Le grand retour du Cross du Figaro, nous y étions !

Après huit mois d’absence sur cross, nous faisons notre grand retour ce dimanche 22 Septembre 2013. Et pour l’occasion, nous avons choisi la 41ème édition du mythique cross de Figaro ! Cette année, le cross mise sur le renouveau : il a lieu au domaine national de Saint-Cloud plutôt qu’au Bois de Boulogne, lors des précédentes éditions.

8h40 : Arrivés au village, nous nous rendons à l’évidence : nous sommes les seuls à avoir apportés nos pointes. Etonnant ! Nous décidons alors de faire confiance en l’opinion générale des runners ayant sans doute étudié le parcours au préalable. Nous troquons donc les nôtres contre des running et nous positionnons dans le sas de départ.

Marie-Jo sur l'estrade encourage les coureurs

Marie-Jo sur l’estrade encourage les coureurs

9h30 : Top départ ! Nous sommes plus de 2 600 à nous élancer sous les encouragements de Marie-José Perec, alors que le commentateur nous annonce un parcours « très technique » !

Ca commence sur les chapeaux de roue : après environ 800 mètres de plat, nous nous attaquons à une première ascension sur des chemins de terre, on nous avait prévenus ! S’enchainent ensuite faux-plat et montées raides dans un décor forestier, le vrai plaisir du cross !

Ça grimpe dès le premier kilomètre !

Ça grimpe dès le premier kilomètre !

A mi-chemin, nous apercevons le stand ravitaillement en eau. Bien que nous n’ayons pas prévu d’objectif de chrono, nous décidons que nous n’avons pas le temps de prendre un verre. Nous continuons donc de plus belle ! Notons au passage que les organisateurs ont eu la bonne idée d’opter pour des gobelets en papier biodégradables.

Au 10ème kilomètre, elles sont enfin là, les descentes qui donnent du baume au cœur en fin de parcours ! L’attention est cependant de rigueur : les sols sont recouverts de racines, cachées par des tapis de feuilles mortes. Les dévalant à une vitesse moyenne avoisinant les 13Km/h, la probabilité de chuter est très élevée et les genoux en prennent un coup. Ce n’est pas le moment de relâcher l’attention !

Notre arrivée est triomphante, avec un sprint à plus de 15km/h. Les supporters nous acclament. C’est un vrai bonheur. Nous bouclons les 12Km de cette nouvelle édition du Cross du Figaro en 1h04’19’’. A une dizaine de mètres de de l’arrivée, nous faisons la rencontre de Marie-José Perec, très amusée par notre déguisement! Nous immortalisons le moment :

Marie-Jo aime les Lapins

Marie-Jo aime les Lapins

Après quelques photos, passage au stand où les bénévoles nous distribuent notre sac de ravitaillement. Pour les femmes, ce sera paquets de céréales Fitness. Les hommes, qui, selon les bénévoles, aurons moins de scrupules pour leur ligne, hériteront d’un bon paquet de chips.

Médaille au cou, nous rentrons très contents de notre performance sur ce très beau cross ayant traversé les générations !

Les Lapins Runners.

carottes petit

Appelez-nous Lapins Grimpeurs : le récit de la 6000D 2013

Hello hello amis lecteurs,

Vous le savez, nous aimons vous faire partager nos expériences. Nous vous avons concocté le récit de notre journée de course de la 6000D (27.VII.2013) ô combien mémorable, bien qu’écourtée par un rebondissement inopiné.

Le parcours de la 6000D

Le parcours de la 6000D

Réveil : 4h35. Les coureurs du camping sont déjà ready pour en découdre avec les 6 bornes de dénivelé de la course. Sans se laisser impressionner, nous enfilons notre attirail, et hop dans la voiture direction Aime, ville du départ de la course.
Sur place, des traileurs partout avec leurs tenues high tech (traileur = coureur pratiquant des courses natures, très souvent hors bitume). Nous parvenons à trouver une place sur le parking du Dia du coin. Nous nous apercevons que nous n’avons pas notre sac contenant nos barres énergétiques et notre eau que nous avons gentiment laissé se reposer dans la tente. C’est donc parti pour une course à jeûn ! Vivement le premier ravitaillement !

Ligne de départ : 6h moins 30 secondes. Les lapins sont acclamés comme il se doit au coup d’envoi. Ça démarre vite avec du 10Km/h sur des routes plutôt plates le temps de rejoindre les premiers chemins de forêt violents au bout de 2Km. Good bye les 6 minutes par kilomètre, ça devient rapidement 10, puis 15, puis davantage lorsque les montées deviennent plus raides ! Contrairement à ce que nous pouvions penser, nous ne courons pas beaucoup. Les montées sont beaucoup trop escarpées. Pour gérer correctement l’effort, nous suivons le mouvement de note peloton en adoptant une marche rapide lors des montées interminables sur des chemins parsemés de racines et de cailloux. Bientôt, nous arrivons dans les premiers patelins de montagne où nos trois supporters locaux (et leurs chèvres) nous acclament avec des cloches.

Vue sur les montagnes

Des vues imprenables sur les montagnes

Le premier ravitaillement se fait désirer. Nous l’atteignons enfin au 20 ème kilomètre (soit après plus de 3h30 d’effort), sous un soleil déjà de plomb. Ici, nous nous blindons un peu trop vite la panse de peur de ne pas tenir le coup jusqu’au prochain ravitaillement annoncé au 30 ème.

C’est donc un peu lourds que nous continuons sur des routes de montagne avec notre peloton de plus en plus petit, qui ressent de plus en plus la difficulté des montées. Les paysages sont magnifiques. Pas de doutes possibles, c’est la montagne, la vraie ! Nous apercevons les premières neiges qui ne fondent pas en plein soleil, signe que nous prenons de l’altitude. C’est rigolo de toucher de la neige en plein mois de juillet !

S’en suivent enfin quelques descentes pas trop raides et par conséquent idéales pour se dégourdir les pattes. Notre élan est coupé deux kilomètres plus loin lorsque nous nous apprêtons à réaliser l’ascension du glacier. Nous rencontrons un traileur qui nous a reconnu dans l’article de Jogging International et qui nous noie de jolies paroles et d’encouragements. Nous sommes ravis ! Nous descendons rapidement de notre petit nuage dès lors que nous prenons conscience de la difficulté de l’épreuve qui nous attend : La montée au glacier est tellement « sèche » que nous sommes amenés à nous servir de nos mains pour nous agripper. C’est presque de l’escalade !! Un photographe est positionné sur un rocher afin d’immortaliser ce moment riche en souffrance.

Au sommet du glacier

Au sommet du glacier

Après une halte au sommet du glacier, nous entamons la descente. La vue est à couper le souffle. Nous devons redoubler d’attention afin d’éviter la chute. Les sols sont très compliqués: nous sommes parfois obligés de glisser tels des skieurs sans ski ou de faire de la luge sans luge pour progresser.

Une fois ce nouvel effort accompli, un bouleversement totalement inattendu fait son apparition au stand de ravitaillement du 34eme kilomètre : nous sommes disqualifiés de la course faute d’avoir respecté le temps réglementaire. En effet, après 7h40 d’efforts, nous avons atteint le point de passage à 13:40 au lieu de 13:00. Environ 150 traileurs se trouvent dans la même situation que nous. Du jamais vu pour la 6000D ! C’est avec tristesse que nous devons à présent restituer nos dossards, puis finir la course sans, ou bien prendre la télécabine pour rejoindre Bellecote (ville où se trouvent les navettes qui doivent ramener les traileurs disqualifiés à Aime). Comme nous n’avons pas de ravitaillement sur nous, nous optons pour le choix de la raison : prendre la télécabine pour rentrer chez nous. Un remerciement tout particulier aux bénévoles qui ont été très attentionnés et affectés par notre sort.

Malgré la frustration de ne pas avoir terminé la course, nous gardons un excellent souvenir de la 6000D: des paysages magnifiques plein la tête, des rencontres, des moments durs, des rires et beaucoup de fierté. Certes, nous n’avons pas ce sentiment d’accomplissement total mais nous nous réjouissons du nouveau challenge que nous nous donnons pour l’année prochaine : devenir finisher de la 6000D.

Notre « arrivée » au 34ème kilomètre

À très vite pour de nouvelles aventures !

carottes petit