J’ai testé le sac Nathan FireCatcher

Achat impulsif, locution

Définition : acquisition non planifiée d’un produit ou d’un service, dépourvue en amont d’une solide réflexion. Très souvent, l’achat impulsif conduit à des conséquences néfastes sur le porte-monnaie.

Synonymes : achat d’impulsion, achat spontané

Citation : Séduite par le sac Nathan FireCatcher, Carole a cédé à un achat impulsif.

Ai-je eu raison, ai-je eu tord ? Vous le saurez à l’issue de ce test.

 

Les caractéristiques du FireCatcher

 facedos

Le FireCatcher est composé :

D’une poche arrière : elle a pour avantage de pouvoir contenir une bonne vingtaine de barres énergétiques (testé et approuvé !). En revanche, les barres situées au fond de la poche seront très difficiles d’accès !

P1040589

gourde de 300 mL

De deux gourdes : situées à l’avant du sac sur chacune des bretelles, elles ont une contenance de 300 mL. Bonne surprise dès la première utilisation : l’eau contenue dans les gourdes n’a qu’un très léger goût de plastique ! De plus, elles sont très faciles d’utilisation : nul besoin de se servir de sa main pour tirer l’embout.

De deux poches pour les gourdes : situées sur chacune des bretelles, les gourdes rentrent parfaitement dans les poches et il est très facile de les extraire. La poche gauche comporte elle-même une mini poche, dans laquelle le coureur peut y rentrer ses emballages alimentaires.

D’une mini poche située sur la bretelle droite : mais… à quoi peut-elle donc servir ? Carrés de sucre, pâtes de fruit, épingles, piles électriques pour recharger une lampe frontale : on a réfléchi à tout ! Et bien non, après vérification sur la fiche produit, ladite poche est dédiée aux pastilles de sel. Ceci dit, libre à chacun d’en faire l’usage souhaité !

Arrêt-photo au marathon Touraine

Arrêt-photo au marathon Touraine

D’une poche pour smartphone située sur la bretelle gauche : attention ! Elle n’est pas compatible avec tous les smartphones (N’essayez pas d’y rentrer le Samsung Galaxy S5 !)

De larges bretelles : j’ai couru avec FireCatcher sur le marathon Touraine Loire Valley dimanche dernier. Je n’ai eu aucun frottement au niveau des épaules.

De deux sangles ventrales : La sangle inférieure est facile à régler. En revanche, la sangle supérieure située au niveau de la poitrine, conçue dans un tissu très (voire trop !) doux et fin a la fâcheuse tendance à se desserrer, à moins de l’enrouler dans une petite boucle. Illustration ci-dessous :

Avant / après réglages

Avant / après réglages

De deux sangles latérales : elles aussi ajustables.

De bandes réfléchissantes : situées sur l’une des poches contenant une gourde et sur la poche arrière, elles suffisent à se rendre visible lors de sorties nocturnes.

 

A qui est destiné le FireCatcher ?

Léger, pratique et doté de deux petites gourdes, le FireCatcher convient à mon sens à tous les runners, couvrant une distance allant du 10 km à l’ultra (sous réserve qu’il respecte les caractéristiques de l’équipement obligatoire). Le coureur à la recherche de performances y trouvera son compte du fait que les gourdes sont très faciles d’accès.

Mon bilan

 

Les points forts :

  • son effet seconde peau qui le rend très stable. En anglais, l’appellation d’origine est « race vest » (gilet de course)
  • sa simplicité d’utilisation
  • la qualité des gourdes
  • les coloris vifs qui tranchent avec la sobriété de la plupart des Camelbak

Les axes d’amélioration :

  • le prix
  • la poche arrière difficilement accessible
  • les sangles ventrales qui pendouillent à moins de passer cinq minutes à les ranger

Ma note : 7 / 10

Disponible en version bleue / verte

Prix : 70,00€

Disponible chez : Endurance Shop

Site Internet Nathan Sports

 

 

Les runnings roses par Chantaki

1941441_642053445868511_549809819_o

Hello les amis !

Entre une sortie longue et une petite séance d’étirements, intéressons-nous à ce qui se fait en matière de littérature course à pied !

Aujourd’hui, c’est Chantal, alias Chantaki qui est mise à l’honneur avec son tout dernier roman : Les runnings roses.

Dans son deuxième tome, l’auteure de 42,195 Millions de petites foulées, émoi, émoi et…moi nous embarque dans ses folles aventures mêlant voyages aux quatre coins du globe, petites anecdotes, et bien sûr course à pied !

Marathons de Rio de Janeiro, New York, Miami, Saint-Pétersbourg, cross du Mont-Blanc : Chantal et son mari Jipé ont un palmarès hors-norme !

La course à pied, bien plus qu’une histoire de chrono, c’est pour eux un mode de vie avec pour maîtres-mots : plaisir, rencontres et partage. Les Lapins ont adhéré !

Et on a hâte de connaître la suite !

Pour vous procurer Les runnings roses:

Site officiel de Chantaki 

Contact : lesrunningsroses[arobase]gmail[point]com

Prix : 14,00€

carottes petit

33e édition du marathon des Nantes : un marathon remise en jambes ?

20140427-Marathon-de-NantesLe marathon des Sables est passé, un des grands temps forts de notre année running 2014. Nous avons laissé passer Pâques puis avons décidé, pour nous remettre dans l’ambiance, de participer à un marathon sur bitume le 27 Avril. Notre choix s’est porté sur celui de la ville bretonne de Nantes. Nous aurons l’occasion de visiter la ville en passant un week-end touristico-sportif comme nous les aimons. Et puis, un marathon, après le MDS, c’est comme une petite remise en jambes (?).

Allez, ni une, ni deux, l’avant-course !

 

Bien que nous ne soyons pas écolos dans l’âme, nous nous apercevons qu’il est parfois facile de l’être, particulièrement quand les opportunités s’offrent à nous. Si en plus il nous est possible de faire des économies, pourquoi s’en priver ? Hop, un covoiturage réservé pour l’aller. Départ de porte d’Italie samedi 26 avril à 7h00 + 22 minutes. Le trajet vers Nantes se fait en 80% dodo et 20% discussion avec notre très sympathique conducteur. Nous apprenons notamment l’existence du TRX, nouvelle forme d’exercice physique par suspensions.

Notre conducteur nous dépose à proximité de notre hôtel situé au cœur de Nantes, à quelques minutes de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, lieu de départ du marathon.

Il est à peine midi et notre chambre n’est pas prête. Nous déposons nos affaires à l’hôtel et partons aussitôt en quête de nos dossards au village marathon situé à la cité des Congrès. Sur le trajet, nous tombons sur le fameux Lieu Unique de Nantes : l’ex-usine de la marque LU, célèbre fabriquant historique de petits beurres.

Une fois arrivés à l’expo, nous déployons la stratégie habituelle, hautement efficace. Ratissage des stands, participation à la totalité des jeux concours, dégustations de tous les biscuits bretons. Avec cette stratégie, nous sommes certains de ne rien manquer de crucial.

Une jeune femme nous propose de soutenir une initiative écologique de la ville de Nantes : se porter volontaire pour courir avec une EcoCup. Il s’agit de gobelets en plastique durs transportables, accrochés à la ceinture à l’image des gobelets de trail. Ceux-ci visent à éviter l’utilisation massive de gobelets en plastique. A priori, nous sommes quelque peu réticents car nous craignons que la phase de remplissage nous fasse perdre du temps. Nous acceptons tout de même car nous aimons les tests et les découvertes.

Pour une fois, nous nous laissons tenter par un stand d’alimentation énergétique et achetons un lot de deux muffins au caramel au stand Punch Power qui constituera notre petit-déj de demain.

Nous rencontrons Vincent Dogna, venu exposer ses tableaux, dont un qu’il a peint spécialement pour le marathon de Nantes. Sa collègue nous apprend que Vincent sera présent à la running expo du marathon de Genève dimanche en huit. Ca tombe bien, nous y serons également!

La fin de journée se déroule sur un modèle de marathonien-touriste classique : sieste, visite des rues piétonnes de Nantes, smoothies glacés en terrasse, superbes pains créatifs à la boulangerie d’Antan (à ne manquer sous aucun prétexte si vous êtes de passage à Nantes !) , sieste, dîner composé de bibimbap (plat coréen typique) de qualité recommandé par Arndis, crêpe nantaise pour le dessert , puis dodo !

Le jour du marathon

 

Nous regagnons le départ du marathon situé devant la cathédrale. Aux alentours de 9h00, nous retrouvons l’ami Clément aka Clem Running ainsi que Clarisse pour une sympathique photo commune et quelques échanges sur notre sujet favori.

Au départ avec Clem et Clarisse

Au départ avec Clem et Clarisse

Nous rejoignons nos sas respectifs quelques minutes avant le départ. Les Lapins opterons pour le sas 3h45 en prévision d’un chrono optimiste de 4h00.

Nous sommes sous la pluie et il nous tarde que le départ soit donné. A 9h15, c’est chose faite ! Il faut nous faire à l’idée : ce sera notre premier marathon « sous l’eau ». C’est parti pour ce parcours totalement urbain dans les rues de Nantes qui nous fera faire deux grandes boucles ainsi qu’une petite traversée de l’Ile.

Nous gambadons tranquillement quand soudain, au 2e kilomètre, nous entendons une voix masculine nous saluer: « hey les lapins ! ». Nous tournons le regard : mais… mais… c’est Daddy !! Nous sommes surpris de croiser Daddy car il était censé prendre son départ sur un sas plus rapide. Après deux kilomètres passés à discuter, notre ami lillois revient à la raison. S’il a l’intention de boucler son marathon en 3h30, il vaudrait mieux qu’il file ! A toute Daddy !

Les premiers kilomètres se passent très bien. Les nouvelles chaussures de Carole lui conviennent parfaitement. Nous avons lu à maintes reprises le conseil indiquant qu’il ne vaut mieux pas tester une nouvelle paire de running le jour d’une course importante. Cette fois-ci, tout comme à l’ecotrail 80 et au MDS, nous allons tester du neuf le jour J.

Il est quasi impossible de conserver nos pieds au sec avec la pluie et les flaques omniprésentes. Le vent très présent nous rappelle notre marathon Nice Cannes. Les jambes ont parfois tendance à s’entrechoquer à cause des rafales !

Jusqu’au 12e kilomètre, nous parvenons à maintenir l’allure rapide de 5’28’’ au kilomètre selon TomTom Runner. Habituellement, notre allure ralentit à partir du semi, mais aujourd’hui, la donne sera différente. Au 13ème, c’est déjà le déclin. Les jambes de Carole sont lourdes.

Passé le 13e kilomètre, je constate que nous n’arrêtons pas de nous faire doubler. Au début, je pense qu’il ne s’agit que des relayeurs au départ du kilomètre 10 qui sont encore tout frais. Mais plus les minutes défilent, plus je dois me rendre à l’évidence : il ne peut pas y avoir tant de monde sur le marathon relais ! De plus, Emir est sans arrêt en train de scruter sa montre. Le verdict est sans appel : nous ralentissons beaucoup !

Nous maintenons de l’avance sur les meneurs 4h00 que nous avons doublé très tôt. Inéluctablement, ils nous rattrapent au semi que nous passons en 2h00’08 ». Ceci dit, bien que nous soyons dans le dur, nous tentons de maintenir une allure suffisante afin de nous en tenir autant que possible à un chrono inférieur à 4h15.

A cause de la pluie, les ravitaillements sont littéralement trempés ! Les raisins secs sont réhydratés et les morceaux de bananes font peine à voir.

Depuis le marathon de Valence, j’ai l’intime conviction que les bananes possèdent des vertus miraculeuses et peuvent me donner des ailes même quand mes jambes ne demandent qu’à s’arrêter. Quand ça ne va plus, allez hop, une banane ! Or, ce matin, ce ne sont pas des bananes mais de la bouillie de banane qui est mise à disposition pour les coureurs. On fera avec !

Profitons de ce ravitaillement pour un petit mot sur la fameuse « EcoCup ».

L’EcoCup, le test du Lapin

 

L’attache

L’attache du gobelet sous forme de petit mousqueton nécessite de disposer de quoi attacher celui-ci. C’était mon cas au niveau de la ceinture mais ce type de gobelet étant beaucoup plus utilisé sur trail, reste beaucoup (beaucoup) plus pratique à attacher lorsque l’on dispose d’un sac à dos.

Au niveau du gobelet, sa « ceinture » de plastique est bien solide, et ne risque pas de le laisser s’échapper s’il est bien fixé. Ceci dit, c’est aussi assez difficile pour l’enlever de sa ceinture au moment de le remplir. Particulièrement dans des conditions de pluie et de froid que nous avons vécues lors du marathon, rendant les manipulations assez minutieuses difficiles.

Port du gobelet

Attaché au niveau de la taille, il y a trop de jeu entre le mousqueton et l’attache plastique qui retient le gobelet. Lorsque l’on court relativement vite (5’30min / km), celui-ci ballotte sans arrêt et donne des petits coups sur les hanches, cuisses, coudes parfois … C’est plutôt désagréable.

Confort d’utilisation

Je n’ai utilisé le gobelet qu’au deuxième ravitaillement. Au premier, les bénévoles (deux) n’était pas au courant lorsque je leur ai demandé où se trouvait le stand EcoCup. Du temps perdu pour finalement partir avec deux gobelets classiques. Au second ravitaillement, le stand était bien visible, mais le bénévole en train de remplir les gobelets était également dédié au remplissage de gobelets classiques, et ne savait plus où donner de la tête. Ici également, du temps perdu à retirer le gobelet de sa ceinture, le faire remplir, et boire avant de repartir.

Conclusion

Le gobelet, n’est, de manière générale, pas l’idéal pour un coureur exigeant car il n’est pas possible de boire en courant. Par coureur exigeant, je fais référence au coureur ne souhaitant pas « perdre des secondes » à détacher puis faire remplir son gobelet. Dans le cadre d’une initiative éco, il est donc certainement plus astucieux d’utiliser des gourdes ou bidons avec embouts prévus pour boire en courant. De cette façon, pas de consommation inutile de gobelet en plastique. Que ce soit gourde ou gobelet éco, les fontaines à eau mises en oeuvre sur certains ravitaillement constituent un parfait « self-service » rapide et efficace pour ceux qui souhaitent remplir rapidement leur contenant.

Je me sens plus fort mentalement, plus expérimenté après ce MDS. Je bois et je m’alimente régulièrement en gardant le mental d’aplomb malgré la fatigue physique qui s’installe aux alentours du 28ème.

Nous traversons les Machines de l’île, espace culturel imaginé par François Delarozière et Pierre Orefice, composé entre autres du Grand Eléphant, immense structure en bois mobile repéré la veille sur les cartes postales de la ville, d’un carrousel et d’une grue (la « Grue Titan »). C’est au goût de la Lapine la plus belle et intéressante fraction du parcours.

Il pleut tellement que les gouttes d’eau cognent mes yeux, ce qui m’empêchent d’y voir clair. Et malgré les kilomètres foulés, je ne parviens pas à me réchauffer. J’ai le mal du MDS…

Au 35ème, nous entendons le peloton de 4h15 s’approcher mais décidons de ne pas nous laisser faire.

« Si on fait +4h15, je serai déçue ». Telle était la teneur de mon discours avant le marathon. Nous tenterons par tous les moyens d’atteindre l’objectif!

Au kilomètre 38, nous pénétrons pour la seconde fois dans l’enceinte du jardin des plantes. On se croirait dans le Parc de la Tête d’Or où nous avions foulé en octobre dernier lors du marathon de Lyon !

Daddy (déjà finisher) et sa petite famille sont postés au kilomètre 40 et nous encouragent.

Ca sent la fin, nous mettons les bouchées doubles et scrutons avec impatience l’arche d’arrivée.

La voici, elle est là, belle et imposante, précédée par un immense tapis rouge. Nous nous sentons comme des stars au festival de Cannes.

L'arrivée sur tapis rouge !

L’arrivée sur tapis rouge !

Les récompenses !

« Ah les Lapins, on vous attendait ! » dixit joyeusement un bénévole en nous remettant la jolie médaille. Le chrono affiche 4h12’29 : mission sub 4h15 accomplie ! Une fois décorés, nous nous engouffrons dans la Cité des Congrès pour récupérer notre t-shirt finisher ODLO et nous réchauffer.

La conclusion !

 

Pour conclure, revenons à la dernière phrase de notre introduction afin d’y apporter notre réponse : « Et puis, un marathon, après le MDS, c’est comme une petite remise en jambes ?». Et bien non les amis. Il est important de ne pas oublier qu’un marathon se passe sur bitume, et surtout, se court tout le long à une vitesse plus soutenue. Le marathon sur route est donc effectivement plus traumatisant pour le corps qu’une étape dans le sable à distance égale. Alors qu’à la fin de l’étape marathon du MDS, nos jambes étaient quasi intactes (course lente et marche), nous sommes de nouveau courbaturés après ce marathon de Nantes. Ce serait donc une erreur de croire que tout nous sera facile car nous sommes sortis indemnes d’une grosse épreuve !

Une condition physique, ça se maintient. Il n’y a pas de secret, rien n’est magique, nous terminerons par notre conseil du jour, très simple : toujours rester humble et travailler pour progresser.

Nous tenons à transmettre à :

  • Jérôme aka fire_rasta nos félicitations pour son 24h à Rennes et son merveilleux titre de circadien
  • Clément aka Clem Running nos félicitations pour son second marathon, son RP explosé
  • David aka Daddy the Beat nos amitiés et bien sûr nos félicitations pour les moments furtifs mais conviviaux passés ensemble ainsi que son très beau RP.

Bon, on enchaîne le 1er mai  avec le marathon de Sénart ! Ce marathon promet car :

  • Nous y croiserons notre ami Laurent le Pirate, de retour sur l’asphalte moins d’un mois après le Marathon de Paris.
  • Carole joue pour le titre de championne de France universitaire et Emir, le rôle de l’accompagnateur privilégié.

A très vite les amis !

Les Lapins Runners.

carottes petit

De toutes nos forces : quand le sport s’allie au 7e art

 

affiche-IronMan-3-posterDans un monde où Marvel est positionné en acteur majeur de l’industrie du 7ème art, il y a fort à parier que si nous évoquons « IronMan », nous obtenions pour réponse : « Tony Stark et Avengers ». Notre sujet du jour en est pourtant bien loin. Bien loin des blockbusters permettant aux cinémas UGC de vendre des lunettes 3D, du Coca-Cola Zéro et autres pop-corns caramélisées à foison. Bien loin de ces œuvres cinématographique reflétant parfaitement l’état de l’art de l’image de synthèse, tout droit sorties des studios d’effets spéciaux Hollywoodiens les plus prometteurs.

im-france-ironman-nice-2010-afficheL’Ironman, c’est l’épreuve sportive de légende. Le format de triathlon le plus extrême qui soi. Une épreuve prisée requérant un niveau de condition physique extrême et un mental d’acier. L’Ironman c’est 3,8km à la nage, 180km à vélo et 42,195km à pieds, en moins de 17h. Cette épreuve, c’est le thème du film de toutes nos forces que nous, Lapins Runners, apprentis sportifs de l’extrême, sommes allés visionner dans les salles obscures le soir du 26 mars 2014.

Nous vous livrons plus bas notre critique qui vous donnera certainement l’envie de … non, on a dit plus bas.

Court synopsis

Julien est un adolescent handicapé moteur. Il vit en région Rhones-Alpes avec sa mère, particulièrement attentionnée et protectrice, et son père souvent absent et surtout très distant. Afin de se rapprocher de son père, Julien lui propose de participer au fameux IronMan de Nice.

Critique des Lapins

J’aborde le film sans avoir visionné la bande annonce. Je n’ai aucune idée de ce que je vais voir. Je m’attends donc à :

  • Des scènes intenses et profondes sur le plan émotionnel. Particulièrement car l’acteur principal est un adolescent handicapé.
  • Du blingbling : quelques séquences d’entraînement en musique façon Rocky qui donnent envie de sortir de la salle pour aller courir.
  • Du moins blingbling : quelques séquences d’entraînement réaliste qui reflètent la difficulté, le doute, l’évolution du mental du sportif pendant la préparation et l’épreuve en elle-même.
  • Enfin et surtout, des images du moment mythique : l’ironman.

Je n’ai pas non plus visionné la bande annonce mais seulement une bribe d’un reportage du film sur le JT de TF1. Un film qui traite de la compétition d’Ironman et sa préparation ? Il ne m’en fallait pas plus pour être emballée ! Les personnages principaux sont un père et son fils handicapé moteur ? Jackpot, il faut voir ça le plus vite possible ! Les mouchoirs sont parés, je suis en condition pour verser ma petite larme !

Les premiers instants du film dévoilent des images d’un père et son fils handicapé, au départ de l’ironman de Nice. Quelques secondes seulement. La trame nous propulse ensuite un an en arrière, afin de nous expliquer comment nous en sommes arrivés là.

Après cette forte introduction, nous découvrons l’histoire d’une famille en difficulté. Plus de sport en vue dans cette première partie. Un père absent et dans sa bulle, un fils attristé en manque d’amour paternel, une mère qui répond quotidiennement à ses besoins et gère seule son foyer.

Au cours d’une consultation impromptue des archives de la famille, Julien découvre le passé sportif de son père : ce dernier tenté un Ironman 20 ans plus tôt, sans être parvenu au bout. A cet instant, Julien se met en tête que la prochaine (et seule) activité qu’il veut réaliser avec son père, c’est l’ironman de Nice.

Le père est agressif, réticent, froid et distant envers son fils handicapé et envoie valser cette idée. Les arguments sont là : « je ne suis plus en condition physique », « c’est dangereux », « c’est coûteux », « c’est de la folie ». La folie, l’excitation, c’est ce que cherche le jeune Julien tout autant que ses amis handicapés moteur. Des sensations et du mouvement, voilà deux choses qui leurs sont rares car difficile d’accès, et donc chères à leurs yeux.

Les rebondissements qui s’en suivent nous présentent des moments réalistes (et donc, parfois difficiles) de vie de famille. Nos personnages vont évoluer ensemble, et se souder face à cette épreuve inédite, partagée de bout en bout. C’est simple, sincère, bien retranscrit. C’est parmi ces moments que le sport va prendre une place. La découverte des sensations par le père et son fils offrent de très belles scènes d’émotion.

Exit les scènes d’entraînement façon Rocky, le film propose bien plus sobre et c’est un bon choix. Le personnage du père transcrit peu d’émotions durant la préparation.

Arrive enfin le moment tant attendu : celui de l’ironman. En tant que marathoniens, nous reconnaissons la superbe ambiance des départs de courses. Les arches, les sponsors, les spectateurs, les commentaires sportifs, les athlètes prêts à en découdre … tout y est ! Le top départ est magistral. Les plans éloignés, vus du ciel de la partie natation sont tout bonnement magnifiques.

Il serait bien dommage d’en dire davantage sur le final, nous arrêtons donc ici notre narration !

Affiche De Toutes Nos Forces

Affiche De Toutes Nos Forces

Conclusion des Lapins

J’ai trouvé le jeu des acteurs excellent (Je commence par ce point car il est pour moi l’ingrédient indispensable pour un bon film) . Alexandra Lamy est brillante dans le rôle de la maman poule ; Jacques Gamblin très attachant dans celui du papa « ours au grand cœur ». Rien n’est surjoué, tout semble bien réel. Ne vous attendez pas à entendre des tirades de deux minutes, les répliques sont brèves et peu nombreuses. En revanche, les mots sont forts et choisis avec intelligence.  Quant aux paysages, ils sont à couper le souffle (ça m’a rappelé le  marathon Nice-Cannes !). Frissons et larmes ont bien été au rendez-vous. Et avec en prime une morale fondée sur la suprématie du mental, je ne peux, non pas vous inviter, mais vous pousser cher lecteur à vous rendre dans votre cinéma le plus proche pour visionner ce très beau film.

 

Peut-être ai-je trouvé que les rebondissements scénaristiques étaient trop simples, mais c’est aussi ce qui fait le charme du film. Je m’attendais également des scènes intenses, prenant aux tripes, et j’ai trouvé n’être que moyennement servi. Ma conclusion : c’est un métrage léger, illustrant le sport et le partage, appréciable par toute la famille que l’on soit sportif ou non. Je recommande vraiment.

 

Nous espérons que notre critique vous donne l’envie d’enfourcher votre vélo, de nager, ou encore de courir visionner ces 90 minutes d’humanité, d’émotions et de dépassement de soi que nous, sportifs, savons apprécier à leur juste valeur.

Pour les Lapins, 2013 était l’année des marathons, 2014 est l’année des ultras, 2015 sera l’année de l’ironman (ironlapin ?) !

A très bientôt,

Les Lapins Runners.

carottes petit

Vie De Runner

En l’espace d’un an et demi de carrière, au rythme des 10 km, semis, marathons, trails, ultras et cross, les Lapins Runners ont en entendu des (carottes) vertes et des pas mûres! Déterrées du terrier, les voici réunies dans un TOP 16, en exclusivité internationale et pour votre plus grand plaisir !

 

16. A propos du Marathon Des Sables: « C’est quand déjà votre Paris-Dakar à pied? […]  Marathon Des Sables, Paris-Dakar… c’est pareil, il y a du sable dans les deux cas ».

Et pourquoi pas « votre 4L Trophy à pied » tant qu’on y est? 

15. « Comment ça, vous payez pour courir ?! »

14. A Carole, la veille du 100 km (alors qu’elle est en pleine forme) : « Tu prévois de faire combien demain : 20, 30 km ? »

C’est vrai quoi, quelle idée de terminer une course!

13. Après le marathon de Paris et ses 40 000 participants : « Vous êtes arrivés combien ? »

18 253e et 18 254e, c’est bien, non?

A la Rochambelle

Emira et Carole, à la Rochambelle

12. A Emir, démasqué pendant la Rochambelle (course féminine de 5Km)  auquel il a participé: « Tu aurais pu te raser au moins! »

11. A Carole, à propos de son chrono sur le semi-marathon de Paris : « Bravo la Lapine ! 1h50 ça commence à être sérieux »

10. « On a le droit d’écouter de la musique pendant la course ? »

9. « Je suis bénévole au marathon de la Parisienne. »

8. « Ah non! Je n’ai pas fait de vrais marathons! »

Autant pour nous, on avait oublié qu’il avait aussi les « faux marathons »

7. « J’ai couru le marathon du 19ème arrondissement de Paris. »

6. L’avant-veille du semi-marathon de Paris : « Comment je vais faire pour courir s’il pleut ? Je n’ai pas de K-way !»

Merci Abidjan pour ta contribution! 😀

5. Dans la catégorie blessure insolite : « C’est la merde, j’ai une tendinite à l’orteil !»

Merci encore Abidjan!

4. A propos de la randonnée rollers de 20km : « On peut s’arrêter avant la fin si on est fatigué ? »

Non, tu dois finir coûte que coûte sous peine d’être abattue.

 

 

TOP 3

 

3. A Emir, à propos de son inscription à la course (féminine) des Princesses (Go Sport running tour) : « On va t’arrêter si l’organisation s’aperçoit que tu es un homme !? »

2. A propos du marathon de Budapest, sur un ton très sérieux, me (Carole) demande mon professeur d’allemand : « Tu as gagné j’espère ? »

1. Une bénévole, s’adresse à nous, à la fin d’un cross masculin (cross CACL à Saint-Cloud) auquel nous avons tous les deux participé. Ladite bénévole, bien décidée à mettre les choses au clair : « Bon. Qui est l’homme, qui est la femme ? »

Emir, une femme à bouc?

 

 

A très bientôt les amis!

Les Lapins Runners.

carottes petit