L’Urban Trail de la Butte Montmartre – UTBM

Hello les amis !

Dimanche 23 septembre 2018, nous avons participé à la 1re édition de l’urban trail de la Butte Montmartre, organisé par la Fondation du Souffle. Il était possible de s’inscrire soit en solo, soit en duo mixte. Nous avons évidemment opté pour la 2e option.

Un sympathique mais difficile 5 km / 150m D+ où plus de 1 000 marches allaient nous donner bien du fil à retordre ! Et pour preuve, Emir a été dans l’incapacité de commenter sa vidéo.

En dépit des difficultés que nous avons affrontées, nous avons TOUT donné dans l’espoir ultime de remporter un tirage d’art de Vincent Dogna. 🎨 Et nos efforts ont été récompensés : nous terminons 2e duo sur les 35 duos inscrits en 29’04.

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Merci aux organisateurs pour nous avoir permis de découvrir et participer à cette première édition réussie.

Revivez la 1re édition de l’urban trail de la Butte Montmartre en visionnant notre vidéo :

A très bientôt, et surtout d’ici-là, KIFFEZ la vie !

Les Lapins Runners

carottes

1er Challenge sur route de France 2017 en vidéo !

Les amis, j’étais tellement pressé à l’idée de partager cette première journée marathon avec vous que j’en ai fortement tronqué ma nuit du lundi !

Ce marathon, c’est le rendez-vous de ceux qui ne craignent pas le froid, ni les fêtes, ni l’absence de prépa, ni la flemme, et qui, le sourire aux lèvres, troquent leur première grasse-matinée de l’année contre 4 heures de course dans le brouillard.

Ce marathon ne connait pas la pression et c’est certainement là sa recette pour nous surprendre. C’est là qu’en 2014, Emir a réalisé son meilleur chrono (jamais égalé par la suite) et que cette année, dans la décontraction la plus totale, Carole s’est surprise, tel Benoît Cori à Lyon en 2013, à ballayer d’un revers de main son record italien tout fraichement établi.

Ajoutez à cela des rencontres de qualité, et voici notre première vidéo de l’année !
 
 

A très vite les amis pour les prochaines aventures !

Les Lapins Runners.

carottes

Ultra marin 177 km : une superbe revanche !

Ultra_Marin_Club_RGMHello les amis,

Le week-end dernier, nous nous sommes rendus à Vannes pour notre deuxième participation au Grand Raid du Golfe du Morbihan de l’Ultra marin, une épreuve de 177 km à parcourir en une seule étape. Après un abandon au 90e km en 2014, nous sommes bien décidés à prendre notre revanche et à terminer la course coûte que coûte !

L’objectif est double pour moi. Si finir le Grand Raid du Morbihan est déjà une très belle victoire en soi*, décrocher un podium dans ma catégorie (SEF) serait la cerise sur le gâteau. Nous sommes 12 SEF inscrites cette année : décrocher une 3e place est jouable… à priori ! Le site de l’Ultra Marin me cite comme favorite de l’épreuve parmi 17 féminines. Et ça, je peux vous dire que ça booste un max !

* Connaissant Carole, je peux te dire qu’elle aurait été très déçue de ne pas avoir de podium, même en ayant fini la course :p. Le double objectif n’était donc plus vraiment double : c’était podium ou déception. Finir était devenu accessoire pour elle :).

 

Le matin-même de la course, je ressens à nouveau des maux de ventre, liés à l’accumulation de repas trop copieux la semaine-même de la course. Je multiplie les passages aux toilettes et crains que ma course ne soit pourrie par cette déconvenue.

Nous arrivons dans la ville de Vannes autour de 15 h avec notre ami Ben, membre éminent et trésorier de l’association Courir pour Marie, et retrouvons un à un nos potes du running, tous plus mordus les uns que les autres : Jérôme, Djo, Gilles, Didier, Jean-Noël, Samuel, Eric …

Départ 1

18h00, le départ est lancé  ! Comme le veut la tradition, un tour d’honneur/d’échauffement de 1 km est réalisé dans le centre de Vannes. Passée l’arche, le chrono est déclenché ! C’est parti sur fond de Kavinksy en mode épique !

 

 

Nous commençons notre bonhomme de chemin entre amis et discutons. Les kilomètres défilent sans que nous ne nous en rendions compte et c’est agréable, tel un début d’ultra !

Par miracle, mes maux de ventre se sont soudainement dissipés, quel soulagement !

Traversée de l'eau ultra marin 2014

Les pieds dans l’eau en 2014

J’ai hâte d’arriver au niveau du km 17, où en 2014, nous avions parcouru quelques 200 mètres les pieds dans l’eau. Malheureusement, cette année, nous sommes à marée basse et c’est sur le sable que nous courons.

Km 19 : premier ravito à Arradon Kerbilhouet ! Après une rapide inspection des aliments proposés, nous faisons le point sur ce que nous allons manger pendant ces 158 km restants : eau plate et pétillante et Breizh Cola en boisson, oranges et bananes en fruits frais, pain, chocolat, le tout en plus de notre ravitaillement perso composé de figues sèches, d’amandes et de 9bar (lien vers la vidéo où nous abordons le sujet du ravito perso).

Aux alentours du km 30, j’ai déjà les cuisses qui commencent à devenir lourdes. Je ne m’inquiète pas, cela finira bien par passer… ou alors d’autres douleurs plus vives feront leur apparition et me le feront oublier.

Arrivés au km 38 (Larmor Baden), un ravitaillement plus consistant nous attend. Les coureurs ont la possibilité de manger, en plus des aliments habituels, des pâtes/de la charcut/fromage ou boire du potage. Emir, Ben et moi ne nous attardons pas plus de peur de nous refroidir, et repartons après une halte d’une dizaine de minutes, tandis que Djo et Jérôme s’attablent.

Ravito Larmor Baden ultra marin

Ravito de Larmor Baden

La nuit est tombée et il est l’heure de sortir les frontales. La fatigue physique générale commence elle aussi à pointer le bout de son nez. L’arrivée au ravito du Bono Port me semble interminable. Je commence à avoir un coup de mou (la nuit sans doute !) alors qu’il y a 2 ans, je « pétais la forme » à ce stade de l’épreuve.

Nous courons ensuite en compagnie de Samuel, malheureusement sujet à des nausées, puis avec Ben qui parvient à nous rattraper au ravitaillement du 72e km ! Une joie de le retrouver !

C’est toujours un superbe moment de retrouver une tête connue sur un ultra. Cela permet d’échanger un peu sur la forme du moment, où tout autre sujet sans aucun rapport. Cela sort l’esprit de la course pendant quelques kilomètres, et permet de rallier « plus vite » (en termes de ressentis bien sûr) le ravito suivant.

La traversée en zodiac approche : nous sommes aussi impatients que des enfants qui s’apprêtent à monter dans un manège !

Je ne suis pas certain de pouvoir en dire autant. Mon souhait est de m’allonger telle une masse dans le zodiac et arriver à en tirer un minimum de sommeil sans trop penser au fait que nous n’en sommes qu’à la moitié.

Notre objectif provisoire est de rejoindre l’ambarcadère au plus vite, si possible pour 6h00 ! De plus, je ne serais pas contre une petite sieste : en 2014 en effet, le flot des vagues m’avait bercée et j’avais réussi à dormir un peu.

Malheureusement, nous avons du fil à retordre ! Emir est pris de violentes douleurs aux cervicales et ressent le besoin de marcher.

Cette douleur consomme énormément de mon énergie mentale. Je suis tiraillé entre le fait d’écouter mon corps et voir Carole et Ben s’éloigner dans la nuit, alors que je ne peux pas les suivre. Je m’en veux et je commencer à m’énerver tout seul, ma première perte de lucidité qui montre la difficulté du moment. Je fais le choix de laisser Carole et Ben s’éloigner, je ne souhaite pas qu’ils se brident pour m’attendre, et je le leur indique sans mâcher mes mots. Un moment vraiment difficile. A ce stade, j’ai perdu toute certitude quant au fait de poursuivre avec eux, et je tente tant bien que mal de convaincre que j’arriverai à poursuivre en solo.

Ben, infirmier de profession, lui file un doliprane pour calmer sa douleur. Emir nous encourage alors à continuer sans lui. Très honnêtement, je suis plutôt pour. En effet, l’expérience a démontré qu’Emir parvient toujours à me rattraper.

Et c’est précisément quelque chose qui me met la pression et qui est insupportable en ultra, surtout quand cela dure. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé, comme indiqué dans la vidéo d’après course, d’arrêter d’essayer de rattraper si mon corps le refuse.

Et c’est après une dizaine de kilomètres qu’Emir nous rattrape (je l’avais bien dit !), tout frais ! Hmm, était-ce vraiment du doliprane ? 😀
A 6h48, nous atteignons l’embarcadère Locmariaquer. Pas de sieste cette fois-ci, je n’étais pas bien installée dans le bâteau :p

Km 90, nous débarquons au gymnase d’Arzon, là où notre chemin s’était arrêté il y a 2 ans ! Nous sommes donc à mi-parcours ! Emir est beaucoup plus frais cette fois-ci, je suis très contente ! Nous prenons le temps de nous ravitailler en pâtes. Je vois alors quelques féminines défiler sous mes yeux. Mince, il ne faut pas trop traîner !

J’encourage Emir à repartir avec moi, qui accepte après quelques hésitations. Ben veut prendre son temps et repartir un peu après. J’étais persuadée que Ben allait finir par nous rattraper. Finalement, c’est la dernière fois que nous nous verrons sur l’épreuve.

J’ai pris le temps de me changer de la tête aux pieds, ce qui aide beaucoup psychologiquement à se sentir plus frais. J’ai également changé de caméra (bascule sur la Activeon CX Gold que je teste en ce moment) à mi-parcours avec un stock de batterie. Bien que je n’ai pas dormi, je suis paré pour la suite !

Ca y est, nous nous attaquons à de l’inédit ! Jérôme nous a rejoint et est reparti avec nous et semble frais et dispo lui aussi ! Quant à moi, je suis bien décidée à récupérer les places « perdues » lors de notre arrêt ravitaillement. Je me sens revigorée (les pâtes peut-être !) et la pression que je me suis mise à accéder à ce podium me « donne des ailes » ! Enfin, façon de parler, à ce stade de l’épreuve, nous sommes à 7,5 km/h de moyenne ! :D.

Ce qui est effectivement énorme passé les 100 Km et nous permet de remonter beaucoup de places. Me concernant, cela m’a malheureusement achevé et je l’ai un peu payé par la suite.

Jérôme finit malheureusement par décrocher. Je continue mon bonhomme de chemin avec Emir, puis seule. A ce stade de l’épreuve, je dépasse « beaucoup » de coureurs (37 places entre les deux pointages, parmi lesquelles 3 féminines). Je finis même par rattraper Gilles et Didier, pour mon plus grand plaisir.

Bords de mer vers 100 km

Crédits photo : www.normandiecourseapied.com

Emir me rejoint à nouveau : Décidément, Emir incarne vraiment l’aternance des hauts et des bas que l’on peut avoir sur un ultra !

A ce stade et à après un gros coup de mou qui m’a fait marcher une bonne demi-heure, j’ai démarré une phase d’alternance marche / course (500m / 1500m) qui m’a permis de remonter, ici encore, beaucoup de places.

Je perds définitivement Emir au niveau du 130e km. Je cours tantôt seule, tantôt accompagnée de coureurs que je rencontre en chemin. Les paysages de bord de mer sont tellement beaux qu’ils me suffisent comme compagnie.

Ayant perdu Carole et compte tenu de mon état qui s’est fortement empiré, j’ai décidé de dormir. J’ai avancé sur 3 kilomètres en mode walking-dead-style et même mes ravitos persos préférés ne pouvaient plus rien pour moi. Comme discuté dans la vidéo d’après course, la sieste est un outil que je m’étais promis d’utiliser en cas de coup dur. C’était le moment, sans aucun doute.

Je ratrappe un groupe d’environ 5-6 coureurs qui semble bien décidé à ne pas se faire doubler par une femme aux oreilles de lapin ! Serais-je parano ? Je finis tout de même par les distancer.

Aux environ du 135e km, je fais la connaissance de Régis, coureur Beauvaisien tatoué que j’avais déjà aperçu sur le marathon Tecno Globe. Nous alternons marche et course, discutons passion et boulot (il s’avère que Régis et moi avons tous les deux travaillé chez Nestlé !). Je passe environ 20 km en sa compagnie. Puis un duo de coureur se raccroche à nous, parmi lesquels un millitaire, prénommé Stéphane.

Entre-temps, j’ai dépassé la 1re SEF qui était en train de marcher. Il ne me reste plus qu’à maintenir le rythme, et j’accède à la 1re place du podium ! C’est vraiment extra, je ne m’attendais absolument pas à accéder à cette première place, même de manière provisoire !

Km 158, dernier ravito solide au stade Séné le Derf ! Je pars sans Régis, persuadée qu’il allait me ratrapper. Malheureusement, le cours des choses en aura décidé autrement : je ne retrouverai plus Régis. Décidément, je suis mauvaise en pronostics ! Alors Régis, si tu me lis, merci à toi copain pour ces kilomètres que nous avons couru ensemble ! On se retrouve en janvier à Cernay !

Je cours désormais en compagnie de Stéphane, qui m’indique être en forme !

Je me fais doubler par Christian Drean, premier de la course du 56 km, qui a la gentillesse d’encourager les coureurs. Merci à toi et bravo !

Les derniers kilomètres sont interminables et les relances difficiles ! Je n’ai qu’une hâte : en finir avec cette course pour me reposer ! De plus, je ne suis pas sereine du tout, ma vitesse moyenne ayant chuté, je crains que la 2e SEF ne me dépasse !

En lisant cela, je me dis qu’il faut vraiment un gros bagage mental, ou une capacité énorme à tirer parti du stress pour arriver à s’infliger une telle pression en fin d’ultra. C’est un exercice qui me semble difficile et risqué, et à moins de vraiment vous connaître et savoir ce que vous voulez, je ne peux que vous recommander de ne pas vous infliger de pression externe.

Avec difficultés (ras le bol général à l’approche du but, physique endommagé, envie de me reposer), j’accède enfin au port de Vannes. Les promeneurs m’encouragent et me félicitent, un petit garçon me tend une chips. Il est tellement mignon que j’accepte alors que je déteste ça.

L’arrivée est inoubliable. Les supporters acclament « allez le Lapin » ! Le moment est magique.

Je passe la ligne d’arrivée en 27:00:06 de course (si j’avais su, j’aurais couru un peu plus vite pour passer sous les 27 heures !). Je suis 1re SEF ! Alors que le classement m’a limite obsédée pendant la course, j’ai l’impression une fois passée l’arche d’arrivée qu’il n’a plus d’importance.

J’échange des sms avec Emir qui ne va pas tarder. Difficile d’aller le rejoindre pour courir avec lui du port : mes jambes semblent être décidées à ne plus fournir le moindre effort. J’attends mon amoureux au niveau du couloir de fin, où nous partageons les 200 derniers mètres main dans la main. Emir terminera en 27h46.

Nous sommes heureux, ça y est, on l’a fait !!

Un grand merci à vous pour votre soutien hyper actif et votre présence sur les réseaux sociaux. Nous nous sommes sentis épaulés comme jamais. On nous demande souvent quelle drogue nous consommons… C’est vous notre drogue !

Merci également aux bénévoles et à l’orga : nous avons passé un week-end extraordinaire grâce à vous et votre initiative.

podium

Félicitations aux 496 finishers de l’épreuve dont Ben, Djo et Jean-Noël qui atteignent leur objectif avec brio, et à Gilles et Didier, nos clowns préférés ! Grand bravo également aux autres coureurs qui ont bataillé pour aller le plus loin possible, dont Jérôme et Samuel. Une pensée pour vous les amis.

devant affiche ultra marin avec GIlles et Didier

Crédits photo : Gilles

 

La vidéo : Ultra marin 177 km partie 1

La vidéo : Ultra marin 177 km partie 2

 

Les amis, nous serons le 10 juillet prochain et pour la deuxième année consécutive aux 100 km de Cléder, le 100 km de notre RP ! C’est une course qui n’était absolument pas prévue dans notre planning. Nous commençons à prendre goût à la Bretagne qui nous appelle à venir courir chez elle de plus en plus !

A très vite les amis, et n’oubliez pas : kiffez la vie !

 

Les Lapins Runners.

carottes

 

 

 

L’EDF Cenis Tour 77 km : l’ultra coup de coeur des Lapins !

150305_104904Une semaine après la 6000D, nous voici à Lanslebourg, sympathique village savoyard, à proximité de la frontière italienne. Ce n’est pas tant les crozets et fromages du pays qui nous ont conduit jusqu’ici, mais bien l’EDF Cenis Tour dans sa version 77 km, le second ultra auquel nous sommes engagés dans le cadre de notre prépa UT4M. La semaine ayant suivi la 6000D, nous n’avons pas chomé sur le plan sportif : récupération / re-préparation à coup de 4 randonnées en montagne et 2 footings urbains. Nous avons énormément sollicité nos cuisses et nous sommes habitués à respirer en altitude. C’est donc plutôt en bonnes conditions physiques, avec quelques kilos en moins sur la balance que nous prenons le départ de cette course exigente (3 900 D+). La veille et avant-veille, nous faisons le plein de sucres lents (spaghetti complètes et crozets au sarrasin) tout en évitant de tomber dans l’excès, ce qui s’avère souvent compliqué pour nous. Fait rare : nous étudions également au préalable le parcours qu’Emir télécharge sur son mobile afin de nous aiguiller durant notre périple.

départ

Au départ

Après 3 km de marche pour rallier Lanslebourg au départ de Lanslevillard, nous voici sur la ligne de départ et accueillis par le speaker, annonçant l’arrivée des Lapins Runners. Voilà qui nous fait très plaisir !

Point rassurant : lors du briefing, Henry, l’organisateur de la course, promet une bière au coureur qui se perdrait tant il a soigné le balisage du parcours !

Après de bonnes sensations validées sur la 6000D, je me teste sur un doublé en minimalistes, accompagnée de mes fidèles VFF Spyridon. Je ne sais pas trop dans quoi je m’embarque étant donné que c’est la première fois que nous participons à cette course mais je suis plutôt confiante.

Voici un aperçu du profil de la course du jour :

Profil de course

Le départ est donné à 6h00 (ici, l’organisation ne plaisante pas avec la ponctualité) et c’est parti pour moins de 14 heures de course, tel est notre objectif !

L’épreuve démarre sur les chapeaux de roue par une jolie côte dès les premiers mètres ! Le cardio monte en flèche, il va vraiment falloir s’accrocher ! Après avoir rapidement quitté le village, nous nous engouffrons en forêt.

Il y a beaucoup moins de participants que sur la 6000D, ce qui nous permet de progresser à l’envie sur les sentiers, sans

Passage du Single

Passage du Single

être attaqués par des coureurs en bâtons. Les chemins sont techniques, ce n’est pas le moment d’avoir un moment d’absence sous peine de tomber dans le fossé.

Au bout de 7 km, les interminables montées font place désormais à des chemins plats, qui permettent enfin de courir. Ca fait beaucoup de bien !

Km 13, nous atteignons le premier ravito du col du Mont Cenis. Faisant suite aux conseils avisés de l’ami Raphy, je me ravitaille en salé en dévalisant une assiette de saucisson aux noisettes. Nous rencontrons au stand Rafion, lui aussi ambassadeur UT4M, que nous allons revoir fin août sur la version 160 !

Au fort de la Turra

Fort de la Turra

Nous nous attaquons à présent à l’ascension du fort de la Turra. La montée est très rude. Sur la fin, j’ai l’impression de faire de l’escalade tant je me sers de mes mains pour grimper ! Arrivée au sommet, il me faut quelques secondes pour reprendre mon souffle.

Nous apercevons pour la première fois le magnifique lac de Mont Cenis, juste derrière à nous. Nous contemplons sa belle couleur bleue turquoise et profitons de ce décor idyllique pour faire les touristes trailers et prendre quelques clichés.

A prendre herbe

Pas de la Beccia

Nous redescendons du fort sur des petits sentiers caillouteux avant de courir dans l’herbe. Les hautes herbes se coincent entre mes orteils, ce qui est une sensation forte désagréable.

Nous atteignons enfin le second ravito. Je ne m’y attarde pas trop, craignant que nous soyons trop short au point de contrôle du km 34 que nous devons atteindre à midi, tandis qu’Emir prend le temps de recharger ses batteries.

L’heure est à présent à l’ascension du fort de la Patacreuse dont le point culminant se situe au km 30 : Emir et moi cherchons en vain un édifice qui pourrait faire office de fort. Nous

Fort de la Patacreuse

Fort de la Patacreuse

longeons d’imposants remparts de pierre. Les paysages sont grandioses, nous en prenons plein les yeux !

Le temps passe et nous n’avons toujours pas vu la trace du fameux refuge du petit Mont Cenis indiqué au km 34. Nous comptions sur la descente après le fort de la Turra pour passer les quelques kilomètres nous séparant de la barrière horaire rapidement, mais le danger de ces chemins en pleine montagne va contrarier nos plans. Nous sommes contraints de marcher en descente : « Emir, j’espère qu’il est bien au km 34 ce point de contrôle car vu l’heure qu’il est, nous sommes au kilomètre près ! »

11h55, nous ne sommes toujours pas arrivés au point de contrôle et commençons à nous inquiéter sérieusement. Nous nous mettons alors à foncer ! Je commence à envisager le pire : être arrêtés à la barrière horaire à cause de quelques petites minutes de retard ! Un coup d’accélérateur, nous parvenons à atteindre le refuge du petit mont Cenis à 12h03 au lieu de 12h00. Patrick, adjoint directeur de course, nous permet tout de même de repartir : ouf, nous étions vraiment loin de la queue de peloton. Maintenir les barrières à midi aurait éliminé une grande partie des concurrents, dont la quasi-totalité des femmes (seules deux étant passées à midi, Carole étant la troisième à 12h03) ! Nous apprendrons en fin de course que la barrière horaire a finalement été repoussée à 12h30.

Nous ne nous attardons pas à ce ravito car Patrick nous somme de ne pas prendre notre temps. Nous repartons aussitôt, avec encore beaucoup d’adrénaline dans le sang. Cette sensation est assez désagréable car a vraiment perturbé notre moment de trail touristique zen le temps de nous remettre de ce coup de stress.

Avec surprise, nous récupérons la seconde féminine que je pensais être loin devant nous. Celle-ci nous a devancé aux alentours du km 5, avec une foulée qui m’avait laissée rêveuse.

clapier

Col du Clapier

Le parcours jusqu’au col du Clapier n’est pas exténuant car plutôt plat. Nous croisons beaucoup de randonneurs, la plupart ayant la gentillesse de se décaler à notre passage et nous encourager. Nous rencontrons également des coureurs beaucoup plus avancés en train de réaliser leur-demi tour, dont la première féminine, très loin devant. Coureurs rapides et coureurs plus lents échangent et se motivent mutuellement lors de ces croisements occasionnés par le demi-tour. Nous vivons de beaux instants de solidarité inter-trailers.

Une fois le col du Clapier atteint (km 45), je me paye le luxe de dépasser la 2nde féminine (qui devient 3e !) et de faire la course avec elle. Pour être honnête, je suis consciente de ne pas pouvoir tenir le rythme très longtemps mais je suis assez flattée du fait que cette femme ait l’air de se sentir « en danger ». La vétérane finit par me dépasser définitivement. Un bénévole souhaitant nous prendre en photo, nous marquons une petite pause. L’écart entre elle et moi est désormais creusé.

Nous perdons ensuite 5 bonnes minutes à retrouver notre chemin du fait d’un balisage que nous ne jugeons pas très clair sur cette portion du parcours. Depuis le début la course, nous suivons des marques vertes au sol, conformément aux indications qui ont été données au briefing pré-course. Étonnement, nous nous retrouvons sur un chemin uniquement composé de marques jaunes ! Après échanges avec un coureur anglais, il s’avère qu’il n’y a pas d’autre chemin possible que celui sur lequel nous sommes. Nous continuons donc notre route hésitants avant de retrouver comme par magie les fameuses marques vertes.

Gerard Plaisance (58)

Refuge du Mont Cenis (2nd passage)

Nous finissons par regagner pour la seconde fois le refuge du petit mont Cenis au km 51 où Henry, qui se trouve sur place, nous explique qu’il avait indiqué sur une pierre située sur le parcours la mention « bâton jaune = bâton vert » . Nous devions donc suivre les indications jaunes. N’ayant pas vu cette fameuse pierre, nous n’étions pas au courant de cela. Henry, nous attendons ta bière ! 😉

Grâce à ma course avec la 2nde féminine sur près de 4 km, nous avons rattrapé notre retard est sommes dorénavant très larges pour arriver avant l’ultime barrière horaire.

Nous repartons, direction le col de Sollières. Quel soulagement une fois arrivés au col : c’en est fini de monter !

Col de Sollières

Col de Sollières

Nous en sommes au kilomètre 54 et les derniers kilomètres ont un profil de grande descente douce, très confortable et facile à courir.

Après avoir contourné de la montagne sur des chemins caillouteux, nous regagnons la forêt. Les 20 derniers kilomètres restant, bien que « reposants » sont assez monotones dans la mesure où nous courons sur de pistes larges (pistes de VTT ?), qui présentent bien moins d’intérêt en termes de paysages. Je constate que je me débrouille mieux qu’à la 6000D sur cette portion finale de route. Je tiens une vitesse de plus de 10 km/h, ce qui me convient à ce stade de la course. Pour mon plus grand bonheur, je n’ai eu aucun mal d’estomac. J’ignore si c’est le ravitaillement salé, mais merci à toi Raphy si tu as pu contribuer à ma forme physique du jour !

Deux heures de descente plus tard, nous arrivons enfin à Lanslebourg ! Après avoir longé la rivière avec le vent dans la face, fait le tour de l’ile aux Pirates, nous traversons des lotissements et parvenons à regagner Lanslevillard. Nous y croisons Xavier, qui, faute d’être arrivé avant la barrière horaire du 34e km, a été reporté sur la version 48 km de l’épreuve.

Nous apercevons au sol un marquage qui nous fait sourire : un petit smiley avec l’inscription « ARRIVEE ». La veille, nous nous étions dit que nous serions très heureux le lendemain en voyant ce marquage, car cela signifierait que la fin ne serait plus très loin !

Après avoir escaladé une mini-falaise faisant office d’épreuve finale, nous sommes encouragés par les supporters encore présents et apercevons le graal, la ligne d’arrivée ! Le speaker s’exclame : « Mais je les reconnais, ce sont les Lapins Runners ! Si je me souviens bien, ils s’appellent Sabine et Emir ! ». Je me mets à rire car ma soeur s’appelle Sabine et ça fait drôle qu’elle soit associée à mon Lapin.

Nous atteignons la ligne d’arrivée heureux, tout en n’étant pas exténués ! Le speaker m’informe que je suis effectivement la 3e féminine et 1re de ma catégorie ! Quelle joie !

Nos temps

Classement1

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Une bénévole nous accompagne au PC course où aura lieu ma « cérémonie de récompense ». Je suis gratifiée d’une médaille de kermesse, mais qu’importe, elle est très symbolique ! C’est la première fois que j’accède au podium scrach féminin ! Je remporte également un bon pour des remontées mécaniques à Val Cenis pour une journée, mais surtout un an d’abonnement à Jogging International !

Avec Annabel

Avec Annabel

Nous regagnons la mairie où a lieu le repas post course. Nous engloutissons goulument les desserts qui sortent de l’ordinaire (gateaux savoyard, tartes crumble au pomme et tarte framboise meringuée) tout en discutant avec les finishers du jour.

Les amis, c’est ainsi que se sont achevées nos vacances sportives. Nous sommes très heureux d’avoir fini ces deux courses dans de bonnes conditions, les avoir couru en minimalistes (pour Carole), avoir atteint nos objectifs, et avoir eu accès à un podium. Nous pensons être convenablement préparés pour aborder l’UT4M ! Bien sûr, la période de récupération jusqu’au 20/08 ne saura être passive, compte tenu du challenge incroyablement exigeant qui nous attend.

Nous remercions chaleureusement toute l’organisation de l’EDF Cenis Tour et l’équipe bénévole ! Mention spéciale Lapins à Annabel, Henry, Camille et Véronique !

Merci également à tous les bénévoles qui ont pris des photos de nous durant la course, lesquelles constituent à nos yeux de précieux souvenirs.

Merci à toutes les personnes qui nous ont encouragé sur le parcours, avant et après l’épreuve. Nous y sommes très sensibles et cela nous motive énormément à partager toujours plus.

Merci à toi cher lecteur, de nous lire et de nous soutenir. Nous espérons que tu seras inspiré par ces aventures, et que tu auras envie d’écrire, toi aussi, tes moments d’épanouissement dans ta passion.

MERCI !

MERCI !

La vidéo !

Rendez-vous à partir du 21 août pour THE challenge de l’année : l’UT4M 160 !

Logo Ut4M 2015

A très vite pour les prochaines aventures les amis ! Oh, et dernière chose : il se pourrait bien que des tests et un petit concours arrivent d’ici peu ! Nous vous éloignez pas trop 😉

Les Lapins Runners.

carottes petit

 

Les 100 km de Steenwerck Run & Bike des Lapins Runners

affiche_2015_vignetteCette année, les 100 km de Steenwerck célèbrent leur 40e édition. Promesse d’encore plus de festivités, nous sautons le pas et nous inscrivons à la « course du matin », version limitée à 13 heures et réservée aux « athlètes confirmés » (ça fait peur !). Le challenge est de taille : aucun de nous deux n’a encore bouclé un 100 km en moins de 13 heures et l’événement a lieu seulement 10 jours après le Trail Yonne (110 km). Le Lapin blessé au tibia gauche depuis, décide finalement de ne pas prendre le départ et de m’accompagner en vélo. Un excellent compromis qui permet à la fois de ne pas solliciter ce tibia capricieux et de participer à l’événement. C’est ainsi que nous partons pour un « Bike & Run » à la sauce Lapins !

100 km steenwerck 2015 269 (Copier)Au petit matin de ce jeudi de l’Ascension (6h00) et après un petit brief de l’orga sur le parcours qui nous attend, me voici partie pour ma 3e épreuve de 100 km (après « Self Transcendance » – 2013 – et Millau – 2014). Le départ se tient en comité restreint, nous sommes une petite cinquantaine inscrits à cette version et il est clair qu’au vu de mes compagnons de course et de mon look, je n’ai vraiment pas l’air d’être une concurrente crédible.

Je trouve au contraire que Carole est très crédible mais c’est parce que je la connais. Effectivement, les oreilles de Lapin ne plaident pas en la faveur d’une image d’athlète aguerrie, mais c’est bien ce que nous cherchons.

Je pense être rétablie du trail Yonne et ne présente pas de blessure significative. Comme très souvent, mon ventre manifeste sa présence mais la douleur est largement supportable. Le Lapin, occupé à déposer nos affaires aux consignes, me rejoint peu après sur sa monture.

parcours steenwerckLe parcours est composé de trois tours de 31,43 km, chaque tour étant composé de deux boucles (jaune et rouge), chaque boucle mesurant plus de 15 km. Pour atteindre 100 km, nous commençons par parcourir une toute première boucle bleue de moins de 10 km dans le village. Pour plus de précisions, le plan ci-joint fournit les informations précises.

Sur les premiers km, je suis en toute fin de peloton avec un concurrent seulement derrière moi. Voilà qui ne met pas en confiance.

Très vite, je vois mon allure moyenne diminuer et me fais bataille pour la maintenir. Mes yeux sont rivés sur l’affichage « 6:06 /km« .

Nous faisons la connaissance de Dominique et son suiveur en vélo avec qui nous prenons plaisir à discuter. Dominique espère boucler sa course en 12h00. Il a l’air bien parti pour !

Passé le premier semi et après une première halte au gymnase, nous redémarrons. Je suis un peu déçue du contenu des ravitaillements, pauvres en aliments salés (absence de cube de gruyère, de charcut). Je me nourris exclusivement de morceaux de sucre et de Coca.

En ce qui me concerne, j’apprécie les ravitaillements. Je me prépare des petits sandwiches à la mimolette à emporter de temps à autre.

2015-05-14 08.51.37Passé le 37e km, je commence à être dans le dur. Emir me propose de mettre en marche la playlist des tubes des années 90 qu’il m’a préparé la veille. C’est donc au rythme de Gala, d’Eve Angeli, et de Florent Pagny que je parviens à maintenir mon allure et mieux encore, à garder le moral !

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Emir est aux petits soins pour moi, me demande régulièrement si j’ai besoin de quelque chose.

Nous passons le marathon au bout de 4h32 de course, à savoir avec 30 minutes d’avance par rapport à Millau en septembre dernier. Je m’étais fixée 4h30 sur le premier marathon : objectif réussi !

Le passage du 50e km est une jouissance : nous voici partis pour la seconde moitié de la course. Le plus dur est derrière moi !

En réalité, le plus dur est devant. Les 50 premiers kilomètres incluent tout le début de course qui se fait aisément, le corps étant encore frais. Evidemment, ce n’est pas le type d’information qu’il faut donner à un coureur de 100 bornes pendant sa course :p

Quelque part dans les environs, je retrouve David F. et ses compagnons de course, encore en lice sur sa course 24h00. David me déconseille la soupe au ravito au risque de vomissements et m’annonce l’arrivée imminente de la pluie.

A partir du 57,8 km, j’arrête ma première montre et démarre la seconde. Il reste exactement un marathon à parcourir et il me reste pour cela 6h40 ! Je me visualise sur le marathon de Essen (mon marathon le plus lent, bouclé en pas loin de 5 heures, alors que j’étais blessée) et me dis que je suis encore dans les temps.

Malheureusement et conformément au présage de David, la pluie s’invite à la fête, et pas qu’un peu ! Nous voici rapidement trempés.

De temps à autre, je fais la lecture des tweets d’encouragement à Carole qui se sent soutenue. Merci à tous pour votre contribution très active ! Malheureusement, l’arrivée de la pluie rend très difficile la lecture des tweets…

Carole, Jerome, DavidNous regagnons le gymnase au 68e km, où nous retrouvons Jérôme et David. « Tu as fait le plus dur », « Force et honneur ! », « Tu es impressionnante » : devant tant de paroles encourageantes, je ne peux qu’être reboostée (même si j’en ai pas franchement l’air). Merci merci les gars !!

Nous repartons. Je veux y croire. C’est la dernière fois que je parcours la boucle rouge.

Emir a laissé son vélo dans le gymnase pour m’accompagner à pied. Je lui demande de me raconter sa vie et il s’exécute. Compte-tenu de mon état, mes retours se font rares et concis. Ça me fait beaucoup de bien de l’entendre parler. Le temps passe plus vite.

Mes yeux ne quittent pas le sol et les lignes continues indiquant le chemin. Malgré le fait que je sois dans les temps, je ne peux pas m’empêcher d’angoisser à l’idée de dépasser la barrière horaire. Les courses contre la montre poussent à se dépasser certes, mais à quel prix ! Je ne pense qu’à une chose : finir dans les temps ! Etre hors-délai serait le pire cas possible et représente une véritable hantise !!

Nous apercevons au loin l’église du village, signe que la boucle rouge est bientôt terminée. Nous retrouvons Dominique qui nous annonce son futur abandon dès lors qu’il sera arrivé au gymnase, à 16 km de la fin. Je suis vraiment contrariée à l’idée d’apprendre cette nouvelle. Mais si proche du but, je confie à Emir que je pense qu’il va changer d’avis.

Dernier passage au gymnase. Il ne me reste plus que 16 km. Tandis qu’Emir part chercher son vélo, je repars seule. Je suis littéralement frigorifiée. Deux kilomètres plus loin, Emir me rejoint avec le coupe-vent que je lui avais demandé. Ca va beaucoup mieux maintenant.

Nous atteignons l’avant-dernier ravito où un bénévole me dit que j’ai de l’avenir dans la course à pied. Ca fait vraiment plaisir à entendre. A ce moment-là, Dominique surgit de nulle part, tout fringant avec deux accompagnateurs qui courent à ses côtés. Finalement, Dominique va bien finir la course et a retrouvé une pêche incroyable, ce qui vaudra une réplique d’Emir à son accompagnateur : « super ! tu lui as filé de la coke ? ».

Emir Vélo pluieEmir n’a de cesse de m’encourager et me cite tous les tweets d’encouragements. Je pleure en silence. Tous ces gens qui sont derrière moi et me suivent en direct, c’est tellement beau. Merci mille fois.

Emir me fait de la peine. Je le sais frigorifié lui aussi. Rouler à vitesse escargot sous la pluie et dans le froid, j’imagine bien la galère que je lui fais vivre. Je me fais violence pour ne pas marcher et ne pas le refroidir davantage.

Je pense plutôt que je suis bien loti sur mon vélo, mes jambes ne souffrent pas. Supporter un peu d’eau qui me tombe dessus pour rester auprès de Carole, c’est bien la moindre des choses.

Nous doublons à ce moment là, beaucoup de marcheurs, inscrits sur le 24h00.

99e km. Nous approchons du but. Xavier (du site planete marathon) nous rejoint et nous tient compagnie sur ce finish. A 200 mètres de l’arrivée, il récupère le vélo d’Emir pour lui permettre de courir avec moi. Merci Xavier pour cela.

Une petite accélération et nous voici dans le gymnase où nous sommes accueillis comme des stars sous un tonnerre d’applaudissements. La pression retombe d’un coup. Je suis heureuse !

100 km steenwerck 2015 481 (Copier)

Je finis largement dans les temps avec 12h08min45sec et j’ai dégommé mon RP de plus d’une heure ! Mon objectif pour le prochain 100 km : un sub 12h00 ! 😀

Nous retrouvons les copains : David, Manu, leurs enfants, Clem et Clarisse et attendons la cérémonie des récompenses. Chaque finisher est appelé à monter sur le podium. Quand vient mon tour, je suis annoncée 1re de ma catégorie et 2e féminine. Quelle joie !

2015-05-14 19.59.54

Un grand merci

  • à mon Lapin qui m’a soutenue tout le long de ma course, m’a tenu compagnie et a dû supporter de m’entendre chanter pendant la playlist. Sans lui, ma course aurait pris une toute autre tournure et je n’aurais jamais fait un tel chrono !
  • aux Twittos qui m’ont encouragée de bout en bout : vous avez été vraiment géniaux !!
  • à vos messages d’encouragement sur Facebook
  • aux bénévoles, qui, comme d’habitude font preuve d’une immense sympathie et répondent présents quelle que soit la météo !

Bravo à David V. (aka Daddy the Beat) pour son premier 100 km, à Jérôme (aka Firerasta), David F., Dominique, Charles (qui enchaînait le lendemain sur un 100 miles) …

Bonus : vis les 100 Km de Steenwerck avec les Lapins !

Le week-end prochain, pas de course officielle au programme. Nous serons néanmoins à Poitiers dans deux semaines pour le marathon du Futuroscope !

En attendant, portez-vous bien les amis, et à très vite !

Les Lapins Runners.

carottes petit