Au pays des kürtőskalács : 28ème édition du marathon de Budapest

Quoi de mieux que la course à pied pour découvrir une ville ? Et oui, ceux qui nous connaissent le savent, nous ne sommes pas friands des petits trains touristiques. Nos véhicules de prédilections sont Asics et Mizuno et nous nous donnons 42.195 Km pour découvrir nos nouvelles destinations. C’était le cas en ce week-end du 12 octobre 2013 pour la superbe Budapest ! 

Le planning de la journée est le suivant :

  • 9h30 : marathon
  • 14h30 : départ du village de l’événement -> l’aéroport
  • 17h40 : décollage de Budapest -> aéroport Beauvais
  • 20h00 : trajet retour en voiture Beauvais -> Paris

Ça promet une journée chargée !

La veille, nous apprenons notre leçon pour être prêts à comprendre les supporters : comment dit-on « lapins » en hongrois ? Google nous indique « Nyulak ».

Nous constatons également lors de notre visite de Budapest que la ville est en plein travaux et que le parcours pourrait, de ce fait, s’en trouver dégradé.

8h00 (ou presque) : nous quittons notre petite auberge de jeunesse située en plein cœur de Budapest avec nos bagages en direction de la place des héros, lieu de départ du marathon.

Puisque nous nous sommes gavés comme des oies la veille (merci la pasta party et spécialités locales!), nous décidons de courir ce marathon à jeun.

8h30 : arrivée sur place. L’ambiance est présente malgré un brouillard grisâtre menaçant. Le village est bien plus animé que la veille lors du retrait des dossards !

2013-10-13 09.27.42Nous nous rendons 1Km plus loin pour nous changer et déposer nos bagages. Les femmes n’ont semble-t-il pas droit à une consigne, pourtant bien présente chez les hommes. Nous mettons donc nos deux sacs côté masculin.

Nous rejoignons le SAS 3 correspondant aux paces de 5min00 à 5min30, pour une durée totale située entre 3h30 et 3h52 (optimisme, toujours). 9h30 : compte à rebours et top départ ! À 9h32, nous franchissons la ligne.

Et là, c’est le drame. Le baume du tigre utilisé en abondance pour calmer la douleur du mollet de Carole fait effet en marchant mais pas en courant. Il faut donc se faire à l’idée que ce sera, après Lyon la semaine précédente, un second marathon douloureux.

C’est alors que nous nous élançons sur l’avenue Andrassy en direction du Danube sous les encouragements des premiers supporters. Nous passerons deux fois devant le grand opéra de Budapest entre les Km 2 et 4.

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Après quelques jolis petits détours dans le centre ville, nous arrivons au Km 7 sur les quais du Danube, que nous allions côtoyer pendant de nombreux kilomètres.

Nous rencontrons notre coup de cœur gastronomique local en personne : le running kürtőskalács. Ressemblant n’est ce pas ?

Rencontre avec l'ami kürtőskalács

Rencontre avec l’ami kürtőskalács

C’est donc parti en direction du sud, ce qui nous permettra de passer sur et sous trois ponts de la ville dont le fameux pont Élisabeth.
Pont de la Liberté (Szabadság híd)

Pont de la Liberté (Szabadság híd)

Pont Elisabeth (Erzsébet híd)

Pont Elisabeth (Erzsébet híd)

Km15, c’est reparti dans l’autre sens ! Direction le nord, toujours longeant le Danube, dans le but de traverser celui-ci par le fameux pont des chaînes !

Pont des chaînes (Széchenyi Lánchíd)

Pont des chaînes (Széchenyi Lánchíd)

Nous recevons beaucoup d’encouragements de la part des supporters et des runners. Mais malheureusement, nous ne comprenons pas tout ce qu’on nous raconte. Nous nous rendons très vite compte que les Hongrois emploient davantage « Nyuszi » (l’équivalent de « lapinous ») que « Nyulak » pour nous interpeler. Certains coureurs se mettent à notre niveau pour discuter en hongrois avec nous mais doivent se rendre à l’évidence qu’ils ne pourront pas tirer beaucoup de cet échange, pour le moins, unilatéral. Nous répondons tout de même « merci, merci beaucoup »

C’est reparti sur la rive Est du Danube avec pour prochaine destination, la

Le Parlement

Le Parlement

verdoyante île de Margaret au Nord. Avant d’y arriver, nous faisons une escale par le parlement.

Après la traversée d’un énième pont, l’île de Margaret nous accueille avec un ravitaillement pour le moins… hors du commun. Celui ci est composé des habituelles bananes, morceaux de sucres, eau et boisson, mais ajouté à de la salade verte, des tomates-cerises, ainsi que des morceaux de barres céréalières roses fluo. Remarquons que pour s’hydrater avec du solide, c’est pas mal (quoique la salade est réputée comme étant un aliment qui ne se digère pas rapidement), mais on aurait préféré des carottes ! L’île est très mignonne et verdoyante et nous dépayse du reste du parcours, plus urbain. Les couleurs de l’automne nous offrent un superbe spectacle de dégradés de couleurs. Il s’agit sans doute de la meilleure saison pour apprécier Budapest.

Sur le parcours, nous avons le choix entre courir sur du bitume au milieu des allées et courir sur un revêtement de piste d’athlétisme sur les côtés, idéal pour éviter les chocs. Néanmoins, ledit revêtement est très sollicité par les runners et les « Boscánat ! » (« Excusez-moi » en hongrois) sont de rigueur pour se frayer une place.

Sur l'île de Margaret (Margit-sziget)

Sur l’île de Margaret (Margit-sziget)

Sans le savoir, Emir perd sa queue de lapin sur l’île et, par un heureux hasard, la récupère deux kilomètres plus loin sur le parcours : « Mais c’est à moi ça ! ».

Au Km 34, nous disons au revoir à l’île pour enfin rentrer à la place des héros, lieu de départ et d’arrivée du marathon. C’est alors que nous nous faisons doubler par un Rubik’s Cube, casse-tête d’origine hongroise et fierté locale. Le cube est plus rapide que nous. Bien que nous aimions le défi, nous devons nous résoudre à le laisser s’éloigner.

 

Rencontre avec Rubik’s Cube

Rencontre avec Rubik’s Cube

 

Km 39, nous repassons devant notre ami le Cube qui arrive place des Héros et qui, visiblement, a bien ralenti… Le chrono en est à 4h20.

 

De retour à la place des Héros

De retour à la place des Héros

Nous entrons dans le bois de Ville (Városliget). Plus qu’un tour du parc, et c’est gagné !

Les sols sont irréguliers, l’attention de rigueur. Ca serait dommage de se fouler la cheville juste avant d’arriver. Le parc est très animé, non seulement du fait des nombreux supporteurs toujours présents mais aussi en raison d’un troc et puces qui a lieu sur place et des petits commerces permanents de friandises.

Quel immense soulagement d’apercevoir l’arche d’arrivée ! La fatigue est telle qu’un joli sprint est hors d’atteinte… Faux espoir ! Il ne s’agit pas de l’arche d’arrivée mais d’une arche publicitaire d’un des partenaires du marathon ! Après s’être fait avoir une deuxième fois, nous franchissons la vraie arche tant attendue.

Enfin, c’est fini ! Le chrono affiche 4h39’20 »

Les bénévoles nous mettent nos médailles à nos cous. (Notons que devant cette tâche qui peut sembler difficile du fait de nos oreilles, il arrive que certains bénévoles ne se donnent même pas la peine d’essayer et nous les donnent directement en main).

La médaille est imposante et lourde, grise / argentée, pas très finie, et portant une énorme inscription « SPAR ». L’enseigne de grande distribution a fait du bon boulot. Impossible d’ignorer qu’il s’agit là du principal partenaire du marathon tellement la marque est omniprésente !

Nous recevons un sac (lourd également) contenant une bouteille d’eau, de soda aux poires, du lait « pour sportif », une bière sans alcool, une tablette de chocolat, du café et de la lessive.

28. Budapest Maraton, c'est fini !

28. Budapest Maraton, c’est fini !

Le village est encore bien animé ! Ca change du week-end dernier au marathon de Lyon qui était presque désertique lors de notre arrivée.

Pas le temps de se reposer, nous avons un avion à prendre ! Nous récupérons nos sacs et demandons à faire graver nos médailles (vingt minutes de patience seront nécessaires). Pas le temps non plus de faire la longue queue devant le stand de kürtőskalács pour un ravitaillement local.

A peine les médailles récupérées, nous repartons direction l’aéroport. Arrivés sur place, nous sommes un peu moins d’une dizaine de marathoniens à prendre le vol pour Beauvais. Pour ceux qui se poseraient la question, Ryanair n’accorde aucun traitement particulier aux marathoniens durant le vol !

Ce que l’on retiendra du marathon de Budapest, c’était un beau parcours varié qui passe par un grand nombre de monuments, aucunement entaché par les travaux et un public enthousiaste (même si l’on n’a pas tout compris). Ce sera également un marathon à refaire avec cette fois-ci, une heure en moins sur le chrono !

À très bientôt pour de nouvelles aventures ! La semaine prochaine (20/10/2013) nous serons à la seconde édition du semi marathon de Meaux !

Les Lapins Runners.

carottes petit

Découverte de la capitale de la gastronomie : Run In Lyon Marathon 2013

Un marathon au sein de la capitale mondiale de la gastronomie nommé Run in Lyon ? Nous ne pouvions manquer un tel événement ! Nous avions décidé d’en faire notre septième marathon pour 2013.

 J-1 :

Après quelques cinq heures de route et un déjeuner digne d’un restaurant étoilé préparé par notre amie lyonnaise Debora, il est temps de se rendre au Village Santé de Run in Lyon, situé place Bellecour. Après une visite rapide des stands (peu nombreux), nous nous rendons dans les tentes de remise des dossards. Nous avons le plaisir de constater que les dossards sont nominatifs et bien visibles !

Nous nous dirigeons ensuite vers le stand de remise des T-shirts. Pour chaque distance il a été associé une couleur de T-shirt. Tandis que les t-shirts jaunes et bleus ont été attribués respectivement aux 10k runners et aux semis-marathoniens, les marathoniens ont écopé d’un T-shirt orange. En revanche, il reste encore des petites tailles (même des XS !) et une coupe féminine est disponible.

Jour J :

8h25 : Après un passage au stand Cofely (partenaire principal de l’événement) pour un petit-déjeuner léger composé de fruits et barres énergétiques, nous déposons notre sac à la consigne et nous nous rendons dans notre SAS : le SAS violet des 3h45 sur marathon. Oui, nous avons fait preuve d’optimisme au moment de notre inscription.

Il y a peu d’attente. Nous atteignons le sas de départ après avoir patienté 13 minutes.

Sur les premiers kilomètres, il y a beaucoup de monde, suffisamment pour être gêner pour doubler. Nous longeons la Saône pendant les 4 premiers kilomètres. Sur le parcours, nous passons devant le glacier Nardone chez qui, la veille, nous avons mangé une glace à l’avocat et au gingembre.

Au 5ème kilomètre, nous rejoignons les berges du Rhône (nous le savons déjà, que nous finirons par connaître par cœur).

Au 10ème, nous entrons dans le très beau parc de la Tête d’Or. Ce qui est sûr, c’est que la privatisation du parc a été très bien amortie. Nous pouvons voir les runners qui ont déjà deux kilomètres d’avance sur nous et qui sont encore dans l’enceinte du parc. Le lieu est très agréable, les allées bitumées. On devine qu’il s’agit là d’un lieu de rencontre incontournable pour les joggers lyonnais. Beaucoup de supporters sont présents. Face aux nombreux encouragements personnalisés que nous recueillons (« Allez lapinou, lapinette !», « C’est bien les lapins ! »), un runner s’exclame : « Et nous alors ? ».

Au 13ème kilomètre, nous faisons la rencontre de Stéphane (Stéphane, si tu nous lis…), runner débutant qui en est à son premier semi-marathon. Un peu avant le 21ème kilomètre, Stéphane nous quitte et nous nous souhaitons bon courage.

Happy Stéphane !

Happy Stéphane !

Passée notre séparation avec les semi-marathoniens, Il ne reste plus grand monde sur le parcours autant du côté des runners que des supporters.

Kilomètre 23 : Nous entrons dans le quartier de la Confluence, quartier au Sud de Lyon, en traversant une passerelle très instable. A chacun de nos pas, nous sentons les vibrations du petit pont qui nous coupe littéralement notre élan. L’exercice est difficile.

La Confluence est un quartier dont l’architecture est très moderne. A titre d’exemple, nous passons devant un bâtiment avec des grenouilles géantes rouges fixées sur les murs.

30ème kilomètre : Traversée du stade de Gerland. Les photographes sont au garde à vous, prêts à nous mitrailler et un groupe de musiciens est sur place pour rendre ce moment encore plus magique.

Au 35ème kilomètre environ, nous rencontrons la meneuse d’allure 4h15. Certes, il s’agit d’une femme très sympathique mais nous préférons qu’elle garde ses distances ! Nous accélérons…

Bonjour mais au revoir chère meneuse 4h15 !

Bonjour mais au revoir chère meneuse 4h15 !

Les derniers kilomètres semblent paradoxalement plus courts que les autres. Mention spéciale pour le 37ème et le 38ème.

Nous concluons le marathon par un joli sprint à plus de 13km/h. L’accélération est telle que le vent tente d’emporter nos oreilles ! Ca y est, c’est fini ! Nous enregistrons un chrono de 4h14’23’’. C’est loin d’être notre meilleur temps (3h58’55’’) mais notre joie et notre fierté d’accomplissement est toujours au beau fixe.

Après quelques petites photos, un bénévole nous met la médaille à notre cou.

[Selon une étude menée par un institut de sondage qui a préféré garder l’anonymat, 1% des finishers du marathon de Lyon ont été très fiers de montrer leur médaille à leurs proches, 28% l’ont cachée au fond d’un tiroir, 66% ne savent plus ce qu’ils en ont fait, 5% ont constaté qu’il s’agissait de la même médaille que Les foulées du 18ème à Paris (10Km).]

Jolie petite médaille presque en chocolat

Jolie petite médaille presque en chocolat

En bref, le marathon de Lyon, c’était une ambiance formidable, beaucoup de supporters très encourageants malgré la météo (certains s’égosillaient au point de détruire leurs cordes vocales pour nous motiver), un beau parcours plutôt diversifié malgré des retours sur des points de passage (quatre passages sur un même bout des berges du Rhône). Et vous l’aurez compris, à moins de collectionner les lots de kermesse, on ne court pas le marathon de Lyon pour la médaille…

Finishers de Run In Lyon 2013 Marathon

Finishers de Run In Lyon 2013 Marathon