Paris Finisher : le jeu de société du marathonien

Hello les amis, amateurs de running et de jeux de société !

L’univers du running ne désemplit pas de produits dérivés. Nous connaissions les tatouages, les magnets, les tableaux, les bijoux, les porte-médailles… mais n’avions encore jamais entendu parler des jeux de société qui vous mettent dans la peau d’un marathonien ! Quand Alain GROSOS, marathonien et créateur du jeu Paris Finisher, nous a proposé de tester son jeu de société, c’est avec enthousiasme et curiosité que nous avons accepté, pour bien sûr vous faire part de cette découverte !

Paris Finisher est un jeu de société autour du marathon. Mais ne t’inquiète pas, savoir courir 42,195 km n’est pas un pré-requis pour gagner une partie ! Le but du jeu de Paris Finisher consiste à courir le marathon de Paris armé de cartes, d’un dé et de pions. Le premier des joueurs à atteindre la ligne d’arrivée a gagné. Comment ça, vous vous en doutiez :p ? Une partie peut rassembler de 2 à 6 joueurs et dure environ 40 minutes.

 

paris finisher materiel complet

 

Le matériel du jeu

Le jeu est composé de :

  • 1 tapis de jeu en néoprène (matière « tapis de souris » de qualité) qui matérialise le parcours du marathon de Paris. Chaque kilomètre est représenté par une bande de couleur grise, verte, rouge ou orange. La ligne bleue et le mur du 30e km (qui apparaît ici dès le 20e km !) sont également représentés et ont un rôle particulier. Paris Finisher ne serait pas Paris Finisher sans les monuments par lesquels passe le marathon de la ville Lumière. Ces derniers ont été illustrés par notre cher ami et illustre peintre du running : Vincent Dogna.
  • 6 pions représentant les joueurs
  • p10100091 dé à 6 faces
  • 84 billets symbolisant des sucres, carburant dans Paris Finisher
  • 62 cartes « chance » pour ajouter du piment à la course : croche-pattes, chaussures de running, nid de poule
  • 1 notice explicative : à noter que le jeu dispose de 2 niveaux de difficulté, le 2e étant plus « stimulant » que le premier.

 

Les règles du jeu

carte croche patteLe but du jeu de Paris Finisher consiste à parcourir le marathon de Paris et franchir la ligne d’arrivée en premier.

Néanmoins, le parcours est semé d’embûches, tel un marathon dans la vraie vie : douleurs liées au surentraînement, déshydratation, crampes, mur du 30e km… sans compter les nombreux croche-pattes que vous feront impunément les autres coureurs (heureusement, il est rare que cela nous arrive en vrai !).

En plus de déjouer ces obstacles, vous vous devrez de gérer correctement vos sucres, nécessaires à votre avancée, en prenant le soin de ne pas vous les faire piquer par les autres joueurs. Le monde de la course à pied est parfois cruel !

Jouer ensemble drole

 

Notre avis sur le jeu Paris Finisher

J’ai passé un très bon moment à jouer à Paris Finisher avec Emir et notre ami the coach Buge. Comme ces derniers savent mettre l’ambiance, j’étais assurée qu’on allait s’amuser.

A mon sens, Paris Finisher s’adresse davantage à un public de coureurs (pas nécessairement marathoniens, je vous rassure) qui comprendra les références/anecdotes des cartes et s’en amusera. J’ai d’ailleurs apprécié le fait que le jeu soit instructif et que les termes médicaux tels que aponévrose plantaire ou inflammation du fascia latta soient expliqués sur les cartes à jouer.

Enfin, pour avoir testé Paris Finisher à 2 et 3 joueurs, je vous assure qu’on s’amuse davantage à plusieurs. Comme le dit si bien l’adage, plus est de fous, plus on rit !

 

J’ai aussi passé un très bon moment à jouer à ce jeu, mais je suis plutôt un fan des jeux de société ou tout peut foutre le camp. Autrement dit, où le premier peut se retrouver dernier en un rien de temps et vice-versa. Ce n’est pas le cas pour Paris Finisher :

  • Les pièges restent relativement gentils car on ne peut être vraiment sévèrement bloqué.
  • Les cartes bonus sont de moindres boosters : 1 à 2 km de gagnés maximum.
  • Le système de parade (il est possible de parer un « croche-patte » avec une carte « chaussure » appropriée) est intelligent mais n’occasionne pas de gros rebondissements.
  • Enfin, le nombre limité de cartes « chance » fait qu’au bout de quelques parties, vous les connaissez toutes et l’effet humoristique en est réduit.

Ceci étant dit, le jeu est vraiment fun pour des soirées occasionnelles entre coureurs, ou pour faire un petit cadeau si vous êtes invité à l’anniversaire du type qui poste toutes ses séances sur facebook et qui vous fatigue avec le marathon de New York ;p. De plus, il est évolutif et on peut imaginer acheter par la suite des cartes « chances » supplémentaires qui pourront remédier aux points que j’énonce ci-dessus, en rendant le jeu bien plus méchant (#RireDiaboliqueCliché).

jouer ensemble rires

 

Les infos pratiques

Prix : 29,90 €

Actuellement en stock (le 21/08/2016)

Disponible sur le site internet www.sakados-jeux.fr

Alors les amis, qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous vous laisseriez tenter par une petite partie de Paris Finisher ?

Les Lapins Runners.

carottes

 

Transkarukera : Bienvenue en enfer vert !

Hello les amis ! 

Souvenez-vous en septembre dernier, nous vous avions présenté l’un de nos grands défis de l’année 2016 : l’ultra Transkarukera, une épreuve de dingo de 136 km et 9 500 m D+ sur les jungles les plus « hostiles » de Guadeloupe !

Point culture : l’ultra Transkarukera retrace en partie le parcours emprunté par les esclaves en fuite (neg mawons), qui allaient se réfugier dans les hauteurs de l’île dès le XIIe siècle, en passant par des chemins sauvages et difficiles d’accès, dans le jargon appelés « traces ».

Et c’est non sans émotion que vous nous livrons le récit de notre périple sur les traces de ces esclaves à qui nous rendons hommage.

 

Nous sommes à Basse-Terre, au sud de la Guadeloupe, H-2 avant le grand départ de l’ultra Transkarukera. Sur le village de la course a lieu une initiation à la danse orientale à laquelle nous ne nous joignons pas, trop occupés à mettre nos doigts de pied en éventail sur la plage de galets quelques mètres plus loin, et admirer un magnifique coucher de soleil de carte postale.

Nous sommes 18 inscrits mais seulement 15 à nous élancer sur l’épreuve de l’ultra Transkarukera. Visiblement, 3 des coureurs engagés n’ont pu assumer leur décision de prendre le départ. Gérard Augusty, organisateur et animateur de l’événement, présente un par un les coureurs devant la petite foule réunie. Nous récupérons notre balise GPS qui permettra, en plus de nos proches, aux bénévoles de nous suivre sur le parcours. En cas d’accident, d’abandon ou d’égarement, ce petit objet pourra s’avérer bien utile. Le départ a lieu à 20h00. Il fait déjà nuit depuis 30 minutes.

La météo est agréable, les températures sont moins élevées qu’en après-midi, mais l’air reste bien humide.

Nous formons à nous 15 deux-trois mini-rangées sous l’arche de départ. C’est la première fois que nous participons à une course qui compte aussi peu de participants. Et ce n’est pas dans 3 semaines sur l’UTMB que nous retrouverons cette ambiance intimiste !

 

Un coup feu, et c’est parti !

 

Un bénévole ouvre la route armé de fumigènes et nous éclaire sur environ 500 mètres. La tête de course se dessine déjà avec les locaux Moïse et Edouard et nos copains Véro et Luca.

Nous profitons du bitume pour courir autant que possible et grappiller quelques minutes, tant que nous pouvons le faire facilement.

 

Les Monts Caraïbes

Nous arrivons dans la forêt aux environs du 3e km. Nous sommes déjà entourés par la végétation et de belles roches jonchent déjà le sol, mais les chemins sont larges et encore praticables, et notre rythme correct. Le peloton n’est pas encore dispersé, nous apercevons encore au loin un petit groupe de coureurs. Emir court à quelques mètres devant moi.

Comme Gérard que je croise me dit si bien, je « prends de l’avance sur Carole tant que je le peux encore ». Hahah, il a tout compris le Gérard.

Peu après, j’aperçois sur le côté sa tête et ses mains dépasser du sol : il vient de tomber dans le fossé ! Grand moment d’émotions pour moi, aujourd’hui encore, cette image reste bien ancrée dans ma mémoire. Je le hisse au sol et nous voici aussitôt repartis !

Le « chant » des grenouilles forme un brouhaha diffus, le genre de cacophonie propre aux régions tropicales.

Km 9 : Emir ayant puisé dans son bidon avant le début de la course, nous nous retrouvons sans la moindre goutte d’eau. D’après mes souvenirs, le ravito se trouve au km 12. Nous devrons tenir le coup sans eau jusque là.

Ayant des difficultés à progresser rapidement dans les descendes glissantes, nous nous aidons des arbres sur les côtés qui nous servent d’accroches. On a l’impression d’être des singes, sautant de branches en branches.

Les kilomètres défilent lentement, très lentement, et toujours pas de ravito en vue. Nous commençons à avoir la gorge sèche et commençons à nous demander si nous n’allons pas finir par lécher les grandes feuilles d’arbres, encore humidifiées.

Après un passage dans des « herbes mouvantes » où nous nous enfonçons jusqu’aux genoux, nous aperçevons le bitume, promesse que nous arrivons en ville, et donc éventuellement du ravito tant attendu !

Km 14, la pluie s’invite à la partie, mais en quantité insuffisante : même en inclinant la tête vers le ciel, nous n’arrivons pas à avaler une goutte.

Km 15 (23h45),  nous arrivons au premier ravito ! Si j’avais su avant qu’il allait être aussi loin, j’aurais paniqué !

Nous sommes accueillis chaleureusement par les bénévoles qui nous proposent des boissons à température ambiante ou fraiches (rangées dans des glacières). Nous nous ressourçons : Emir boit 1,5 L et moi une canette de Coca d’une traite. Nous avalons quelques bananes puis repartons.

Ici, quelques cônes de signalisation font office de balisage. Nous prenons un virage à gauche indiqué par un cône, suivi par une montée raide. Sauf que 500 mètres plus loin, aucun balisage à l’horizon ! Nous rebroussons alors chemin, pensant nous être trompés, et récupérons l’un des coureurs qui semble lui aussi incertain. Nous décidons finalement de refaire la montée (un contre-temps qui nous aura fait perdre une bonne quinzaine de minutes).

C’est vrai qu’à l’échelle de la course, 15 minutes peuvent paraître courtes et c’est le cas. Cela dit, au niveau capital mental, faire deux fois une énorme montée quand on est pas à l’aise sur les barrières horaires, c’est loin d’être l’idéal.

En s’obstinant dans cette direction, nous finissons par apercevoir une flèche au sol ! Ouf, c’est bien par là !

Nous nous enfonçons à nouveau en forêt. Très vite, nous sommes confrontés à notre vraie première difficulté : un ruisseau à remonter.

 

Les Poteaux

Le parcours est tellement hors du commun qu’il y a de quoi se demander si nous sommes sur le bon chemin, d’autant plus qu’il n’y a aucun balisage à l’horizon. Emir ayant heureusement chargé le tracé GPS sur sa montre, nous nous fions à cette dernière qui nous indique que nous sommes en bonne voie.

Entre-temps, les piles de la frontale d’Emir ont lâché tandis que la mienne éclaire de manière très symbolique. Par souci d’économie d’éclairage (nous sommes quand même censés passer une deuxième nuit dehors !), Emir change ses batteries. Quant à moi, j’ai tout intérêt à le suivre comme son ombre pour ne pas tomber.

Pour ne pas glisser dans ce ruisseau dont le sol est revêtu de pierres glissantes, nous sommes amenés à avancer à 4 pattes. Heureusement que l’on nous avait recommandé de porter des gants, sans quoi nos mains auraient été dans un piteux état !

Après 2,5 km à remonter le courant (ça peut sembler court, mais cela a duré bien plus d’une heure), nous arrivons au « sommet » des poteaux. Comme si la pluie ne suffisait pas, la grêle (ou plutôt une pluie battante très forte, on n’a jamais vraiment su) fait son entrée fracassante ! La pluie nous fouette à la tête, nous sommant d’avancer. Il commence à faire vraiment froid. Il y a quelques cabanes ouvertes pour se mettre à l’abri, mais ce n’est pas l’heure de se reposer ! Notre « instinct de survie » est activé par les conditions, et nous ne sommes pas fatigués le moins du monde.

 

L’Echelle

Nous nous attaquons à l’ascension d’une colline en lacets. La montée n’est pas raide, la difficulté étant de ne pas glisser dans la gadoue et dans le noir, sachant que ma lampe éclaire de manière aléatoire et qu’Emir a tendance à marcher à environ 10 mètres de moi.

Il est 5h30 et le jour n’est pas encore levé ! Mais que fait donc ce Soleil !!?

Malheureusement, qui dit « arrivé au sommet » ne dit pas « fin des ennuis », bien au contraire. Les descentes sont glissantes et dangereuses et notre progression très lente. En effet, nous sommes des lapins craintifs (ou trop prudents) et avons beaucoup de mal à nous lâcher dans les descentes de peur de faire une mauvaise chute. Malgré le fait qu’il fait jour depuis peu, nous empruntons un mauvais chemin. Emir tombe dans une crevasse « sans fond » (d’après lui) où il aura la peur de sa vie.

Ben oui les amis, c’était dingue ! Je mets le pied dans un buisson #oklm, et d’un coup ma jambe s’enfonce !! Je me rattrape tant bien que mal à un rebord puis je regarde en bas pour voir si je peux me laisser descendre : un ruisseau de profondeur inconnue à au moins 2 mètres plus bas ! Il a fallu que je remonte pour ne pas mourir, et ma dépouille emportée par ce ruisseau menaçant en pleine crue. Bon d’accord, j’exagère un tout petit peu … mais j’ai bien flippé !

 

Nous parvenons tout de même à atteindre le ravito du 30e km. Etant végétaliens, le choix n’est pas délirant : nous nous alimentons de fruits frais (melon, bananes) et de pain. Nous assistons à l’abandon de deux coureurs. « Aucun intérêt à continuer dans de telles conditions » dixit Lucien. L’aventure s’arrête pour eux. Nous sommes maintenant les deux derniers des 13 coureurs encore en course.

Ravito 30e km Transkarukera

Sur la prochaine portion du parcours, Lucien nous indique « 2h30 en temps normal, 3h30 dans de telles conditions avec les derniers ¾ d’heure qui seront roulant ». « Il ne faut pas traîner ! » nous recommande l’un des bénévoles. Sans plus attendre, nous filons.

 

Le Nez cassé

Au cours de cette étape vraiment marquante et insolite, nous commençons par jouer les équilibristes sur des murets longeant des rivières. Heureusement, le muret n’est pas glissant, et à moins d’avoir le vertige ou un moment d’égarement, notre progression est sans danger.

L’une des premières difficultés de cette étape consiste à traverser une rivière dont le courant est vraiment fort, certainement compte tenu des fortes intempéries de la nuit passée. Encore du jamais vu sur un trail ! Je fais ma première mauvaise chute en me fiant à trois petites branches qui vont céder tour à tour sous mon poids. Clac, clac, clac :  je fais une chute d’un mètre sur le dos ! Plus de peur et de rire que de mal heureusement, je n’ai rien de cassé !

Là aussi, j’avoue que j’ai flippé ! Je vois Carole qui se contortionne pour descendre, et tout à coup je la vois glisser et disparaître derrière un rocher ! Je m’inquiète et je crie aussitôt : ça va ??? Puis je vois la tête souriante de Carole ressortir d’un buisson. Ouf !

Nez cassé 3 - tête qui sort des buissons Transkarukera

Pour changer, cette portion de la course s’avère très technique : des branchages dans tous les sens qui nous barrent la route, en veux-tu en voilà. La résistance de mes oreilles est mise à rude épreuve ! Nous progressons dans les branches qui nous soutiennent, parfois au dessus du vide. Ca, c’est du trail de l’extrême ! 😀

La montre continue de vibrer tous les kilomètres en affichant fièrement des petits 38-40 minutes #oklm. Je n’avais tout simplement jamais avancé aussi lentement de ma vie, même en montagne sur des kilomètres verticaux.

 

Km 33, tandis que nous nous apprêtons à sortir sains et saufs de cette jungle, nous entendons soudain des coups de fusil ! Gérard nous avait prévenu, la chasse est ouverte. Et cette fois, ce n’est pas une blague ! Même si les chasseurs ont été normalement informés qu’une course avait lieu ce week-end (nous nous permettons de penser qu’ils en ont un peu rien à cirer), nous ne sommes vraiment pas tranquilles ! Vite vite, on se met à siffler pour signaler notre présence et j’enlève ma paire d’oreilles (même si nous ne sommes pas le genre de bestiaux du coin, on ne sait jamais !). 200 mètres plus loin, nous apercevons 3-4 chasseurs en tenue treillis répartis dans ce qui pourrait s’apparenter à un champs. L’un d’eux, semblant agacé, nous fait signe qu’il a compris que nous étions là.

Un panneau de balisage ayant été déplacé, nous perdons 20 bonnes minutes avant de retrouver notre chemin. Etant plus que ric rac sur les barrières horaires, ce n’est vraiment pas le moment de perdre du temps inutilement !

Carole me demande : « dis-moi qu’il n’est pas encore 9 heures ?? ». Malheureusement, il était 10 heures passées. Et c’est là que ça a commencé à sentir le roussis pour notre aventure.

Nous commençons à perdre patience. Nous « récupérons » Christophe, coureur rencontré sur The trail Yonne, lui aussi égaré. Des bénévoles nous informent que la barrière horaire nous est hors de portée. Il va falloir négocier avec Gérard pour pouvoir poursuivre et entamer la prochaine étape.

Nous apprenons également que les kilomètres qui nous séparent du ravito sont plutôt sympathiques : après 3 minutes de course sur un terrain crade, le parcours est roulant et les chemins larges. Je m’attends à pouvoir courir, j’ai des rêves de bitume… Et bien c’est raté ! Quand un local te dit qu’un chemin est roulant, c’est sans compter les racines, pierres glissantes, escaliers, gadoue et rivières à traverser ! Le constat est sans appel : nous ne serons définitivement pas dans les temps.

Nous atteignons le ravito du 38 km vers 11h50 (pour une barrière horaire fixée à 11h00). Nous avons la possibilité de poursuivre mais cela ne ferait que repousser le problème à la barrière suivante : 3 heures pour parcourir les 10 Km à venir sont bien trop serrées pour nous, surtout compte tenu des conditions climatiques. De plus, un bénévole fort sympathique, Eric, nous annonce qu’étant donné les intempéries, le niveau des prochaines rivières monte et la force du courant également. Il se pourrait donc que nous ne puissions pas du tout les traverser, et que nous soyons contraints de faire demi-tour. Par téléphone, Gérard nous recommande de nous arrêter là et d’être rappatriés… Après trois assiettes de pâtes brûlées (mais très bonnes !), notre décision est prise : la Transkarukera s’arrête ici pour nous. Nous rendons nos balises GPS. Nous montons dans la camionnette d’Eric et nous endormons.

Retour aux bengalows Transkarukera

Nous sommes vraiment déçus : nous ne nous attendions pas à arrêter l’épreuve aussi tôt, nous n’avons même pas réalisé 1/3 de la course et selon certains bénévoles, le plus dur restait à venir. Le plus dur ? On peut vraiment faire plus dur que ça ??

Ceci dit, nous avons donné tout ce que nous pouvions : pas de blessure, pas de gène particulière. C’est simple, nous n’avions pas le niveau pour aller jusqu’au bout de cette course. Nous avons été trop gourmands : comme à chaque fois sur un événement, nous choisissons la distance la plus grande qui est proposée. Nous n’avons pas fait d’exception à la règle sur la Transkarukera alors qu’après réflexion, opter pour la version 90 ou 60 aurait été bien plus appropriée vu notre niveau.

 

Nous rentrons aux bungalows, les souvenirs plein la tête. Comment oublier ces 17 heures de galère, de rire, de soutien ! Malgré les apparences, nous avons passé un très bon moment et regrettons de ne pas avoir pu prolonger notre sortie ! Cela dit les amis, ce n’est pas fini. La Transkarukera nous reverra. Nous ne terminerons pas sur de l’inachevé.

 

Notre Bilan

 

Les points positifs

  • Si tu as envie de jouer les Indiana Jones, participer à un trail totalement hors du commun, et ne faire qu’un avec Dame Nature, alors fonce !
  • L’ultra Transkarukera s’avère une excellente course de préparation pour affronter un profil très technique, notamment au Grand Raid de la Réunion. Après avoir vu ça, tout est plat et rapide.
  • Tu peux profiter de la Transkarukera pour passer de bonnes vacances en Guadeloupe en famille ou entre amis (vol AR pour moins de 400 € en partance de Paris en s’y prenant à l’avance).

Les conseils

  • Je recommande aux femmes, désireuses de participer à la course, d’y aller accompagnée. Personnellement, si Emir n’avait pas été là, et peureuse comme je suis, je ne me serais pas enagagée sur le 136 km.
  • Vous l’aurez compris, le balisage n’est pas ce qu’il y a de plus étoffé sur la Transkarukera. Un conseil : pensez à télécharger le parcours de la course et de la charger sur votre montre GPS (si elle en a la capacité).
  • Pensez à regarder notre vidéo pour savoir à quoi vous attendre et choisir la distance qui vous sera le plus appropriée. En effet, il y a de fortes chances que vous n’ayez jamais vu une telle technicité sur un autre trail.

Les axes d’amélioration

  • La présence de balisage dans les zones à risques : que ce soit, en termes de sécurité ou bien pour renforcer le balisage (signaleur).
  • Un meilleur suivi live : nos proches ont eu des difficultés à nous suivre. Emir et moi avons couru ensemble tout le long et malgré cela, le suivi live a parfois indiqué qu’Emir et moi avions 50 km d’écart.
  • La position de la course sur le calendrier : en juillet, pendant la saison des pluies. L’année prochaine, la course est prévue fin juin.

 

Si vous souhaitez vous y rendre en voyage organisé les amis, vous pouvez contacter l’ami Yoann du blog Exohealthfit, ambassadeur Europe de la Transkarukera, qui saura vous aiguiller :)

Pour terminer, il est temps d’adresser un immense MERCI à Gérard Augusty pour nous avoir fait confiance et nous avoir permis de participer à cette aventure extraordinaire. Egalement à Julien, sans qui nous n’aurions pas été là. Mais aussi aux bénévoles de l’association Transka, toujours souriants et chaleureux, et ce, dès notre accueil à l’aéroport. Enfin, merci à vous les amis pour votre soutien sans failles sur les réseaux sociaux et votre enthousiasme à suivre nos aventures.

 

Groupe Transkarukera

 

Notre Teaser de la Transkarukera 2016

 

Transkarukera 2016 – VLOG J-3 – Arrivée en Guadeloupe

 

Transkarukera 2016 – VLOG J-2 – Visite et retrait des dossards !

 

Transkarukera 2016 – VLOG J-1 – Tourisme en Guadeloupe !

 

TRANSKARUKERA 2016 | PARTIE 1 : Une nuit dans la jungle !

 

TRANSKARUKERA 2016 | PARTIE 2 : l’épreuve impitoyable.

Prochain rendez-vous : en attendant l’UTMB, nous serons le 15/08 prochain aux Foulées du lavoir à Domeyrot (Creuse) organisé par l’ami Philippe Turret, plus connu sous le nom de the Pink Runner. D’ici là les amis, portez-vous bien et surtout, kiffez la vie !

 

Les Lapins Runners.

carottes