L’Urban Trail de la Butte Montmartre – UTBM

Hello les amis !

Dimanche 23 septembre 2018, nous avons participé à la 1re édition de l’urban trail de la Butte Montmartre, organisé par la Fondation du Souffle. Il était possible de s’inscrire soit en solo, soit en duo mixte. Nous avons évidemment opté pour la 2e option.

Un sympathique mais difficile 5 km / 150m D+ où plus de 1 000 marches allaient nous donner bien du fil à retordre ! Et pour preuve, Emir a été dans l’incapacité de commenter sa vidéo.

En dépit des difficultés que nous avons affrontées, nous avons TOUT donné dans l’espoir ultime de remporter un tirage d’art de Vincent Dogna. 🎨 Et nos efforts ont été récompensés : nous terminons 2e duo sur les 35 duos inscrits en 29’04.

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Merci aux organisateurs pour nous avoir permis de découvrir et participer à cette première édition réussie.

Revivez la 1re édition de l’urban trail de la Butte Montmartre en visionnant notre vidéo :

A très bientôt, et surtout d’ici-là, KIFFEZ la vie !

Les Lapins Runners

carottes

Paris Finisher : le jeu de société du marathonien

Hello les amis, amateurs de running et de jeux de société !

L’univers du running ne désemplit pas de produits dérivés. Nous connaissions les tatouages, les magnets, les tableaux, les bijoux, les porte-médailles… mais n’avions encore jamais entendu parler des jeux de société qui vous mettent dans la peau d’un marathonien ! Quand Alain GROSOS, marathonien et créateur du jeu Paris Finisher, nous a proposé de tester son jeu de société, c’est avec enthousiasme et curiosité que nous avons accepté, pour bien sûr vous faire part de cette découverte !

Paris Finisher est un jeu de société autour du marathon. Mais ne t’inquiète pas, savoir courir 42,195 km n’est pas un pré-requis pour gagner une partie ! Le but du jeu de Paris Finisher consiste à courir le marathon de Paris armé de cartes, d’un dé et de pions. Le premier des joueurs à atteindre la ligne d’arrivée a gagné. Comment ça, vous vous en doutiez :p ? Une partie peut rassembler de 2 à 6 joueurs et dure environ 40 minutes.

 

paris finisher materiel complet

 

Le matériel du jeu

Le jeu est composé de :

  • 1 tapis de jeu en néoprène (matière « tapis de souris » de qualité) qui matérialise le parcours du marathon de Paris. Chaque kilomètre est représenté par une bande de couleur grise, verte, rouge ou orange. La ligne bleue et le mur du 30e km (qui apparaît ici dès le 20e km !) sont également représentés et ont un rôle particulier. Paris Finisher ne serait pas Paris Finisher sans les monuments par lesquels passe le marathon de la ville Lumière. Ces derniers ont été illustrés par notre cher ami et illustre peintre du running : Vincent Dogna.
  • 6 pions représentant les joueurs
  • p10100091 dé à 6 faces
  • 84 billets symbolisant des sucres, carburant dans Paris Finisher
  • 62 cartes « chance » pour ajouter du piment à la course : croche-pattes, chaussures de running, nid de poule
  • 1 notice explicative : à noter que le jeu dispose de 2 niveaux de difficulté, le 2e étant plus « stimulant » que le premier.

 

Les règles du jeu

carte croche patteLe but du jeu de Paris Finisher consiste à parcourir le marathon de Paris et franchir la ligne d’arrivée en premier.

Néanmoins, le parcours est semé d’embûches, tel un marathon dans la vraie vie : douleurs liées au surentraînement, déshydratation, crampes, mur du 30e km… sans compter les nombreux croche-pattes que vous feront impunément les autres coureurs (heureusement, il est rare que cela nous arrive en vrai !).

En plus de déjouer ces obstacles, vous vous devrez de gérer correctement vos sucres, nécessaires à votre avancée, en prenant le soin de ne pas vous les faire piquer par les autres joueurs. Le monde de la course à pied est parfois cruel !

Jouer ensemble drole

 

Notre avis sur le jeu Paris Finisher

J’ai passé un très bon moment à jouer à Paris Finisher avec Emir et notre ami the coach Buge. Comme ces derniers savent mettre l’ambiance, j’étais assurée qu’on allait s’amuser.

A mon sens, Paris Finisher s’adresse davantage à un public de coureurs (pas nécessairement marathoniens, je vous rassure) qui comprendra les références/anecdotes des cartes et s’en amusera. J’ai d’ailleurs apprécié le fait que le jeu soit instructif et que les termes médicaux tels que aponévrose plantaire ou inflammation du fascia latta soient expliqués sur les cartes à jouer.

Enfin, pour avoir testé Paris Finisher à 2 et 3 joueurs, je vous assure qu’on s’amuse davantage à plusieurs. Comme le dit si bien l’adage, plus est de fous, plus on rit !

 

J’ai aussi passé un très bon moment à jouer à ce jeu, mais je suis plutôt un fan des jeux de société ou tout peut foutre le camp. Autrement dit, où le premier peut se retrouver dernier en un rien de temps et vice-versa. Ce n’est pas le cas pour Paris Finisher :

  • Les pièges restent relativement gentils car on ne peut être vraiment sévèrement bloqué.
  • Les cartes bonus sont de moindres boosters : 1 à 2 km de gagnés maximum.
  • Le système de parade (il est possible de parer un « croche-patte » avec une carte « chaussure » appropriée) est intelligent mais n’occasionne pas de gros rebondissements.
  • Enfin, le nombre limité de cartes « chance » fait qu’au bout de quelques parties, vous les connaissez toutes et l’effet humoristique en est réduit.

Ceci étant dit, le jeu est vraiment fun pour des soirées occasionnelles entre coureurs, ou pour faire un petit cadeau si vous êtes invité à l’anniversaire du type qui poste toutes ses séances sur facebook et qui vous fatigue avec le marathon de New York ;p. De plus, il est évolutif et on peut imaginer acheter par la suite des cartes « chances » supplémentaires qui pourront remédier aux points que j’énonce ci-dessus, en rendant le jeu bien plus méchant (#RireDiaboliqueCliché).

jouer ensemble rires

 

Les infos pratiques

Prix : 29,90 €

Actuellement en stock (le 21/08/2016)

Disponible sur le site internet www.sakados-jeux.fr

Alors les amis, qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous vous laisseriez tenter par une petite partie de Paris Finisher ?

Les Lapins Runners.

carottes

 

Paris Saint Germain la Course : notre avis !

bandeau-topHello les amis !

Parmi l’éventail d’épreuves qui se disputaient en ce dernier week-end du mois de mai, nous avons jeté notre dévolu sur la course Paris Saint Germain, un 20 km auquel nous n’avions encore jamais participé. Malgré un chrono très décevant (1h46 à ma montre) et l’absence de notre idole Jean Sarkozy (rires) censé prendre le départ (les rumeurs courent qu’il lui manquait son certificat médical), nous avons passé une très belle matinée ! Voici notre avis sur la course en 10 points !

 

1. La possibilité de s’inscrire sur place la veille

Ceci devient rare pour les courses Parisiennes. La course Paris Saint Germain proposait de s’inscrire la veille de la course au centre sportif Emile Anthoine. Un gros plus pour les coureurs de dernière minute pour qui cet aménagement est bénéfique. Notons également que les inscriptions ayant été clôturées toute la semaine avant la course, l’organisation a appliqué le tarif de l’avant dernier palier tarifaire Internet, à savoir de 27 € seulement (oui, le seulement est discutable, mais nous voulons dire par-là qu’il est bien inférieur à celui du dernier palier : 40 €)

 

2. Les fiches d’entraînement disponibles sur Internet

Je vous l’avoue, nous nous en sommes pas servis, mais il est intéressant d’indiquer que le site Internet de la course mettait à disposition des fiches d’entraînements à suivre en 9 semaines avec différents objectifs chronos (1h35, 1h55 et 2h15). Les fiches d’entraînement contenaient notamment des séances de travail spécifiques en côtes ou sur terrain vallonné pour une préparation efficace à cette épreuve. Pratique pour ceux qui recherchent de quoi structurer leur entraînement.

 

3. L’absence de toilettes au départ

La présence de toilettes au départ aurait été vraiment appréciée. Certes, il est connu que les coureurs ne sont pas pudiques, mais tout de même ! 😀

 

ensemble Carole Emir4. Le parcours « rallye »

Nous sommes très friands de ce type de parcours qui donne l’impression de « voyager », à l’inverse des parcours en boucle. Nous prenons le départ au niveau du jardin d’Acclimatation, traversons quelque villes et profitons d’un village d’arrivée dans un cadre royal : la terrasse du château de Saint Germain en Laye. De plus, avec un parcours rallye, personne ne vous fera la blague vue, revue et usée de : « à quoi ça sert de courir si c’est pour revenir au point de départ ? ». Enfin… sauf si vous habitez à Paris.

 

 

5. Une équipe de bénévoles encourageants et serviables

OK, Oui, c’est vrai. Ce point n’est pas rare et il est peut-être même bateau. Les bénévoles sont souvent sympas par définition. Mais … ne nous privons pas de le souligner 🙂 Aussi bien la veille que le jour J sur la course, nous n’avons rencontré que de gentils bénévoles bienveillants et encourageants. #MondeDesBisounours

Merci également aux musiciens forts souriants pour les animations !

Orchestre à recadrer

6. Un parcours exigeant

Moi qui partais pour faire un RP sur 20 km avec pour base mon chrono aux 20 km de Paris, j’étais très optimiste ! Je savais que le parcours n’était pas roulant mais je n’aurais pas imaginé que les 2 méchantes côtes à Suresnes et à Saint-Germain en Laye m’auraient littéralement coupé les jambes !

 

7. La belle grosse médaille finisher

2016-05-31 20.55.30-2Il n’y a pas à dire, la médaille finisher de la course Paris Saint Germain en jette ! Amateurs de grosses médailles et de jolis colliers bling bling façon rappeur US, admirez-moi ce bijou !

 

8. La présence de meneurs d’allure

Quatre meneurs d’allure 1h40, 1h50, 2h00 et 2h15 ont été invités à la fête afin de tirer les coureurs vers le chrono de leur choix. Même si notre forme du jour nous a permis seulement de suivre le meneur 1h40 jusqu’au 10e km, leur présence nous a servi de repère. Je me retournais de temps en temps pour m’assurer que le meneur des 1h50 n’allait pas nous dépasser (ce qui en soi, n’est pas la chose la plus utile du monde, mais c’est bon pour le moral). Notons également que chaque kilomètre (ou presque) était marqué d’un panneau.

 

9. Le ravitaillement finisher multi vitaminé

Les amis, vous le savez, nous sommes des coureurs adeptes d’aliments sains et naturels. Vous pourrez donc imaginer combien nous fûmes heureux de découvrir des caisses pleines de melons, pastèques et oranges ! On s’est bien régalés !

ravito final - 2

 

10. Le tirage d’art de Vincent Dogna en guise de récompense

Le podium féminin

Le podium féminin

J’aimerais être une fusée rien que pour gagner un tirage d’art de Vincent Dogna ! Chaque année en effet, les 3 premiers hommes et femmes de la Paris Saint Germain remportent un tirage d’art du peintre marathonien le plus célèbre et talentueux de l’Hexagone. D’ailleurs, faites vous plaisir et allez consulter ses œuvres sur son site Internet ArtandRun.

 

Les amis, si vous êtes à la recherche d’une course « rallye » et challengy à proximité de Paris, bien organisée et avec à la clé, une bien jolie médaile et un ravitaillement fruité, nous vous recommandons vivement d’y prendre part !

 

Et pour finir, Big up au copain Farid qui a terminé 12e au scratch de la course en 1h18min39 !!! Un fou.

La vidéo

Les amis, nous serons samedi prochain sur the Mud Day Bretagne ainsi que sur la Spartan Race à Jablines (Emir) et les 10 km pour Elles (Carole).

En attendant, prenez soin de vous les amis et kiffez la vie !

Les Lapins Runners.

carottes

 

 

 

 

Marathon de Bordeaux Métropole : un grand cru !

marathonbm2015_0L’idée de courir le marathon de Bordeaux Métropole me trottait dans la tête depuis un moment déjà. L’événement se voulait en effet incontournable : pour la première fois en France allait avoir lieu un marathon de nuit, qui plus est dans une ville encore jamais explorée par nos soins. Par bonheur, l’orga nous fait cadeau de deux invitations au marathon. Ni une ni deux, nous voici armés de notre paquetage oreilles – carottes, prêts à en découdre pour notre 25e marathon ! 

19h45 : nous voici positionnés sur le sas de départ. Il fait froid et la pluie semble bien ne pas vouloir s’arrêter. Je suis un peu tendue : une fois la ligne de départ franchie, il ne sera plus question de s’arrêter, au risque de tomber en hypothermie. Nous tentons désespérément de joindre Raphaël avec qui nous avions prévu de courir, malheureusement sans succès.

Nous prenons le départ avec l’ami Vincent Dogna de très joyeuse humeur malgré les conditions météorologiques défavorables, promesse d’un marathon difficile, et parcourons ensemble les deux premiers kilomètres avant de se séparer. Comme d’habitude, nous partons à une allure soutenue.

Finalement, la pluie n’est pas désagréable et le sol pas même glissant.

Les sensations sont bonnes : il semblerait que j’ai digéré les pasta de 17h30. Me voici donc plutôt rassurée.

Km 13, Excursion dans les vignes

Km 13, excursion dans les vignes

Aux alentours du 13e km, nous commençons à emprunter les chemins des vignes. Le terrain est boueux, l’éclairage assez faible et l’allure générale ralentit considérablement afin d’éviter les glissades. Certains coureurs se plaignent : « Mais c’est un trail ça ! ». En effet, ça y ressemble. En tout cas, c’est très technique et mieux vaut porter son attention sur le sol.

Malgré la météo peu clémente et l’horaire tardif, les supporters sont présents. Et quelle présence !!! Les acclamations volent à foison. J’entends un enfant crier « les lapins c’est les meilleurs » qui, croyez-moi, vaut largement dix piquouses « coup de fouet » de chez Chauchaustim.

Nous arrivons au semi en 1h52, soit sensiblement le même chrono que la semaine passée à Paris. C’est de bonne augure pour la suite, sachant que mes sensations sont excellentes.

Km 23, Raphaël qui était à notre recherche depuis le début nous rejoint ! Nous sommes ravis, d’autant plus que Raphaël a la pêche et nous le fait savoir avec ses encouragements super dynamiques !

Km 25, et si on allait en boîte de nuit ?

Km 25, et si on allait en boîte de nuit ?

Km 25, nous pénétrons dans l’enceinte du marché des Capucins transformé pour l’occasion en boîte de nuit et point de ravitaillement. Quel endroit de passage atypique : j’adore ! S’il y a bien un avantage à ne pas étudier le parcours de nos courses, c’est bien celui d’être surpris par les choix de l’orga !

Retour au niveau du centre-ville où la foule immense réapparaît. Les encouragements vont bon train : de gauche à droite sur la voie publique jusqu’en l’air depuis leurs fenêtres, les supporters n’en démordent pas. Ceux-ci sont certainement moins nombreux qu’au marathon de Paris mais ne font pas moins de bruit pour autant !!

Au 30e km, nous récupérons les coureurs du semi-marathon ayant pris le départ à 21h30. Nos nouveaux compagnons ont une vitesse sensiblement inférieure à la nôtre. S’en suivent ainsi de gros embouteillages nous ralentissant et nous poussant à slalomer.

Km 34, nous entrons dans le jardin public. Raphaël a décidément de l’énergie à revendre. Il motive les troupes, le public, ainsi que le meneur d’allure 3h45 (Hervé, si tu nous lis) qui est vraisemblablement légèrement en difficulté.

Raphäel et Emir sont aux petits soins avec moi et ne manquent pas de me demander sans arrêt si j’ai besoin de quoi que ce soit à manger ou à boire.

Les kilomètres défilent et les embouteillages sont toujours bien présents. Doubler nécessite énormément d’énergie. Raphaël parvient à se faufiler dans la foule tandis que nous tentons tant bien que mal de le suivre..

A deux ou trois reprises, j’ai eu l’idée de m’arrêter au ravito pour récolter de l’eau, quelques barres chocolatées ou de bons petits mix de fruits secs. Cela m’a causé un mal de lapin (tentative d’humour) pour retrouver Carole et Raphy parmi le troupeau très dense de compagnons.

L’arrivée est imminente, le RP aussi. Nous rassemblons nos forces pour un joli sprint final en trio.

Raphaël et les Lapins finishers

Raphaël et les Lapins finishers

Quelle joie immense ! Je n’ai jamais aussi bien vécu un marathon ! Et le RP en 3h54’52 n’est que la cerise sur le gâteau !

Nous clôturons ainsi notre 25e marathon en beauté avec le magnifique souvenir de ce bel accomplissement nocturne.

 

Retour d’expérience des Lapins

Points positifs 

  • La très bonne ambiance : la présence de supporters de bout en bout malgré la météo défavorable, la sympathie des bénévoles
  • Le parcours très varié : centre-ville, vignobles, marché des Capucins, jardin public
  • Les ravitaillements nombreux, dont un final très complet
  • Les dotations : la magnifique médaille, le t-shirt bien coupé couleur bleu pétrole

Axes d’amélioration 

  • La mise à disposition d’ecocup inadaptée dans la mesure où les gobelets ne sont pas réutilisés mais pour la plupart jetés par terre
  • Les embouteillages générés par les retrouvailles semi-marathoniens et marathoniens à partir du 30e km
  • L’absence de boissons iso aux ravitaillement (hors ravitaillement final)
  • L’absence de vêtement finisher

2015-04-19 15.16.55Les remerciements

…tout d’abord à Raphaël qui n’a eu de cesse de nous encourager dès lors qu’il nous a rejoint pendant la course et qui a largement contribué à établir ce RP.

…à tous les vaillants et nombreux supporters, bravant le mauvais temps !

….aux bénévoles qui ont fait du très bon boulot,

…aux très nombreux encouragement sur les réseaux sociaux,

…à l’orga, pour nous avoir donné la chance de participer à ce superbe événement !

 

Bonus : la vidéo des Lapins

Samedi 2 mai, nous serons présents au Trail Yonne dans sa version 110 km. Avec un départ prévu pour 15h00, la principale difficulté de l’épreuve consistera à bien gérer la partie de nuit… Nous ne manquerons évdemment pas de vous raconter tout ça !

D’ici là les amis, portez vous bien !

Les Lapins Runners,

carottes petit

A l’assaut des 100 km de Millau !

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Plus d’un an après notre premier 100 km au bois de Vincennes, nous voici de retour sur cette distance à l’occasion de la 43e édition des 100 km de Millau. Cette fois-ci, nous ne parcourrons pas 63 boucles d’un mile tels des hamsters en cages, mais les magnifiques paysages des Midi-Pyrénées. Et c’est aux côtés de notre ami Vincent Dogna, qui s’apprête à courir son tout premier 100 km que nous allons vivre cette grande aventure. Pour aborder cette distance en toute sérénité, nous avons essayé de nous mettre quelques kilomètres dans les pattes, notamment en participant au marathon Touraine la semaine précédente à une allure « modeste ». (chrono : 4:44:55) Ma cuisse me donnant du fil à retordre, c’est avec pour objectif de finir que nous abordons la course.

Au petit matin du jour J (8h00), Vincent nous offre gracieusement une généreuse part de gatosport au chocolat, sans quoi nous serions certainement partis à jeun. Les moules-frites et mousse au chocolat de la veille semblent avoir été digérées. Pour moi, c’est un énorme soulagement de courir dans de telles conditions.

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C’est parti pour 100 bornes !

10h00 : le départ est lancé ! Les centbornards sont mêlés aux marathoniens, repérables grâce à leur t-shirt bordeaux.

Km 0 : A peine partis, ma cuisse droite est déjà bien douloureuse. J’ai l’impression de boiter. Je me dis que les 13 à 15 prochaines heures vont être rudes.  Du coup, je suis de mauvaise humeur et je cours « dans mon coin ». Toutes mes excuses au clown de Courir le Monde qui doit me prendre pour une sauvageonne. J’essaye de me concentrer pour adopter une foulée moins traumatisante pour ma cuisse.

Nous avons de la chance, le beau temps est au rendez-vous et le parcours magnifique. Nous en prenons plein les yeux. Il y a de l’ambiance dans les petits villages. J’entends un petit garçon défier son copain : « allez viens, on court aussi ! ».

Nous adoptons la stratégie du lapin ravitailleur : Emir recharge mes gourdes aux stands de ravitaillement tandis que je poursuis ma route.  J’effectue mon premier arrêt au 30kilomètre, où un jeune bénévole me conseille de boire un verre de bière : « c’est bon pour éviter les crampes ! ». Sans être totalement convaincue, j’en prendrai à presque à chaque ravito.

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C’est beau les Midi-Pyrénées !

Il fait décidément très chaud, les passages dans les prairies nous le font bien sentir.

Km 42,195 : nous arrivons à la salle des fêtes de Millau. Tandis que les marathoniens célèbrent leur victoire, les centbornards doivent poursuivre leur route. Nous nous arrêtons une quinzaine de minutes  pour nous sustenter. Tartines de roquefort, tartines de fromage frais, bananes séchées, petits pains sportifs, œufs durs, fromage, pâté, boissons en tout genre : ça c’est du ravitaillement consistant !

Je remarque qu’Emir commence à montrer des signes de fatigue. « On est bien là, non ? J’aime bien cet endroit, on s’arrête là ? » dit-il amusé. C’est vrai que c’est tentant…  Mais nous n’avons pas fait tant de trajet pour un marathon ! Nous poursuivons donc notre chemin.

Nous ne repartons pas dans des conditions idéales. Mêlés à la circulation, nous devons courir près de deux kilomètres à proximité des voitures.

Ravitaillement du 45e km : nous retrouvons Pascal et Chantal, nos amis rencontrés une semaine plus tôt sur le marathon de Tours.

Emir éprouve des douleurs au niveau des chevilles. Il ne sait pas dans quel état il va finir la course. Il me confie courir sur des lames de rasoir. Nous décidons donc de marcher pour atténuer ses souffrances. Quant à moi, mes douleurs à la cuisse sont parties, très certainement oubliées par la lourdeur des jambes.

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Km 50, devant le viaduc

Km 50 : nous venons de finir l’ascension du viaduc de Millau. A ce moment-là, Emir ignore s’il va continuer l’aventure et m’encourage à poursuivre sans lui. Je suis partagée : je suis décidée à terminer coûte que coûte et intéressée de savoir ce que je peux valoir sur un 100 km un an après Vincennes, mais l’idée d’abandonner mon lapin sur le bord de la route est difficile…  C’est finalement à contrecœur que nous prenons la décision de poursuivre la route séparément.

Je commence à galoper dans la descente, j’effectue mes kilomètres les plus rapides (5:15 / km au 52e km). Je suis stoppée net par une montée dans les bois que j’effectue en marchant afin de ne pas perdre de l’énergie inutilement.

Enfin, c’est la redescente jusqu’à Saint-Affrique ! Je croise Bruno en tenue high tech, surpris de ne pas me voir accompagnée d’Emir puis Samuel, incarnation-même de la zénitude. Ce dernier en est à son 73e km environ et sa voix est d’une tranquillité déconcertante !!

Emir me donne de ses nouvelles par sms. Il n’a pas abandonné et se sent mieux. Je suis ravie !

Km 71 : Arrivée à Saint-Affrique, je suis accueillie par un animateur qui, armé d’un micro, me demande mon âge et s’extasie devant le fait qu’il n’y en a pas pour courir un 100 km. « Tout à l’heure, on a vu un coureur âgé de 74 ans, maintenant une jeune femme de 24 ans. C’est ça la beauté du sport ».

Après un arrêt ravitaillement, c’est parti pour le demi-tour avec au programme, une belle ascension. Ca promet d’être costaud. En échangeant avec Emir, nous comprenons bien assez tôt que nous allons nous croiser.

Je croise Vincent, que je pensais être devant moi. Vincent m’explique qu’il est contraint de marcher, qu’il a du s’arrêter à cause de crampes dont il souffre depuis le 43e kilomètre.

Je retrouve mon Lapin. Ca me fait énormément de bien. J’ai hâte d’en finir pour qu’on soit enfin réunis.  Il a l’air épuisé, on se rebooste et hop ! C’est reparti.

Km 75 : Petit arrêt ravito où est diffusé Alejando de Lady Gaga. La chanson me donne le bourdon. Je m’en veux d’avoir laissé Emir. Vite, je m’enfuis.

Km 78-79 : j’ai un étonnant regain d’énergie, peut-être lié au froid et à l’envie d’en finir vite.

Km 80 : j’encourage deux hommes que je suis en train de doubler. Puis je sens la présence de l’un d’eux à mes côtés. J’ai l’impression qu’il m’accroche. Je maintiens l’allure. Je comprends que je me suis trouvée un compagnon de route, j’en suis ravie. On s’accroche mutuellement. Mon compagnon de route, Luc, dossard 330, court son deuxième 100 km après celui de Royan. Nous formons un bon binôme et avons l’impression d’être super rapides (dans les faits, nous ne l’étions pas tant que ça !). Nous décidons de faire la route ensemble jusqu’à Millau. Les arrêts aux ravitos sont brefs, nous repartons rapidement pour ne pas nous refroidir. Hormis aux ravitos, nous ne cessons de courir.

Luc s’arrête au km 97 pour attendre ses copains et finir avec eux. Je le remercie : grâce à lui, je vais me payer le luxe d’atteindre mon record personnel sur un 100 kilomètres.

Plus que 3 petits kilomètres !!

Je regagne la ville de Millau. Il y a encore beaucoup de monde sur les terrasses de cafés, dans les rues. Enormément d’encouragements aussi.

J’atteins la salle des fêtes, je monte sur l’estrade. Quelle superbe arrivée !!

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Les dotations

Un diplôme papier est décerné dans la seconde qui suit l’arrivée des centbornards. Il affiche 13:16:56 : je l’ai mon RP !!

Et puis le cadeau surprise : une jolie montre bleue.

Après avoir discuté ça et là, je m’installe dans les gradins, impatiente de retrouver Emir qui me signale sa position régulièrement.

Plus qu’un kilomètre, le voilà qui arrive. Vite, je me précipite sur l’estrade pour l’accueillir. Et le voici, le plus beau moment de la course : nos retrouvailles. Le prendre dans ses bras, j’attends ça depuis 50 kilomètres. C’est un puzzle qui est enfin assemblé.

Nous reprenons des forces au buffet, discutons, attendons notre ami Vincent qui ne va pas tarder à arriver.

 

Et pendant ce temps du côté d’Emir…

 

Au 50e, je vois Carole partir. C’est difficile. Se quitter en pleine course, c’est presque du jamais vu. Cela dit, cet envol, c’est moi qui l’ai voulu. Le plus important pour moi reste de ne pas brider sa performance. Je sais qu’elle a le bagage pour faire un bien meilleur temps que moi. Moi, j’ai besoin de repos immédiat car même marcher me fait mal. Je me pose sur le bord de la route quelques minutes, assis sur le béton, à quelques centaines de mètres du viaduc. Je regarde les coureurs me doubler et je doute…

Une dizaine de minutes plus tard, je reprends le trajet en marchant. Je me rends jusqu’au ravitaillement de Saint-George au 53e km. Je croise Jean-Michel à qui j’explique ma détresse. « N’hésite pas à te reposer me dit-il, tu verras tu repartiras bien mieux après ». C’est ainsi que je prends une vingtaine de minutes de repos supplémentaires dans un petit lit de camp. Je repars ensuite vers la fameuse ville de Saint-Affrique pour la seconde moitié de ce périple. Je suis en train de démarrer une cinquante de bornes, sans mes chevilles… Bon, n’exagérons rien, j’ai récupéré un peu. A mesure que j’avance, je m’aperçois bien vite que des coureurs en avance de 20 km sur moi arrivent en face. Je me dis bien assez tôt que je vais croiser Carole, ce qui me met dans un état de joie. Je me mets à scruter chaque arrivant en face à la recherche de ma femme. C’est ainsi que je me remets à courir avec l’idée que j’arriverai plus vite vers elle. Je commence doucement car j’ai mal : « allez, jusqu’au poteau là », « allez, jusque l’arbre là-bas loin », « allez, je compte jusque 100 ». A force de faire ces petits jeux, les kilomètres passent. Mes chevilles sont encore fortement endommagées.

Je finis par arriver tant bien que mal au 60e. Je croise un ami des Ajités : « Oh la t’as vraiment une sale tête, va te faire masser ! ». Devant tant de tendresse, je m’exécute. J’explique aux podologues ce qui m’arrive. Mes pieds son scrutés par quatre yeux puis le verdict tombe : « on va vous soulager pour le moment mais il faudra vous faire faire des semelles si vous voulez continuer à courir ». Oui ! Soulagez-moi pour l’instant, je ferai le nécessaire plus tard. J’ai une mission à terminer aujourd’hui. Et là, la magie opère. Je suis de nouveau capable de courir ! Alors je cours sans m’arrêter. Je croise Bruno, puis Samuel qui semblent tout deux en bon état et m’expliquent que ma femme est loin devant. Je double tout le monde sur ma route pour enfin croiser ma femme au 65e ! Nous courons l’un vers l’autre et nous prenons dans nos bras. C’est beau ce moment, très beau. Ça fait un bien fou. Le revers de ces retrouvailles, c’est que celles-ci sont éphémères. Au bout de quelques minutes, nous reprenons notre chemin, en sens inverse.

Six kilomètres plus loin, j’arrive à Saint-Affrique. La nuit est tombée. Je retrouve Vincent qui ne peut plus courir depuis le 43e à cause de crampes insoutenables. Nous faisons un bout de chemin ensemble. Je parle beaucoup, il écoute. Nous essayons de courir mais nous apercevons vite que c’est difficile pour lui. Au 80, nous nous donnons rendez-vous dans « au pire quatre heures » sur la ligne d’arrivée. Je repars en courant. J’ai l’impression d’avoir de l’énergie après ces quelques kilomètres de marche. J’ai la partie inférieure du corps en vrac et mes vertèbres me font mal, mais c’est un détail. Il ne me reste plus grand chose avant d’en finir. Je commence par un duo avec Christophe qui me permet d’enchaîner quatre kilomètre d’un coup. Puis je croise Damien et son suiveur dans la montée vers le viaduc. Il me fait une démo de sa frontale hongkongaise haut de gamme, nous échangeons, puis je décide de repartir en courant.

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Les finishers !

Allez, plus que quelques kilomètres et c’est gagné. J’arrive en ville, je donne tout ce qu’il me reste car je sais que ce sont mes derniers instants sur cette épreuve … et qu’à quelques minutes je retrouverai enfin Carole sur la ligne d’arrivée ! 98 … 99 … ça y est, voici l’arrivée. Et dire que quelques 8 heures plus tôt j’étais à ce même endroit … Je m’approche de l’arche. Je sais que l’arrivée est dans ce bâtiment à quelques centaines de mètres devant moi. J’accélère … ça y est, je tourne à gauche ! Tout est flou mais je sais que Carole m’attend … je fonce vers la ligne, je la franchis et … moment tant attendu … je me retrouve dans ses bras… L’émotion est immense … C’est un puzzle qui est enfin assemblé.

 

Le bilan de Carole :

 

Mon 100 km de Millau, un condensé d’émotions ! Je suis passée par tous les stades : le doute, l’anxiété, la tristesse, la sensation de bien-être et de plaisir. J’ai été émerveillée par la beauté et l’immensité des paysages, bien loin de ceux que j’avais connus un an plus tôt. Mis à part les premiers kilomètres, j’ai vraiment bien vécu l’épreuve. 100 km, c’est une distance qui, je pense, me correspond bien et que j’apprécie beaucoup. Plus que jamais, j’ai envie d’en faire d’autres. Je scrute déjà les prochains…

Un grand merci à tous les bénévoles, supporters, organisateurs de la course.

Un grand bravo à Vincent, Bruno, Samuel, Luc, Jean-Michel, Pascal et Chantal, les kékés du Bocage, Christophe, Greg et tous les autres.

Merci à Emir de me donner tant d’émotions.

Et merci à la course à pied de nous faire vivre des aventures de folie.

 

Les Lapins Runners.

carottes petit