L’Ultra-Trail Côte d’Azur Mercantour

Hello les amis,


Les 15-16 et 17 juin derniers, nous avons affronté l’Ultra-Trail Côte d’Azur Mercantour aka l’UTCAM pour les intimes : une superbe épreuve de 145km, 9 400m D+ dans l’arrière-pays niçois.

Revivez la course en notre compagnie !

Les Lapins Runners.

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2018 : LE PIRE ECOTRAIL DE PARIS 80 KM

Les amis, en ce 17/03 dernier, nous avons couru la pire édition de l’écotrail de paris 80 Km que nous ayons pu voir. De la boue omniprésente … un véritable calvaire ! A très bientôt, et surtout d’ici-là, KIFFEZ la vie !

Les Lapins Runners.

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Le Grand Raid des Pyrénées 2017, le défi d’une vie ! (en attendant le prochain)

Hello à tous les amis,

Je viens aujourd’hui vers vous pour refermer l’aventure GRP – Grand Raid des Pyrénées. Je pensais ce petit billet nécessaire pour centraliser ce que nous avons produit au sujet de cette aventure qui nous a profondément marqué. Ah ce fameux GRP … Il m’aura fallu exactement 64 jours pour venir à bout du récit de cette aventure, c’est dire à quel point cela nous a travaillé !

Reprenons donc. Les amis, vous le savez peut-être si vous nous suivez sur nos autres plateformes sociales, nous avons pris part cette année au plus grand défi Ultra Trail de notre courte vie de traileurs : le Grand Raid des Pyrénées dans sa version Ultra Tour.

Comme à nos habitudes, nous nous sommes lancés dans cette aventure sans trop nous poser de questions. Alors que nous cherchions un défi de taille à relever afin de combler nos pulsions kilométriques, nous sommes tombés sur cette version anniversaire du fameux GRP : un trail dans les pyrénées de 220 kilomètres et 13 000 D+. A priori, de quoi nous remettre les idées en place. Ni une, ni deux, nous avons pris contact avec l’organisation pour nous y inscrire.

C’est alors qu’est venu le moment où il a fallu préparer… Et, vous le savez peut-être également, nous courons beaucoup au feeling et rarement spécifiquement pour la prépa d’une course. Les mots discipline, plan, coaching, stage en montagne, voire même régularité ne nous sont que peu connus. Fort heureusement, Carole m’a poussé à effectuer des sorties longues pendants plusieurs semaines avant l’événement. Un parcours de 26 kilomètres trouvé à proximité de notre domicile était devenu notre « ami ». Je ne vous cache pas que j’en ai bavé. J’en ai bavé parce que je me forçais à sortir faire ces kilomètres sans vraiment l’envie, en me disant que c’était nécessaire pour le GRP. Et ça l’était.

 

 

Le temps passait et l’épreuve se rapprochait, avec pour moi, le stress d’un gamin de 9 ans la veille du brevet des collèges. Le stress, c’est une sensation que j’ai peu connu en trail. Souvent parce que la folie et l’envie le masquait complètement. Il faut croire que ces deux sentiments ont laissé, avec le temps, leur place à des idées plus terre à terre. Pour éprouver du stress, il faut deux choses :

  1. Ne pas savoir ce qui nous attend.
  2. Appréhender. Autrement dit, ne pas être certain d’être à la hauteur.

Le stress était donc sain dans un sens puisqu’il permet la prudence et l’écoute de soi, mais il n’est pas moins désagréable. Je garde de cette « prépa », ou plus largement cette période d’avant GRP, un moment très difficile. Jusque la ligne de départ, j’avais peur. Peur de me faire rattraper par les barrières. Peur que quelque chose tourne mal, peur d’avoir mal tout simplement. Mais comme souvent les amis, une fois la ligne passée et après quelques kilomètres, nous étions dans le bain et les sensations étaient là. Nous étions lancés et plus possible de faire demi-tour. Maintenant, il ne restait plus qu’à assumer sa folie et ses ambitions.

Trève de bavardage les amis, je vous livre ci-dessous la totalité des productions vidéos qui ont précédé et suivi de GRP, de sorte à ce que vous puissiez nous suivre de A à Z, et pourquoi pas vous inspirer pour une éventuelle future épreuve.

La vidéo d’avant course

Le débrief (Post GRP)

Le teaser du périple

La partie 1 de l’aventure, quand tout va bien

La partie 2, quand le fatigue physique se fait ressentir

La partie 3, la fin de la lutte et la délivrance

Nous vous remercions infiniment pour votre soutien sur les réseaux sociaux, avant, pendant, après et à chaque sortie vidéo. Nous vous remercions pour ce moteur que vous nous offrez chaque jour en nous encourageant. Ca vient du fond du coeur.

A très bientôt les amis pour de nouvelles aventures et comme toujours d’ici-là, KIFFEZ la vie !

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UTMB or not UTMB ?

utmbHello les amis,

L’heure est grave. La tension monte. Le suspense est palpable. Phrases courtes et saccadées. Effets de style. Emotions.

Les résultats du tirage au sort pour l’Ultra Trail du Mont Blanc sont tombés.

Certains disent que ce jour est un jour comme un autre. Nous disons que ce jour est important. Car ce jour déterminera le nombre de jours de congés que nous prendrons au mois d’août. Car ce jour, nous savons si nous allons ou non faire le tour du Mont Blanc.

Nous avons le plaisir de vous informer que nous avons été sélectionnés pour participer à l’une des épreuves les plus prisées des aventuriers traileurs, une épreuve dont la renommée est internationale, nous nommons : l’UTMB !

Nous vous confirmons sans plus attendre la totalité des défis que nous nous sommes fixés cette année.

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Le « groupe Emir BELKAHIA » signifie : les Lapins Runners.

Voici un bref récap du colosse :

  • Distance :170 km
  • Dénivelé positif : 10 000 m D+
  • Temps imparti : 47 heures
  • Départ : vendredi 26/08, 18h00 à Chamonix

Vous pourrez donc apercevoir les 26,27 et 28 août prochain deux paires d’oreilles parmi les 2300 coureurs rassemblés sur le plus haut sommet de France ! Vous êtes nombreux à prendre le départ de cette aventure les amis et nous vous en félicitons. Quelque chose de magnifique nous attend : la découverte de paysages magnifiques, l’exploration de nous même, de nos limites. Nous avons déjà hâtes de vous raconter tout ça !

Rappelons que pour avoir le « privilège » de participer à l’épreuve, il vous faut débourser la coquette somme de 219 € (hors assurance annulation de 15 €) en plus d’avoir au préalable obtenu au minimum 9 points UTMB (ou 15 nouveaux points) en deux ans sur 3 courses maximum. En d’autres termes, chez UTMB, on sait s’assurer du niveau de motivation des coureurs qui prennent le départ.

Pour ceux que le « divin » tirage au sort n’aura pas élu, relevez-vous de suite en prévoyant votre plan B :

  1. Vous voulez absolument faire partie de la promo UTMB 2016 : vous pouvez vous rabattre  sur une autre épreuve de l’événement (CCC, OCC, TDS).
  2. Vous faites une croix sur l’événement  UTMB 2016 : vous augmentez automatiquement vos chances d’être sélectionné l’année prochaine pour la course de votre choix grâce à un coefficient 2. C’est exactement la situation dans laquelle nous étions en 2015.
  3. L’UTMB est-il une fin en soi ? Ou est-ce plutôt vous dépasser qui compte pour vous ? Dans ce cas, beaucoup d’épreuves moins connues mais magnifiques s’offrent à vous.

En effet les amis, pour combler votre soif d’aventure et de sensations fortes, libre à vous d’aller voir ailleurs (pour la peine) et vous inscrire sur une course concurrente non sélective.

Tout comme nous l’année passée, n’hésitez pas à vous laisser tenter par l’Ut4M 160, un monstre de l’accabit de l’UTMB, qui a su remplir nos yeux d’étoiles pendant pas moins de 51 heures et 30 minutes. Organisation au poil, bénévoles tous aussi attentionnés les uns que les autres, ambiance magique, paysages à couper le souffle : vous ne serez pas déçus du voyage !

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A très vite les amis pour de nouvelles aventures, et d’ici là, bon run à tous !

Les Lapins Runners.

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A 4 jours du plus grand ultra de notre vie : l’Ut4M 160

160kmlapinsChers amis,

Si vous nous avez suivi ces derniers temps, vous le savez certainement : dans 4 jours, nous nous attaquons à un colosse de l’ultra trail, que dis-je, une péninsule ! J’ai nommé : l’Ut4M 160.

L’Ut4M 160, est le nom de code pour l’Ultra tour des 4 Massifs. C’est LA course qui rallie les 4 massifs montagneux encerclant la ville de Grenoble, à savoir : Vercors, Taillefer, Belledonne et Chartreuse. Nous retrouvons un parcours et un profil de course qui n’ont rien à envier à l’UTMB. Regardons de plus près :

profil ut4m 160

Parcours ut4M Lapins

 

 

Alors les amis, c’est plutôt lourd n’est-ce pas ? Ne vous inquiétez pas, nous n’avons pas le vertige. Passons maintenant aux quelques chiffres de l’événement !

 

L’Ut4M 160 en chiffres :

 

  • 4 Massifs à découvrir
  • 168 km à parcourir
  • 10 000 m de dénivelé positif à grimper
  • 53 heures pour en venir à bout
  • Un nombre incalculable de paysages à couper le souffle
  • 381 inscrits qui ont les crocs dont :
    • 7% de femmes et 93% d’hommes
    • 2 Lapins Runners
  • 1 équipe d’organisation au taquet
  • 762 frontales + 3 048 piles et batteries
  • 133 350 €* d’équipement de trail
  • 450 kilogrammes* de bananes
  • 382 bénévoles* accueillant

Vous l’aurez compris, c’est de l’ultra-lourd (jeu de mots).

* les chiffres marqués d’une étoile sont des hypothèses inventées de toutes pièces par les Lapins

 

Retour sur notre prépa

Comme vous le savez certainement chers lecteurs, nous ne sommes pas les champions des prépas rigoureuses, mais plutôt des adeptes du feeling. Cette fois-ci fait presque exception à la règle.

A l’origine, nous nous sommes inscrits à la 6000D (63 km, 4 000 m D+) et à l’EDF Cenis Tour (77 km, 3 900 m D+) en tant qu’objectifs à part entière, au feeling et à l’envie comme c’est toujours le cas chez nous. Après réflexion, nous nous sommes aperçus que ces courses, compte tenu de leurs dates, constituaient une prépa tout à fait adaptée en vue du grand Ut4M. Nous avons terminé ces deux courses avec des chronos satisfaisants et dans de bonnes conditions, ce qui nous a conforté sur le fait que nous étions fin prêts à affronter le boss final.

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Notre état d’esprit à J-4

Je me sens bien, je suis sereine. A tort peut-être, dans la mesure où je ne me suis jamais attaquée à une épreuve de cette envergure. Comme le dit Emir, en termes de distance et de dénivelé, c’est comme si on enchaînait 2 fois et demi la 6000 D.

Je suis hyper enthousiaste à l’idée d’accomplir tout ça et impatiente de pouvoir dire : « on a réussi ! ». Je pars positive et dans l’idée que nous serons finishers. J’estime que partir défaitiste ne peut être que négatif. Les barrières horaires sont assez larges et j’ai confiance en notre mental. Depuis nos débuts en ultra, nous avons beaucoup progressé sur ce plan là.

S’il y a une chose que je peux redouter, c’est le moment où nous allons commencer à fatiguer (mentalement et physiquement) et donc à devenir irritables. Nous devons réussir à prendre du recul, relativiser et ne pas nous embrouiller pour des broutilles (broutilles du type : la frontale ne marche pas, je n’arrive pas à ouvrir l’emballage de ma barre, la montre n’a plus de batterie, etc). Nous ne devons pas oublier que nous sommes là avant tout pour passer un bon moment et que les difficultés que nous traverserons ne seront que très provisoires et très minimes comparé au sentiment d’accomplissement que nous aurons en fin d’épreuve.

Je me suis laissée regarder la liste des Séniors féminines en lice sur l’Ut4M 160 et il se trouve que nous sommes seulement 9 à prendre le départ. Parmi les 9, il n’y a pas de nom qui font « peur » d’office : noms à consonance étrangère, noms de traileuses élites (en tout cas, pas à ma connaissance). J’ai même la prétention de croire qu’un podium dans ma catégorie n’est pas tant hors de portée que cela. Assez rêvé, Carole, redescends de ton petit nuage et tiens-toi-en à l’objectif initial : passer la ligne d’arrivée.

Je me sens bien, mais peut-être un peu moins qu’à l’approche de la 6000D et l’EDF Cenis Tour. La raison est simple : j’étais dans une dynamique d’entraînement et d’alimentation bien plus rigoureuse que l’actuelle, à quelques jours de l’Ut4M. Cela dit, je ne stresse pas alors que nous allons aborder une épreuve qui comporte un bon lot d’inconnues. Nous n’avons jamais :

  • traversé plus d’un jour et une nuit ensemble sur un ultra, et il y a de bonnes chances que nous devions traverser deux nuits lors de l’épreuve. Inconnue n°1 : si nécessaire, savoir gérer l’état de l’autre en plus de son propre état, dans un état de fatigue physique et mentale.
  • même individuellement, dû gérer le (manque de) sommeil sur une durée aussi longue. J’ai connu lors de ma TDS les effets négatifs que le manque de sommeil pouvait avoir sur mon mental et je crains maintenant leur puissance. Inconnue n°2 : l’impact du manque de sommeil sur nos capacités physiques et mentales.
  • abordé un effort d’une telle longueur et ne connaissons donc pas la capacité de nos corps à y survivre (leur manière de réagir). Continue-t-on d’apprécier la chose ? Conservons-nous assez de lucidité pour s’accrocher à l’objectif ? Inconnue n°3 : l’impact physiologique et mental d’un effort d’une durée aussi longue.

Ces éléments devraient certainement causer de l’inquiétude, mais ce n’est pas vraiment le cas. J’espère vraiment ne pas voir là un manque d’humilité, ce qui m’a coûté ma course lors du trail Yonne. Je suis cependant bien mieux préparé et je crois que mon corps n’attend que ça : se dépasser et terminer la saison des ultras sur une note titanesque, en passant la ligne avec Carole !

 

Notre stratégie de course

L’objectif idéal est bien entendu de faire l’épreuve ensemble de bout en bout et passer la ligne d’arrivée main dans la main. Néanmoins, en deux jours d’épreuve, nous ne sommes pas à l’abri d’aléas qui tenteront, à coup de réalisme aussi rigoureux qu’imprédictible, de venir contrecarrer nos plans optimistes de type « happy ending ». De nombreuses questions restent en suspens :

La gestion du sommeil en duo : Que ferons-nous si l’un de nous deux a besoin de dormir ? Faudra-t-il que l’autre se repose aussi quitte à se frustrer ? Ou bien continuera-t-il sa route en espérant être rejoint par la suite ?

En cas de blessure : Si l’un de nous deux se blesse, le second aura-t-il l’envie et la force de continuer seul ?

En cas de conflit : Si nous entrons en conflit pendant l’épreuve, faudra-t-il poursuivre ensemble ? Faudra-t-il opter pour une séparation provisoire en espérant des retrouvailles dans de meilleures conditions sur la ligne d’arrivée ?

 

Notre équipement

Le challenge minimalisme : comme si le challenge n’était pas déjà assez compliqué, j’ai décidé de rajouter du piment et de tenter l’épreuve intégralement en minimalistes. Je prévois de laisser sur une base vie une seconde paire de Five Fingers Spyridon au cas où la première me « lâcherait » en cours de route (même si je n’y crois pas beaucoup) et pour me rassurer aussi. Sur une seconde base de vie, je prévois également de laisser une paire de trails dites « classique » au cas où je n’en pourrais plus de porter de Five Fingers, et pour me rassurer aussi. 🙂

Le challenge reportage : en plus de l’équipement obligatoire provenant en grande majorité de chez Décathlon (rapport qualité / prix oblige), je vais devoir assurer le reportage. Pourquoi devoir ? Parce que je ne pourrais pas ne pas repartir les poches remplies de souvenirs et partager tout cela avec vous dès notre retour. Mon challenge : gérer l’énergie. Je vais donc emporter 6 batteries de GoPro pour le film.

Le challenge trace GPS : nous avons deux montres Tomtom et un smartphone Samsung pour essayer d’obtenir une trace GPS complète de l’UT4M. Nous allons donc transporter des charges et 3 batteries portables, de 9000, 3000 et 3000 mah afin de recharger tout ceci pendant la course.

Le challenge sans bâtons : nous ne sommes pas adeptes des bâtons (encombrant pour soi lorsqu’inutilisés, pour les autres lorsqu’utilisés) et ne savons pas nous en servir. Nous ferons donc la course sans bâtons, même si cela doit nous coûter nos quadris !

Les amis, puisqu’un soutien n’est jamais de trop, n’hésitez pas à nous suivre sur le lien suivant (dossards 284 et 285) et à nous encourager via les réseaux sociaux !

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A très vite pour le grand jour !

Les Lapins Runners.

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