Les Lapins ambassadeurs SKINS !

Puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, nous sommes ravis de vous annoncer notre nouvelle collaboration avec la célèbre marque de vêtements de compression SKINS.

Il y a un peu plus de deux ans, nous avions eu l’occasion de tester leurs collants, shorts et manchons de compression. Nous avons été et sommes toujours très satisfaits de la qualité des vêtements techniques la marque . En particulier moi, Emir. En effet les amis, très rares sont les cas où je prends le départ d’une course longue en portant autre chose que mon short-cuissard SKINS de type DNAmic Core Superpose Half Tight (à tes souhaits) qui coûte certes 90€, mais qui est totalement increvable et infaillible, ce qui me concerne. Je lui dois la préservation de mes cuissots de la brûlure interjambale qui est fatale à bien des coureurs, et ça, ça n’a pas de prix. En parlant de prix, à noter, pour la petite astuce, qu’en étant attentif, il y a des promos bien agressives qui popent de temps en temps ici (pour hommes).

Une chose entraînant une autre, nous voici désormais ambassadeurs de la marque !

Ambassadeurs, en quoi cela consiste ?

Ce partenariat à long terme va nous permettre de découvrir et de vous faire découvrir les nouveautés de chez SKINS, adaptées au running, en effectuer des tests et vous confier nos ressentis. Un peu comme je viens de le faire en intro, ou de manière bien plus précise, comme nous l’avions fait dans ce précédent billet.

Concrètement, il n’y a aucun échange financier dans ce partenariat, nous restons donc maître à 100% de notre avis et de nos publications. C’est pour nous un critère essentiel. Nous recevrons de temps en temps, sans périodicité précise, des produits de chez eux pour les essayer, faire des retours à la marque, et si le cœur nous en dit, vous en parler.

Ci-après, une image toute récente de Carole et moi-même sur l’UTMB avec un collant long pour Carole et mon short cuissard anti-effet moule-paquet.

Pour le détail, nous portons respectivement un collant 7/8 Tropical et un short-cuissard DNAmic.

L’histoire ne dit pas si c’est grâce à la compression SKINS que ces deux lapins sont venus à bout de cet UTMB. Bien qu’il soit fort probable que non, l’histoire ne le dit pas. Mais une chose est sûre, c’est qu’ils sont été soutenus dans tous les sens du terme.

A très bientôt !

(Notre petit doigt nous a dit qu’une vidéo allait sortir cette semaine :). Comment ça c’est pas trop tôt ?)

Les Lapins Runners.

carottes

 

Notre programme ULTRA de l’année (2018)

Hello les amis,

Nous ne l’avions pas prévu ainsi mais, force est de constater que cette année 2018 sera très riche en ultra. Par ultra, nous entendrons ici des courses dont la distance excède les 100 km. D’après nos savants calculs, nous en serions ainsi à 5 ultras. 5 ultras que nous nous efforcerons à terminer, quitte à y laisser nos oreilles.

Ces ultras étant concentrés sur la période printemps-été, l’histoire n’exclut pas que d’autres pourront venir s’ajouter à notre planning de fin d’année.

Nous entamerons tout d’abord les hostilités fin avril à l’ultra du Pas du Diable pour prendre notre revanche sur l’an passé :

Nom : Ultra du Pas du Diable

Lieu : Saint Jean du Bruel, Aveyron

Profil de course : 120 km, 6 500 m D+

Temps limite : 33 heures

Date : 27-29 avril

Nos appréhensions :

Si comme l’année dernière, il vient à tomber des trombes d’eau, nous serons clairement dans le pétrin. Reste donc à prier qu’il fasse beau tout le long et tout devrait bien se passer.

Nous envisageons la possibilité de nous courir avec des bâtons. Et oui, vous avez bien lu. Nous, adeptes du minimalisme en course à pied et très réticents à l’usage des bâtons, nous allons peut-être nous y mettre. Vraisemblablement, les bâtons pourraient nous servir de 3e jambe sur les montées et nous permettre de courir en descente (notre point faible)

Les paysages sont incroyables, et rien que pour ça, j’ai hâte. Mais clairement et comme dit Carole, ça va tourner au cauchemar s’il pleut ou même s’il a plu. Dans ce cas, il est presque sûr que nous ne finirons pas. Et c’est un peu frustrant, car c’est dur de se dire que l’issue de cette revanche est conditionnée par quelque chose que nous ne maîtrisons pas: les intempéries.

Nous enchaînerons une semaine plus tard sur une course horaire : la No Finish Line Paris, format 24h en compétition. Nous courrons à nouveau aux couleurs d’Humanis.

Nom : No Finish Line, 24 heures

Lieu : Champ de Mars, Paris

Profil de course : Distance non définie

Date : 5-6 mai

Nos appréhensions :

En rognant sur les pauses ravitaillement et les siestes, je suis à peu près sûre que nous arriverons à battre notre record établi à Ploeren en décembre dernier, à savoir 115 km (oui, c’est peu :p).

Ces épreuves de 24 heures sont vraiment très spéciales. A l’heure où vous lisez ça, la vidéo de course de nos 24 heures de Ploeren n’est probablement pas sortie, mais dedans, j’y explique la spécificité de ces épreuves. Je vous les donne en mille. A l’inverse d’une course classique:

  • il n’y a ni point de départ ni point d’arrivée,
  • Se faire sortir par les barrières horaires n’est pas une option triste, puisque c’est la règle du jeu
  • Mais le pire les amis … le pire du pire … c’est que le confort est disponible à chaque kilomètre. A chaque kilomètre, une pause est possible, une sieste est possible, une chaise est possible, un chauffage est possible … la véritable épreuve les amis, c’est de lutter pour ne pas céder au confort trop souvent, en particulier quand le corps commence à ne plus répondre.

 

S’en suit une course qui nous a été chaudement recommandé par notre ami Raphy. L’organisation nous ayant gentiment proposé d’y participer, et la date de la course n’étant plus à cheval sur l’UTMB, nous avons bien entendu accepté.

 

Nom : L’ultra-trail côte d’Azur du Mercantour (UTCAM)

Lieu : départ à Nice

Profil de course : 145 km, 10 000m D+, 9 000m D-

Temps limite : 50 heures

Date : 15-17 juin

Nos appréhensions :

Compte tenu de la période où se déroule la course, je crains que la chaleur constitue un obstacle. C’est la course que j’attends avec le plus d’impatience car c’est la seule de toutes qui soit inédite.

Étonnamment, les barrières horaires ne font pas trop peur, mais ce n’est pas pour ça qu’il va falloir se reposer sur ses lauriers car la technicité n’est pas à négliger. Bien qu’il y ait un peu de confiance sur le succès de l’épreuve car la qualité principale pour réussir est l’endurance (et non la vitesse), il faut toujours garder à l’esprit qu’un ultra est imprévisible. Imprévisible par les intempéries et évidemment par les pépins physiques éventuels. Et je ne peux m’empêcher de me dire que si celui-là ne passe pas pour quelque raison que ce soit, ce pourrait être dur à encaisser mentalement, peu de temps avant l’UTMB.

Crédits Photo : UTCAM

Deux semaines plus tard, c’est dans le Morbihan que nous irons dégourdir nos pattes.

 

Nom : Ultra Marin – Grand Raid du Morbihan

Lieu : départ et arrivée à Vannes

Profil de course : 177 km, 1 054m D+

Temps limite : 42 heures

Date : 29 juin – 1er juillet

Nos appréhensions :

Compte tenu du fait que c’est la 4e fois consécutive que nous prenons le départ de cette course (1 abandon à mi-parcours, 2 fois finisher), j’ai un peur d’être lassée par le parcours et de m’arrêter au moindre coup de mou. Ce qui pourrait me tenir en haleine serait de battre mon record de 27 heures. Pour cela, il ne faudrait pas chômer niveau entraînement.

Celui-là est très beau, mais sa platitude (en termes de dénivelé) va faire mal au dos et au mental. Comme dit Carole, le côté palpitant de la découverte n’est plus là. Mais l’épreuve physique reste intéressante, en particulier dans un moment de l’année où nous façonner un corps pour l’UTMB sera plus qu’essentiel.

Nous cloturerons cette saison des ultras en beauté avec l’UTMB :

Nom : L’Ultra Trail du Mont Blanc

Lieu : départ et arrivée à Chamonix

Profil de course : 170 km, 10 000m D+

Temps limite : 46 heures 30

Nos appréhensions :

Pas plus d’appréhension que ça. Nous avons tiré des leçons du passé : nous potasserons le règlement de course et apprendrons par cœur les barrières horaires, telles une poésie.

C’est probablement l’ultra qui nous aura marqué pour toujours, en nous coupant brutalement et impitoyablement au 130e, alors que nous revenions d’une sieste qui avait un peu trop durée. Si vous voulez revoir l’histoire, vous pouvez (re)visionner cette vidéo. Des images difficiles. Techniquement, il n’est pas des plus violents que nous ayons pu voir, mais si en 2016, nous étions trop près des barrières, il ne faudra en aucun cas que ce soit le cas cette année. La case entraînement est donc un prérequis. Enfin … Si quand même un peu de sérieux !! C’est pas vrai ça !! « L’UTMB, il se respecte » dirait Jean-Salomon, et il n’a pas totalement tort.

N’hésitez pas à prendre contact avec nous si vous souhaitez nous rencontrer avant/pendant/après ces ultras. Ou bien tout simplement à nous faire un petit coucou pendant la course :-).

A très bientôt.

Les Lapins Runners.

carottes

La revanche UTMB est un plat qui se mange froid

videur utmbLes amis, le couperet est tombé. Alea Jacta Est comme dirait l’autre. J’introduis par un Egotrip.

 

EGOTRIP de l’UTMB

Ainsi, l’UTMB a décidé de se laisser deux ans pour nous affronter à nouveau, et nous admettrons aisément que c’est une preuve de lucidité de sa part. Besoin de préparation, certainement. Soyons bons joueurs, accordons-la lui.
Peut-être a-t-il visionné nos vidéos, nos crocs plus qu’acérés, et le début d’année de Carole, certainement.
Peut-être a-t-il pris peur en observant ce qui est arrivé à l’Ultra marin en 2016, après nous avoir provoqué en 2014.
Peut-être, s’est-il dit qu’il ferait bien de se méfier des deux Lapins, gonflés à bloc pour en découdre avec leurs objectifs 2017, après une année 2016 mitigée. Et le tout avec le sourire, à la limite de l’insolence.
Mais plus le boomerang s’éloigne, plus il revient fort. Ce boomerang, c’est nous, et il a été lancé le 28 août 2016.

 

L’ultra de repli

On ne va pas se mentir : nous ne nous attendions pas à être tirés au sort du premier coup (en particulier parce que nous sommes un groupe de deux) et avions déjà commencé les repérages dans le cas fort probable d’un tirage au sort défavorable.

Et que fait-on lorsque l’on perd un adversaire de valeur les amis ? En trouver un moins valeureux et niveler par le bas ? Diminuer en ambition ? SURTOUT PAS, ce serait mal nous connaître. Ce sera précisément l’inverse.

Nous avons pensé à refaire l’Ut4M, cette fois-ci dans sa version en 4 étapes de jour (Ut4M 160 Challenge), qui présente un intérêt inédit pour nous : pouvoir observer, de jour, les 4 superbes massifs, et s’essayer à 4 jours consécutifs d’endurance, avec une nuit de sommeil entre chaque pour en profiter encore davantage. Jettez-nous un petit coup d’oeil là-dessus.

L’Ultra Trail du Mercantour et ses 145km 10000 D+ sur lequel un grand ami, qui se reconnaîtra, s’est jeté pour fuir le côté mondain de l’UTMB, que tout le monde n’apprécie pas …

Ou encore l’Echappée Belle, réputé pour son niveau de technicité qui le rend quasi impossible à courir…

Mais c’est finalement sur l’Ultra Tour du Grand Raid des Pyrénées que nous avons jeté notre dévolu ! Pourquoi celui-ci, vous demandez-vous, à très juste titre ?

 

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Parce que cette année, pour la 10e édition et pour notre plus grand plaisir, la distance passe de 160 km à 220 km (13 000 m D+). Ce qui nous donne un défi encore plus gourmand, encore plus FAT que l’UTMB et qui, pour sûr, nous donnera du pain (complet des alpages) sur la planche !

L’épreuve se déroulera du 24 au 27 août 2017. Et ce sera l’occasion pour nous de découvrir les Pyrénées : nous avons hâte d’y être !

 

Défis 2017 mis à jour !

L’UTMB faisant partie de nos objectifs 2017, voici nos défis 2017 mis à jour :

Défis de la Lapine

défis Carole 2017 actualisés

 

Défis du Lapin

 

Objectifs 2017 lapin v3

 

Au final, ne pas être tirés au sort, c’est s’ouvrir un autre champ des possibles. Du positif en somme ! Et la revanche attendra, elle est un plat qui se mange froid.

Et vous les amis, qu’en dites-vous ? Avez-vous été tiré au sort pour l’UTMB ? Dans le cas contraire, quelle est votre ultra de repli ?

A très vite !

Les Lapins Runners.

carottes

Notre UTMB 2016 en résumé

logo utmbHello les amis,

Le week-end dernier, nous avons participé à l’ultra trail du Mont Blanc, dit l’UTMB pour les intimes, cette course de 170 km 10 000 m D+ autour du Mont Blanc qui fait rêver de nombreux coureurs du monde entier. Fort de notre passif en ultra et à l’affut de découvertes, nous nous sommes autorisés à nous frotter à cette épreuve mythique.

Si vous nous avez suivis sur les réseaux sociaux, vous n’êtes pas sans savoir que notre participation a été marquée par notre disqualification au plan de l’Au, peu après Champex-Lac, situé au 127e km.

Mais avant de tourner la page de cet épisode « tragique » de notre modeste carrière de coureurs pour en ouvrir une plus belle, laissez-nous vous raconter ce que nous retiendrons de l’UTMB.

 

Crédit Photo J-P Allaire

Crédit Photo J-P Allaire

Une organisation béton : Nous reconnaissons sans mal que l’organisation de l’UTMB est à la hauteur de sa réputation : elle est faite de béton armé. Commençons par le balisage qui était parfait, et il fallait vraiment être à l’ouest, victime d’hallucinations, ou à court de piles de frontale pour ne pas savoir où aller. Les ravitos étaient toujours fournis, variés, l’eau souvent fraiche et nous n’avons jamais manqué de rien. Les bénévoles ne désemplissaient pas et ne manquaient pas de nous rendre service, remplir nos poches à eau et nous encourager. Enorme merci à eux pour le dévouement dont ils font preuve. Autres points :

  • Indications dans Chamonix très lisibles pour aider les coureurs à se repérer
  • Infrastructures mises à disposition pour déposer les sacs de mi-parcours, se doucher, dormir, … vraiment très appréciables
  • Navettes pour les rappatriements des coureurs aux ravitos principaux
  • Signalétique sur les ravitos indiquant le ravito suivant, le D+ et le D- pour y accéder
  • Mise à disposition de plusieurs cabines de toilettes avec PQ dans la plupart des cas (si si !!).

En quelques mots, de la qualité à la hauteur ou presque de la dépense (pas facile de juger d’une part, et d’autres, c’est un sujet à débat visiblement :p).

Ceci dit, nous noterons plusieurs petits axes d’améliorations : la présence de pancartes indiquant la totalité des BH (notamment celle au plan de l’Au après Champex, qui a conduit à notre perte), l’indisponibilité des t-shirts starter à notre taille bien que nous la spécifions à l’inscription et l’indication du lieu des consignes (dépôt des sacs) au village.

Profil_UTMB2016

Tu noteras que les km 127 et 154 ne sont pas des ravitos. Il semblerait tout de même bon d’indiquer ces barrières horaires sur la course, par le biais de pancartes afin de mettre en garde les coureurs.

 

Notre sérieux problème avec les bâtons : C’est la première fois que nous avons participé à une course avec autant de coureurs à bâtons et très franchement, cela a mis mes nerfs à rude épreuve.

Sachez qu’il ne se passe pas une « course à bâtons » sans qu’il m’arrive un pépin : Sur la 6000D et dès les premiers km, je m’étais retrouvée avec un bâton entre les genoux. Sur l’Ut4M, je m’étais pris un coup de bâton et un coureur avait manqué de me crever les yeux sur une montée. Et sur l’UTMB, j’ai eu droit à un croche-bâtons qui m’a fait chuter et râpé ma jambe droite au sol. Bien sûr, le geste n’était pas intentionnel et le coureur fautif semblait sincèrement désolé… Mais ce n’est pas suffisant : nous aimerions que les coureurs qui font le choix de courir en bâtons en aient la maîtrise parfaite pour ne pas gêner les autres coureurs.

Nous développerons cet aspect-là dans un prochain billet…

 

départ utmbUn départ inoubliable : Un couloir de supporters sur plus de 500 mètres, une concentration d’encouragements et de sourires, de smartphones et de Gopro à ne plus savoir ou donner de la tête… Le départ de l’UTMB est jusqu’à présent le plus beau (et aussi le plus lent ^^) parmi toutes les courses auxquelles nous avons participé.

Je ne suis pas spécialement fan de Conquest of Paradise de Vangélis comme choix de musique pour le départ. J’aurais préféré la chevauchée des Walkyries, mais apparemment, le marathon de la Rochelle en a l’exclu ;).

Pour moi, c’est un beau choix de musique qui donne son côté epique et légendaire au moment. Elle inspire le périple à venir.

 

Un avis mitigé sur les paysages : Comme évoqué dans notre vidéo debrief, je n’ai pas été particulièrement éblouie par la beauté des paysages. J’espère ne pas être (déjà !) un enfant gâté qui ne sait plus apprécier les choses à leur juste valeur. J’ai préféré les paysages de l’Ut4M et de l’EDF Cenis Tour, qui m’ont semblé beaucoup plus verdoyants et moins secs (la chaleur des derniers jours y a sans doute été pour quelque chose).

J’ai surtout en tête des chemins en forêt où il n’y avait rien à voir à part des arbres sur les côtés, bien que très consciente que cela ne représentait pas la majorité des paysages.

Ceci dit, rien n’exclut le fait que ma concentration étant portée sur ma progression, je sois passée à côté de merveilles de la nature.

Le paysage le plus marquant pour moi restera notre arrivée au Col des Pyramides Calcaires qui surplombait les nuages. C’était grandiose.

J’ai tout simplement été ébloui. Je n’ai jamais rien vu qui m’ait fait sentir aussi petit. Le passage au-dessus des nuages, avant la descente vers Courmayeur était magnifique. J’ai été impressionné et je n’ai pas manqué de faire le plein d’images !

 

Des ravitaillements au point : Les ravitaillements solides, au nombre de 12, étaient complets, même en fin de peloton. Au menu, fruits frais et secs, chocolat, barres overstims sucrées et salées, barres de céréales classiques,  soupe de vermicelles, crackers, et j’en passe.

J’aurais néanmoins apprécié que les bananes soient mûres (car elles étaient vertes pour certaines !) et qu’il y a ait des melons/pastèques. Nous avons vraiment apprécié le fait qu’il y ait une alternative aux pâtes au beurre (destinées ou non aux végétaliens) : nous avons ainsi pu manger du quinoa aux petits légumes BIO. Probablement l’aliment le moins probable à trouver sur un ravito, et cela nous a ravis.

Les barres Overstims salées aux noix de cajou ne contenant ni lactose, ni œufs, étaient bonnes convenaient aussi à notre régime.

Ravito

 

Nos sensations : Globalement, j’ai eu de bonnes sensations sur l’épreuve. Je n’ai été sujette à aucun maux d’estomac, de moins en moins fréquents depuis que je suis végétalienne.

En ce qui me concerne, j’ai eu une gêne au ventre que je n’explique pas pendant plus de 20 heures, accompagnée de temps à autres d’une difficulté à m’alimenter, à la limite du rejet. J’ai fait de la résistance tout de même afin de ne pas manquer d’énergie, mais cela n’a pas aidé, car je demandais toujours à mon estomac de travailler. Cela a fini par s’estomper, juste avant que les difficultés liées au manque de sommeil ne fassent ressentir … Je n’ai donc malheureusement pas beaucoup été « au top » pendant cette course.

J’ai eu une grosse baisse de régime après Courmayeur, au km 90 lors de la montée. En effet, il faisait une chaleur infernale, et avec le D+ qu’il fallait se manger dans un temps qui nous semblait vraiment limite, j’étais vraiment dans un sale état. J’ai vraiment cru à ce moment-là que c’était la fin de notre UTMB. Après deux verres de Coca et 5 minutes d’arrêt au ravito liquide, j’ai pu repartir bien motivée à passer la prochaine BH qui était en effet accessible.

Dans la nuit du samedi au dimanche, j’ai été sujette à des hallucinations, comme cela ne m’était encore jamais arrivé. Mon esprit partait sans arrêt en vrille : je ne pensais qu’à des vaches, Emir était un clone et je voyais sur ses chaussures un pilote d’avion et le profil d’une belle jeune femme. J’avais peur de l’orage et dès qu’Emir n’était plus dans mon champ de vision, je commençais à m’inquiéter. Après une sieste à Champex, cela allait beaucoup mieux, j’avais retrouvé mes esprits.

J’ai aussi vécu des passages à vide, où mon cerveau semblait complètement en veille. Vraisemblablement mes jambes avançaient, mais je n’en ai que très peu de souvenirs. C’est vraiment une sensation étrange : le corps semble en pilote automatique, les yeux sont ouverts mais le cerveau n’enregistre plus. Impressionnant, vraiment. J’ai également vécu des passages où mon cerveau délirait complètement, m’envoyant un flux d’information sans aucun rapport entre elles et mêlées les unes aux autres. Cela ne m’empêchait évidemment pas d’avancer, mais c’était assez perturbant car il m’était impossible de faire le silence dans ma tête. Dur à décrire, hein ! Enfin, la sensation la plus étrange reste de loin celle que j’ai vécu juste après notre sieste après Champex. En me réveillant, mon cerveau avait inversé le rêve et la réalité. En me réveillant dans le froid et de nuit au milieu de nulle part, mon cerveau pensait être dans un mauvais rêve, et cherchait à se … réveiller … Un vrai truc de dingue ces ultras !

abandon1

 

Notre déception : Ce billet ne serait pas complet sans parler de notre arrêt au plan d’eau de Champex. L’absence d’indication orale/écrite de cette BH et notre sieste de 15 minutes aura indéniablement conduit à notre disqualification. Nous savons que nous avions le niveau pour finir la course, mais cela n’est pas suffisant pour nous consoler. Une chose est sûre, nous serons à partir de maintenant en connaissance des barrières, et ne pourrons nous en prendre qu’à nous-même si nous ne les passons pas !

Les amis, à l’heure actuelle, nous ne savons si nous tenterons une participation pour l’édition 2017 de l’UTMB. Nous sommes encore quelque peu amers. Mais une chose est sûre, nous n’avons pas fini de coiffer nos oreilles de lapins, découvrir de nouveaux ultra et avoir des coups de cœurs.

 

Les vidéos

 

UTMB 2016 : ressentis à J-1

UTMB 2016 | PARTIE 1 : Une nuit dans les Alpes !

UTMB 2016 | PARTIE 2 : T’es dans l’ultra alors compose !

UTMB 2016 – J+1 : Débriefing

Le week-end prochain, nous serons ainsi sur le trail du Haut-Koenigsbourg avec nos chers amis Vosgiens Jipi, Emilie et leurs enfants. Mais devinez quoi ! Cette fois-ci nous n’avons pas sélectionné l’épreuve maîtresse mais le 54 km. Nous avons hâte de vous raconter.

A très bientôt, et n’oubliez pas de kiffer la vie !

Les Lapins Runners.

carottes

UTMB or not UTMB ?

utmbHello les amis,

L’heure est grave. La tension monte. Le suspense est palpable. Phrases courtes et saccadées. Effets de style. Emotions.

Les résultats du tirage au sort pour l’Ultra Trail du Mont Blanc sont tombés.

Certains disent que ce jour est un jour comme un autre. Nous disons que ce jour est important. Car ce jour déterminera le nombre de jours de congés que nous prendrons au mois d’août. Car ce jour, nous savons si nous allons ou non faire le tour du Mont Blanc.

Nous avons le plaisir de vous informer que nous avons été sélectionnés pour participer à l’une des épreuves les plus prisées des aventuriers traileurs, une épreuve dont la renommée est internationale, nous nommons : l’UTMB !

Nous vous confirmons sans plus attendre la totalité des défis que nous nous sommes fixés cette année.

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Le « groupe Emir BELKAHIA » signifie : les Lapins Runners.

Voici un bref récap du colosse :

  • Distance :170 km
  • Dénivelé positif : 10 000 m D+
  • Temps imparti : 47 heures
  • Départ : vendredi 26/08, 18h00 à Chamonix

Vous pourrez donc apercevoir les 26,27 et 28 août prochain deux paires d’oreilles parmi les 2300 coureurs rassemblés sur le plus haut sommet de France ! Vous êtes nombreux à prendre le départ de cette aventure les amis et nous vous en félicitons. Quelque chose de magnifique nous attend : la découverte de paysages magnifiques, l’exploration de nous même, de nos limites. Nous avons déjà hâtes de vous raconter tout ça !

Rappelons que pour avoir le « privilège » de participer à l’épreuve, il vous faut débourser la coquette somme de 219 € (hors assurance annulation de 15 €) en plus d’avoir au préalable obtenu au minimum 9 points UTMB (ou 15 nouveaux points) en deux ans sur 3 courses maximum. En d’autres termes, chez UTMB, on sait s’assurer du niveau de motivation des coureurs qui prennent le départ.

Pour ceux que le « divin » tirage au sort n’aura pas élu, relevez-vous de suite en prévoyant votre plan B :

  1. Vous voulez absolument faire partie de la promo UTMB 2016 : vous pouvez vous rabattre  sur une autre épreuve de l’événement (CCC, OCC, TDS).
  2. Vous faites une croix sur l’événement  UTMB 2016 : vous augmentez automatiquement vos chances d’être sélectionné l’année prochaine pour la course de votre choix grâce à un coefficient 2. C’est exactement la situation dans laquelle nous étions en 2015.
  3. L’UTMB est-il une fin en soi ? Ou est-ce plutôt vous dépasser qui compte pour vous ? Dans ce cas, beaucoup d’épreuves moins connues mais magnifiques s’offrent à vous.

En effet les amis, pour combler votre soif d’aventure et de sensations fortes, libre à vous d’aller voir ailleurs (pour la peine) et vous inscrire sur une course concurrente non sélective.

Tout comme nous l’année passée, n’hésitez pas à vous laisser tenter par l’Ut4M 160, un monstre de l’accabit de l’UTMB, qui a su remplir nos yeux d’étoiles pendant pas moins de 51 heures et 30 minutes. Organisation au poil, bénévoles tous aussi attentionnés les uns que les autres, ambiance magique, paysages à couper le souffle : vous ne serez pas déçus du voyage !

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A très vite les amis pour de nouvelles aventures, et d’ici là, bon run à tous !

Les Lapins Runners.

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