquée au sol. Nous perdons ainsi 10 minutes à comprendre notre erreur et revenir sur le chemin correct.

20h00, la nuit commence à tomber et il n’a pas cessé de pleuvoir.

Arrivés au ravito Saint Julien du Sault au 47e­‍ km, nous assistons au forfait de 5 coureurs, parmi lesquels Arnaud qui ne voit plus l’intérêt de continuer sachant qu’il ne prend aucun plaisir et que nous n’en sommes même pas à la moitié de parcours. Je comprends le raisonnement d’Arnaud. Je reconnais ne prendre que très peu de plaisir mais le fait d’avoir autant douillé dans la gadoue me pousse véritablement à continuer. Pas question d’avoir souffert gratuitement, « pour rien ».

Ravito au 59e km

Ravito au 59e km

Le ravito 59e km passé, nous nous enfonçons dans des champs sombres. Les lumières des frontales commencent à faiblir et il y a toujours autant de boue.

Je sens Emir qui commence à présenter des signes de faiblesse.

A ce stade de la course, « courir » est devenu un bien grand mot. Disons que nous tâchons de nous déplacer vers l’avant aussi vite que possible, notre foulée ne ressemblant aucunement à ce que le commun des coureurs appelle une foulée. Notre vitesse moyenne avoisine celle du promeneur moyen, sans pour autant être pourvus de sa forme physique et son état d’esprit positif. A cet instant de la course, je suis plus que dans le dur, je suis au bout du rouleau.

Avec un éclairage approximatif, nous peinons à repérer les fanions et empruntons un mauvais chemin une seconde fois.

A ce moment, mon état est lamentable. Physiquement, je suis à bout et ma jambe gauche fait des siennes. J’ai l’impression d’avancer comme une sorte de zombie errant fatigué de la vie. Je suis au milieu de nulle part avec Carole et chaque pas m’est difficile. Nous sommes dans le noir, dans des champs interminables, sur des chemins glissants dont l’apparence est tellement similaire que j’ai l’impression de tourner en rond. J’ai besoin de m’arrêter, mais Carole veut et doit avancer pour atteindre son objectif. Je ne m’estime pas capable de couvrir la distance restante pour aller au prochain ravitaillement. Au bord des larmes, j’annonce à Carole mon souhait de m’arrêter, mon regret de ne pas pouvoir accomplir son exploit à ses côtés, et ma décision de m’arrêter dès que quelqu’un pourra me rapatrier.

Emir m’explique qu’il a beaucoup de mal à avancer, que son genou gauche est très douloureux. Il finit par me proposer de s’arrêter pour se reposer un peu et me laisser continuer. Hors de question que nous nous séparons en plein milieu de la nuit, alors qu’il n’y a pas un chat à l’horizon.

Nous  continuons notre chemin clopin-clopant dans les champs à la recherche d’un bénévole qui pourra emmener Emir au prochain ravitaillement.

Nous tombons sur l’un des rares supporters de la course, qui plus est véhiculé, qui accepte de rapatrier mon lapin blessé au poste.

Un grand merci à lui qui a eu la bonne idée d’être venu au beau milieu de nulle part encourager son frère en plein milieu de la nuit, et qui a eu la gentillesse de m’emmener au ravitaillement suivant.

C’est la première fois qu’Emir abandonne une course me laissant terminer seule.

Je ne réalise pas encore très bien que le chemin qu’il me reste à parcourir sans mon Lapin est loin d’être fini mais suis bien décidée à finir le trail Yonne, quelle qu’en sera la difficulté.

Je continue ma route pas très rassurée, inclinant ma frontale dans tous les sens, dans le but qu’aucun fanion ne m’échappe.

Mes batteries de frontale sont presque toutes en rade. Et c’est en passant devant un jardin rempli de chiens qui aboient et empestent que je prends peur et décide de patienter en attendant les prochains coureurs avec qui je continuerai ma route jusqu’au lever du jour.

Je continue alors ma course accompagnée de quatre participants jusqu’au ravitaillement de Passy.

Arrivée au poste au 82e km, un bénévole me conduit vers Emir que je retrouve allongé sur un lit de camp. Je suis rassurée de le voir aller mieux. Je rêverais de pouvoir me reposer à ses côtés mais le temps file et si je veux finir dans les barrières horaires, je ne dois pas traîner.

C’est un bonheur de voir Carole, l’espace de quelques instants, qui semble fraîche et déterminée à atteindre son objectif.

6h00. Le jour s’est levé. Je continue mon chemin avec deux coureurs : un père et son fils. Nous entamons notre discussion favorite : notre palmarès de courses et les prochaines à venir.

Arrivés à Rousson au 90e km et craignant de ne pas arriver à temps à l’arrivée, je commence à accélérer le pas et distance de mes compagnons de route. J’ai ceci dit très peur de me tromper de chemin en faisant route seule.

De pas hésitants, je me retrouve au ravitaillement de Marsanguy du 100e km. Les bénévoles ne savent pas exactement combien de kilomètres nous séparent de l’arrivée ce qui n’est pas rassurant du tout.

J’ai un doute sur la barrière horaire. En effet, celle-ci a été calculée sur une base de 5 km/h et a été programmée à 13h00 mais sachant que le trail ne fait pas 110 mais 115 km, j’ignore si elle a été repoussée d’une heure…

J’essaye alors de marcher le moins possible. Emir m’a annoncé qu’un podium m’attend à l’arrivée, ce qui me motive. J’ai de plus en plus mal aux pieds, particulièrement aux coussinets.

J’atteins avec difficulté le dernier ravitaillement du 108e km où les bénévoles sont très accueillants. Je me ravitaille en charcut en tout genre et prends mon courage à deux mains pour ces 5 derniers km. Un bénévole me montre une nouvelle et sacrée côte à gravir.

Décidément, qu’est-ce qu’on s’en sera mangé de la gadoue et des côtes !

Je rejoins enfin la ville de Sens et même si le bitume me fait mal aux pieds, je suis heureuse d’être sur un sol stable.

Il ne me reste plus qu’1,5 km. Et là, je craque. En l’absence de balisage, je pense m’être trompée de chemin. J’appelle Emir en pleurs. Je n’en peux plus. Emir essaye de me localiser grâce à mes indications et tente de m’orienter jusqu’à l’arrivée. Avec la pluie qui a inondé mon mobile, je dois mettre Emir en haut parleur et je n’entends presque rien. Je ne veux pas prendre un chemin alternatif. Je décide de faire demi-tour jusqu’à ce que, par miracle, je tombe sur un participant qui m’indique que nous sommes sur le bon chemin. Nous faisons la route ensemble et discutons. Je suis à nouveau calmée.

A quelques 200 mètres de l’arrivée, mon Lapin me rejoint. Je le sens reposé et en bien meilleure forme que tout à l’heure, ce qui fait très plaisir à voir. Nous atteignons l’arche ensemble.

Harry Bignon me fait un accueil des plus chaleureux. Quel soulagement d’être enfin arrivée. La pression retombe d’un coup. Je peux enfin me reposer. Je suis applaudie par les supporters et bénévoles encore présents dans le gymnase.

J’accède à la première place du podium SEF. Emir et une bénévole m’aident à l' »escalader » tant je suis fatiguée.

Et c’est ainsi que mon rêve prend forme. Me voici pour la première fois sur le podium d’un ultra trail. Je suis sur un petit nuage : j’ai parcouru plus de 115 km en 21h22min23sec. Malgré les douleurs, je suis allée au bout car j’avais décidé que c’est là où j’allais aller. A aucun moment, je n’ai envisagé un abandon malgré la difficulté. La difficulté, c’est la règle du jeu. L’ultra, c’est la recherche du dépassement de soi, et c’est ce que j’étais allée chercher.

Mon premier podium sur ultra !

Mon premier podium sur ultra !

Nous déjeunons au gymnase et retrouvons Jean-Marie notre covoiturage arrivé depuis peu, qui lui aussi a mis beaucoup plus de temps que prévu.

Nous discutons ça et là avec bénévoles et participants autour d’un repas chaud. Puis il est temps de lever les voiles, je commence à avoir très froid.

Merci

Les jolies dotations

Les jolies dotations

  • à vos nombreux encouragements sur les réseaux sociaux,
  • à Emir qui m’a soutenue particulièrement quand je n’étais pas bien du tout à 1,5 km de l’arrivée,
  • à Harry pour l’accueil de star qu’il m’a réservé à l’arrivée,
  • aux bénévoles pour leurs sourires, leurs encouragements et leur sympathie
  • à l’organisation pour son accueil

Bravo à tous les participants de the trail Yonne, finishers ou non : A Frissou et Benjamin pour leur 85 km  frangin-frangine, à Jean-Marie, Vincent de Call of the Run, Atsushi, Riko, Buge, Stéphanie, Arnaud, à mes compagnons de route dont j’ai le regret d’avoir oublié les noms…

Bravo à Fanny pour son podium sur le 85e km, promesse d’une belle carrière sur ultra. 🙂

Bonus #1 – Pour vivre l’aventure en vidéo, c’est ici :

Bonus #2 – Les pieds des Lapins après l’épreuve (âmes sensibles, s’abstenir)

Spoiler

2015-05-03 04.40.00 2015-05-03 18.30.54

[collapse]

Jeudi, nous serons aux 100 km de Steewerck pour la version de jour limitée en 13 heures. En espérant que nous soyons totalement rétablis d’ici là…

D’ici là, portez vous bien les amis. Merci d’être de plus en plus nombreux à nous suivre dans nos aventures pas toujours très raisonnables.

Comme toujours et même si nous ne le rappelons pas systématiquement, n’hésitez pas à nous faire part de vos sentiments et questions sur cette aventure, en commentaire. 🙂

carottes petit

21 pensées d’un Lapin qui court

21 penséesDans ma vie de coureur, j’ai eu l’occasion de compiler des pensées et convictions, en lien avec la pratique sportive et l’alimentation. J’aimerais les partager avec vous afin de savoir si vous y avez déjà pensé, ce que vous en pensez, comment vous pensez, pourquoi … Hum, tu parles d’une intro ! Bon, allons-y !

Faux départ.

DisclaimerAttention, la suite de cet article contient des points de vue. Si ces points de vue vous inspirent l’envie irrépressible d’y confronter les vôtres, cela signifiera que ce billet a atteint son but. Le Lapin ne peut garantir l’impact positif de cet article sur votre humeur, mais il espère qu’il le sera.

  1. Open-empâtement: 10000 pas par jour pour garder la santé entend-on souvent. Ca me plaît bien, c’est un bon prétexte pour bouger. Pour moi qui mets moins de 10 minutes pour aller à la gare le matin et le soir en esquivant volontairement le bus, ce n’est pas avec mes allers-retours au café et aux toilettes au bureau que je vais les faire. Je suis donc obligé d’aller faire les courses ou courir le soir si je veux les tenir. Travailler dans les bureaux induit vraiment une lutte constante contre l’oisiveté physique.
  2. Lapin shoppingRunnoshopping : J’ai trois critères incontournables quand j’achète de l’équipement de course à pied à destination de moi-même. 1. Est-ce que c’est pratique ? 2. Est-ce que c’est stylé ? 3. Est-ce que je trouve que le prix est raisonnable ? Si l’un des critères pêche, je n’achète pas. On peut noter que « est-ce que j’en ai besoin » ne figure pas dans la liste des incontournables.
  3. Inspiration : Parmi mes différents équipements, ceux que je préfère sont ceux qui ont une histoire, me lient à un moment, me lient à une personne. Je me sens plus fort en les portant, je sens le vécu, le message qu’ils symbolisent. C’est ce que j’attends d’un équipement: m’aider dans les moments où j’en ai besoin.
  4. Respire ! : Je trouve que le luxe, c’est l’espace. Les endroits surchargés, ça m’étouffe, que ce soit de monde ou d’objets. A noter que ce n’est pas pour cela que j’évite ces endroits. Je les trouve simplement moins « nobles ».
  5. Carole ultra#mettesbottes : J’ai la phobie des pieds mouillés sur un ultra. Ça peut me tuer la course.
  6. Fierté : Quand je regarde ma femme sur un ultra, je ressens un profond sentiment de respect. Conclusion: je me sens obligé de faire des #livetweet, c’est plus fort que moi (dirait un humoriste).
  7. Gogo-gadgeto-marathon : Attention, un point de vue tranché suit cette phrase. Franchement, le pack marathon Over-Chauvelier, je trouve ça hyper marketing. Un gel tous les 5 km ? Une boisson « d’attente » qui finira sur la voie publique à côté du sac poubelle qui te gardait tant bien que mal au chaud dans le sas ? Des instructions à suivre à la lettre pour que ton marathon se passe bien ? Bon, j’avoue que j’aime bien le gâteau au chocolat du matin façon Alsa. Je conçois aussi que ça puisse aider beaucoup de coureurs à la recherche d’un cadre, ayant envie de mettre toutes les chances de leur côté au moins psychologiquement (je suppose que physiologiquement ça ne peut pas faire de mal). Mais personnellement, ce que j’aime me dire avant tout, c’est que j’ai couru le marathon avec ma sueur et mes muscles nourris par autre chose que l’industrie du glucose.
  8. Sors puis réfléchis : SDiagonalei t’as la flemme et que tu sors courir quand même, au pire t’as toujours la flemme pendant que tu cours, donc tu rentres. Bilan: t’as couru un peu, et t’es sûr et certain que t’avait pas envie. Au mieux, tu t’aperçois que ton corps avait envie un fois chauffé et tu te fais plaisir.
  9. Lapinsatiable : La Diagonale des fous ça en jette pas mal. Faut vraiment y aller.
  10. lapinronmanLapinronman : Parfois je pense que dans moins de 7 mois je suis censé finir un Ironman. Je suis en train d’apprendre à nager, et je n’ai rien d’autre qu’un VTT à 80 €. Bon, après, il faut dire que j’ai développé avec ma femme un mental solide auto-réparant. Ça va le faire. Il y a un peu de taf, mais ça va le faire.
  11. Optimiste éternel : J’aime bien dire « ça va le faire ». Déjà, ça me met dans un état d’esprit positif, même si je n’ai pas encore de plan pour y arriver. Ensuite, ça a un petit côté insouciant qui me plaît bien, qui reflète l’esprit des Lapins Runners.
  12. Kebab vs Carottesfatologie : Quand tu regardes bien, si tu pars du principe qu’un kebab c’est 1000 kcal, l’équivalent en carottes, c’est 3 kilos. Normalement, toi qui peut arriver facilement au bout d’un kebab, t’arriveras pas au bout des 3 kilos de carottes. Si on parle en euros, t’en a pour moins cher avec les carottes qu’avec le kebab. En termes de capital santé, t’en as aussi pour moins cher avec les carottes. Pour finir, sur le plan gustatif, c’est à l’appréciation de chacun, mais personellement, je suis assez fan des carottes râpées épicées sauce citron huile d’olive. Je ne me sens pas fat après et mon écharpe ne sent pas la friture pour 4 jours.
  13. F.E.E.L.I.N.G : Parfois je me dis que si je cours empiriquement, je deviendrai meilleur moins vite que si j’ai de la méthode. Mais je trouve que la méthode nuit à ma liberté. En général, je n’aime pas m’imposer de contraintes, et encore moins de limites.
  14. Joue-la comme Bruce : Parfois je me dis que j’aimerais bien être vraiment sec. Sec du genre je pince le bas du ventre, je ne trouve pas grand-chose à attraper. Quand t’es sec, t’es hyper léger en course: tu voles. T’as pas le petit bidon qui rebondit ou les cuisses qui galèrent à décoller à cause de l’enrobage de chocolat. Le problème pour y arriver, c’est la modération dans l’alimentation. Un grand sujet.
  15. assiette propreVaisselle propre : Ma femme et moi avons un point commun qui se distingue pas mal du commun des gens. Quand on s’arrête de manger, ce n’est pas quand on n’a plus faim, c’est quand l’assiette est vide. Je dirai même plus: c’est quand elle est propre.
  16. Ton cerveau vs. ta panse : Parfois, t’es complètement calé mais c’est trop bon (et / ou c’est gratuit), donc tu manges. Jannah et moi avons nommé ceci le « conflit tête-bide ». Ton bide dit « stop », ta tête dit « attend teste celui-là il est l’air pas mal ! Tu trouveras bien un ultra pour éliminer ». Le lendemain tu te lèveras hyper tard dans un état pas possible, et t’auras pas besoin de manger pendant un jour ou deux.
  17. Metaphysique de cantine : Quand je vois une assiette blindée qui part à la plonge le midi à la cantine, je me dis toujours la chose suivante. Manger, c’est une activité que tu pratiques tous les jours de la vie. Normalement, au bout d’un moment, même sans le vouloir, t’as sûrement compris la capacité de stockage de ton estomac. Ton estimation du remplissage de ton assiette devrait être juste après autant d’années d’expériences (ou si tu ne la remplis pas toi-même, tu peux demander au personnel de service d’adapter tes quantités). Visiblement, ce raisonnement est faux. En fait, je pense que le commun des gens est très à l’aise avec le fait de jeter la nourriture. C’est « normal » d’en prendre trop, de manger à sa faim et de jeter l’excédent. Je n’ai jamais réussi à m’y faire.
  18. ultra lapinsL’imprévisible : Pour courir un ultra à deux, il y a quatre prérequis, qui ne te garantissent pas que tout va bien se passer. 1. Te connaître. 2. Connaître ton binôme. 3. Avoir un mental en béton armé. 4. Prévoir que ça ne va pas se passer comme prévu.
  19. Take it or leave it : Les erreurs sont des opportunités. Tu peux les saisir pour progresser, ou les laisser recommencer indéfiniment.
  20. Accepter : La difficulté, c’est de chercher l’amélioration dans le temps, pas la perfection. C’est d’accepter que l’amélioration n’est pas une constante.
  21. Bed, sweet bed : T’as jamais autant kiffé ton lit qu’après un ultra, surtout si t’y as passé la nuit et qu’il faisait froid.

Lapins lit

Après avoir lu ça, je suis fortement preneur de vos retours. Je souhaite les utiliser pour m’ouvrir / nous ouvrir davantage l’esprit. Un esprit ouvert est riche car il laisse entrer les idées.

Avez-vous déjà pensé à tout ou partie de cette liste ? Quel est votre point de vue ? Exprimez-vous (s’il vous plaît) !

A bientôt chers amis de la course ! Et bien sûr et surtout, excellente fêtes de fin d’années à vous et vos familles !

carottes petit