33e édition du marathon des Nantes : un marathon remise en jambes ?

20140427-Marathon-de-NantesLe marathon des Sables est passé, un des grands temps forts de notre année running 2014. Nous avons laissé passer Pâques puis avons décidé, pour nous remettre dans l’ambiance, de participer à un marathon sur bitume le 27 Avril. Notre choix s’est porté sur celui de la ville bretonne de Nantes. Nous aurons l’occasion de visiter la ville en passant un week-end touristico-sportif comme nous les aimons. Et puis, un marathon, après le MDS, c’est comme une petite remise en jambes (?).

Allez, ni une, ni deux, l’avant-course !

 

Bien que nous ne soyons pas écolos dans l’âme, nous nous apercevons qu’il est parfois facile de l’être, particulièrement quand les opportunités s’offrent à nous. Si en plus il nous est possible de faire des économies, pourquoi s’en priver ? Hop, un covoiturage réservé pour l’aller. Départ de porte d’Italie samedi 26 avril à 7h00 + 22 minutes. Le trajet vers Nantes se fait en 80% dodo et 20% discussion avec notre très sympathique conducteur. Nous apprenons notamment l’existence du TRX, nouvelle forme d’exercice physique par suspensions.

Notre conducteur nous dépose à proximité de notre hôtel situé au cœur de Nantes, à quelques minutes de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, lieu de départ du marathon.

Il est à peine midi et notre chambre n’est pas prête. Nous déposons nos affaires à l’hôtel et partons aussitôt en quête de nos dossards au village marathon situé à la cité des Congrès. Sur le trajet, nous tombons sur le fameux Lieu Unique de Nantes : l’ex-usine de la marque LU, célèbre fabriquant historique de petits beurres.

Une fois arrivés à l’expo, nous déployons la stratégie habituelle, hautement efficace. Ratissage des stands, participation à la totalité des jeux concours, dégustations de tous les biscuits bretons. Avec cette stratégie, nous sommes certains de ne rien manquer de crucial.

Une jeune femme nous propose de soutenir une initiative écologique de la ville de Nantes : se porter volontaire pour courir avec une EcoCup. Il s’agit de gobelets en plastique durs transportables, accrochés à la ceinture à l’image des gobelets de trail. Ceux-ci visent à éviter l’utilisation massive de gobelets en plastique. A priori, nous sommes quelque peu réticents car nous craignons que la phase de remplissage nous fasse perdre du temps. Nous acceptons tout de même car nous aimons les tests et les découvertes.

Pour une fois, nous nous laissons tenter par un stand d’alimentation énergétique et achetons un lot de deux muffins au caramel au stand Punch Power qui constituera notre petit-déj de demain.

Nous rencontrons Vincent Dogna, venu exposer ses tableaux, dont un qu’il a peint spécialement pour le marathon de Nantes. Sa collègue nous apprend que Vincent sera présent à la running expo du marathon de Genève dimanche en huit. Ca tombe bien, nous y serons également!

La fin de journée se déroule sur un modèle de marathonien-touriste classique : sieste, visite des rues piétonnes de Nantes, smoothies glacés en terrasse, superbes pains créatifs à la boulangerie d’Antan (à ne manquer sous aucun prétexte si vous êtes de passage à Nantes !) , sieste, dîner composé de bibimbap (plat coréen typique) de qualité recommandé par Arndis, crêpe nantaise pour le dessert , puis dodo !

Le jour du marathon

 

Nous regagnons le départ du marathon situé devant la cathédrale. Aux alentours de 9h00, nous retrouvons l’ami Clément aka Clem Running ainsi que Clarisse pour une sympathique photo commune et quelques échanges sur notre sujet favori.

Au départ avec Clem et Clarisse

Au départ avec Clem et Clarisse

Nous rejoignons nos sas respectifs quelques minutes avant le départ. Les Lapins opterons pour le sas 3h45 en prévision d’un chrono optimiste de 4h00.

Nous sommes sous la pluie et il nous tarde que le départ soit donné. A 9h15, c’est chose faite ! Il faut nous faire à l’idée : ce sera notre premier marathon « sous l’eau ». C’est parti pour ce parcours totalement urbain dans les rues de Nantes qui nous fera faire deux grandes boucles ainsi qu’une petite traversée de l’Ile.

Nous gambadons tranquillement quand soudain, au 2e kilomètre, nous entendons une voix masculine nous saluer: « hey les lapins ! ». Nous tournons le regard : mais… mais… c’est Daddy !! Nous sommes surpris de croiser Daddy car il était censé prendre son départ sur un sas plus rapide. Après deux kilomètres passés à discuter, notre ami lillois revient à la raison. S’il a l’intention de boucler son marathon en 3h30, il vaudrait mieux qu’il file ! A toute Daddy !

Les premiers kilomètres se passent très bien. Les nouvelles chaussures de Carole lui conviennent parfaitement. Nous avons lu à maintes reprises le conseil indiquant qu’il ne vaut mieux pas tester une nouvelle paire de running le jour d’une course importante. Cette fois-ci, tout comme à l’ecotrail 80 et au MDS, nous allons tester du neuf le jour J.

Il est quasi impossible de conserver nos pieds au sec avec la pluie et les flaques omniprésentes. Le vent très présent nous rappelle notre marathon Nice Cannes. Les jambes ont parfois tendance à s’entrechoquer à cause des rafales !

Jusqu’au 12e kilomètre, nous parvenons à maintenir l’allure rapide de 5’28’’ au kilomètre selon TomTom Runner. Habituellement, notre allure ralentit à partir du semi, mais aujourd’hui, la donne sera différente. Au 13ème, c’est déjà le déclin. Les jambes de Carole sont lourdes.

Passé le 13e kilomètre, je constate que nous n’arrêtons pas de nous faire doubler. Au début, je pense qu’il ne s’agit que des relayeurs au départ du kilomètre 10 qui sont encore tout frais. Mais plus les minutes défilent, plus je dois me rendre à l’évidence : il ne peut pas y avoir tant de monde sur le marathon relais ! De plus, Emir est sans arrêt en train de scruter sa montre. Le verdict est sans appel : nous ralentissons beaucoup !

Nous maintenons de l’avance sur les meneurs 4h00 que nous avons doublé très tôt. Inéluctablement, ils nous rattrapent au semi que nous passons en 2h00’08 ». Ceci dit, bien que nous soyons dans le dur, nous tentons de maintenir une allure suffisante afin de nous en tenir autant que possible à un chrono inférieur à 4h15.

A cause de la pluie, les ravitaillements sont littéralement trempés ! Les raisins secs sont réhydratés et les morceaux de bananes font peine à voir.

Depuis le marathon de Valence, j’ai l’intime conviction que les bananes possèdent des vertus miraculeuses et peuvent me donner des ailes même quand mes jambes ne demandent qu’à s’arrêter. Quand ça ne va plus, allez hop, une banane ! Or, ce matin, ce ne sont pas des bananes mais de la bouillie de banane qui est mise à disposition pour les coureurs. On fera avec !

Profitons de ce ravitaillement pour un petit mot sur la fameuse « EcoCup ».

L’EcoCup, le test du Lapin

 

L’attache

L’attache du gobelet sous forme de petit mousqueton nécessite de disposer de quoi attacher celui-ci. C’était mon cas au niveau de la ceinture mais ce type de gobelet étant beaucoup plus utilisé sur trail, reste beaucoup (beaucoup) plus pratique à attacher lorsque l’on dispose d’un sac à dos.

Au niveau du gobelet, sa « ceinture » de plastique est bien solide, et ne risque pas de le laisser s’échapper s’il est bien fixé. Ceci dit, c’est aussi assez difficile pour l’enlever de sa ceinture au moment de le remplir. Particulièrement dans des conditions de pluie et de froid que nous avons vécues lors du marathon, rendant les manipulations assez minutieuses difficiles.

Port du gobelet

Attaché au niveau de la taille, il y a trop de jeu entre le mousqueton et l’attache plastique qui retient le gobelet. Lorsque l’on court relativement vite (5’30min / km), celui-ci ballotte sans arrêt et donne des petits coups sur les hanches, cuisses, coudes parfois … C’est plutôt désagréable.

Confort d’utilisation

Je n’ai utilisé le gobelet qu’au deuxième ravitaillement. Au premier, les bénévoles (deux) n’était pas au courant lorsque je leur ai demandé où se trouvait le stand EcoCup. Du temps perdu pour finalement partir avec deux gobelets classiques. Au second ravitaillement, le stand était bien visible, mais le bénévole en train de remplir les gobelets était également dédié au remplissage de gobelets classiques, et ne savait plus où donner de la tête. Ici également, du temps perdu à retirer le gobelet de sa ceinture, le faire remplir, et boire avant de repartir.

Conclusion

Le gobelet, n’est, de manière générale, pas l’idéal pour un coureur exigeant car il n’est pas possible de boire en courant. Par coureur exigeant, je fais référence au coureur ne souhaitant pas « perdre des secondes » à détacher puis faire remplir son gobelet. Dans le cadre d’une initiative éco, il est donc certainement plus astucieux d’utiliser des gourdes ou bidons avec embouts prévus pour boire en courant. De cette façon, pas de consommation inutile de gobelet en plastique. Que ce soit gourde ou gobelet éco, les fontaines à eau mises en oeuvre sur certains ravitaillement constituent un parfait « self-service » rapide et efficace pour ceux qui souhaitent remplir rapidement leur contenant.

Je me sens plus fort mentalement, plus expérimenté après ce MDS. Je bois et je m’alimente régulièrement en gardant le mental d’aplomb malgré la fatigue physique qui s’installe aux alentours du 28ème.

Nous traversons les Machines de l’île, espace culturel imaginé par François Delarozière et Pierre Orefice, composé entre autres du Grand Eléphant, immense structure en bois mobile repéré la veille sur les cartes postales de la ville, d’un carrousel et d’une grue (la « Grue Titan »). C’est au goût de la Lapine la plus belle et intéressante fraction du parcours.

Il pleut tellement que les gouttes d’eau cognent mes yeux, ce qui m’empêchent d’y voir clair. Et malgré les kilomètres foulés, je ne parviens pas à me réchauffer. J’ai le mal du MDS…

Au 35ème, nous entendons le peloton de 4h15 s’approcher mais décidons de ne pas nous laisser faire.

« Si on fait +4h15, je serai déçue ». Telle était la teneur de mon discours avant le marathon. Nous tenterons par tous les moyens d’atteindre l’objectif!

Au kilomètre 38, nous pénétrons pour la seconde fois dans l’enceinte du jardin des plantes. On se croirait dans le Parc de la Tête d’Or où nous avions foulé en octobre dernier lors du marathon de Lyon !

Daddy (déjà finisher) et sa petite famille sont postés au kilomètre 40 et nous encouragent.

Ca sent la fin, nous mettons les bouchées doubles et scrutons avec impatience l’arche d’arrivée.

La voici, elle est là, belle et imposante, précédée par un immense tapis rouge. Nous nous sentons comme des stars au festival de Cannes.

L'arrivée sur tapis rouge !

L’arrivée sur tapis rouge !

Les récompenses !

« Ah les Lapins, on vous attendait ! » dixit joyeusement un bénévole en nous remettant la jolie médaille. Le chrono affiche 4h12’29 : mission sub 4h15 accomplie ! Une fois décorés, nous nous engouffrons dans la Cité des Congrès pour récupérer notre t-shirt finisher ODLO et nous réchauffer.

La conclusion !

 

Pour conclure, revenons à la dernière phrase de notre introduction afin d’y apporter notre réponse : « Et puis, un marathon, après le MDS, c’est comme une petite remise en jambes ?». Et bien non les amis. Il est important de ne pas oublier qu’un marathon se passe sur bitume, et surtout, se court tout le long à une vitesse plus soutenue. Le marathon sur route est donc effectivement plus traumatisant pour le corps qu’une étape dans le sable à distance égale. Alors qu’à la fin de l’étape marathon du MDS, nos jambes étaient quasi intactes (course lente et marche), nous sommes de nouveau courbaturés après ce marathon de Nantes. Ce serait donc une erreur de croire que tout nous sera facile car nous sommes sortis indemnes d’une grosse épreuve !

Une condition physique, ça se maintient. Il n’y a pas de secret, rien n’est magique, nous terminerons par notre conseil du jour, très simple : toujours rester humble et travailler pour progresser.

Nous tenons à transmettre à :

  • Jérôme aka fire_rasta nos félicitations pour son 24h à Rennes et son merveilleux titre de circadien
  • Clément aka Clem Running nos félicitations pour son second marathon, son RP explosé
  • David aka Daddy the Beat nos amitiés et bien sûr nos félicitations pour les moments furtifs mais conviviaux passés ensemble ainsi que son très beau RP.

Bon, on enchaîne le 1er mai  avec le marathon de Sénart ! Ce marathon promet car :

  • Nous y croiserons notre ami Laurent le Pirate, de retour sur l’asphalte moins d’un mois après le Marathon de Paris.
  • Carole joue pour le titre de championne de France universitaire et Emir, le rôle de l’accompagnateur privilégié.

A très vite les amis !

Les Lapins Runners.

carottes petit

De toutes nos forces : quand le sport s’allie au 7e art

 

affiche-IronMan-3-posterDans un monde où Marvel est positionné en acteur majeur de l’industrie du 7ème art, il y a fort à parier que si nous évoquons « IronMan », nous obtenions pour réponse : « Tony Stark et Avengers ». Notre sujet du jour en est pourtant bien loin. Bien loin des blockbusters permettant aux cinémas UGC de vendre des lunettes 3D, du Coca-Cola Zéro et autres pop-corns caramélisées à foison. Bien loin de ces œuvres cinématographique reflétant parfaitement l’état de l’art de l’image de synthèse, tout droit sorties des studios d’effets spéciaux Hollywoodiens les plus prometteurs.

im-france-ironman-nice-2010-afficheL’Ironman, c’est l’épreuve sportive de légende. Le format de triathlon le plus extrême qui soi. Une épreuve prisée requérant un niveau de condition physique extrême et un mental d’acier. L’Ironman c’est 3,8km à la nage, 180km à vélo et 42,195km à pieds, en moins de 17h. Cette épreuve, c’est le thème du film de toutes nos forces que nous, Lapins Runners, apprentis sportifs de l’extrême, sommes allés visionner dans les salles obscures le soir du 26 mars 2014.

Nous vous livrons plus bas notre critique qui vous donnera certainement l’envie de … non, on a dit plus bas.

Court synopsis

Julien est un adolescent handicapé moteur. Il vit en région Rhones-Alpes avec sa mère, particulièrement attentionnée et protectrice, et son père souvent absent et surtout très distant. Afin de se rapprocher de son père, Julien lui propose de participer au fameux IronMan de Nice.

Critique des Lapins

J’aborde le film sans avoir visionné la bande annonce. Je n’ai aucune idée de ce que je vais voir. Je m’attends donc à :

  • Des scènes intenses et profondes sur le plan émotionnel. Particulièrement car l’acteur principal est un adolescent handicapé.
  • Du blingbling : quelques séquences d’entraînement en musique façon Rocky qui donnent envie de sortir de la salle pour aller courir.
  • Du moins blingbling : quelques séquences d’entraînement réaliste qui reflètent la difficulté, le doute, l’évolution du mental du sportif pendant la préparation et l’épreuve en elle-même.
  • Enfin et surtout, des images du moment mythique : l’ironman.

Je n’ai pas non plus visionné la bande annonce mais seulement une bribe d’un reportage du film sur le JT de TF1. Un film qui traite de la compétition d’Ironman et sa préparation ? Il ne m’en fallait pas plus pour être emballée ! Les personnages principaux sont un père et son fils handicapé moteur ? Jackpot, il faut voir ça le plus vite possible ! Les mouchoirs sont parés, je suis en condition pour verser ma petite larme !

Les premiers instants du film dévoilent des images d’un père et son fils handicapé, au départ de l’ironman de Nice. Quelques secondes seulement. La trame nous propulse ensuite un an en arrière, afin de nous expliquer comment nous en sommes arrivés là.

Après cette forte introduction, nous découvrons l’histoire d’une famille en difficulté. Plus de sport en vue dans cette première partie. Un père absent et dans sa bulle, un fils attristé en manque d’amour paternel, une mère qui répond quotidiennement à ses besoins et gère seule son foyer.

Au cours d’une consultation impromptue des archives de la famille, Julien découvre le passé sportif de son père : ce dernier tenté un Ironman 20 ans plus tôt, sans être parvenu au bout. A cet instant, Julien se met en tête que la prochaine (et seule) activité qu’il veut réaliser avec son père, c’est l’ironman de Nice.

Le père est agressif, réticent, froid et distant envers son fils handicapé et envoie valser cette idée. Les arguments sont là : « je ne suis plus en condition physique », « c’est dangereux », « c’est coûteux », « c’est de la folie ». La folie, l’excitation, c’est ce que cherche le jeune Julien tout autant que ses amis handicapés moteur. Des sensations et du mouvement, voilà deux choses qui leurs sont rares car difficile d’accès, et donc chères à leurs yeux.

Les rebondissements qui s’en suivent nous présentent des moments réalistes (et donc, parfois difficiles) de vie de famille. Nos personnages vont évoluer ensemble, et se souder face à cette épreuve inédite, partagée de bout en bout. C’est simple, sincère, bien retranscrit. C’est parmi ces moments que le sport va prendre une place. La découverte des sensations par le père et son fils offrent de très belles scènes d’émotion.

Exit les scènes d’entraînement façon Rocky, le film propose bien plus sobre et c’est un bon choix. Le personnage du père transcrit peu d’émotions durant la préparation.

Arrive enfin le moment tant attendu : celui de l’ironman. En tant que marathoniens, nous reconnaissons la superbe ambiance des départs de courses. Les arches, les sponsors, les spectateurs, les commentaires sportifs, les athlètes prêts à en découdre … tout y est ! Le top départ est magistral. Les plans éloignés, vus du ciel de la partie natation sont tout bonnement magnifiques.

Il serait bien dommage d’en dire davantage sur le final, nous arrêtons donc ici notre narration !

Affiche De Toutes Nos Forces

Affiche De Toutes Nos Forces

Conclusion des Lapins

J’ai trouvé le jeu des acteurs excellent (Je commence par ce point car il est pour moi l’ingrédient indispensable pour un bon film) . Alexandra Lamy est brillante dans le rôle de la maman poule ; Jacques Gamblin très attachant dans celui du papa « ours au grand cœur ». Rien n’est surjoué, tout semble bien réel. Ne vous attendez pas à entendre des tirades de deux minutes, les répliques sont brèves et peu nombreuses. En revanche, les mots sont forts et choisis avec intelligence.  Quant aux paysages, ils sont à couper le souffle (ça m’a rappelé le  marathon Nice-Cannes !). Frissons et larmes ont bien été au rendez-vous. Et avec en prime une morale fondée sur la suprématie du mental, je ne peux, non pas vous inviter, mais vous pousser cher lecteur à vous rendre dans votre cinéma le plus proche pour visionner ce très beau film.

 

Peut-être ai-je trouvé que les rebondissements scénaristiques étaient trop simples, mais c’est aussi ce qui fait le charme du film. Je m’attendais également des scènes intenses, prenant aux tripes, et j’ai trouvé n’être que moyennement servi. Ma conclusion : c’est un métrage léger, illustrant le sport et le partage, appréciable par toute la famille que l’on soit sportif ou non. Je recommande vraiment.

 

Nous espérons que notre critique vous donne l’envie d’enfourcher votre vélo, de nager, ou encore de courir visionner ces 90 minutes d’humanité, d’émotions et de dépassement de soi que nous, sportifs, savons apprécier à leur juste valeur.

Pour les Lapins, 2013 était l’année des marathons, 2014 est l’année des ultras, 2015 sera l’année de l’ironman (ironlapin ?) !

A très bientôt,

Les Lapins Runners.

carottes petit

Vie De Runner

En l’espace d’un an et demi de carrière, au rythme des 10 km, semis, marathons, trails, ultras et cross, les Lapins Runners ont en entendu des (carottes) vertes et des pas mûres! Déterrées du terrier, les voici réunies dans un TOP 16, en exclusivité internationale et pour votre plus grand plaisir !

 

16. A propos du Marathon Des Sables: « C’est quand déjà votre Paris-Dakar à pied? […]  Marathon Des Sables, Paris-Dakar… c’est pareil, il y a du sable dans les deux cas ».

Et pourquoi pas « votre 4L Trophy à pied » tant qu’on y est? 

15. « Comment ça, vous payez pour courir ?! »

14. A Carole, la veille du 100 km (alors qu’elle est en pleine forme) : « Tu prévois de faire combien demain : 20, 30 km ? »

C’est vrai quoi, quelle idée de terminer une course!

13. Après le marathon de Paris et ses 40 000 participants : « Vous êtes arrivés combien ? »

18 253e et 18 254e, c’est bien, non?

A la Rochambelle

Emira et Carole, à la Rochambelle

12. A Emir, démasqué pendant la Rochambelle (course féminine de 5Km)  auquel il a participé: « Tu aurais pu te raser au moins! »

11. A Carole, à propos de son chrono sur le semi-marathon de Paris : « Bravo la Lapine ! 1h50 ça commence à être sérieux »

10. « On a le droit d’écouter de la musique pendant la course ? »

9. « Je suis bénévole au marathon de la Parisienne. »

8. « Ah non! Je n’ai pas fait de vrais marathons! »

Autant pour nous, on avait oublié qu’il avait aussi les « faux marathons »

7. « J’ai couru le marathon du 19ème arrondissement de Paris. »

6. L’avant-veille du semi-marathon de Paris : « Comment je vais faire pour courir s’il pleut ? Je n’ai pas de K-way !»

Merci Abidjan pour ta contribution! 😀

5. Dans la catégorie blessure insolite : « C’est la merde, j’ai une tendinite à l’orteil !»

Merci encore Abidjan!

4. A propos de la randonnée rollers de 20km : « On peut s’arrêter avant la fin si on est fatigué ? »

Non, tu dois finir coûte que coûte sous peine d’être abattue.

 

 

TOP 3

 

3. A Emir, à propos de son inscription à la course (féminine) des Princesses (Go Sport running tour) : « On va t’arrêter si l’organisation s’aperçoit que tu es un homme !? »

2. A propos du marathon de Budapest, sur un ton très sérieux, me (Carole) demande mon professeur d’allemand : « Tu as gagné j’espère ? »

1. Une bénévole, s’adresse à nous, à la fin d’un cross masculin (cross CACL à Saint-Cloud) auquel nous avons tous les deux participé. Ladite bénévole, bien décidée à mettre les choses au clair : « Bon. Qui est l’homme, qui est la femme ? »

Emir, une femme à bouc?

 

 

A très bientôt les amis!

Les Lapins Runners.

carottes petit

Les foulées de Clichy-la-(et les Lapins de)-Garenne

Affiche-Foulées-de-Clichy-2013C’est une première, les Lapins Runners du jour sont également des Lapins Riders ! Ce matin, nous montons à vélo pour nous rendre aux foulées de Clichy la Garenne.

Nous avons une pensée pour notre ami Buge qui, en pleine campagne seine-et-marnaise, s’apprête à fouler les 10km de Magny le Hongre.

Le départ annoncé à 10h15, nous arrivons sur place, stade Jean Racine,  à 10h00. Aujourd’hui, nous nous payons le luxe d’avoir un  peu d’avance. Alors que nous garons nos vélos, nous tombons museaux à nez avec André Duval, alias notre serveur du Tertre, qui nous indique le lieu des consignes.

A quelques mètres du stade se situe le parc Roger Salengro. Un parc qui nous est familier car c’est ici que s’est déroulé le Recordman du monde Téléthon organisé par Timepoint.

Nous récupérons notre t-shirt de la course. Un t-shirt noir, en matière technique sur lequel figure l’inscription « ville de Clichy la Garenne » avec une police pour le moins futuriste.

Laurent le pirate vient à notre rencontre. Le temps d’aller déposer nos affaires aux consignes et de discuter du semi de Saint-Witz couru la veille, il est déjà l’heure de se rendre sur la ligne de départ.

Les Lapins feront la course séparément.

Récit de la Lapine

Hier soir, lorsque mon Lapin me demande ce que je prévois pour le 10Km, je lui réponds que j’irai au feeling mais qu’un sub 50 me sera difficilement atteignable. Car :

  • Primo : cette semaine, mon seul entraînement a été un 6 km nocturne à allure 5’30/km
  • Deusio : le couscous de Mina de vendredi dernier fait encore la java dans mon estomac.
  • Tertio : Un nutritionniste se serait arraché les cheveux en dressant le bilan de ma semaine. A force d’enchaîner les gueuletons, je me suis empâtée. Aussi, je me sens lourde, très lourde.

Dans le sas de départ :

Prêts pour aller gambader !

Prêts pour aller gambader !

Afin de ne pas handicaper nos champions du jour sur le(s) premier(s) kilomètre(s), nous nous essayons à nous faufiler dans la foule pour être mieux placés.

Je suis désespérément à la recherche du meneur 50’. Tous les meneurs sont présent (45’, 55’, 60’) mais manque le mien. Je suis également préoccupée par le fait que ma TomTom Runner n’a toujours pas capté. Ne l’ayant pas branché depuis plusieurs jours, c’était à prévoir.

Dès les premiers mètres, je suis emportée par la foule enthousiaste des runners. C’est décidé, je fais du mieux que je peux.

Je m’inquiète un peu pour mon Lapin dont j’arrive encore à apercevoir les oreilles 100 mètres après la ligne de départ.

« Tou dou dou dou ! » me signale joyeusement ma TomTom Runner qui a décidé de capter. Je n’ai pas les 100 premiers mètres de la course, tant pis. Je laisse l’affichage sur le kilométrage, comme d’habitude.

Je trouve qu’il y a foule sur ce 10km. A 5€ l’inscription pour les détenteurs de la puce Timepoint, on comprend pourquoi.

Mètres 600, je dépasse André. « Ton Lapin n’est pas loin devant ! » s’exclame-t-il. « Ca m’étonnerait », pense-je.

Au niveau sensations, ça ne va pas du tout. J’ai très mal au ventre et besoin de me rendre aux commodités. Qui plus est, mes jambes sont très lourdes. La course s’annonce très douloureuse.

Heureusement, les encouragements sont au beau fixe : « Allez Madame Lapin », « Courage Lapinou », « Oh un Lapin », « Quelle est mignone ». Les enfants s’égosillent. Ca redonne la pêche (enfin, la carotte) !

Kilomètre 5 : J’entame la deuxième boucle du parcours.

« On en est bien à la moitié ? » me demande un runner qui ne sait plus trop où il est en est. Il est vrai que les indications kilométriques marquées au sol ne sont pas très visibles.

Arrivée au parc Salengro, j’entends l’animateur de la course qui booste les concurrents : « Allez les filles, c’est bien, on tient le coup. Vous êtes bonnes pour 55’ ! ». 55 minutes ? Comment ça ? Quelles filles ? Pourvu que le commentaire ne me soit pas adressé. Je commence à désespérer. Je suis entrain de mourir et en plus je suis « bonne pour 55’ ».

Pourtant, le meneur d’allure 55’ ne m’a pas doublée. A moins qu’il soit devant moi… Qui plus est, en regardant autour de moi, je réalise que je ne suis entourée que d’hommes. Bref, je suis dans le flou le plus total.

C’est à ce moment là que des idées sombres traversent mon esprit affaibli: L’espace de quelques instants, mon degré de désespoir atteint de tels sommets que j’oscille entre m’arrêter au ravitaillement pour boire un coup et repartir tranquillement ou bien tout simplement, déclarer forfait.

Après (brève) réflexion, je décide de m’accrocher et de poursuivre ma route.

« Pourquoi ne pas avoir regardé ta vitesse moyenne/instantanée au moyen de ta superbe montre ? » me demanderiez-vous. Et bien, en cas de mauvaise nouvelle, mon moral en aurait sérieusement pâtit. Je voulais continuer à douter car j’avais l’infime espoir d’être rapide. Qui plus est, j’adore le suspense !

Kilomètre 6,5 : j’aperçois au loin un petit fanion vert de meneur d’allure ! Il s’agit bien du meneur 50 minutes ! Je suis si heureuse de le voir ! Je ne suis donc pas si mauvaise que ça ce matin ! De surcroît, mon meneur me semble totalement à ma portée. En l’espace de trois minutes, je suis à ses côtés. Je le vois alors brandir son fanion qui était resté coincé dans son dos. « Il est pour moi » pense-je. Sans trop de difficultés, je le dépasse. Je suis comblée et ô combien étonnée ! Le meneur aurait-il ralenti à mi-parcours en étant parti à toute berzingue ? Je crains désormais qu’il me dépasse. Dès que j’entends une personne arriver, j’ai peur que ça soit lui. L’ombre du meneur au fanion vert me hante. Deux-trois minutes plus loin, j’ose regarder derrière moi. Je ne le vois plus, alléluia !

Kilomètre 7,5 : j’aperçois mon Lapin, seul sans Laurent, qui déboule vers moi et me fait de grands signes, le poing levé. Ses foulées sont amples, il a l’air en pleine forme : « Allez ma femme la meilleure ! » dit-il en criant. « Mais…qu’est-ce que tu fous là ? ». Je ne comprends pas. Habituellement, mon Lapin me rejoint au kilomètre 9.  Mais là, il bien trop tôt ! Et, pourquoi ne me rejoint-il pas ? Mon cerveau tourne au ralentit. Je finis par comprendre que mon Lapin n’a pas terminé sa course. Le fait de l’avoir vu me donne un joli coup de boost. Je pense également très fort à ma grande sœur Sabine qui fête aujourd’hui ses trente ans.  Je  n’ai plus du tout en tête l’idée de jeter l’éponge et souhaite honorer ce jour en donnant le meilleur. J’aurais l’air de quoi de faire un chrono pourri le jour de l’anniversaire de ma grande sœur !?

Game over !

Game over !

Kilomètre 9 passé : Mon Lapin, accompagné de Laurent le pirate me rejoignent. La délivrance est proche ! Je suis KO mais il me reste quelques miettes de force pour annoncer à mon homme que je suis devant le meneur 50 minutes.

Arrivés au stade : Qu’est-ce qu’un tour de stade peut paraître interminable après 9,6km de course en souffrance !! « Plus qu’un demi-tour de stade, allez ! ». « Il t’a dépassé, on ne le laisse pas faire ! » m’encourage mon Lapin en me désignant un triathlète à abattre. Je lui fais signe que non. J’en suis vraiment incapable.

J’aperçois 49 min 20 sur le compteur. Je suis aux anges !

Finie la souffrance! Je retrouve Laurent et mon Lapin. Je recueille leurs impressions.

Mon Lapin me montre l’affichage de sa TomTom Runner : 40’00 pile poil ! Je suis très fière de lui. Lui semble déçu de n’être pas descendu à 39 minutes.

Quant à Laurent, il m’annonce avec une superbe tranquillité qu’il a réalisé son RP sur 10. Bravo Laurent ! C’est de bonne augure pour le marathon de Paris que notre ami prévoit de le terminer en sub 3h00.

L’heure des ravitaillements a sonné. Une chose est sûre : les petits biscuits secs du 16 mars 2014 resteront gravés dans nos mémoires.

Les Lapins gagnants

Les Lapins gagnants

Récit du Lapin

Tout comme ma femme, je sors d’une semaine sans entraînement avec le meilleur prétexte du monde fourni gratuitement par l’Etat : l’air de Paris est pollué. Bien évidemment, j’ai aussi pris soin de :

  • Forcer sur les bretzels de Paul et les petits pains aromatisés de Auchan toute la semaine
  • Me nourrir de chocolat quotidiennement
  • Tester l’élasticité de ma panse en compagnie de ma femme en y insérant le couscous de Mina du vendredi soir

Dans le sas, je me sens lourd mais mon moral a envie d’y croire ce matin. Peut-être est-ce l’effet du beau temps. Je me dis que je vais tenter de courir avec Le Pirate qui terminera à coup sûr en moins de 40 minutes. Si j’arrive à tenir, je pourrais même décrocher, sur un malentendu improbable, mon RP sur 10km.

Bisous à ma Lapine et top départ avec Laurent qui esquive double tout le monde en trombe ! J’arrive à  suivre mais je sens que j’y perds des plumes (plutôt des poils). Le premier kilomètre se fera en fractionné. Dès le second, la route est suffisamment dégagée pour atteindre notre vitesse de croisière. Je sens que la vitesse de Laurent est (très) élevée. Des réflexions traversent mon esprit :

  • Ça alors, on est au km2 et je suis dans le rouge complet. C’est certain, je ne vais pas pouvoir continuer à cette allure. Combien de kilomètres vais-je bien pouvoir tenir ?
  • Laurent doit être en pleine forme. C’est mérité, il s’entraîne, lui.
  • Je suis peut-être fatigué. Je me sens lourd. Mes jeunes et nouveaux bourrelets doivent me ralentir.

Au km3, je me rends à l’évidence : je suis en train de me brûler complètement à tenter de suivre le Pirate, c’est bien au dessus de mes forces. Je me dis qu’il est quand même tôt et que je vais tenter de tenir jusqu’au 4e km. C’est à 3,70 que je capitule : « bon courage Laurent ! ». Je vois notre ami s’éloigner pour vaincre le chrono.

Je me sens vraiment brûlé. Je tente de continuer mais le moindre faux-plat est une épreuve. Je suis totalement essoufflé et entamé et je ne suis même pas au km5. L’idée de ralentir très fortement me traverse l’esprit car je vis un moment très éprouvant physiquement. Tout en continuant, je parviens à relativiser. J’ai déjà vécu ça et je m’en suis déjà sorti, je vais faire de mon mieux coûte que coûte en écoutant le feeling. Je cours en essayant d’occuper mon esprit afin qu’il cesse de générer des pensées telles que : « T’as mal là, hein. Tu galères quand même pas mal. Faudrait t’arrêter ou ralentir. Là t’es vraiment en train de douiller ». J’essaie de chasser tout ça dans un bras de fer de chaque instant. Comme toujours, les encouragements puisés à l’extérieur me permettent d’oublier momentanément la difficulté de mon effort. Pour me consoler, je me dis que je n’ai plus que quelques minutes à tenir.

Au km7,5, je m’aperçois que nous passons pendant quelques mètres face aux participants que nous précédons d’environ 1.5 Km. Je pense aussitôt : « si j’ai un max de chance, je vais peut-être apercevoir ma Lapine ».  Et là, le miracle se produit, j’aperçois ses oreilles blanches. Complètement essoufflé, l’enthousiasme me permet de crier aussi fort que possible « Allez ma femme la meilleure ! ». Ma femme reste de marbre et file droit devant comme si rien ne venait de se passer. Je poursuis bredouille, dans ma douleur, les 2,5 Km qu’il me reste à peiner. Encore 11 minutes pense-je. Arrivé à proximité du stade, je croise André de la route qui m’encourage. Il m’a pourtant semblé l’avoir doublé au début, comment a-t-il fait ça ? Quelques instants après, alors qu’il ne reste plus que le stade à parcourir, j’aperçois le chrono officiel : 37’5x ». Je ne m’emballe pas particulièrement, il me reste un peu plus de 400 mètres à parcourir soit environ 2 minutes. Je comprends que je ne suis pas mauvais, mais sur le coup, je conclus que ce ne sera pas un RP. Je n’ai plus d’énergie à fournir de toutes façons. Sur les derniers 50 mètres de stade, j’aperçois le chrono : 39’55 » … et je franchis la ligne à environ 40’08 » au chrono officiel. La délivrance … c’est le mot adapté à la situation.

La médaille du futur

La médaille du futur

Je suis gratifié d’une médaille qui ressemble à un artefact sorti d’un film de science fiction. Aussitôt, je retrouve le Pirate qui a déjà complètement récupéré. Il a terminé avec son RP en sub38 et me fait très sobrement part de sa grande joie d’être passé sous les 39. Laurent, pour la 7ème fois : toutes mes félicitations. Sur ces quelques échanges, nous partons en quête de la meilleure lapine du monde.

La suite et fin de course commune se trouve dans le récit de la Lapine, plus haut. Oui, cet article ne suit pas l’ordre chronologique des faits :).

Après la course

Nous retrouvons Christophe, rencontré la veille à Saint Witz. Christophe a appris que nous participions au Marathon Des Sables et nous informe qu’il a participé à deux éditions (si ce n’est plus). Il nous raconte son expérience et nous prodigue quelques conseils. Mais l’heure tourne et notre ami ne doit pas tarder car il va courir le semi d’Antony d’ici quelques petites heures !

Le trio médaillé

Le trio médaillé

Soudain, le Lapin reçoit un SMS de l’ami Topchrono: « Bravo Emir, vous avez couru aux foulées de Clichy en 0h49m22… ». Le Lapin a eu le chrono de la Lapine. Rapidement, nous comprenons. Nous avons inopinément échangé nos puces Timepoint ! Une maladresse qui, nous le constaterons par la suite, aura propulsé la Lapine au sommet du classement féminin !

Résultats des foulées de clichy

 

Souhaitons lui qu’un jour, la première place lui soit décernée à juste titre! 😉

Nous sommes ensuite interviewés par un employé de la mairie de Clichy ! Nous apparaissons à partir de 1m45. 🙂

Rebelote un week-end à deux course! Tandis que nous serons samedi 22 mars 2014 aux tant attendues foulées du Tertre, nous troquerons le lendemain un déguisement inédit à l’occasion d’une course d’obstacle costumée : la SoMAD !

Dans le deux semaines à venir, deux grands rendez-vous approchent à grands pas :

A très vite les amis pour de nouvelles aventures ! Vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre, un grand merci à vous !

Les Lapins Runners.

carottes petit

 

La course duo des Lapins Runners aux Foulées de Vincennes

C’est au 5Km des foulées de Vincennes, le 3 février 2013, que nous avons découvert le concept des courses duo. A cette époque, nous n’étions pas encore des Lapins Runners (et avions quelques kilos en trop sur la balance, photo à l’appui…). Nous étions alors accompagnés de Nej, sœur du Lapin, et de Héni, notre neveu, ayant participé à la course pour enfants.

Nej, Héni et les Lapins grassouillets aux Foulées de Vincennes 2013

Nej, Héni et les Lapins grassouillets aux Foulées de Vincennes 2013

 

Point de culture running : le principe de la course duo.

Munis d’une puce pour deux, les membres du duo doivent courir de manière rapprochée afin d’enregistrer un chrono commun. De cette façon, le temps de course correspond bien à celui du duo, et non à celui de l’un des deux coureurs. Les catégories des duos, définies par TopChrono, sont les suivantes : COM (COuple Masculin), COF (COuple Féminin) et COH (COuple mHixte).

 

Flashback :

L’année dernière, la course du 5 Km (simple et duo) avait un départ qui lui était propre. Le 5 Km ayant attiré beaucoup moins de monde que le 10, nous avions eu un avant-goût de la sensation d’être premiers d’une course. Nous avions alors une vue très dégagée du paysage. Le sentiment d’être deux Kenyans s’évanouissait dès le 2ème kilomètre alors que nous rejoignions les coureurs du 10 Km. Le parcours perdait de sa fluidité et nous n’étions plus du tout en tête de course. Malgré cela, nous avions obtenu un classement très honorable (14/130 de notre catégorie CPH). Courir ce 5 Km-duo fut un très beau moment de partage. C’est pourquoi nous étions motivés à l’idée de le refaire cette année, cette fois-ci en Lapins, bien entendu, et de pulvériser notre record, en essayant de faire tomber la barre des 24’00.

foulees_vincennesRetour au présent :

Cette année, nous participons à la course avec la Maman de la Lapine, Elisabeth, inscrite au 5 Km solo.

J-1 :

Nous nous rendons sous les tonnelles situées en face de la mairie afin de retirer notre package. Sur le t-shirt jaune de cette année  est floqué un château de Vincennes imposant. Nous voilà donc en possession de notre 5ème t-shirt Adidas BOOST couleur abeille: semi-marathon de Paris, Paris-Versailles, marathon Nice-Cannes, marathon de Cernay. Adidas, il est temps de changer de couleur, non ?

Nous sommes ensuite interpellés par Adrien, notre ami des Etoiles du 8ème avec qui nous échangeons. Adrien est inscrit au 10 Km élite et vise un sub 37’00, chrono qui nous laisse rêveurs. Notre ami runner est entouré d’autres champions prénommés Sébastien et Daniella. Selon lui, cette dernière a de bonnes chances de terminer première du podium féminin.

La petite taille de Daniella me rassure. Moi qui ai toujours cru que pour courir très vite il fallait être grand, Daniella est la preuve que les petits runners aussi ont toutes leurs chances d’accéder au podium.

Jour J :

Aujourd’hui, nous décidons de troquer notre traditionnel déguisement de Lapins contre une nouvelle tenue high-tech, offerte gracieusement par nos amis Christine et Bruno il y a deux semaines, à l’occasion de la randonnée Paris-Mantes. La tenue est composée d’un coupe-vent, d’un t-shirt et d’un corsaire en matière technique Kalenji. Sur nos vêtements, nos amis ont pris soin de floquer « Lapins Runners, deux lapins qui courent le monde ». Un grand merci pour cette superbe tenue Christine et Bruno ! Découvrez le site internet de leur institut pour runners beaux gosses !

Comme à notre habitude, nous sommes très justes niveau timing. Après le dépôt de nos sacs aux consignes, il ne nous reste plus que quatre minutes pour atteindre le sas de départ et nous élancer.

Côté météo, nous sommes plus que chanceux ! Le ciel est dégagé et il ne fait pas si froid que ça. Nous nous essayons même à courir manches courtes.

A la différence de l’année dernière, les départs sont fonction du numéro inscrit sur le dossard et les coureurs du 5 Km sont mélangés avec ceux du 10 Km populaire. Un couloir est attribué aux dossards impairs, un autre aux dossards pairs. Manque de bol, nous portons un dossard impair et Elisabeth un dossard pair. Un bénévole nous indique nos sas de départs respectifs quand tout à coup, Harry Bignon qui nous a reconnus, nous fait signe et nous autorise à prendre le départ ensemble. Voilà le problème résolu, merci Harry !

Sauf qu’entre-temps, Elisabeth nous a semés et est introuvable parmi la foule. Les Lapins prennent donc seuls le départ. Nous sommes parmi les derniers du couloir. A quelques mètres de nous, nous apercevons Christophe, finisher des 100 Km de Millau. Si nous le croisons à l’arrivée, nous essaierons de faire sa connaissance.

Les Lapins dans le sas de départ

Les Lapins dans le sas de départ

Top départ ! Une fois l’arche de départ franchie (à savoir, deux minutes après le coup de pistolet), nous nous rendons à l’évidence : c’est fichu pour faire un sub 24’ . Emportés par la foule, nous avançons très lentement jusqu’à devoir marcher aux premiers mètres.

Comme dirait Edith Piaf:

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Afin de semer la foule, nous nous écartons du bitume pour courir sur les chemins de terre. Le sol est humide et boueux. Certes, il y a moins de monde sur le parcours alternatif qui s’apparente à du trail mais il nous faut fixer le sol afin d’éviter la chute.

David

Au 2ème kilomètre, nous faisons la rencontre inopinée de David, cousin de Carole qui lui, part pour le 10Km. David, qui a aperçu nos oreilles au loin, a accéléré pour nous rejoindre. Ce matin, il n’est pas au mieux de sa forme. Un entraînement fractionné a eu raison de sa cuisse. Après quelques échanges, nous nous séparons pour mieux nous retrouver à l’arrivée.

Le parcours nous est familier. Nous empruntons des routes communes au semi de Vincennes auquel nous avons déjà participé deux fois.

Un poil avant le kilomètre 3, nous doublons la meneuse 1h00 du 10Km, c’est dire à quel point la vitesse n’est pas au beau fixe.

Comme à l’accoutumée, le Lapin pique des accélérations malgré l’affluence pour prendre des photos.

Nous sommes davantage préoccupés à slalomer entre les runners (tels Simba pendant la débandade des gnous) plutôt qu’à regarder le décor (ça tombe bien, on le connait).

 

Au 4Km30, nous apercevons déjà l’arche d’arrivée. « C’est déjà la fin ? » s’interroge la Lapine. « Oui, c’est la fin ! » nous répond un homme dans le public. Il faut se rendre à l’évidence, nous y sommes déjà. Les photographes sont au garde-à-vous. Nous fonçons.

Quelques jours plus tard, nous constaterons que nos amis Photorunning sont parvenus à nous manquer, une première ! La prochaine fois Photorunning, on vous attend au tournant !

Notre montre indiquera une distance de 4,5Km. Et les 500 mètres restants, où sont-ils passés ?

Le panneau indiquant le chrono officiel affiche 26’35’’. Quant à notre chrono réel, il sera de 24’28’’. Un temps certes bien en-deçà de celui de l’année dernière (25’05 pour 5Km). Néanmoins, nous avons toutes les excuses du monde pour ne pas avoir pu le battre…

… Sauf peut-être celle de ne pas prendre enfin la résolution de se positionner en début de sas lorsque nous voulons tenter une performance.

Comme l’année dernière, la médaille argentée est belle, grassouillette et massive. Il semble que des flocons de neige aient été gravés dessus.

Petit détour au ravitaillement en attendant Elisabeth. Les effluves de vin chaud conquièrent nos capteurs olfactifs.

Nous retrouvons Adrien, très heureux de nous montrer la coupe remportée au classement équipe. Adrien nous apprend qu’il a parcouru les 10Km en 36’30. Et Daniella a effectivement fini première sur le podium féminin. Bravo à eux ainsi qu’aux étoiles du 8ème!

Les Etoiles du 8ème victorieuses

Les Etoiles du 8ème victorieuses

Puis David nous rejoint. Finalement, David a préféré joué la carte de la raison et s’est cantonné au 5Km plutôt qu’au 10. C’est ensuite Elisabeth que nous retrouvons à l’arrivée, gratifiée de sa médaille.

Fire rasta (Jérôme), rencontré la première fois au marathon de Cernay, fait son apparition. Il a pulvérisé son RP sur 10, bravo à lui ! Sa recette magique ? « Un petit-déj de sportif » comme il le qualifie, à savoir une bonne tranche de brioche au Nutella.

Nous faisons la connaissance de Bernard, lecteur assidu de notre blog. C’est un beau moment de partage. Bernard regrette que nous n’ayons rien publié sur le marathon de Cracovie. Ce sera chose faite d’ici peu.

Après cette séance de running social, nous plions bagage. Comme le dit si bien le Lapin : « Cette fois-ci, nous aurons passé beaucoup plus de temps à parler qu’à courir ».

Aux consignes, les bénévoles s’impatientent gentiment. Nous récupérons nos sacs et leur rendons leur liberté par la même occasion.

Ce 5 Km nous a ouvert l’appétit. Ca tombe bien, aujourd’hui nous fêtons la Chandeleur. Un sérieux ravitaillement en crépiaux s’impose pour l’occasion. Bon appétit !

 

 La rubrique remerciements et félicitations:

  • Un grand merci à Laurent que nous sommes toujours très heureux de retrouver. Un grand bravo pour ta perf  (39’55 sur le 10 Km élite) !
  • Le plein d’encouragements pour Elisabeth, qui en est au tout début de sa carrière de runneuse. Nous te souhaitons de découvrir au plus vite les joies des 10 kilomètres ! 
  • Bravo  à Adrien et Jérôme pour vos nouveaux RP !
  • Bravo également à Isabelle que nous n’avons pas vue mais qui a amélioré son record personnel de 5 secondes, affichant un chrono de 45’30. Un très bel exemple pour la Lapine.
  • Merci à Harry, toujours au top niveau pour commenter les courses. Merci pour ta bonne humeur constante.
  • Merci à vous qui venez échanger à nous sur les courses, ou bien dans le monde virtuel. Merci aux supporters, aux bénévoles et aux organisateurs.

 

Demain, nous serons présents aux foulées Charentonnaises !

Au plaisir de vous y retrouver pour un beau moment aussi riche que  sportif.

Les Lapins Runners.

carottes petit